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May 07 Un petit café en terrasse avec vous...Allez hop, tout le monde, avec moi. Ca fait trop longtemps qu’on l’a pas fait. Nous tous autour d’un bon café virtuel, histoire de parler un peu entre nous de nos vies et de ce qu’elles deviennent, loin des blagues, loin des blogs, loin des facéties de nos billets. Juste histoire de dire, non pas que ça va, mais comment on va vraiment. Ca fait longtemps que j’ai pas discuté VRAIMENT avec vous. Pas de plombier, pas d’acteur porno… Juste moi et vous. Avec le sourire. La dernière fois qu’on s’était fait ce café virtuel, je m’en rappelle, c’était il y a quoi, deux ans, sur ma légendaire terrasse… On avait installé une couverture et des coussins par terre… Cam’ et Heav’ s’émerveillaient devant ma tonne de CDs (« Oh putain, il a ça ! Et ça aussi ! »), Bou beurrait des tartines, et il me semble aussi qu’Oli avait envoyé une cuillérée de confiture dans la face de NicoW… Ou c’était du yaourt, je ne sais plus, c’était il y a si longtemps… Aujourd’hui, avec le soleil qu’il fait, on va se faire ce petit café directement sur une vraie terrasse… Imaginez le cadre… Un immense trottoir bien propre avec des dalles de marbre, une trentaine de tables, d’immenses parasols blancs… Devant nous, les quais de la Garonne, où on peut voir les gens marcher… De temps en temps, un tram’ passe, mais il ne fait pas beaucoup de bruit (tu m’étonnes qu’il y ait eu deux morts le mois dernier)… Et puis, chose importante, toute la terrasse de café n’est rien qu’à nous !! Allez, pendant que Cam’ et Johann rapprochent les tables, installez-vous, je claque du doigt le serveur (un grand et beau brun ténébreux de 27-28 ans, élancé, T-shirt mauve à manches courtes, pantalon en toile blanc et tongs aux pieds) pour qu’il vienne prendre notre commande. Vous entendez la musique en fond ? De la belle deep house tranquille, comme suspendue dans les airs, avec juste une jolie voix féminine qui chantonne au loin… Bah si, Bou, bien sûr que je connais, c’est Blue Six : Pure (jay’s nitelife dub) ! D’accord, d’accord, je te le mets dans le lecteur en bas de page ! Ah, ça y est, NicoW fait de grands gestes ostentatoires et bruyants, et Oli boude déjà ! NicoW !!! Qu’est-ce que tu as encore dit au petit ??? Alors, vous tous, comment ça va ? Je veux dire, comment ça va VRAIMENT ? Parce qu’on a trop rarement le temps de parler sincèrement entre nous, de se dire les choses, de se mettre à nu. Et pourtant, ça ne me dérange pas de me mettre à nu devant vous. Depuis le temps que vous me connaissez. Dans mes meilleurs moments comme dans les pires, vous ne m’avez jamais jugé et vous m’avez toujours soutenu, dans toutes mes décisions, dans tous mes choix de vie… Et là, je vais répondre, je crois que je vais bien. Enfin, je ne crois pas, j’en suis sûr. Je vais vraiment bien. Comme ça fait des années que je n’ai pas été aussi bien. Et j’ai cette certitude qui réchauffe le cœur et qui me dit que je ne vais me sentir qu’encore mieux pour chacun des jours qui vont suivre. Ma récente transformation physique y est bien sûr pour beaucoup. Pour l’instant, il n’y a que Bou qui connaît mon secret. Je n’en parle pas aux autres, sinon, certaines foudres vont s’abattre, mais que je rassure tout le monde, non, je ne me fais pas vomir, et non, je ne m’affame pas. Je mange même très bien lol ! Mais voilà, j’attendais ce changement depuis tant de temps, ça fait bizarre maintenant. Ce sentiment de puissance, ça m’a transformé. Hier matin, encore, je me décidais à descendre prendre un café en terrasse en bas de chez moi. Depuis le temps que j’habite ici, je connais bien la patronne, rappelez-vous, c’était elle qui m’avait offert un refuge lorsque la tempête avait éclaté en début d’année. Mais je ne vais jamais prendre de café chez elle, je n’en ai pas le temps. Et hier matin, j’ai pris ce temps. Parce qu’en vacances, je ne compte pas rester enfermé, je compte profiter à fond du soleil et enfin re-chausser mes tongs. Bref, elle ne m’avait pas vu depuis cette tempête il y a quatre mois, et là, la première chose qu’elle m’a dite, c’est : « Axel ! Bon sang ! Mais comme tu as minci ! Tu es splendide ! » Et hop, un sourire fier sur mon visage. Et son beau et sexy serveur, qui, en trois ans, n’a jamais daigné me lancer un seul regard quand je passais devant le bar, ben il n’a eu d’yeux que pour moi. Je ne sais combien de pauses clopes il a prises, adossé contre la devanture du bar, à tenter de capter mon regard. Et j’en étais fier. Comme un pape. Cette sensation de puissance, d’ailleurs, me donne des ailes. Maintenant, je ne suis plus étonné d’attirer le regard des autres. Et je m’autorise plus d’audace avec les garçons, qui défilent en ce moment. Un peu trop d’ailleurs lol ! Mais quelque part, je rattrape le temps perdu. Je multiplie les rencontres, qui aboutissent ou pas d’ailleurs, mais j’y vais, sans hésiter, tête baissée, pour profiter au maximum de chaque instant. J’ai même gardé un mec 15 jours lol ! Mais bon, il faut que j’arrête de taper dans les petits jeunes, parce qu’il leur manque la mâturité et l’expérience que je recherche aujourd’hui pour construire le reste de ma vie. Oh, ce sont de bons baiseurs, hein, à leur âge, ça bande pour un rien. Tu leur dis « bite », ils bandent ; tu leur dis « pipe », ils bandent ; tu leur dis « éjac faciale », ils jouissent direct dans leur froc sans se branler. Mais voilà, ça, c’est fait, maintenant, je recherche un truc à un autre niveau. D’ailleurs, durant ces dernières semaines, une chanson ne m’a pas quitté. C’est Smooth Sailor de Panic Bomber. Attendez, je fais signe au serveur (‘tain, il déchire !) pour qu’il la passe dans le lecteur. Cette chanson, une bombe électro, ben si je l’écoute autant, c’est parce qu’elle est comme moi. Elle ne cesse de monter, monter, menaçant toujours d’exploser, avec ce refrain entêtant… Allez, c’est ma chanson, je la partage aussi avec vous ! Chut, Cam’, ne critique pas ! Quand on écoute les pétasses, on ne critique pas la vraie bonne musique !! Dans ce grand élan de narcissisme, forcément, je pense beaucoup plus que d’habitude. Je re-pense pas mal au passé. Aux mecs qui ne sont pas restés avec moi à cause de mon physique, aux mecs qui tenaient à moi mais que j’ai quittés parce que je n’avais pas assez confiance en moi à cause de mes complexes physiques… Et puis je me demande si, aujourd’hui, les choses seraient différentes. J’aimerais recroiser ces ex qui m’ont tant fait souffrir, pour qu’ils me voient, et qu’on recommence tout depuis le début, pour voir quelle tournure ça prendrait maintenant que les choses sont différentes. Et j’ai envie de leur dire merde, de leur dire qu’ils sont passés à côté d’un mec exceptionnel. Et non, NicoW, ne trépigne pas du pied, ne ronchonne pas, ne me fais pas de grands signes, ne t’inquiète pas. Le passé, je le laisse là où il est, maintenant, je ne fais qu’avancer. Et attention, pour cette seconde catégorie d’ex que j’ai rejetés parce que je n’avais pas assez confiance en moi, profitez de ce qui va arriver, parce que ça n’arrivera pas deux fois ! Voilà. Je vous présente mes excuses. Je m’excuse de vous avoir fui, alors que vous me preniez tel que j’étais. Je m’excuse de ne pas avoir été honnête. Je m’excuse de ne pas avoir accepté de bon gré la force que vous vouliez me donner. Je m’excuse d’avoir eu peur. Je m’excuse d’avoir préféré me réfugier dans la fuite et la solitude, là où finalement, rien ne nous blesse. Je m’excuse de vous avoir donné de fausses raisons et de vous avoir fait souffrir. Je m’excuse d’avoir voulu me cacher de vous (comme l’avait tout de suite compris Oli au premier regard qu’il a eu sur moi). Je pense à Big, à Olivier, à Daniel, à Didier, à Romain, à Pierre, à Dominique (non, pas l’handicapée lol !)… Non, non, je ne veux pas ressortir avec ces vieux ex lol ! Mais même symboliquement, et ils ne le liront peut-être jamais, mais je leur dois ces explications. Et si, par le plus grand des hasards, on devait ressortir ensemble, alors on reconstruirait toute la relation sur des bases nouvelles, mais le passé est bien là où il est, pour le meilleur et pour le pire. Mais aujourd’hui, une chose est certaine. Je n’ai plus envie de fuir. Je suis prêt pour vivre quelque chose de beau. Et étrangement, alors que je ne me suis jamais senti aussi bien, plusieurs personnes de mon entourage se détachent de moi. Un ami plus que proche qui n’a pas supporté mon bien-être et qui s’est mis à distiller, l’air de rien, insidieusement et gratuitement des petites phrases volontairement méchantes, dont il savait qu’elles étaient fortement susceptibles de me faire du mal, juste parce que lui ne supporte pas de vivre son mal-être à mes côtés. Je me rappelle, il y a deux semaines, où j’arborais fièrement au boulot cette chemise fashion à manches courtes dans laquelle je rentrais enfin… Il m’a dit : « Oui, enfin, ça fait pas top si on n’a pas de biceps, hein… » « Je te demande pardon ? » que je lui montre en forçant mon biceps. « Oui, enfin, t’as arrêté ta Power-plate ? Parce que t’es pas très musclé depuis quelques temps… » Là, je reste sans voix, et il rajoute : « Et puis, on dirait que t’as arrêté de mincir, je vois plus trop de différence… » Quand je pense qu’en tant qu’ami, je ne me suis jamais permis de lui dire que depuis plusieurs mois, tous nos collègues de travail se moquent de lui dans son dos parce qu’il a pas mal gonflé à cause de l’alcool, et qu’en plus de son ventre, il a les cuisses grave boudinés dans son pantalon maintenant trop étroit. Mais je ne suis pas méchant. Je le prends tel qu’il est. Mais, même en tant qu’ami, je ne peux pas excuser les méchancetés dûes à un mal-être. Tout comme je ne peux pas pardonner à une amie qui a explosé de rire quand je lui ai annoncé que ma tante avait un cancer du sein. Elle s’est même permis de rajouter aussitôt des plaisanteries d’un goût douteux. C’est bizarre comme des amis de longue date peuvent tout ruiner en l’espace d’un instant. Mais aujourd’hui, je vais au-delà de tout ça. Je refuse les ondes négatives. Je refuse de replonger alors que je me sens au top. Tiens, d’ailleurs… Pas mal de mes collègues me détestent depuis quelques temps. Pour l’unique raison que j’ai une conscience professionnelle. Je ne comprends pas qu’on soit payé pour faire un job et qu’on ne rentabilise pas le salaire qu’on gagne. Je ne comprends pas qu’on puisse arrêter de bosser parce qu’il n’y a plus de surveillance et qu’on préfère faire des sudokus ou surfer sur le net, alors qu’il y a encore trois tonnes de travail à faire, et qu’on laisse les collègues bosser deux fois plus pour rattraper le retard. Je ne comprends pas que des nanas trentenaires puissent se conduire comme des gamines de huit ans à chantonner à tue-tête la chanson des Schtroumpfs alors que la RH est justement là en train de faire visiter l’entreprise à de nouveaux clients très importants. Je ne supporte plus de bosser avec autant de feignants et de branleurs immatures. C’est moi qui suis trop strict, trop rigide, trop coincé au stade anal freudien ? Non. J’ai juste une conscience professionnelle. Et je le leur fais savoir bien fort. Et ça ne plait pas du tout. Ca tombe bien. Je vous emmerde. Qu’est-ce qu’il fait si bon, avec ce soleil, hein ? Tous ensemble. De pouvoir vous voir tous en vrai, de pouvoir vous parler les yeux dans les yeux. Ca fait trop longtemps qu’on ne s’est pas vus. Depuis tout ce temps, nous sommes tous restés fidèles les uns aux autres, et plus que jamais, vous avez votre place dans ma vie et mon cœur. Si tu savais, NicoW, à quel point j’ai envie de te serrer fort dans mes bras et de me coller la tête contre ton épaule. Toi, Oli, on se voit très bientôt… Mon fidèle ami et mon fétichiste préféré ! Le seul garçon qui m’a porté mes sacs lors d’une journée de shopping ! Tu te rappelles quand, juste avant ton expo, alors qu’on courait dans tous les sens pour trouver tes putain de trépieds, tu m’as dit : « Allez, on lâche tout, on s’enfuit et on perd très loin ! » Moi, je m’en rappelle encore. Tu me manques, on se voit bientôt. Et toi, Heav’, tu es celui qui me connaît, étrangement, depuis le plus longtemps. Parce que tu connais l’ancien Axel et le nouveau. Parce que tu sais plus que quiconque comment je fonctionne à l’intérieur et toutes les embûches psychopathiques qui ont encombré mon chemin. Je chéris cette relation privilégiée. Non, Cam’, pitié, pas de blagues, elles sont insupportables lol ! Et par pitié, écoute de la vraie musique ! Bou, attention, j’ai appris à reconnaître ce regard que tu as, ces yeux qui brillent et qui annoncent que tu t’apprêtes à nous dire une connerie toutes les dix secondes ! Et Johann, depuis le temps que tu dois revenir sur Bordeaux ! Bon sang, quoi !!!!! Vous savez quoi ? On s’est bien trouvés. Merci, le destin ! Allez hop, on recommande une tournée de cafés !! Parce que cette terrasse, c’est notre terrasse, elle nous appartient ! (Et aussi, le serveur arrête pas de me mâter ! ^^) ****** The Nightcrawlers featuring John Reid – Surrender Your Love [397 NIG SUR 1] C’EST QUI ? Si, si, je vous en ai parlé il n’y a pas si longtemps… Et maintenant, ils créditent le vocaliste, vieux et laid. C’EST QUOI ? Le follow-up à Push The Feeling On. Ah ben tu m’étonnes, vu le succès énorme de ce premier single (qui n’était censé n’être qu’un titre comme ça à la base), ah ben, faut rentabiliser, hein ! REMIXES CLE ? « MK Club Mix », aucune surprise, ça reprend la bonne vieille recette ; « Wand’s Crunchy Nut Mix », de la bonne eurodance à 140 BPM, mais qui a mal vieilli ; « Wand’s Sugar Puff Mix », avec une p’tite réorchestration de la mélodie au saxo plutôt rigolote, et un piano fou bien rave old school. VERDICT ? Ben pas de surprise, ça reste bon. Parce qu’ils ont refait Push The Feeling On à l’identique, et même le refrain est semblable. Rappelez-vous, le refrain du premier single était joué à l’envers, et était donc incompréhensible. Là, il est joué à l’endroit, mais on a toujours cette impression de rien comprendre lol ! Non, ça reste un bon vieux souvenir de dance, même si ça n’aurait pas été du luxe de faire preuve d’un peu plus d’audace.
May 05 Expérimental!Ah ben en lisant le titre du billet, vous devez vous demander ce que j’ai bien pu faire cette fois-ci… Donc non, je n’ai pas tourné dans un porno de foot-fucking, et non, je n’ai pas passé une nuit avec un serial-killer déguisé en nain travesti et baby-sitter à ses heures perdues… Non non, je suis tout simplement allé au concert de Chose Chaton, et sinon son show, la soirée en elle-même était… Ouais, expérimentale, c’est le seul mot qui convienne lol ! Chose Chaton, qui c’est, me direz-vous ? Bon, c’est vrai, ça ne passe pas à la radio, ça ne passe pas sur Fun TV, mais je soupçonne Cam’ de connaître quand même. Parce que Chose Chaton, c’est le projet actuel de Pierre Pascual, qui avait déjà officié sous son nom ou celui de Cartel Couture, et dont j’avais déjà reporté ici-même la chronique de ses deux précédents concerts. Ceux qui étaient d’ailleurs là à mon 29ème anniversaire (qui aura lieu, nous sommes tous d’accord, dans deux ans !) sur mon légendaire balcon ont pu le rencontrer… Si si, c’était lui qui s’était démené pour me dégoter pour mon annif un poster géant dédicacé à mon nom par Miss Stacey Q en personne !! Bref, le premier concert s’était passé dans un bar associatif tenu par des tatoués et des piercés qui me regardaient super méchamment, avec des photos de vagins ensanglantés accrochées aux murs (les photos, pas les vagins), et le deuxième dans la cave d’un bar où se côtoyaient gaiement hétéros, gays et working-men en costume deux-pièces et cravate. Là, je me demandais ce qui allait m’attendre. Accompagné de mes fidèles acolytes Nerix et Nippix, nous nous rendions donc samedi dernier au concert, annoncé à 23 heures, qui se tenait au sein du festival Ciné’marges (ou un truc comme ça, j’ai pas retenu le nom, moi, ce genre de truc, vous savez…). Heureusement que Nippix avait son GPS, parce que pour trouver, hein… C’était assez paradoxal d’ailleurs, parce qu’alors que nous nous perdions au fin fond des quais de Bordeaux dans des rues sombres et coupe-gorge (parce que, sérieusement, si on se retrouve seul à pied et en pleine nuit dans ce coin, ben on serait terrorisé), le dernier album des Pet Shop Boys passait dans la voiture, et de la musique de folles dans ce coin craignos, ça faisait tache… Mais relativisons, ça aurait pu être pire, on aurait pu mettre le premier album des L5 à la place… Bref, finalement on trouve, un grand hangar qui tient toit pour une assoc’ dont je n’ai pas trop compris le principe… Une carcasse de bus en plein milieu, une petite buvette, une cour, et un grand-grand espace rempli de gens. A peine arrivé que je me fais accueillir par une bonne amie lesbienne que je n’avais pas revu depuis, oh, facile cinq-six ans. Elle était superbe, comme peut l’être une superbe jeune fille qui est devenue adulte. « Tu n’as pas changé, c’est hallucinant ! » Ah, si tu savais, si, j’ai changé… Tu m’avais quitté à l’époque où je bossais encore en boite, défoncé aux ecstas et mince comme un drogué, et depuis, j’avais pris trente kilos, et finalement, j’ai retrouvé très récemment une splendide silhouette… Et pendant ce temps, des court-métrages passent sur grand écran… J’aurai retenu « Uropop », dont l’action se passe en club… Un jeune clubber qui danse, puis qui va dans les toilettes se faire pisser dessus par toute une bande de mecs louches, qui sèche ses fringues au chauffe-main à côté des lavabos, puis qui retourne danser… J’ai applaudi, mais juste avec deux doigts, hein… S’en est suivi un mec qui chantait, alors que des prénoms défilaient sur le grand écran… Et il chantait des samples de chansons reprenant ces prénoms en même temps que les prénoms apparaissaient sur l’écran… Bref, je me suis tapé tout le calendrier, d’Anastasia de Tori Amos à Ziggy de Céline Dion en passant par Barbara Ann des Beach Boys et Marjolaine de Dorothée… Et j’ignorais qu’il y avait au moins 600 prénoms dans le calendrier… Heureusement qu’on n’a pas eu droit à la version maxi… Apparemment, vus les applaudissements, tout le monde kiffait sauf moi, qui n’ait encore utilisé que deux doigts. Et un regard méchant vers Nerix qui a osé crier « Une autre ! » Grrrr. Entre deux happenings, je continue mon public relations avec plein de lesbiennes (et quelques gays) que je n’ai pas revus depuis des siècles, depuis la bonne époque de la Reine Carotte, comme de grandes retrouvailles… A part qu’avant, on était étudiants, et maintenant, on est adultes… D’ailleurs, il faudra qu’on m’explique pourquoi, à chaque fois qu’il y a une soirée tournée vers le 7ème art expérimental, c’est toujours rempli de gouines… Est-ce que c’est pour le côté pseudo-intello-inaccessible de ce 7ème art ? Et pourquoi est-ce que toutes les lesbiennes boivent du vin rouge à ce genre de soirée ? Alors que je continue de papoter, sifflant une bière et parlant du mec avec qui je suis, un mec qui baise bien mais avec qui il n’y a pas de communication verbale (en même temps, la communication, c’est à différents niveaux que ça se passe, hein) (et d’ailleurs, depuis, je ne suis plus avec lui), ben des cris nous proviennent de l’entrée. Un nain hystérique qui a un peu trop trempé dans la coke et la vodka et qui fait déjà un scandale avant même d’avoir payé son billet. Et quand je dis nain, je ne plaisante pas, hein, 1m55 maxi. « Ne le regarde pas trop, sinon il va venir nous emmerder » me conseille Mathilde. « Je te parie qu’avant la fin de la soirée, je sors avec ! » que je rajoute d’un sourire en coin. Bah quoi ? J’aime bien les défis ! Chose Chaton se fait attendre. Pour nous faire patienter, toujours de manière expérimentale, hein, sur une grand toile blanche sont projetés des vidéos de deux lesbiennes bien caricaturées L World qui ré-interprètent en playback It’s Raining Men et American Boy. Là encore, je n’arrive pas à trouver l’intérêt de faire ça. Mais en même temps, je ne veux pas critiquer, c’est tout simplement moi qui ne suis pas réceptif peut-être aussi. Et un ex plan d’il y a huit ans me passe devant sans me reconnaître. Lui, je ne l’avais pas oublié. Beau gosse, grand et mince brun ténébreux, mais pudique à un point… Je me rappelle, quand il était venu chez moi, non seulement il avait fallu éteindre la lumière, mais en plus, pendant que je le suçais, il avait remonté la couverture jusqu’au-dessus de sa tête… Et puis en plus, il mettait pas la langue pour embrasser… Et il avait pas réussi à jouir… Le naze, quoi… Bref, les vidéos inutiles se terminent, sous un tonnerre d’applaudissements (décidément, je ne suis pas fait pour l’art, moi), et enfin, projeté sur cette même toile, le clip vidéo du single Molinier de Pierre :
Même en clip, rien que cette chanson, elle me fait monter comme cinq bons vieux VW gobés d’un coup… Que ce soit la musique ou les cris en final, c’est juste que ça me prend aux tripes et au mental… Peut-être aussi parce que je connais Pierre, qu’on a le même background musical tous les deux, et que je comprends mieux sa musique que d’autres… Mais voilà… Pierre débarque enfin, sortant d’une caravane (expérimental est le mot d’ordre de la soirée, n’oubliez pas), habillé comme un mix entre Jesus Christ et Obiwan Kenobi, et nous interprète acapella au vocoder une version remaniée du Touch Me de Samantha Fox (ex-pé-ri-men-tal !). Je crois que les spectateurs ne comprennent pas trop. Tant pis pour eux. Mais déjà, j’entends des fans derrière moi. Et il continue avec Mousseline Noire et Cochon De Merde (même les titres des chansons sont expérimentaux !) Et c’est là que le nain hystérique refait son apparition, hurlant « musique de merde, ça pue ! » Non, chéri, c’est pas de la musique de merde, c’est expérimental. Mais c’est vrai, hein, plus c’est petit, plus c’est teigneux… Pierre fait semblant de ne rien voir, nous chante Pierre Pascual, et sur Teenage Love, dépose sur la scène des photos de sa jeunesse. Le morpion s’approche avec sa canette, se plante devant Pierre et ne bouge plus, le fixant méchamment du regard. Puis il pose sa canette par terre et l’explose en abattant son pied dessus. Ouah. Quel mec. Quelle virilité exacerbée. J’en ai mouillé du gland. Soupir. Après La Gigue Des Butches, petite impro avec sa boite à rythmes, et Le Syndrome Mel & Kim très apprécié (Téy, téy, téy-téy-téy !). Puis une version éditée de Ta Main Sur Ton Cœur, remake ambient, dark et torturé de Hand On Your Heart de Kylie. Trop court. La version originale de neuf minutes est juste énorme. Et le nain continue de brailler. Et tous les spectateurs commencent à soupirer contre lui. A une soirée comme ça, c’est quand même un monde qu’il n’y ait pas de service de sécurité. De toute façon, déjà, rien qu’à son attitude à l’entrée, il n’aurait pas dû être accepté. Mais bon. Et nous avons droit à une putain de version remixée de Short Dick Man. Complètement inattendu, mais c’est une bombe techno et acid, comme Pierre sait les faire. Mais en même temps, à ce stade-là, tous les spectateurs sont conquis, et s’ils ne sont pas tous en train de danser, en tout cas, ils tapent bien du pied et remuent bien de l’épaule. Assis sur le bord de la scène, Pierre chante Chacun Cherche Sa Chose et le nain revient. Pierre a été relativement patient jusque là. Mais vu que personne n’est intervenu, c’est lui qui est obligé de s’en mêler. « Tu dégages maintenant ! Tu me casses les couilles, tu dégages ! » Expérimental, je vous dis. Finalement, c’est l’un des organisateurs, la quarantaine sexy, qui va prendre le nain à part. Pierre s’excuse, tout le monde l’applaudit, et il entame une version acapella de Molinier avant de terminer en apothéose avec Mousseline Noire, que tout le monde reprend en cœur : « Il aime le noir, il aime la mousseline noire ! » Je ne sais pas si Pierre le fait exprès, mais à chaque fois qu’il donne un concert, c’est dans un lieu incongru, avec des gens, dirons-nous, inattendus, mais quelque part, ça convient complètement à sa musique. Que ceux qui ne connaissent pas encore l’univers de Pierre se ruent sur son MySpace de Chose Chaton, parce que, connu ou pas, on s’en fout, c’est juste excellemment très bon. Merci, Pierre !! ****** The Reese Project – Faith Hope & Clarity – Remixed [395 396 REE FAI 1] C’EST QUI ? Han. Bande d’ignorants. The Reese Project est le projet garage house de Kevin Saunderson, l’un des parrains de la techno de Detroit. Kevin Saunderson ? Mais han, c’est lui qui est derrière le projet Inner City avec les tubes « Big Fun » et « Good Life ». Inner City ? Allez, c’est bon, vous m’avez saoûlé !!! C’EST QUOI ? Le seul album de ce projet, mais dans une « special limited edition » avec un CD bonus de remixes. Parce que oui, en Angleterre, The Reese Project a vraiment rencontré un joli succès. Et donc, Faith Hope & Clarity nous parle de la foi, de l’espoir, de Dieu… Mais en moins chiant que ça en a l’air, avec de la superbe house vocale un brin expérimentale (décidément…). Ce qui en fait l’un de mes albums préférés de tous les temps, parce qu’il est juste magnifique. CHANSONS-CLE ? Déjà, toutes les chansons de l’album original, parce qu’elle sont toutes magnifiques et très bien produites : à retenir surtout l’atmosphérique I Believe, l’uplifting The Colour Of Love, très dans le style de l’album Praise d’Inner City, et les hymnes indémodables que sont Direct Me et So Deep. Les remixes sont de très bonne qualité aussi, post-produits par Groove Corporation, Underground Resistance, Marc Kinchen, Tony Humphries, CJ MacKintosh… Mais les meilleurs sont « So Deep (Joey Negro Fruit Mix) », fun et dansant, et « I Believe (Carl Craig B-Dub Mix) », noyé sous les saturations du son. VERDICT ? On est loin des mythiques Big Fun et Good Life, et pourtant, c’est tout aussi bon. Okay, la house a tellement évolué depuis une quinzaine d’années, mais cet album nous ramène à la house originelle, celle qui n’appelait pas seulement aux pieds, mais également au cœur. Un splendide album, non seulement de house vocale, mais également un splendide album de musique.
April 21 Soirée défonce mémorable! ^^Je ne sais pas trop quoi penser des rencards organisés par un tiers. Surtout quand ces rencards s’annoncent comme, comment dire ? Enfin, vous voyez, quoi. Mercredi dernier, un vieux vieux ex d’il y a plusieurs années me téléphone. Pas un connard pour une fois. On se voit rarement, généralement quand on se croise au hasard une fois par an et qu’on prend un café ensemble, mais on s’entend bien. Beau mec, bien gaulé, on s’était rencontrés à mon retour de Los Angeles en 1998, mais il n’y avait pas LE feeling. Après s’être enquis de mes nouvelles, il me demande ce que j’ai prévu pour ce vendredi soir. C’te question ! Ben y a Bones sur M6, que je lui réponds le plus enthousiaste et naturel du monde. Il me propose alors une petite soirée tranquille chez lui, parce qu’il veut me présenter quelqu’un. Mon sourcil gauche se soulève tout seul sans mon autorisation. Il m’explique que la veille, il était avec un pote à lui et trainait sur un site de rencontres, et est tombé sur mon profil. Son pote a grave kiffé mes photos en noir et blanc (merci, Oli !) et a demandé plein de détails sur moi. « Et en plus, tu vas adorer, c’est un hardeur de porno gay !! » qu’il rajoute tout joyeusement. Euh… Ca, je ne sais pas trop comment le prendre… Fred, mon fidèle ami Black et collègue de travail, n’en revient toujours pas de toutes les aventures qui peuvent m’arriver. Il n’arrête pas de me demander à longueur de journées quel est mon truc avec les mecs, parce qu’il est persuadé que j’ai (ou fais) un truc spécial pour que tous les mecs me tournent autour depuis quelques temps. Que ce soit les quatre amants qui me faisaient faire le tourniquet breton en fin d’année dernière, le chanteur qui est tombé fou amoureux de moi en l’espace d’un baiser, le Cubain qui hurlait mon nom avec l’accent, l’hétéro que j’ai détourné sans forcer (et sans perruque) le weekend dernier, le médecin toujours à fond sur moi au bout de dix ans ou un autre ex qui a décidé de m’envoyer des textos passionnés cette semaine, ou encore cet inconnu qui était en totale admiration béate quand nous prenions le tram’ après le boulot, Fred n’en revient absolument pas, et veut absolument savoir mon truc. Est-ce que c’est dans le regard, l’attitude, ma façon de faire les fellations, il ne le sait pas, mais veut vraiment le savoir. Et en même temps, moi, j’ai arrêté de me poser ce genre de questions, parce que c’est en analysant trop les choses qu’on fait tout foirer. D’ailleurs, comme a dit Ophélie Winter, « ne calcule rien, sinon les comptes seront faussés ». Oui, je sais, c’est très grand, ce qu’elle a dit. Mais bref. Et quand je raconte à Fred jeudi matin qu’on m’a arrangé un rencard avec un hardeur dont je ne connais même pas la tête, il a pris la sienne dans ses mains et l’a secouée. (Oups, désolé, j’ai dû interrompre la rédaction du billet, j’étais en train de fauter hé hé…) Bref, arrive vendredi, 19 heures. Et j’ai autant envie d’aller à ce rencard que de me taper un concert de Mylène Farmer. Parce que je suis crevé de ma semaine, vous savez, ce genre de semaine où rien ne va et où vous avez envie de tuer absolument tout le monde… Parce que vous ne travaillez qu’avec des branleurs, et qu’en plus, vous vous retrouvez avec une plainte et convoqué par le tribunal alors que vous êtes innocent de tout ce qu’on vous reproche (mais je n’en parlerai pas ici, parce que Big Brother is watching you)… Bref, j’avais juste envie de finir ma soirée dans mon lit et de dormir un mois d’affilée pour oublier tout ça et me reposer. Mais… Mais… Mais quand même… Il y a ce côté intriguant… Je ne saurais l’expliquer, mais… Mais depuis que mon corps s’est transformé, ça a forcément aidé dans une plus grande estime et confiance de moi, et pour le coup, j’ai envie un peu de rattraper le temps perdu… J’ai envie de m’enrichir de nouvelles expériences… Okay, j’ai déjà une expérience là-dedans, mais c’était Los Angeles et c’était mignonnet tout plein… Okay, ce fameux ex a déjà tourné deux-trois films, mais c’était après que je sois sorti avec lui… Bref, j’avais cette curiosité de voir comment était un hardeur sans caméra pour le filmer dans ses performances… Oh, et puis merde, hein, la vie est courte, faut en profiter !! Mais j’y suis quand même allé à reculons. Le rencard se faisait chez mon ex à minuit pour une petite soirée intimiste style l’air-de-rien-on-est-entre-potes… Après avoir passé la soirée à me défoncer au café, j’ai enfilé ma chemise sexy la plus moulante (et qui me va maintenant trop bien), ainsi qu’un super pantalon dans lequel j’étais encore boudiné il y a trois mois avec un bouton que je ne pouvais pas fermer, et maintenant je flotte tellement dedans qu’il me tombe en bas des hanches, et on ne voit même plus mes jambes sous le tissu. Vous croyez que j’exagère ? Oli va voir le résultat très bientôt lors de mes prochaines vacances, et Bou a déjà eu un bon aperçu lors du premier FLBP. Mais dans tout ça, vous ne comprendrez peut-être pas, mais je me sens enfin normal, avec un potentiel de séduction supérieur. Et puis aussi, je stressais un peu, parce que, sexuellement, avec mon côté petite-fille-sage-qui-ne-se-fait-prendre-que-s’il-a-des-sentiments, comment faire le poids face à un hardeur ? Et puis je me suis dit que merde, si je me pose comme intimidé d’emblée, laisse tomber. Ne nous voilons pas la face, chaque premier rencard est un mensonge en soi. Parce qu’avant d’être soi-même, on cherche toujours à correspondre à ce que l’autre voudrait qu’on soit, au moins au début, afin d’établir les affinités qui conduiront au premier échange de salive. Non, non, non, vous le savez, j’ai toujours raison ------------------ (Heav’ complètera la fin de la phrase lol !) Je débarque donc chez mon pote, et comme à mon habitude, je râle. Parce que j’aime bien râler et que mes proches aiment bien quand je râle aussi. Parce qu’Axel qui ne râle pas pour un rien, c’est comme Mylène Farmer qui ne pleure pas à un concert. (Ouh là, aujourd’hui, elle s’en prend plein la tronche…) « Bon, il est où, ton hardeur ? » que je lance en maugréant. « Ici » répond l’intéressé en sortant de la salle de bains. Oups. Heureusement que je sais gérer mes émotions, parce que sinon, j’aurais piqué un fard de honte. Je ne perds pas le Nord et m’avance vers lui pour lui faire la bise d’emblée (oui, oui, on est pédés, on ne peut pas se serrer la main, on n’est pas construits comme ça !) en me présentant. « Ah, mais on s’est déjà vus à l’époque où tu bossais au Trax, je suis déjà venu quelques fois ! » Ben je m’en rappelle pas. Et à vrai dire, ça ne m’étonne pas. Le mec a la trentaine (sûrement bien entamée), la barbe finement cisaillée, un jean moulant, un débardeur blanc flash moulant lui aussi, et les muscles bien mis en valeur. Oui, beau mec, hein, on peut pas dire le contraire, mais, mais… Mais absolument pas mon type. Mais alors absolument pas. Mais alors rien du tout. Mais alors même pour un plan cul, il ne me fait pas envie. Parce que voilà, y a des inconnus qu’on va croiser dans la rue et on va se dire, oh ben tiens, lui, je me vois bien l’embrasser ou le pomper. Mais lui, mais non, absolument pas. Arf, quand je pense que j’aurais pu rester dans mon lit sans craindre de louper l’affaire du siècle… Mon ex, en bonne maîtresse de maison, me sert un verre de Get 27 rempli à ras bord, balance une bière au hardeur et allume un joint. Super. Ils veulent m’enivrer et me droguer alors que je n’ai même pas eu le temps d’enlever mon blouson. Je ne sais pas pourquoi, j’avais l’impression d’être tombé dans une méga-embuscade. Mais pas grave, je suis Axel, je maîtrise, je vais faire ce que je sais faire le mieux, être le meilleur. (Paf, une cheville vient d’exploser…) Evidemment, mon ex prend le fauteuil monoplace, me laissant avec le hardeur sur le canapé. Lui est à l’aise, je joue le jeu. Il me tend le joint, que je refuse en lâchant un « non, je suis asthmatique » tout en m’allumant une clope. Comme il me regarde bizarrement pendant que je souffle la fumée en faisant un rond, style je me fous de sa gueule, bon ben, pas le choix, je tire un coup sur son joint. Mais pas plus. Parce que le joint, ça me rend facilement très bête, et je n’arrive plus à parler, je deviens incapable de faire des phrases complètes avec sujet-verbe-complément. Le hardeur reprend le joint, descend sa bière d’un trait (mmmhh, quelle virilité), et commence à parler d’un vieux film de cul dans lequel il a joué. Vraiment super, la discussion. Mais je fais semblant, en prenant un air détaché, que je maîtrise à fond le sujet. Et pour montrer que je m’intéresse, je lui demande si on trouve facilement ce film en DVD. « Ah ben non, il est pas sorti en DVD » qu’il me répond tout en posant le plus naturellement sa main sur ma cuisse, et en la laissant là, hein, maintenant qu’il est installé confortablement, tandis que mon ex se ressert à boire. Moi, je fronce des sourcils à sa réponse. « Il est pas sorti en DVD ? Il est sorti, euh, comment on dit déjà, en VHS ? » Oui, je sais, c’était de la provocation gratuite, c’est mesquin tout plein, mais c’est Axel, hein. « Ah non, c’est moderne, direct en téléchargement sur le net sur des sites spécialisés!! Huit euros pour trois jours de libre visionnage ! » Ca m’a rappelé les années 80, où certains films américains étaient tellement mauvais qu’ils ne passaient même pas par la case salle de cinéma pour finir directement dans les vidéo-clubs. Je soupire, et par désespoir, je lui demande de me refiler le joint pour tirer dessus. La nuit va être longue. Et je déteste mon ex. C’est officiel. Pendant une heure, la discussion se poursuit, et je fais toujours semblant. On se raconte tous les trois nos anecdotes de tournage, certaines soirées du Traxx, le sexe, le sexe, le sexe… On critique un peu Madonna au passage, mais non, hein, le sexe, c’est plus intéressant… Et le hardeur continue de me sourire, de poser gentiment ses mains sur moi en signe de complicité… Merde, mais je lui plais, on dirait. Mais je lui plais comment ? Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? J’ai beau essayé de me motiver, de me dire que j’ai pas besoin d’avoir envie pour avoir envie, ben non, hein… Je dis beaucoup « hein », je trouve… Quand est-ce que je rentre chez moi ? Finalement, mon ex étouffe un baillement exacerbé, défoncé (plus que nous) par le joint, et se lève en s’étirant : « Yaaaaawn… Bon, les loulous, moi, je vais me coucher, chuis crevé… Mais vous pouvez rester, pas de problème… Il vous suffira de tirer la porte quand vous partirez… » Et il tire un smack au hardeur, se penche pour m’embrasser sur le front alors que je reste bouche bée. Et il se barre dans sa chambre en fermant la porte. J’arrive pas à y croire. Ah, mais j’ai jamais vu ça. Et je me retrouve seul avec le hardeur assis à côté de moi, sa main sur ma cuisse, et le silence. Le lourd silence. Le trèèèèèèès lourd silence. « Quel temps de merde on a eu cette semaine » que je lâche enfin pour relancer la conversation. Oui, vous me direz, j’ai déjà fait mieux. « C’est clair » qu’il me répond, visiblement bien défoncé. Plus que moi, en tout cas, parce que lui ne semble pas gêné par le silence. Ou alors il ne s’en rend même pas compte tellement il est défoncé. Et à l’insu de son plein gré (et du mien), je pense que quelqu’un lui a définitivement greffé sa main sur ma cuisse. « Je vais partir au Texas cet été pour faire un film de cul, c’est super bien payé » qu’il me lâche finalement. « Ouah, c’est cool » que je rajoute, ayant oublié pour le coup de simuler l’enthousiasme. « Ouais, je sais. » Par pitié, que quelqu’un vienne me sauver. Je ne supporterai pas un silence de plus. « Tu me plais » qu’il me lâche en me volant un baiser sans me prévenir, essayant de fourrer sauvagement sa langue dans ma bouche. Eh ben je l’ai repoussé ! Si si ! Et je lui lâche un « Ah mais, toi, t’embrasses comme ça dès le premier rencard ? » Han, vous auriez dû voir sa tête ! Si je ne m’étais pas contrôlé, j’en aurais pleuré de rire ! Instinctivement, j’ai décidé de jouer le rôle de la princesse inaccessible. « Tu me plais » qu’il me répond d’un air tout penaud, les yeux embrumés. Je décide de continuer sur ma lancée : « Je sais que t’es un roi de la baise, apparemment t’as voulu ce rencard, mais rien ne t’empêche de te conduire comme un gentleman ! Moi, je le fais jamais le premier soir ! » Bon, la façon dont il me regarde, je comprends facilement qu’il a dû capter que deux-trois mots… Comme il ne sait pas quoi répondre, il m’embrasse à nouveau et me fout directement la main au panier (l’autre main toujours greffée à la cuisse, hein…) Il malaxe comme un boulanger, mais de mon côté, non, vraiment rien. Et sa langue, bon sang, on dirait qu’il essaie de forer un trou. « Arrête » que je lui balance, « je suis pas un hardeur, moi, je peux pas bander sur commande ! » Pas vexé pour un sou, il se retire, s’installe tranquillement sur le canapé, posant ses bras à l’horizontale sur le rebord du fauteuil, écarte bien les jambes pour laisser apparaître la longue et grosse bosse en relief sur son jean trop serré, et me lance avec le sourire d’un prédateur, et une confiance sans borne en son sex-appeal : « Pompe ma queue ! » J’avoue avoir mis quand même quelques secondes à analyser ce qui se passait, le cerveau quand même pas mal embrumé. Puis j’ai ri doucement, me suis levé et attrapé mon blouson. Sans même lui dire au revoir, je me dirige vers la porte, mais je me dis que j’oublie quelque chose. Ah oui, mon ex. Je me dirige vers sa chambre, ouvre la porte en grand et lui balance un « connaaaard ! » bien mérité ! Et je me suis cassé ! Oui, je sais, vous êtes super déçus. Vous auriez sûrement voulu que je me fasse défoncer comme une chienne, mais non. NicoW, pour le coup, doit être fier de moi, parce que j’ai enfin appris à me respecter. Parce que j’aime le sexe, mais je ne suis pas un objet sexuel pour autant. Je sais juste que je me kiffe comme ça faisait très longtemps que je ne m’étais pas kiffé comme ça, et que maintenant, les mecs, va falloir me mériter !!! ****** Sandra – Fading Shades [394 SAN FAD 1] C’EST QUOI ? Un nouvel album de Sandra, mais dont la stratégie marketing m’a un peu échappé. Quelle idée de sortir un album alors qu’on est enceinte jusqu’au cou et prête à expulser une paire de jumeaux ? Etait-ce une décision du tyran Cretu ou de la maison de disques qui a toujours tout foiré dans la promo de Sandra depuis 1992 à nos jours ? Mystère. Mais c’est clair que ça n’a pas aidé. En plus, alors qu’en 1990, la froide diva clamait à qui voulait l’entendre qu’elle ne chanterait plus que sur du 120 BPM pour pouvoir mieux poser sa voix suave, ben là, avec du 140 BPM, on sent plutôt l’appel des sous et des ventes que le plaisir du travail bien fait. CHANSONS-CLE ? Son Of A Time Machine, pour le côté un peu expérimental ; Will You Whisper, belle ballade à mi-chemin entre Sandra et Enigma, atmosphériquement suspendue dans les hauteurs des limbes (et vocalement, un peu asthmatique quand même) ; Invisible Shelter, du pur Sandra dans le bon sens, une intro très Cretuienne, auréolée de longues nappes ambient avec un piano classique qui ne cesse de monter, des susurrements mystiques, et la voix d’Angel Hard (celui qui a chanté sur pas mal d’Enigma, comme Return To Innocence), pour, au final, une chanson accrocheuse et de qualité ; I Need Love ’95, excellente chanson de 1992 qui avait très étrangement fait un bide, mais Sandra et Cretu l’aiment, donc nous la resservent dans une ré-orchestration très Depeche Mode ; First Lullaby, qui clôt l’album, magnifique ballade électronique et touchante, dédiée aux deux jumeaux à naître. VERDICT ? Mitigé, hélas. Autant on a de splendides chansons très bien produites, respectant l’univers Cretuien de Sandra, autant on se retrouve avec des daubes inconsistantes comme Tell Me More et Won’t Run Away (trop rapides et trop eurodance pour être traitées comme du respectable Sandra), et je n’ose même pas parler de You Are So Beautiful, qui n’est juste que bruit et meulements. De plus, on ne va pas revenir sur la stratégie marketing, mais on sent à l’écoute que Sandra s’est mise à beaucoup trop fumer, c’est dommage, parce que la voix en a pris un sacré coup (et ça n’ira pas en s’arrangeant). Et la pochette hideuse n'a super pas aidé non plus. Bref, le bide de cet album n’est pas une surprise. Mais je tiens à le répéter, il y a quand même quelques petites merveilles sur ce CD qui vaut son achat rien que pour First Lullaby.
April 17 Le petit ami des stars!Et oui, Axel continue sa grande ascension dans le monde des stars people ! Après avoir fricoté avec un acteur de sitcom reconverti en comédien de théâtre et un chanteur, ce soir, il a rencard avec un hardeur de porno gay ! ****** Paula Abdul – Head Over Heels [393 ABD HEA 1] C’EST QUOI ? C’est donc le troisième album de celle qui a réussi à vendre plus que Madonna à la fin des années 80, après une absence de trois ans. Absence voulue volontairement par la maison de disques qui souhaitait créer un effet de manque, et re-balancer dans le tas Miss Abdul juste au moment où le public se demanderait ce qu’elle devenait. Mauvaise stratégie, à vrai dire. Car à la fin des eighties, Paula Abdul avait révolutionné le monde de la pop avec des méga-chorégraphies et des clips très esthétiques, tout ça repris par Janet Jackson en son absence. Alors avec Janet Jackson qui chante mieux et qui a des chansons plus funky, qui attendait encore Paula Abdul avec un troisième album ? CHANSONS-CLE ? Bien sûr « My Love Is For Real », très R’n’Bisant ; « Crazy Cool », produit par The Family Stand, qui s’étaient occupé des ¾ du précédent album (Rush Rush, The Promise Of A New Day), qui, comme son nom l’indique, est du groove bien cool ; « Ain’t Never Gonna Give You Up », produit par Color Me Badd ; « Love Don’t Come Easy », avec un rythme cubain bien apprécié ; « If I Were Your Girl », jolie ballade qui met quand même à mal les vocalises asthmatiques de Paula ; « Sexy Thoughts », bonne chanson bien sexy qui re-pompe quand même à fond le Express de Dina Carroll ; « Ho-Down », qui est un pastiche des bons vieux morceaux R’n’B des années 50, avec un long slam qu’il faut reconnaître très bien maîtrisé par la chanteuse (mais qui s’est sûrement fait en une centaine de prises) ; « It’s All About Feeling Good », groove R’n’B frais, joyeux et insouciant, qui n’est pas sans rappeler de bons vieux Earth Wind & Fire. VERDICT ? A vrai dire, cet album est bien, et même bon. Alors que s’est-il passé pour qu’il devienne un bide ? Les chansons sont bien produites, inventives, entraînantes, sexy, mais, mais… Mais il manque quelque chose d’important : des hits. Et c’est ce qu’on attendait de Paula Abdul, même encore à ce moment-là, des hits en puissance qui assaillent toutes les radios et MTV. Parce qu’une chanson peut être très bonne sans avoir de potentiel pour autant. Et pour une artiste qui nous a balancé des hits aussi forts que Straight Up et Cold Hearted, forcément, ça manque.
April 13 Ce n'est pas la taille qui compte...Ma grand-mère m’a encore illuminé de sa grande sagesse. Oh, ne nous trompons pas. Sous ses airs de vieille dame meurtrie qui se lamente égoïstement approximativement toutes les 18 secondes, tel le nouveau martyr de la société, c’est une grande garce manipulatrice. Elle a tout fait dans sa jeunesse : lesbianisme, trio, partouze, drogues… C’est d’ailleurs elle qui, à mes 14 ans, m’expliqua les particularités de chaque drogue, avec les effets secondaires et tout et tout… Et là, ben elle m’a encore fait profiter de sa grande expérience de la vie en me disant : « Ce n’est pas la taille qui compte, mon petit… C’est le goût ! » Amen ! ****** Paula Abdul – My Love Is For Real [392 ABD MYL 1] C’EST QUI ? Aujourd’hui jury d’American Idol, n’oublions pas que Paula Abdul a été la chanteuse qui a sauvé Virgin Records de la faillite à l’époque avec 37 millions d’albums vendus dans le monde. C’EST QUOI ? My Love Is For Real est le tant attendu nouveau single après trois années d’absence, avec Ofra Haza en featuring, si, si, rappelez-vous, l’Israelienne qui avait chanté en 1988 Im’Nin Alu, et qui est morte en 1997 d’une soi-disant grippe (vous aurez traduit à ma place). REMIXES-CLE ? « LP Version », juste sublime, un léger beat R’n’B avec musique arabisante en fond ; « E-Smoove Fever 7’’ Edit », jazzy-clubby-house qui prend tout son potentiel dans sa version extended ; « Strike Straight Up There Mix », eurodance 2.0 qui s’avère pour le coup assez plate, comme si c’était une démo à laquelle on n’aurait pas encore rajouté de beat derrière (pas de mauvais jeu de mots, Cam’ !), ce qui n’empêchera pas les producteurs Strike de ressortir le remix de cette chanson deux ans plus tard en changeant les vocaux et en mettant leur nom dessus. VERDICT ? Paula Abdul signe là l’un de ses meilleurs singles, sinon le plus mâture, bien loin du style de Straight Up et Cold Hearted, et c’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que le public américain n’a pas suivi, à tort.
April 03 Comme Axel continue de s'ennuyer...Comme Axel continue de s’ennuyer, il a décidé de faire quelque chose d’autre que la cuisine hier… Oh, je vous rassure, j’ai abandonné l’idée d’installer des prises électriques murales… J’avais pensé aussi à repeindre entièrement mon salon et recouvrir ainsi ma fabuleuse tapisserie des années 30 avec plein de lys verts en motif, mais j’ai abandonné l’idée, parce que 1/ je n’avais pas de peinture et 2/ quand bien même, doué comme je suis, j’aurais été capable de m’asphyxier. J’ai pensé également à démonter entièrement mon unité centrale pièce par pièce et la remonter pour voir si j’y arrivais tout seul, mais j’ai écarté cette image de ma tête aussi. Et j’étais là, à me demander ce que j’allais faire tout en écoutant le reste de 58 CD (vivement que j’arrive au nouvel album des Pet Shop Boys que, d’après mes calculs, j’écouterai demain matin) (oui, parce que j’ai décidé que ces 58 CD tout neufs, je les écoutais par ordre alphabétique), et c’est là que j’ai eu l’illumination : aujourd’hui (enfin, hier), Axel va combattre la criminalité !! (Et NicoW secoue encore la tête d’un air dépité en soupirant…) Parce qu’il faut re-situer le contexte. Tout a commencé le weekend dernier, quand j’ai découvert une flaque d’eau dans ma salle de bain. Une fuite. Pas énorme, mais une flaque quand même. Apparemment, elle vient du chauffe-eau de mes proprios. Oui, parce que j’ai le chauffe-eau de mes proprios dans ma salle de bains, ne cherchez pas à comprendre. Mais en échange de bons procédés, eux, ils ont chez eux mon disjoncteur. Oui, je vous jure, c’est d’un pratique et d’une logique, c’est du Axel tout craché, quoi. Bref, une flaque. Qu’est-ce que je fais ? Ben je l’enjambe pour aller pisser et je repars. Bon, quelques heures plus tard, pris de remords, je retourne voir la flaque. Elle était toujours là. J’eusse espérer qu’elle se serait évaporée d’elle-même, mais non. Elle avait même grossi. Je m’agenouille pour regarder sous le chauffe-eau de mes proprios, mais comme il est énorme et mal foutu (et aussi un peu bouffé par la rouille), ben je ne vois pas d’où vient la fuite exactement. J’entends juste floc-floc. Et je crois que c’est une flaque intelligente, parce que plutôt que de se répandre exponantionnellement, ben perfide et vicieuse, elle a suivi son chemin en passant derrière ma planche à repasser (qui ne me sert pas à repasser parce que je ne sais pas repasser, mais c’est pratique pour poser les fringues), puis a pris un virage à 180 degrés pour s’agrandir vers ma baignoire. Une flaque mutante, quoi. Donc, je sors ma serpillère et je tue la flaque en trois coups. Et je repars gaiement vers mon ordi en me disant qu’une flaque ou une fuite, oh ben, ça doit arriver tout seul sans explication de temps en temps, que c’est comme ça, c’est la vie, pas de danger. A part que quelques heures plus tard, la flaque était revenue. Dit comme ça, ça me fait presque penser à une nouvelle de Stephen King. Après « La Brume », ben « La Flaque ». Merde, je tiens peut-être un futur best-seller et je ne le sais même pas. Bref, j’étouffe la flaque et je décide de placer ma serpillère près du chauffe-eau, comme ça, elle fera barrage. Barrage, mon cul. En quelques heures, la flaque est à nouveau là, et a repris exactement, centimètre par centimètre, le même trajet, c’est hallucinant. Derrière la planche à repasser, et hop, virage, et hop, baignoire. Bon, je crois que je vais appeler mon proprio. Comme je bossais lundi, c’est ma proprio qui a fait rentrer chez moi le plombier de l’entreprise à laquelle elle fait appel depuis déjà 45 ans. Le verdict est donné : le chauffe-eau est percé. Ca, c’est super pas de bol, parce qu’un chauffe-eau de cette taille, c’est quand même 1200 euros, hein. En même temps, quand je suis arrivé dans cet appartement il y a 11 ans, le chauffe-eau était déjà là. Mais bon. Voilà, quoi. 1200 euros envolés à l’improviste, même si on est friqué comme mes proprios, ça n’amuse pas. En attendant qu’il vienne installer le nouveau chauffe-eau le jeudi matin, ben me voilà de corvée de serpillère. A me faire un sale trip sur cette flaque qui semble vivante et animée d’une intelligence hors du commun. Parce que, comment sait-elle que c’est une fois arrivée au coin de la planche à repasser qu’il faut prendre le virage à 90 degrés ? J’ai toujours eu une profonde admiration pour les plombiers, les électriciens, et plus généralement, l’ensemble des artisans. Sincèrement. Parce que, avec un niveau d’études assez bas, ils savent faire plein de trucs que moi, avec mon bac +43, je suis incapable de faire. En même temps, je ne suis pas un bon exemple, vu que je mets 35 minutes pour changer une ampoule. Mais c’est pour cette raison que je ne dénigrerai jamais quelqu’un pour son niveau social ou d’études. Même si là, j’ai quand même été confronté au méga-cliché du plombier. Parce que, hein, on ne sait jamais, j’ai vu plein de films porno, le plombier est toujours un grand Slovaque super sexy et gavé bien gaulé, entièrement nu sous son bleu de travail, qui se dirige toujours vers le locataire en s’épongeant de son avant-bras le front perlant de sueur, demandant un verre d’eau fraiche, et sortant finalement une putain de bite de 24 centimètres bien veinulée qui ne demande qu’à être gobé goulûment. Donc, ce jeudi matin, je me suis fait tout beau, sapé décontract’, les cheveux faussement décoiffés en spikes et trois tonnes de terre de soleil Jean-Paul Gaultier pour camoufler mes cernes et ma pâleur de malade mourant. A part que j’ai eu droit à deux apprentis qui, à eux deux, ne devaient pas dépasser mon âge. Et sachant que, tout le monde le sait, sur les sites de rencontres gay, j’ai toujours 24 ans… Bref, d’un côté, nous avons un gros bébé qu’on penserait tout droit clôné d’Al Molinaro, le patron du bar de Happy Days, avec encore du duvet à la place de la moustache, et de l’autre, ben on a un rugbyman nain muet et avec l’air vraiment bête. Alors je mets en garde mes lecteurs. En aucun cas je ne vais critiquer le travail des plombiers en général, mais là, c’était vraiment le cliché-même que tout le monde se fait de la profession. Pendant que Gros-Bébé se demandait quoi faire avec ses clés à mollette, ben Rugbyman-Nain regardait bêtement et d’un œil aussi vif qu’un œuf dur, sans rien dire, adossé contre le mur, la bouche légèrement béante. Et quand il s’ennuyait, il regardait ce qu’il y avait dans ma salle de bain ou dans mon couloir. Et si je n’avais pas été là, oh ben, pendant que son collègue continuait de trier ses boulons, ben il aurait tranquillement visité mon salon, hein. Pour le coup, je les ai plantés dans ma salle de bain et suis retourné devant mon ordi, en leur mettant de la bonne vieille techno belge early 90’s, bien bourrin, histoire qu’ils me détestent un peu moi aussi, pour un peu plus d’équité dans nos rapports. Oh ben, pour changer un chauffe-eau, ils ont mis six heures (en comptant la pause sandwich, hein), et sont repartis. Gros-Bébé semblait content de son travail, mais Rugbyman-Nain me sidérait véritablement. Une telle absence d’intelligence dans le regard, c’est rare, mais sincèrement rare. Et on aurait presque cru que de la bave avait coulé du coin de sa bouche entrouverte. Peut-être qu’il a été lobotomisé récemment et qu’il est en pleine réinsertion professionnelle et sociale, je ne sais pas. Bref, le nouveau chauffe-eau est en place, moins volumineux que le précédent, sans rouille, et en plus, on peut enfin apercevoir toute la tuyauterie en dessous, c’est cool. Quelques heures plus tard, dans l’après-midi, je décide de m’accorder un bon bain bouillant et plein de mousse. Et en rentrant dans ma salle de bain, j’hallucine, mais alors là total. La flaque était revenue !!!!! Plus grosse que jamais ! Ah mais du vrai Stephen King ! Vous auriez dû voir ma tête. Comme dans un vrai film d’épouvante. J’essaye de réfléchir, je me dis, merde, le nouveau chauffe-eau est percé aussi, c’est super pas de bol. Et j’entends bien toujours le floc-floc. A nouveau agenouillé (c’est comme ça qu’on m’aime !), c’est là que je vois ce que je vois. Un fin tuyau mural dont s’écoule à chaque seconde une goutte. C’est le tuyau qui fuit. Ce n’était pas le chauffe-eau. Et là, je me rends compte de ce que je viens de penser. CE N’ETAIT PAS LE CHAUFFE-EAU. LE CHAUFFE-EAU ALLAIT TRES BIEN. LE CHAUFFE-EAU N’ETAIT PAS PERCE. Là, on tape encore plus loin dans le cliché. Parce que le plombier s’est fait une putain de commission en faisant changer le chauffe-eau et en en facturant un tout neuf en faisant croire qu’il était percé, alors que le chauffe-eau, finalement, il n’était pas défaillant. Comme les mécaniciens qui font en sorte de trouver plein de trucs qui ne vont sous le capot d’une voiture pour facturer encore plus le client qui n’y connaît pas grand-chose, ben le plombier, pareil, bam, allez, 1500 euros, on prend. Direct, j’appelle mon proprio qui vient vérifier ça. Il est aussi halluciné comme ça. « Portez plainte » que je lui conseille d’un regard en coin sur un ton de conspiration. Donc deux heures plus tard, non seulement, le plombier a dit qu’il allait revenir, mais laisser le nouveau chauffe-eau sans le facturer. Tu m’étonnes. Ca coûtera toujours moins cher que la prison ou des dommages et intérêts. Mais, malgré le fait que ma salle de bains n’était plus qu’une grosse flaque, j’avais fait quelque chose de constructif de ma journée ! J’ai combattu la criminalité ! La justice a gagné ! Et ce matin, le réveil a été bizarre. Vous savez, cette impression quand vous vous réveillez que vous vous réveillez parce qu’il y a quelque chose d’inhabituel. Dans la pénombre, vous êtes encore à moitié dans votre sommeil, mais vous savez qu’il y a quelque chose de bizarre. Un bruit imperceptible, comme un grattement. Et là, étrangement, soudainement, ça m’a ramené une ancienne angoisse, celle de retrouver mon ex bi-polaire complètement désarticulé dans les ténèbres de mon couloir. Je n’ai pas compris tout de suite le rapport de ce flash, mais j’ai compris que quelqu’un tentait d’ouvrir ma porte. Je me suis levé d’un coup sec, ai traversé le couloir d’un trait et ai déclipsé d’un tour de clé la porte pour l’ouvrir en grand. Gros-Bébé, tout ennuyé, essayait de rentrer, pensant que je n’étais pas là et que la proprio avait laissé mon appart’ ouvert. Déjà, je l’ai démonté verbalement pour cette tentative de fausse intrusion (comme quoi, sans café le matin, je peux être très méchant), et je lui ai balancé qu’il avait une heure chrono pour réparer le tuyau et nettoyer toute la fuite. Et c’est là que je me suis rendu compte de quelque chose. Gros-Bébé m’avait vu décoiffé au réveil. Décoiffé au réveil. Décoiffé au réveil. L’erreur suprême. Personne ne m’a jamais vu décoiffé au réveil. Alors je n’ai pas eu le choix. J’ai été obligé de le tuer. ****** Strictly Rhythm – The Third Album [391 STR THI 1] C’EST QUOI ? Strictly Rhythm est un label d’underground-house fondé en 1989 à New York et repris par la suite par George Morel, avec un son bien déterminé et reconnaissable entre tous, et a produit de nombreux artistes de la scène électronique comme Masters At Work, Kerri Chandler, Eric Morillo, Roger Sanchez, Armand Van Helden, Todd Terry, Mood II Swing, DJ Pierre… Un grand, grand label avec une forte réputation. Fort de son succès dans les années 90, le label sortira régulièrement des compilations pour faire la promotion de ses nouvelles productions. MORCEAUX-CLE ? Là, tous. Mais absolument tous. Là, c’est du 20/20, il n’y a rien à jeter, chaque morceau est en soi un petit bijou de house music : Hardrive « Just Believe (remix) », et son groove infectieux ; Morel’s Grooves Pt. 3 « Down To The Waistline (the sound factory mix) », dernier vestige de la techno-sex uplifté en house-sexy avec son « bitch » arrogant ; Erick Morillo « Dancing (a little more mix) », où quand un orgue d’église devient un morceau de house hypnotique imparable ; M & M « So Deep, So Good », l’un des hymnes tribal-house de la discothèque Le Spectre ; Smooth Touch featuring Althea McQueen « Come & Take A Trip », incroyable morceau de disco-house excité et entêtant ; Androgeny featuring Michael M. « I Could Be This, I Could Be That (transy tribal mix) », avec une drag-queen qui susurre avec plein de manières l’hymne de tous les transgenres : « Who do you think I am ? I could be this, I could be that, I could be him, I could be her, I could be a he, I could be a she, I could be anything » Amen. VERDICT ? Je crois que c’est cette compilation qui m’a définitivement donné envie de partir aux Etats-Unis. Parce qu’au niveau des boites de nuit, quand on entendait ce qui passait en France (de la bonne grosse soupe commerciale à la 20 Fingers) et ce qui passait aux States (de la vraie house music de club), ben il n’y a plus à hésiter. Cet opus, comme tous les opus provenant du label Strictly Rhythm, valent vraiment le coup, histoire de rappeler ce qu’est la vraie house music.
April 02 Quand Axel s'ennuie...Quand Axel s’ennuie, ce n’est pas très bon signe. Parce que quand il s’ennuie, il cherche absolument à faire quelque chose pour occuper le temps. Et même quand ce n’est pas du tout constructif, il décide quand même que ça a toute son importance. Et ce ne sont pas forcément des choses fûtés. Donc hier en fin de journée, j’avais le choix entre organiser une tournante dans la cave de mes proprios avec une douzaine de wesh-wesh-canne-à-pêche ou bien cuisiner. Si ! Je suis capable de cuisiner ! Au micro-ondes, certes, mais je suis capable ! Le poulet au curry avec son riz basmati, en deux minutes, il est prêt avec moi, Môssieur ! Et puis, plus sérieusement, à vrai dire, je me force à manger ces derniers temps, parce que j’arrive à peine à dépasser les 1000 kcalories par jour. Un pantalon pour lequel je n’arrivais même pas à fermer le bouton il y a à peine trois mois et qui me boudinait les cuisses, ben maintenant, je flotte tellement dedans que quand je marche avec au boulot, je passe mon temps à le remonter parce qu’il descend en bas de mes hanches. Donc même si je n’ai pas faim, je me force un minimum, parce que je n’ai pas trop envie de devenir anorexique. Et donc, hier, je fouinais dans mon frigo pour voir ce que j’allais me préparer. Et je tombe sur cette magnifique offre promotionnelle de chez Casino : dix soufflés jambon-fromage pour seulement 1,96 euro, et seulement 180 kcalories le soufflé. Mais déception quand j’ouvre la boite, ce sont des trucs en pâte tout graisseux qui, apparemment, sont destinés juste pour un vrai four. Je lis la notice qui m’explique qu’il faut laisser le soufflé chauffer 25 minutes dans le four. Putain, 25 minutes pour un soufflé, faut pas mourir de faim si on en veut un, hein… Alors, bon, hein, malgré la maladie, je réfléchis et je fais mes petits calculs… S’il faut 25 minutes pour un four normal, ben l’en faut au moins 15 pour un micro-ondes. Allez hop, petite assiette en carton (pour éviter de perdre du temps inutilement à faire la plonge), je lance le soufflé, et je m’en vais vaquer à mes 58 CD à écouter. Cinq minutes étaient à peine passées que j’ai entendu un fulgurant « BOOM » dans la cuisine. Boudiou. Alors que je m’imaginais déjà avoir fait sauter tout l’immeuble pour juste un soufflé jambon-fromage à 180 kcalories, ben en fait non, le micro-ondes était toujours intact, pas de flamme, le plat continuait de tourner… J’arrête le minuteur et ouvre timidement la porte du four… Bon, en soi, le soufflé était devenu tout noir et tout dur, et semblait un tout petit moins délicieux qu’une brique de cheminée, mais une putain de fumasse s’est mise à sortir du four… Mais style quinze fois plus que ne pouvait en contenir le four… Evidemment, pas de fenêtre dans ma kitchenette, juste une porte qui donne sur ma terrasse, donc me voilà à traverser la fumée pour ouvrir cette putain de porte, jusqu’à ce que je me rappelle que je l’avais faite condamner au mastic deux ans plus tôt parce que je trouvais qu’elle ne servait à rien et que je ne l’ouvrais jamais. Et je me suis mis à étouffer dans cette cuisine, et maintenant, je comprends pourquoi, dans les films, ces crétins d’acteurs se mettaient à tousser dès qu’il y avait le feu, j’ignorais à quel point la fumée pouvait être suffoquante. Au moins, j’aurais appris quelque chose… Ce qui, néanmoins, ne réglait pas mes affaires, vu que la fumée se répandait dans tout mon couloir et mon salon, avec une odeur de brûlé épouvantable… Aux grands maux les grands remèdes : je saisis un T-shirt et me mets à sautiller sur place en donnant de grands coups de tissus en l’air pour tenter d’évacuer la famille. Heureusement que je n’étais pas filmé, parce que la scène était assez ridicule, on aurait dit Björk en concert qui nous refaisait son éternel « j’ai 12 ans, je suis un papillon et je saute dans tous les sens comme un cabri ». Comme je suis quand même intelligent, au bout d’une dizaine de sauts, je me suis rendu compte que ça ne servait vraiment à rien. Et j’ai quand même ouvert ma double-fenêtre du salon pour aérer. Mais la fumée et l’odeur étaient déjà arrivés au bout de mon couloir, et se répandaient déjà dans le reste de l’immeuble… Quel cauchemar… Ca m’apprendra à faire mon Heav’ malgré moi… J’ai vidé deux bonbonnes de Oust, cinq diffuseurs d’odeurs « fraicheur atlantique » à la base réservés pour mes chiottes, et même du Fébreze textile pour tenter d’éliminer cette odeur de crâmé… Bon, au bout de trois heures, l’odeur s’est amoindrie (un peu), la fumée s’est dissipée, il faisait un froid polaire dans mon salon, et le micro-ondes puait définitivement la mort. Et je n’avais toujours pas mangé. Et je n’avais d’ailleurs plus du tout faim. Bon, aujourd’hui, je ne sais pas trop quoi faire… Et si j’installais des prises électriques murales ? ^^ ****** Scooter - …And The Beat Goes On ! [390 SCO BEA 1] C’EST QUI ? Scooter est un trio allemand spécialisé dans le happy hardcore, de la bonne techno boom-boom à 220 BPM, mais avec des mélodies au piano (sic). Mais le comble, au-delà du fait que cette musique est pratiquement inécoutable, c’est qu’en Allemagne, Scooter n’a jamais cessé de cartonner (malgré un petit passage à vide à la fin des 90’s), et nous a quand même sorti plus d’une vingtaine d’albums depuis 1994 ! Décidément, je ne comprendrais jamais les Allemands. C’EST QUOI ? C’est leur tout premier album, de la happy hardcore festive avec des vocaux pitchés au possible, et servi par des singles qui ont cartonné et que (pratiquement) tout le monde connaît, hélas, comme « Move Your Ass ! » et « Hyper Hyper ». MORCEAUX-CLE ? « Different Reality », « Cosmos » et « Rhpasody In E », pour leur côté trance germanique instrumentale, un peu comme du Quench accéléré mais sans les cloches ; « Waiting For Spring », pour son intro en longue montée, ses chants des anges, et la première minute d’écoute n’est pas encore passée qu’on est déjà complètement accros au morceau ; « Endless Summer » et « Beautiful Vibes » pour leur piano old-school entêtant. VERDICT ? Ayant profondément détesté les singles de cet album, inécoutables et insupportables, parce que plus ça va vite, plus ça fait du bruit, et plus ça fait du bruit, plus j’ai envie de trucider à la tronçonneuse de manière impulsive et incontrôlé le premier qui passe, je partais avec une très mauvais a priori sur ce disque. Et un soir, avant d’aller au Sax Generation, je m’étais arrêté avec une amie au Virgin Store de La Garde juste à côté, et l’album était en écoute libre. Je suis tombé instantanément amoureux de Waiting For Spring, et je n’ai pas cherché à comprendre, sans même finir le morceau, j’ai reposé le casque et acheté l’album. Alors soyons réalistes, les morceaux happy-hardcore sont très mauvais, mais les tracks de trance germanique plus classique restent d’honnête facture. En fait, cet album serait presque sympa s’il n’était composé que de six titres…
April 01 Repos forcéParfois, quand on tire trop sur l’élastique, ben il lâche… Ou alors il te revient sur le doigt et ça fait mal. Oui, enfin bon, je dramatise un peu, mais ces dernières semaines de stress et d’exténuation physique (aussi bien professionnelle que personnelle) ont eu un p’tit peu raison de ma santé. Déjà, il y a trois semaines, la douleur provoquée par un blocage du dos a été telle que j’ai failli tomber dans les pommes au boulot, mais j’ai refusé de poser un arrêt et de quitter l’entreprise, d’où visite quasi-nocturne chez l’osthéopathe, qui a plus fait office de psychothérapeute qu’autre chose. A cela peut s’ajouter un important amincissement en moins de deux mois (dont Bou a déjà pu noter les différences avec notre réunion du nouvel an) qui m’a fait perdre quatre tours de taille, véridique. Ca me fait bizarre, d’ailleurs… Un pantalon pour lequel je n’arrivais pas à fermer le bouton il y a encore trois mois, ben maintenant, je flotte tellement dedans que je n’ai même plus besoin de le déboutonner ou de baisser la braguette pour l’enlever. Tous mes proches restent étonnés devant tant de changement. Mais qui dit importante perte de poids dit également baisse de forme, c’est logique. C’est assez déstabilisant en soi, il faut l’avouer… Et puis la semaine dernière, je me suis traîné une sale crève, et là, pareil, malgré les engueulades de ma responsable, je refusais de poser un arrêt. Tant que je suis encore debout, ben je peux encore aller travailler. Parce qu’autant, tout le monde le sait, je suis ZE drama-queen personnifié, mais je ne me suis jamais posé comme une victime ou même permis d’abuser du système en simulant. Malgré m’être enfilé la semaine dernière tout ma boite d’Actifed (et l’Actifed, finalement, ça défonce bien, quand même), je n’étais, en fin de weekend, pas vraiment sorti de cette crève. Un peu mal à la gorge, un peu mal à la tête… Mais vaillant, j’ai bossé lundi et mardi malgré la gêne… Et hier soir, alors que je mâtais les sélections de Nouvelle Star (super content que Yoann et Tivo, enfin le p’tit black dont je ne me rappelle pas le prénom, aient été pris, mais super dégoûté que Jean-Philippe, lui, n’ait pas été pris), ben la douleur m’a terrassé sans prévenir : une forte barre au crâne (et pas ailleurs, hein, Cam’), les sinus meurtriers, le nez bien pris (et pas autre chose, hein, Cam’ !)… Malgré une fatigue bien là et un shoot intensif à l’Advil, rien n’y a fait… Et j’ai passé une nuit blanche à souffrir en silence et à me mâter, tout en essayant de m’endormir, toutes les conneries qui passent la nuit à la télé… D’ailleurs, un bon moment passé sur le making of de la comédie musicale Cleopatra (Sofia Essaidi et Kamel Ouali, qui m’inspiraient ni amour, ni haine, mais plutôt de l’indifférence, ont gagné mon respect) (ah, et aussi l’un des danseurs qui s’appelle Medhi, je le laisse m’embrasser quand il veut !!)… Bref, le marchand de sable ne sera jamais venu me border les paupières, et c’est à 7 heures du matin, en sucrant mon café avec du Doliprane, que j’ai pris la décision fatidique : je n’irai pas travailler aujourd’hui. J’avertis d’abord Nath, ma responsable, avec ma voix d’outre-tombe, que, finalement, je vais enfin l’écouter et ne pas venir bosser, et que non, ce n’était pas un poisson d’avril. Elle m’a félicité avec un enthousiasme débordant de joie. J’ai une chef vraiment bizarre. Puis j’ai appelé mon médecin, et je suis tombé sur sa secrétaire. Je lui donne mon nom de famille, et elle s’exclame dans la seconde : « Axel, c’est ça ! » Super étonné, je lui demande comment elle connaît mon prénom. « Oh, facile de retenir votre prénom ! Vous êtes vraiment le seul client que je connaisse qui paye une consultation pour se faire enlever une écharde dans le pied !! » Je lui ai répondu de mon plus beau grognement antipathique. Merde. J’y suis allé y a trois ans, parce que l’écharde me faisait mal et que j’avais une méga-soirée à Poitiers quelques heures plus tard. Même que, en bon Axel que je suis, j’avais demandé au docteur si ça ne faisait rien que je boive de l’alcool avec une écharde dans le pied. Donc, à semi-mourant (non, je n’exagère pas), je me suis traîné jusqu’au cabinet de mon doc, qui m’a accueilli comme il se devait. « Axel, mais quelle sale tête vous avez ! » « Votre réconfort m’est très précieux, Doc » que j’ai ronchonné en lui passant devant sans lui serrer la main. « Et qu’avez-vous donc fait avec vos cheveux ? » Je lui ai lancé un regard assassin, suivi d’un grognement. Je lui évoque mes symptômes, et tout joyeux, il me répond : « Ah ben c’est une gastro ! » « Doc. » Il m’ausculte le fond de la gorge et m’explique qu’il y a du pus au fond de ma gorge. « C’est pas du pus, hé hé ! » que j’ai failli rajouter, mais je n’avais pas la force de faire de l’humour. « Bon, d’accord, c’est une sinusite aigüe ! Et une belle ! » Et apparemment, c’est à cause de l’Actifed, qui a masqué une rhinite qui s’est transformée en sinusite ou je ne sais quoi. J’ai fait psycho, pas médecine. Et là, le doc m’a achevé. « Bon ben Axel, je vous pose un arrêt de travail pour toute la semaine ! » Han. Un arrêt de travail. Pour toute la semaine. Toute la semaine sans aller bosser. Mais comment ils vont faire sans moi au boulot ? Mais comment je vais faire sans le boulot ? Et puis vous savez quoi ? Je me suis dit que, merde, au bout d’un moment, la maladie, c’est peut-être aussi le corps qui lance un message et qui dit : « Hey, là, tu pousses trop, tu es exténué mais trop têtu pour le reconnaître, alors je t’envoie une bonne grosse maladie pour calmer un peu ton obstination et te forcer à te reposer. » Oui, je certifie, j’ai fait psycho, et le corps parle quand il est fatigué. Et je me suis dit que, mince, aussi, je crois que j’ai bien mérité un peu de repos. En même temps, hein, j’ai pas le choix, je suis vidé de mes forces (mais pas d’autre chose, hein, Cam’), et avec la fatigue et le mal de tête, je serais incapable de faire correctement mon boulot, et ça serait plus un calvaire qu’autre chose. Donc, hein, ben cette semaine de repos, je crois que je vais l’accepter sans rechigner. Ca tombe bien, parce que j’ai 58 CD que j’ai achetés et que je n’ai pas encore eu le temps d’écouter. Là, j’ai le temps. Et puis de longs bains bouillants pour me détendre. Et puis du temps pour moi. Et puis aussi rester allongé dans mon lit. Et puis, et puis, et puis d’autres choses qui dépendront de mes forces, hé hé ! Donc, de mon petit chez moi, bien au chaud à me soigner, je vais penser fort à vous. P’têt même vous appeler si j’ai pas trop la barre… au crâne ! ****** Indra – Anywhere [389 IND ANY 1] C’EST QUOI ? C’est le un, deux, troisième album de l’Estonienne (si on excepte le best of), et pour marquer une évolution musicale (oui, enfin, évolution musicale, NicoW vient de s’étouffer en lisant ça), elle a décidé de travailler avec les plus grands producteurs eurodance du moment, à savoir Masterboy et DJ Bobo (et là, c’est moi qui m’étouffe en écrivant ça). CHANSONS-CLE ? « We Belong Together » et « Anywhere », les deux singles qui, il faut le reconnaître, sont plutôt efficaces ; « Tell Me How », véritable petite bombe eurodancefloor ; « Everybody Move In/ On », chanson marquée par l’empreinte Bobo, mais qui passe bien, parce que c’est mignon, que la mélodie est agréable et que ça donne un petit sourire en coin, et que ça nous fait balancer gaiement, et qu’aujourd’hui, c’est rare quand un morceau dance nous donne ça. VERDICT ? Comment dire ? Bon, passons sur les chansons anecdotiques de reggaedance un peu molles du genou qui cassent le rythme de l’album, passons sur les morceaux eurodance qui bastonnent à 150 BPM… Parce que c’est bien beau de s’entourer des meilleurs producteurs d’eurodance, mais c’est vraiment con de le faire une fois que l’eurodance est passé de mode !!!
March 27 Petits plaisirs exotiquesCette fois-ci, j’ai retenu la leçon ! Je sors (enfin, sortir est un grand mot) avec un garçon, et cette fois-ci, je n’ai pas refait l’erreur de l’ajouter sur mon MSN. Parce que comme ça, pas de MSN, pas de connaissance du blog, pas de lecture du blog, donc pas de remontrances de duchesse vexée. Et là, ça vaut quand même le détour !
Toujours par un souci de confidentialité, nous l’appellerons Cuba. En fait, ce garçon, je suis déjà sorti avec lui il y a cinq ans. Ah, je vois déjà NicoW qui secoue la tête d’un air dépité en marmonnant que c’est pas bien, que le réchauffé est mal, blablabla… En fait, à l’époque, ça n’avait pas duré très longtemps avec ce jeune Cubain tout fraîchement débarqué en France. Pourtant, il était super bien gaulé, était très mec (par ses attentions et sa tendresse très virile) et un putain de bon coup au pieu. Mais plusieurs choses m’ont fait le quitter très rapidement. Un, parce que moi-même, je traversais une sale phase où je ne m’aimais pas ; deux, parce qu’en tant que tout nouveau gay après 20 années d’hétérosexualité, il se sentait sale de coucher avec un mec, et c’était pour cette raison qu’il n’allait plus à l’église (sic) ; trois, parce qu’avant de quitter sa ville exotique, il avait engrossé sa petite copine de l’époque, et comme il ne voulait pas laisser un enfant dans un autre pays, il lui a demandé d’avorter, mais comme elle a refusé, il lui a mis une beigne dans la gueule et l’a forcée à avorter… Evidemment, moi qui, à l’époque, bossait comme consultant au Planning Familial au rayon des violences conjugales et du droit à l’IVG, ben, il m’a raconté ça super tranquillement juste après l’acte sexuel, alors que je me reposais allongé avec lui, ma tête sur son pectoreau gauche, son bras autour de mes épaules… Je me suis dit que j’allais pas tarder à me prendre une beigne aussi si je refusais d’avaler ou, insulte suprême, si je recrachais lol ! Et quatre, et pas le moindre, c’est que, comment dire, pendant l’acte, il était, disons, très expressif. Tellement expressif qu’à cause de mes murs peu épais, mes proprio ne loupaient absolument rien de nos ébats. Et évidemment, il beuglait avec l’accent, et je vous laisse imaginer le résultat :
« Aw, Axèl, sitouplé, aw, sitouplé, Axèèèèl, aw, Axèèl, aaaw, yé vé youir ! »
C’était tellement bruyant et ostentatoire que j’étais à chaque fois obligé de pratiquer un bon vieux 69 afin de lui remplir la bouche, quitte à l’étouffer, pour ne plus l’entendre… Oui, la vie est dure pour moi, je sais… Bref, au bout d’une semaine, je l’ai quitté. Il a pleuré.
Et nous avons repris contact il y a un mois, parce qu’il a trouvé un job de vendeur juste à côté de là où je bosse. D’abord sur un site de rencontres, puis par textos, et enfin, il s’est décidé à venir chez moi pour prendre un café. Plusieurs mugs, plusieurs clopes, nous avons lui et moi pendant deux longues heures essayé de résumer les cinq années qui étaient passées. Et plus on parlait, plus nos corps se rapprochaient. Et comme il est toujours aussi bien gaulé, et que moi, aujourd’hui, je me kiffe, ben naturellement, sans prévenir, on s’est embrassés. Et embrassés. Et évidemment, je ne le vous cache pas, c’est devenu très, très, très chaud.
Pendant le magnifique acte buccal dont je le gratifiais, j’étais relativement content. Parce qu’il avait arrêté de hurler durant le sexe. Bon, ses gémissements étaient toujours aussi expressifs – et pour le coup très flatteurs pour moi – mais là, plus aucun risque de réveiller mes proprios. Enfin, je n’allais plus avoir de crainte de coucher avec lui. Jusqu’au moment où, sans prévenir, il s’est mis à hurler :
« Aaaaaaaaw ! Yé vé youiiiiiir ! Aw pitin, yé vé youiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir !!!!! »
Super pris au dépourvu et aussi affolé, j’ai dévissé ma bouche pour le faire taire, mais trop tard, paf l’œil, et l’autre qui a beuglé jusqu’au bout. Décidément, je crois que je devrais vraiment m’inspirer de ma vie pour faire une série dans le style de Queer As Folk…
Oui, bien sûr que je vais continuer de sortir avec lui. Mais soit en repratiquant le 69, soit en le baillonnant !!!!
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J. Peter Robinson – Wes Craven’s New Nightmare [388 ROB WES 1]
C’EST QUI ? J. Peter Robinson est un compositeur de musiques de film très prolifique, puisqu’il a composé pour plus de 70 films, téléfilms ou séries TV, en majorité dans le registre de l’horreur ou du fantastique.
C’EST QUOI ? Wes Craven’s New Nightmare est en fait le dernier opus officiel des aventures du griffu Freddy Krueger (si on excepte Freddy Vs. Jason), avec pour concept le fait que Freddy Krueger existe vraiment et revient hanter l’actrice principale du premier épisode dans sa vie réelle.
VERDICT ? C’est une soundtrack plutôt bien fichue, alternant ambiances de terreur et compositions classiques, avec un petit passage bluesy bienvenu, et mettant en avant le thème principal composé par Charles Bernstein.
(Pas d’extrait musical ici, apparemment, le morceau est trop court pour être accepté !) March 21 Fuck Les Brunchs Parisiens! - Première éditionOui, le tout premier événement décadent « Fuck Les Brunchs Parisiens ! » a eu lieu jeudi dernier ! Une nouvelle forme de célébration qui se déplace hors de la capitale pour aller directement flirter avec le soleil et l’exotisme !!! La première date a eu lieu, bien sûr, à Bordiouxe, la grande mégapole !! Moi, ce que j’aime bien, c’est que ça faisait plus d’un an que je n’avais pas revu ma Bou (et la dernière fois que je l’avais vue, elle était mourante sous les couvertures, et je lui apportais des verres d’eau !), et pourtant, quand elle est arrivée juste devant la porte de mon boulot et que je suis monté dans sa voiture, c’est comme si que ça faisait trois jours qu’on s’était pas vus. J’aime bien cette forme de magie si typique de notre petite tribu. Même pas une impression ou une pensée du style « putain, ça faisait longtemps », c’est juste un truc aussi naturel que l’air qu’on respire qui passe, et les mots fusent comme si qu’on habitait la même ville. Oui, c’est notre magie à nous tous, et elle est rare. Et puis, en plus, ma Bou, ben elle était radieuse ! Moi aussi, d’ailleurs, avec ma chemise noire à rayures et ma cravate de soie noire ! Evidemment, dès le départ, hein, faut bien qu’on se fasse remarquer, la Bou et moi ! A peine on se gare qu’un vigile des quais arrive direct avec son vélo pour nous dire que nous n’avons pas le droit de nous garer… Bou commence à battre des paupières et moi, je fais mon plus grand sourire de jeune homme d’affaires cool et moderne, et lui explique que nous n’en avons que pour une heure, que je travaille là, que Bou a une formation une heure et demi plus tard, que nous nous retrouvons le temps d’un rapide brunch… Bou continue de battre des paupières, je lance mon regard de séducteur avec le p’tit sourire en coin, et le vigile nous donne l’autorisation de laisser la voiture là en nous faisant promettre de ne rien répéter si un autre vigile pose des questions, et qu’on ne l’a jamais vu. « Vu qui ? » lui réplique Bou, ravageuse flirteuse. Hé ! Z’avez vu ! ‘tain, ça fait même pas cinq minutes qu’on est ensemble qu’on a déjà fait craquer un beau grand gaillard ! Le cadre de ce premier « Fuck Les Brunchs Parisiens ! » était idyllique. Un ciel bleu azur, un soleil généreux, une chaleur agréable, la Garonne en fond, et évidemment, du beautiful people everywhere. J’ai pu montrer à Bou la légendaire terrasse de pause qui fait la taille de tout un hangar, là où je prends mes 43 cafés chaque jour. Et ce fut une heure de sourires, de partages, de confidences, d’impressions échangées, d’aide à l’autre… Et Bou détient même une exclu sur moi que, j’espère si ça se confirme (normalement lundi), je partagerai avec vous. (Non, NicoW, je ne me pacse pas !) C’est cette magie que j’aime. On habite aux quatre coins de France, on se voit maxi une à deux fois par an, mais l’amour reste le même, est toujours aussi fort. Sans s’en rendre compte, nous tous, moi, Bou, NicoW, Oli, Heav’, Cam’, on a réalisé un truc incroyable. Je souhaite à chacun de connaître une telle sincérité et une telle fidélité dans sa vie. Et puis vous verrez, quand Bou aura retrouvé son satané cable, à quel point on est canons de chez canons au soleil !!! (Attention, indice, mon petit doigt me dit que la prochaine FLBP ! se tiendra sur l’Ile de Ré !) ****** The Outhere Brothers – Don’t Stop (Wiggle, Wiggle) (Original + Rap Version) [387 OUT DON 1] C’EST QUI ? C’est un duo ragga-eurodance américain (bonjour le mélange) composé de Malik Simpkins et Hula Mahone, oui, nous sommes d’accord, grands inconnus au bataillon. C’EST QUOI ? Don’t Stop, le premier de quatre singles issus d’un seul et unique album, « 1 Polish, 2 Biscuits And A Fish Sandwich ». Ce single fut d’ailleurs précurseur d’une nouvelle ère dance qui venait remplacer l’épouvantable techno-sex qui avait envahi les discothèques pendant presque un an avec des projets aussi vulgaires que 20 Fingers ou E-Rotic. Les paroles sont d’ailleurs éloquentes : « Move your pussy, take it easy, make me cum » beugle le raggateur… (Soupir dépité) Et aussi, à un autre niveau, ce titre a été l’un des « hymnes » récurrents de la discothèque Le Spectre à Solliès-Pont. REMIXES-CLE ? « Edit Mix », eurotrance uniquement sympathique dans son intro, parce qu’ensuite, c’est un peu bruyant-saoûlant ; « Rap Version », qui n’a de rap que l’intitulé du remix, version ralenti avec un beat hip-house et des paroles salaces. VERDICT ? Est-ce que ça marcherait aujourd’hui ? Oooooh non. C’est donc juste un souvenir musical à replacer dans son contexte.
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