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    October 31

    Toujours plus loin dans les limites du pathétique made in Axel...

    Arf, je sens qu'après ce billet, Nico va se déplacer en personne jusqu'à Bordeaux pour me mettre une beigne...

    Hier soir, suis rentré chez moi avec cette drôle d'impression d'avoir gobé un moucheron (oui, je vous raconte ça plus loin...), et après un rapide bain bouillant moussant, je me suis écroulé dans mon lit. Je savais que passait le téléfilm américain Highschool Musical sur M6, et vu le tapage qu'ils en font dans tous les pays, allez yallah, on va mâter ça. J'avais pu entendre le single extrait de ce téléfilm, pensant au départ que c'était une comédie musicale qui se montait, et la chanson, un chouïa mielleuse, était quand même adolescentement sympathique.

    Malheur, le téléfilm commence (et continuera, d'ailleurs) comme une daubesque production Disney réservée aux adolescents boutonneux pré-pubères et coincés encore shootés au Biactol. Un jeune basketteur coincé avec un Q.I. d'ongle sans vernis, un sosie de l'actrice de Smallville avec 10 ans de moins, qui a l'air aussi "gentil" et gnangnan que ma grand-tante Eliane... Ils se retrouvent tous les deux sans le vouloir sur un podium de karaoké, et bien sûr, ils connaissent la chanson, la chantent bien, tout le monde frappe dans les mains... Et là, un frisson me parcoure... Pas un frisson d'effroi, mais je me retrouve presque ému devant la scène. Je secoue vite la tête dans tous les sens en postillonnant, histoire de me sortir de cette torpeur effrayante. Mais non, je ne m'émoustille pas devant un ado hétéro de 15 ans, c'est pas ça, pas du tout... Cette scène, c'est mielleux et dégoulinant à en vomir comme un single d'Hélène Segara, et pourtant, euh, c'est mimi... Bon allez, y a rien d'autre à regarder de toute façon, je continue...

    L'histoire continue, aussi prévisible que le fait que je passerai la prochaine Saint-Valentin encore tout seul. Ils font leur rentrée dans le même lycée, il est champion de basket, elle est championne de sciences, et bien sûr, une comédie musicale se monte dans le lycée, ils veulent en faire partie mais font semblant que non pour finalement dire oui, tandis que leurs amis et leur famille ne les soutiennent pas, tout en ignorant leurs propres sentiments l'un pour l'autre... Ils se disputent, renoncent à l'audition, se réconcilient, manquent de se détarter les dents à coup de langue, mais non, juste un bisou sur la joue, attention, c'est une production Disney, et finalement passent l'audition tant attendue... Je passe une heure à soupirer, à essayer d'apprécier les chorégraphies (certaines sont sympa), à tenter de déceler pour m'amuser une quelconque once de psychologie dans les personnages, à chercher à trouver une autre morale que celle du "fais ce que tu aimes, pas ce que les autres veulent", mais en vain... Et enfin, pendant l'audition, les deux ados chantent passionnément la chanson Breaking Free sous les acclamations de leurs amis, et là, ben ça m'a super touché, à un point où j'en ai embué mes lunettes Prada à cause de mes larmes aux yeux. C'est bien moi, ça... Y a un enterrement, je reste de marbre, y a une série con à la télé, je pleure comme un gamin de quatre ans.

    Alors tout ça, je sais pas, c'est peut-être dû au fait que je n'ai pas accompli tout ce que je voulais accomplir au niveau artistique, en tout cas au niveau de la danse, peut-être parce que j'ai toujours adoré être sur scène, peut-être parce que je me rends compte aussi que le monde d'adultes dans lequel j'évolue aujourd'hui n'a rien à voir avec l'insouciance que j'avais il y a une quinzaine d'années... Que cette daube télévisuelle me touche, non, j'y crois pas, c'est quelque chose de plus profond... Apparemment, je refuse de laisser le passé au passé.

    Alors bien sûr, je ne vous raconte pas, quand j'ai raconté tout ça à mes collègues au boulot ce matin, ils se sont tous bien sûr fichus de moi. Ah, là, pas un soutien, hein! "Tu devrais voir un psy" m'a dit Marie-Thérèse. "Ou bien te trouver un mec" continua Marilyn, avant que Gaelle n'ajoute: "Ou alors te prendre un bon coup de bi...", interrompue dans son élan par l'un des patrons de la boite qui traversait le couloir. Gna gna gna, bande de crétines sans coeur et sans émotion! J'ai même failli craquer à la pause-déjeuner, j'ai failli acheter en CD la bande originale de Highschool Musical à 13.99 euros! Boudiou!

    Sinon, depuis hier, avec mes collègues du boulot, nous nous retrouvons projetés dans un véritable film d'horreur digne de faire la seconde partie de soirée de M6 un jeudi soir. Les Moucherons Contre-Attaquent. Hier après-midi, impossible de fumer peinard une clope sur la terrasse, avec Fred, on se faisait littéralement assaillir par des moucherons. Pas un ou deux, hein, mais une trentaine. Impossible de sortir avec un café, à peine on avait passé la porte qu'il y en avait déjà cinq pour se noyer dans le gobelet. Et dès qu'on allait dans un autre endroit, ben les moucherons nous attaquaient. Ils étaient affolés, désorientés... Euh, bon, je vais m'arrêter là, je vais quand même pas me mettre à jouer l'assistante sociale avec des moucherons! Bref, j'ai pensé à l'approche d'un orage, d'une tempête, d'un cyclone, d'une apocalypse, mais ma mère m'a tout simplement dit que c'était dû à des eaux stagnantes... Et effectivement, notre terrasse donne en plein sur la Garonne. Aujourd'hui encore, c'était la bataille... Certains moucherons sont venus s'emprisonner dans le gel de mes cheveux, j'en ai gobé un au passage pendant que je critiquais une collègue... Mais le pire, c'est que ces saloperies ont commencé à faire leur nid au plafond de la salle de pause. Il y en a deux ou trois centaines scotchées au plafond. J'ai essayé de lancer une grève pour problème d'hygiène, en vain. Bien sûr, nous avons commencé à mener l'enquête, et nous pensons que c'est dû à l'odeur nauséabonde qui se dégage de Floriane à chaque fois qu'elle sort des chiottes... Mais comment ce cauchemar va-t-il se terminer???

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    Beverly Hills, 90210 - The Soundtrack [168 BEV SOU 1]

    Oui, quitte à faire un billet pathétique, autant y critiquer le CD d'une série pathétique. Oui, oui, vous avez bien lu, Beverly Hills, non, non, je ne jette pas mon argent par les fenêtres. Quand ce CD est sorti, la série n'était pas encore diffusée en France, mais elle jouissait déjà d'une solide réputation outre-manche. J'ai acheté le CD, parce qu'il y avait un inédit de Paula Abdul, Bend Time Back Around, écrit par celui qui était à l'origine de Straight Up et Cold Hearted. Une chanson bien pêchue, mais qui a mal vieilli. Mais agréable surprise, le CD est bourrée de bonnes chansons fun'n'funky. D'abord l'indémondable et irrésistible Why de Cathy Dennis, Got 2 Have U de Color Me Badd, Action Speaks Louder Than Words de Tara Kemp, mais également d'autres tubes de Jeremy Jordan (The Right Kind Of Love), Vanessa Williams, Jody Watley, Chaka Khan... Ben nan, finalement, vous avez été médisants, c'est un super CD!

    October 29

    Et plus ça change, plus c'est pareil...

    Bon ben au boulot, ça a remué cette semaine. Bien content d'être tombé malade en plein milieu de la semaine finalement!

    Lundi matin, en débarquant au boulot, j'avais pas mal d'appréhension, mais je me disais que ça ne pouvait pas être pire qu'avant. Et j'avais la naïveté de croire qu'en une semaine, tous les problèmes de traitement de dossiers clients avaient été résolus. A peine j'arrive, Rhariba me dit que je vais pas tarder à retourner en vacances? "Chuis viré?" Non, c'est juste qu'en un an, je n'ai pris que deux semaines de vacances et un seul jour de RTT. Et il faut que je prenne tout le reste avant la fin de l'année. Hé ben, à partir de la mi-novembre, ça va être une semaine de boulot, une semaine de congé, une semaine de boulot, une semaine de congé, etc... J'ai d'ailleurs aligné mes congés sur ceux de Jeremy (haaaaaaaaaaan), parce qu'on a prévu de se faire de longues soirées vieux jeux de société (Hôtel, Docteur Maboul, etc...)... Ah, que de longues nuits excitantes en perspective!

    Bref, je commence à allumer mon ordi, tout content de savoir que je vais vite retourner en vacances, mais là, Rhariba repasse derrière moi pour me dire que je ne risque pas de me remettre à travailler tout de suite. "Chuis viré quand même, alors?" Oh non, une journée de formation. Au départ, j'explose de joie. Mais non. L'entreprise mère a profité de ma semaine de vacances pour changer tout, et quand je dis tout, c'est absolument tout. Toutes les offres, tous les tarifs, toutes les procédures, toutes les manipulations de commande, tout, je vous dis, tout. Mais évidemment, comme on s'y attendait tous, l'entreprise mère a mis en place des procédures qui ne fonctionnent pas sur le logiciel qui gère les dossiers clients, donc à partir de là, c'est encore plus apocalyptique qu'avant. Paniqué les deux premiers jours, je me suis retrouvé en fin de semaine à soupirer auprès de Marilyn, et à me rendre compte qu'après tout, plus ça change dans ce boulot, plus c'est pareil. Nous n'aurons jamais un temps de répit. Dans cette entreprise, tout merdera toujours, quoiqu'il arrive. Toutes les trois semaines, il nous tombera quelque chose d'encore pire dessus, et comme d'habitude, nous n'aurons pas d'autre choix que de faire face, avec le peu d'armes dont on dispose. Arf, même en écrivant ça, je soupire.

    Tiens, d'ailleurs, en parlant de Marilyn, qui adore se faire appeler Princesse, parce qu'elle est persuadée au fond d'elle-même d'être une princesse... Ben comme elle m'a trop taquiné cette semaine, ben j'ai appelé une autre fille "Princesse" à sa place... Z'auriez dû voir sa tête, à Marilyn! On aurait dit que je lui avais décoché six flèches dans le coeur d'un coup! Mdrrrrrrrrr!

    J'ai eu plein de compliments pour mes lunettes de vue Prada! Chuis trop style!

    Y a des petits nouveaux sur les plateaux d'à côté qui me plaisent bien... L'un, coiffé rasta, ben, qui a l'air super gentil... Et puis un autre, plus loin, mal rasé, mais qui me décoche un putain de regard soutenu à chaque fois que je passe à côté de lui... Hors de question que je fasse le premier pas... Après tout, j'aime bien me faire courtiser!

    En pause, j'ai dit que j'avais un rencard avec un mec samedi soir, et Anne-Elodie, qui est "brave" et "gentille", dit aussitôt: "Vous, les homos, vous avez une facilité à coucher rapidement!" Han, mais c'est quoi, ce préjugé pourri, même si bien vrai pour certains quand même? Mais nan, que j'ai répondu, je couche jamais le premier soir, mais j'accepte les faciales!! Mdr! Plus sérieusement, nan, j'ai dit que c'était juste un rencard en tout bien tout honneur, avec café, c'est tout, mais personne ne m'a cru. Marilyn m'a demandé si c'était l'Israélien, je lui ai dit non, elle m'a demandé si c'était Tchattatan, j'ai dit non, alors elle a voulu savoir son prénom, son boulot, d'où il venait, comment il était, blablabla... Et je rêve, samedi, en débauchant à 19h15, même Romain, mon responsable, me souhaite un joyeux rencard!! Quand je vous dis qu'au boulot, y a que des langues de vipères!!!! D'ailleurs, en parlant de vipères...

    ...en parlant de vipères, y a eu fight au boulot cette semaine! Mais je dresse le portrait des protagonistes! D'abord Gaelle, qui a commencé en même temps que moi en début d'année. Au départ, on croyait tous qu'elle était gothique, parce qu'elle s'habillait qu'en noir avec une drôle de coiffure style on lui a pété sur le crâne, mais nan. Une fille vive, drôle, sympa comme tout, avec un putain de franc parler comme j'aime. J'adore la voir s'énerver contre un client! Et en plus, elle s'est faite engrosser dans le courant de l'année, donc elle aime à répéter qu'à chaque fois que son mec la saute, son foetus se prend une faciale à chaque fois! Puis il y a Floriane, qui exaspère à peu près toute la totalité du plateau par son côté affreusement gnan-gnan. Et puis aussi, elle est rouquine, elle a un surpoids considérable, et elle court aux toilettes toutes les 20 minutes à peu près à cause de ses problèmes intestinaux et elle ne nettoie pas en ressortant, d'où une odeur pestilencielle et un décor de merde. Enfin, nous arrivons à Hélène, qui, elle non plus, n'a vraiment pas été aidée par la nature, la pauvre, même si elle est relativement sympa et joviale. Comment la décrire? Vous vous rappelez Fraggle Rock? Quand les petites marionnettes sortaient à l'extérieur dans la cour, et qu'un immense tas de détritus leur parlait? Ben elle a la même tête et le même physique. Et en plus, elle est poilue sur les bras. Bref, loin de moi l'idée de critiquer physiquement, je dresse juste le portrait des protagonistes.

    Bref, tôt vendredi matin, Floriane était avec une des rares filles qui lui parle, et elle s'est mise à critiquer méchamment Hélène qui était absente suite à une opération (elle risquait l'amputation de la main si j'ai bien compris). "Et regarde-là comme elle est immonde, et elle va s'étouffer sous ses poils, et elle devrait se suicider, et blablabla..." Ben Gaelle, ça l'a énervée qu'on puisse critiquer comme ça. A la limite, quand on est physiquement parfait, oui, peut-être, et encore... Alors Gaelle s'est levée et s'est déchaînée contre Floriane: "Mais regarde-toi, tu es vilaine, tu es grosse, tu pues, tu exaspères tout le monde, et tu te permets de critiquer quelqu'un?" C'est devenu très très violent, et Jeremy cherchait un moyen de faire amener de la boue pour un combat de catch. On entendait Gaelle hurler sur tout le plateau, c'était impressionnant, devant une Floriane qui balbutiait et qui n'avait aucune arme pour se défendre. Et pour terminer, Gaelle a assené le dernier coup fatal, un coup délicieusement bas: "Au moins, Hélène, elle, pour son surpoids, elle s'est fait mettre un anneau dans l'estomac!" Et là, grand silence sur tout le plateau. Et la Floriane qui se met à chialer en courant dans les chiottes! Han, franchement, c'était grand comme moment! Elle l'avait bien cherché! Et là, la copine de la rouquine qui menace de fracasser Gaelle, qui est enceinte? Qu'elle ose seulement lui caresser les cheveux, et Jeremy, Fred, moi, Princesse, Priscille et Marjo, on lui tombe dessus!

    J'espère que ça va continuer à fighter pour cette semaine qui arrive, parce que moi, j'aime bien l'ambiance!!

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    Dance Club - Volume 5 [166 167 DAN CLU 5]

    Mmmmmh, la bonne vieille compil dance qui nous rajeunit pas! Elle a son lot de daubes, mais soyons francs, elle a aussi son lot de petites perles de l'époque. Au départ, je l'avais juste achetée pour la chanson The Sound Of The Weekend par Up Side, qui était l'hymne du Hi-Fi Club, boîte toulonnaise fréquentée par les marins et les putes, où j'y ai passé six mois. Et puis j'y ai découvert d'autres morceaux tout aussi sympas: Hold On de Black Box dans une version single jouissive, le trop méconnu Your Love Is Lifting Me de Nomad, l'inoubliable The Music's Got Me de Bass Bumpers (dont la chanteuse avait fait les vocaux pour Amanda Lear), Stand Up de Rave Nation, My Family Depends On Me de Simone, et la reprise dance de Give Me Up par Fortunati. Vous savez quoi? Ben c'est une compil fun, sans prise de tête, et parfois, c'est tout ce qu'on demande à une compil.

    October 26

    Crétin de téléphone!

    Il y a quelques nuits de là, je repensais à Terreur. Non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas encore amoureux de lui lol, j'ai dépassé ce stade. A vrai dire, avec le recul, je ne pense pas que j'étais amoureux de lui. Je pense plutôt que j'étais amoureux de l'idée d'être amoureux d'un mec aussi bien foutu. Oui, je pense que j'ai été aveuglé par son physique, c'est la seule explication, car il avait un Q.I. d'ongle sans verni, et au niveau de l'écriture et de l'orthographe, il n'avait pas dépassé le stade du CM2. Donc, je repensais à lui, tentant vainement de trouver le sommeil, essayant de me rappeler le peu de bons souvenirs que je gardais de notre fausse relation, quand j'ai vu une pub à la télé qui m'a interpelé. "Tu veux savoir pourquoi tu n'es plus avec ton ex? Tu veux savoir quelle est la cause de votre rupture? Envoie EX au 81212!" Et là, j'ai eu un tilt dans la tête. Je le fais, je le fais pas?

    Oui, je sens déjà Nico soupirer, regrettant presque de pas m'avoir devant lui pour me secouer en me hurlant dans les oreilles: "Mais non, Axel, c'est de l'arnaque, de l'attrape-couillon, une pompe à fric, lâche ton téléphone!" Mais c'était déjà trop tard, j'avais envoyé le texto. Une réponse arrive: "Tape ton nom et le nom de ton ex." Et allez, 1.50 euros de plus! Une autre réponse: "Tu veux connaître la cause de votre rupture? Envoie CAUSE." Ben oui que je veux connaître la cause, j'envoie pas ce texto surtaxé parce que j'ai eu une prime au boulot! Et là, encore une réponse: "Tape ton nom et le nom de ton ex." Mais-euh! Je l'ai déjà fait au début-euh!! Bon, quatre textos surtaxés, ça ira! Et là, j'attends anxieusement la réponse, à la fois impatient et effrayé de connaître enfin la véritable raison de ma rupture avec Terreur. Et là, mon téléphone me dit que j'ai un message.

    Presque tremblant, j'hésite à lire ce texto. Finalement, je l'ouvre, et je relis plusieurs fois le message, d'abord incrédule. "Tu n'y peux rien, Axel, si Terreur a décidé d'arrêter. Même si tu avais fait des efforts, des sacrifices, ça n'aurait pas marché." Hein, quoi. J'ai envoyé quatre textos surtaxés pour avoir cette putain de réponse de merde? Je me suis mis à bouillonner de rage dans mon lit, partagé entre l'idée de porter plainte contre le 81212, et celle d'exploser mon téléphone contre le mur... Quand soudain, un autre texto...

    "Allez, Axel, avoue, retomber dans les bras de Terreur, tu en meurs d'envie. Mais tu hésites, tu réfléchis." Mais! De quoi je me mêle! C'est même pas vrai! Je m'en bats les roustounes de lui, c'est un gros nul! Et yallah, encore un autre texto: "En plus, Terreur t'aime toujours beaucoup, si, si, c'est juste que c'est de l'amour amical que de l'amour tout court." N'importe quoi! Même si c'était de l'amour amical, il n'aurait pas fui plusieurs fois de suite, et de toute façon, je n'en veux pas de son amour amical, je n'ai aucun avenir amical avec lui! Et allez, encore un texto: "Tu te poses tellement de questions que ça frôle la prise de tête. Et si tu en parlais avec lui, tout simplement?" T'as raison, oui! C'est moi qui vais le recontacter en plus!! Et encore un texto: "En fait, Terreur préfère les personnes du sexe opposé, ben oui, l'homosexualité, y a un moment, faut assumer." Mais! Qui est-ce qui a cafté qu'il était bi et qu'il était complètement paumé dans sa tête à cause de ses sentiments pour moi, un garçon? Est-ce que finalement, le 81212 est médium??? "Parce qu'en fait, la principale raison qui fait que tu as envie de recommencer, c'est que tu as des sentiments, des vrais." Ben voyons! A la limite, une petite pipe me dérangerait pas, mais va falloir quand même ranger les violons, ça devient ridicule, ces réponses!! "Du coup, même si t'es quelqu'un de génial, de séduisant, de drôle, de torride, il te manquait la qualité principale. On te fait un dessin?" Beurf, non, me dessine pas une paire de loches ou je vomis!!

    Bref, Nico aurait eu raison. Pour le coup, j'étais tellement énervé de toutes ces réponses de merde que j'en ai pas réussi à dormir et que j'ai dû prendre un somnifère, parce que sinon, le lendemain au boulot, j'aurais rien pu faire. Donc, surtout, ne contactez jamais le 81212!!!

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    Sophie B. Hawkins - Damn I Wish I Was Your Lover [165 HAW DAM 1]

    J'ai adoré cette chanson dès la première fois que je l'ai entendue à la radio. Rocky, sombre, passionnée et désespérée. je ne connaissais rien de Hawkins, j'ignorais même qu'elle était une lesbienne déclarée et engagée. Mais Damn I Wish I Was Your Lover n'est rien face à la B-side Listen, qui commence comme une comptine nocturne avec quelques spoken-words en fond, sorte de déperdition dans des ruelles sombres et froides, avec peut-être même un petit shoot dans le bras. Et là, sans s'y attendre, une explosion de rage et de désespoir cumulés, avant que tout retombe et se perde dans la nuit noire, comme si rien n'avait jamais eu lieu. Vous connaissez sûrement tous Damn I Wish I Was Your Lover, mais écoutez Listen.

    October 25

    Back in town!

    Et hop, je profite d'être cloîtré chez moi aujourd'hui suite à une fabuleuse crise de foie qui m'a terrassé à partir de six heures du matin (et qui m'oblige à ne pas aller travailler, flûte alors) (merci d'ailleurs, le McDo d'hier et la quiche que ma mère m'avait pourtant cuisinée avec amour!) pour faire un petit point sur ma semaine de vacances. Je m'excuse par avance si je mets du temps à écrire ce billet, c'est que j'aurai fait quelques aller-retours pour aller vomir! Mais ne croyez pas que je pense que vomir, c'est fun!

    Déjà, le lundi a été chargé. Ayant relaté à mes parents ma désormais célèbre fatigue quotidienne et quelques maux de tête, il n'en a pas fallu plus à mon père pour m'expédier direct chez un médecin, après m'être fait préalablement disputé... "Mais pourquoi tu vas pas voir un médecin quand ça va pas?" Et moi, grognant dans le style de Begood: "Ben parce que je travaille tous les jours, tu crois quoi?"... Donc, total check-up, prise de sang, attouchements pervers à droite et à gauche, mais tutto va bene. Et là, la question pertinente: "Est-ce que vous êtes allé voir un ophtalmo, récemment?" Moi, toujours fabuleux: "Un ophtalmo? Pour les pieds?" Et hop, visite aussi sec chez l'ophtalmo, qui a mis une espèce de machine sur ma tête, genre peine de mort par électrocution, et là, je me suis retrouvé tout honteux de pas pouvoir lire les séries de lettres au mur. Moi, le brillant Axel, le support commercial de ma mission, le meilleur agent du mois avec mes chèques-cadeau et mes pin's parlants, ben incapable de lire au mur. Et l'ophtalmo, tout fier, de me dire que je suis myope de l'oeil gauche et astygmate de l'oeil droit! Vu que ça fait des siècles que je bosse sur ordi, c'est pas du tout étonnant, et effectivement, ça explique aussi bien ma fatigue que mes migraines. Me voici donc avec une magnifique paire de lunettes de vue Prada (ben oui, tant qu'à faire!), classe sans faire too much et sans tomber dans le look pseudo-intello-chiant-parisien. Bref, suis canon!

    Un petit détour nocturne aussi chez Greg, histoire de se refaire une soirée G-squadienne comme nous en avons le secret, à part qu'on n'a pas regardé les étoiles avec le froid qu'il faisait le soir sur sa terrasse. Un autre petit détour chez mes grand-parents, où ma grand-mère, comme à son habitude, a encore joué les tragédiennes grecques: "Et ton grand-père qui sort de l'hôpital et ça ne va pas mieux, et ton oncle qui n'a pas de travail, et le courant qui n'arrête pas de sauter depuis ce matin, et bientôt, le toît va s'écrouler sur nous, parce que nous sommes vieux, et qu'une fois que tout commence, ça ne s'arrête plus, et c'est la fin de notre vie, et j'ai des cheveux blancs, et..." Ben oui, ça change pas, ça fait 15 ans qu'elle me dit tout le temps ça!

    Et j'ai quand même réussi à me reposer malgré tout, passant la presque totalité de mes soirées à mâter des films d'horreur avec ma mère. Laissez tomber "Souviens-Toi L'été Dernier 3", c'est une daube, et j'ai dû presque me chamailler avec elle, parce qu'elle voulait voir "Fog"! Mais j'ai lutté toute la semaine parce qu'elle voulait me rendre obèse, comme d'habitude, et mon père voulait déboucher une bouteille de champagne tous les soirs pour l'apéritif. Arf! Trop dures, les vacances!

    Mais j'ai pu aussi passer une journée avec Choupinounet, oups, Oli, une journée rien qu'à nous, glace, café, ice tea, coca light, shopping... Tel un gentleman, il m'a porté mes achats (bon, pas longtemps, mais aucun garçon n'avait jamais fait ça pour moi avant, c'était troooooop mignon!), et je l'ai aidé à choisir un nouveau manteau pour l'hiver qui arrive, et il est canon dedans, surtout quand il prend son regard de killer. Ca a fait du bien aussi de pouvoir parler, je veux dire parler vraiment, ça faisait longtemps. Merci pour cette journée, bonhomme!

    D'ailleurs, Oli a dû faire du vaudou, parce qu'en reprenant le boulot lundi matin, mon responsable m'a dit qu'il fallait que je boucle tous mes congés payés et mes RTT avant le 31 décembre. Ca va faire style plus de trois semaines de vacances à prendre avant la fin de l'année, et j'aime beaucoup cette idée!! Lui qui est en vacances une semaine sur deux, je vais bientôt le rattraper!!

    Bon, à l'heure où je clos ce billet, je pense que c'est plutôt une gastro que j'ai... Arf, advienne que pourra!

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    Samantha Fox - Greatest Hits [164 FOX GRE 1]

    Bon, la pochette est hideuse, mais le best of est relativement bon et divertissant. Inutile de revenir sur les tubes de Miss Gros-Nibards, tout le monde les connait par coeur (sauf peut-être Oli pour qui la culture musicale s'arrête à Ace Of Base), mais dessus, une chanson très rare que je ne connaissais pas et qui était une obscure B-side, Even In The Darkest Hours. Très sombre, très nocturne, presque triste... Une sonorité très electro-ballade américaine early 90's comme il s'en faisait beaucoup à l'époque aux States.

    October 15

    Yallah, c'est les vacances!

    Ben putain, ça va pas être du luxe! Ca y est, depuis vendredi 18h30, je respire la bonne odeur des vacances. La journée de boulot, je sentais que jamais elle allait se terminer. Là, dans moins de quatre heures, mon avion s'envole vers la Côte d'Azur. Bon, vu le temps, ça m'étonnerait que je passe tout mon temps allongé sur le transat près de la piscine, arf, je reviendrai pas bronzé, mais mon programme est déjà tout établi: grasses matinées, longs cafés sur le port ou au Tutti, seul ou accompagné, une visite quotidienne à Tonton au Texas Bar pour l'apéro, et puis aussi de longs moments à bloquer pour essayer de voir Oli, la cousine et Killer Fifi, entre autres. Peut-être aussi Greg si je me sens d'humeur grivoise! Et aussi ce fameux roman à mettre en chantier... Pas le temps de trop me pencher sur tout ça là maintenant tout de suite, un, parce que j'ai une sacrée barre au crâne suite au mélange Ricard-champagne d'hier soir pour l'annif de Nadine, et deux, parce que ma valise, ben elle est toujours pas prête, arf. Et si j'oublie un truc, ne serait-ce qu'une taie d'oreiller à nettoyer, ma mère me scalpe!

    Cette semaine, mes pensées iront quand même vers certaines personnes (l'ordre compte peu): mes collègues qui vont bosser dur sans moi, Marylin, Jeremy (haaaaaaaan!), Marjo, Gaelle et Fred; Nerix et Nhippix; petit Jonathan (promis, on se fera des queues de billard en ligne!); Oli; Nicoloo (j'espère que tu vas bien); Bertrand, mon meilleur ami que j'ai retrouvé "par hasard" hier soir... Portez-vous tous bien jusqu'à mon retour!!

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    Precious Wilson - I May Be Right 4 U [163 WIL IMA 1]

    Encore une chanteuse américaine qui aura pas réussi à s'en sortir, arf. J'ai découvert ce morceau chez Laetitia, une copine de collège, et j'ignore d'ailleurs ce qu'elle est devenue. C'était une fille géniale, intelligente, bourrée de qualités, mais qui avait de mauvaises fréquentations. Elle m'a fait écouter ce morceau, et comme j'ai beaucoup accroché, elle m'a offert le CD. Très funk moderne, ça n'a pourtant pas marché en France. Wilson a eu quelques années plus tard un succès très d'estime avec la reprise de Spacer, et est repartie aux oubliettes aussi sec alors qu'il me semble qu'au début des 80's, elle carburait un peu plus aux States. I May Be Right 4 U, c'est rien d'exceptionnel, mais une bonne rareté à avoir dans sa collection.

    October 08

    Limbo

    1999 a représenté une drôle de période pour moi. Je venais d'obtenir mon diplôme d'école de commerce, je me lançais dans de nouvelles études de psychologie du travail, je multipliais les spectacles de danse, j'étais même prof de street-dance, je venais d'essuyer à la suite deux déceptions sentimentales assez douloureuses, Jean-François, trop instable, et Patrice, trop malhonnête, et le souvenir d'Eric était encore trop fort. J'avais connu une longue période de fréquentation des bars gay (au BHV, en plus, brrrrr, ça fait froid dans le dos)... J'étais à un point où je n'avais plus de fric, et, sachant que c'est moi qui avait décidé de continuer mes études, je n'allais quand même pas demander à Papa-Maman de me financer à nouveau... Il me fallait trouver un job, mais il me fallait surtout arrêter le milieu, à cause du prix des verres que je ne pouvais plus assurer, mais surtout parce que ça ne m'apportait plus rien... Même si, quelques mois plus tard, j'allais me retrouver barman dans le club le plus tendance du moment sans que je comprenne ce qui se passe.

    A 23 ans, je me sentais complètement éparpillé, pas sûr des directions à prendre, pas sûr des choix faits, pas rassuré. Remarquez, ça change pas beaucoup d'aujourd'hui mdr! Mais j'avais besoin de trouver un moyen de me recentrer, de sublimer toutes ces angoisses, ces chagrins. Je n'avais plus de fric, j'étais coincé chez moi chaque soir? Ben si j'en profitais pour mettre en oeuvre ce roman que ça faisait deux ans que la ligne directrice trottait malsainement dans ma tête? Je connaissais déjà son nom, Limbo, le lieu de nulle part, le no man's land, pour des raisons évidentes pour les privilégiés qui l'ont lu. Trois ans pour l'écrire, avec, à chaque chapitre bouclé, l'évidence même que ce roman ne serait que la première partie d'une trilogie.

    J'y ai dépeint mes amis les plus proches, comme si, dans cette aventure qui se voulait fictive, je voulais me sentir en sécurité. Et je me suis rendu compte que tout ce que j'avais à raconter, c'était ma vie. Limbo s'est retrouvé malgré moi auto-biographique à 90%. Ce qui s'était passé avec Jean-François, ce psychopathe qui avait traversé tout un pays pour me traquer, mes doutes... Tout était là, en fait. Il y avait des moments où je m'éclatais à boucler un chapitre, mort de rire des frasques retranscrites de Rodéric ou des râlages intempestifs de Steve, de ma relation avec Yen... Et parfois, c'était super douloureux de revivre certains trucs, certaines relations, une certaine agression... Merde, j'avais ma vie devant les yeux quelque part, et ça faisait bizarre.

    L'histoire? Sans tout dévoiler, c'est l'histoire d'un jeune prof de danse, découvrant les joies de la colocation, mais blessé par sa dernière relation. Il se retrouve malgré lui traqué par un mystérieux inconnu qui semble tout connaître de lui. Parallèlement à cette traque, plusieurs gays appartenant au milieu de la danse sont sauvagement assassinés. Et plus l'histoire avance, plus s'ajoutent des intrigues parallèles, semblant sans aucun rapport les unes avec les autres et avec la ligne directrice de l'histoire, mais plus cette histoire avance, et plus chacun des protagonistes se rend compte qu'il a un rôle particulier à jouer, jusqu'à ce que ce petit groupe d'amis se retrouve à un point de non-retour, un endroit coupé de tout, où l'horreur est plus horrible qu'ils n'auraient pu l'imaginer. Et en fond, une analyse plus poussée sur la relation avec le passé et le difficile passage de l'adolescence à l'âge adulte.

    Le premier à avoir lu Limbo était Lolo, avec qui je bossais au In N Out. Il a passé une nuit blanche pour lire ce roman d'une traite? Il a adoré. Je l'ai envoyé à mon ex Didier. Il a fait une nuit blanche lui aussi. Un autre ami s'est mis à pleurer à la terrasse d'un café en le lisant lors d'une scène particulière tellement il était pris dedans. Les suivants qui le lirent étaient également passionnés, et m'appelaient pour commenter chaque chapitre. Bientôt, ils voulaient tous avoir leur exemplaire. Fabien, un ami qui masse aussi bien qu'il ne euh masse lol, m'a carrément acheté un exemplaire relié à prix fort avec, oui, c'est le côté inédit, la bande originale du roman en 3 CD. Il l'avait déjà lu, mais non, il voulait avoir ce roman rien que pour lui. Mon premier acheteur lol!

    Au total plus d'une trentaine de personnes à l'avoir lu, et tout autant à me motiver pour le faire publier. Ca en devenait de l'obsession de leur part. Seulement voilà, je n'ai jamais eu le courage de le présenter à une seule maison d'édition. Pourquoi? Peur de me faire piquer mon idée, peur que quelqu'un d'autre porte mon bébé, peur qu'on me dise que je ne suis pas un vrai écrivain, mais juste un gamin qui gribouille sur son écran d'ordi, peur qu'en rejetant ce roman, ça signifie qu'on ne m'aime pas... Et pour le coup, l'écriture du deuxième volet, E-Leven, s'est interrompue, remettant à plus tard à chaque fois ce projet. Pour le coup, le troisième volet de la trilogie, La Quête ne verra sûrement jamais le jour.

    Récemment, un ami proche au talent qui n'est plus à reconnaître, mais qui avait peur d'avancer plus vite et plus loin, a enfin pour projet de passer le cap. Je l'ai félicité, et je me suis rendu compte de son courage, courage que je n'ai jamais eu. Et quelque part, il m'a communiqué ce courage. Pour sortir Limbo.

    Il y a deux-trois mois, je l'ai fait lire à quelqu'un que je venais de rencontrer, et qui se reconnaîtra (hein, mon HeavenCan!). Il a accepté poliment de le lire, me prévenant qu'il n'était pas fana de lecture à la base. A peine les dix premiers chapitres envoyés, j'ai reçu un mail de sa part, et je sais qu'il ne m'en voudra pas d'en retranscrire un extrait ici: "Bon ben voilà... je me disais bien que j'allais pas tenir : j'ai pas tenu... J'ai avalé les 6 ch. suivants hier soir... J'avais bien fait de m'arrêter la veille au ch.4 avant que l'intrigue ne s'annonce... Maintenant, je suis sur ma faim (je savais que ça allait se passer comme ça ). L'homme à la casquette , Coralie, le meurtrier, le correspondant caché de Yen, même Tchouky ... j'attends la suite avec grande impatience. Très sincèrement, ton écriture est fluide, pas de lourdeurs, tu vas à l'essentiel, les personnages sont très complexes et paradoxalement très faciles à suivre... et ce café... ahhhh ce café... je ne le vois plus comme avant. Plein de petits détails qui rendent certains personnages très constants, d'autres plus d'humeur changeante. Bref, je vais pas m'éterniser, tu l'auras compris, je suis emballé... à fond je dirais. C'est quand tu veux pour la suite." Et à chaque nouvel envoi de chapitres, hop, un autre mail, où il pratiquait désormais une véritable analyse de texte. Pour le coup, il fallait que je me remette dans le coup, et j'ai relu Limbo. Chapitre par chapitre. Et je me suis rendu compte que ce bouquin avait vieilli. On y parlait encore de magnétoscope alors que nous sommes à l'heure du DVD, certaines réactions sont gamines, il y a des lourdeurs au niveau de certains passages...

    Je voulais retravailler Limbo, pour le rendre plus actuel, et j'ai décidé que non. D'un, ça ne sert à rien de rester dix ans sur un même ouvrage, et de deux, le jour où j'ai décidé qu'il était terminé, j'avais déjà fait les coupes, les rajouts, les ré-édits... Je l'avais finalisé. Il était terminé, point barre. Ca ne servirait à rien d'y revenir aujourd'hui. Et je ne l'éditerai pas. Il restera au fond d'un tiroir, et pour le coup, les deux volets suivants aussi. Je veux me tourner maintenant vers quelque chose d'inédit, qui n'a rien à voir avec l'univers de Limbo.

    J'ai tellement d'idées qui foisonnent dans ma tête, tellement d'histoires différentes que je pourrais écrire, je ne sais même quel sera le thème de ce prochain roman. J'hésite entre une drogue dévastatrice, celui qui se remet d'une amnésie et qui essaye de reconstruire un passé complexe, un monde où, subitement, les homosexuels disparaissent chacun à leur tout du paysage mondial... Tellement d'idées... Mais ma préférence se porterait sur la relation entre un fils homosexuel et son père mourrant. Mon père n'est pas mourrant, je vous rassure. Mais ayant failli le perdre cette année, pour le coup, ça a bousculé pas mal de choses en moi. Pour ce roman, j'aurais une multitude de choses à narrer, aussi bien au niveau de cette relation parentale qu'à tout ce qui gravite tout autour... Mais ça me terrifie, parce que je vais devoir aborder pas mal de trucs que j'ai toujours cherché à fuir ou ignorer. Ca serait une totale rétrospective, et pour le coup, auto-biographique à 110%. Je ne sais pas, mais on m'a donné ce courage il y a quelques jours. Je vais profiter de mes quelques jours de vacances à Toulon la semaine prochaine pour me poser tranquillement et réfléchir à ce que sera l'après-Limbo.

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    Do The Funk - Vol. 4 [160 161 DOT FUN 4]

    Vous vous rappelez cette longue série de compilations? A l'époque, il y avait aussi les innombrables Boulevard Des Hits... Je ne sais pas pourquoi, mais cette lubie m'avait pris, il me fallait un volume de cette collection de Do The Funk. La question était: quel volume choisir? En fait, bêtement, j'ai choisi le quatrième, parce qu'il y avait dessus le Two Of Hearts de Stacey Q (qui est tout sauf du funk, au passage, allez comprendre pourquoi), et cette chanson, je ne l'avais qu'en format cassette. Bon bref, c'était pas la bonne version que je voulais, mais cette compilation m'a permis de connaître d'autres grands grands morceaux: The Whispers, Shalamar, Freeez, Stephanie Mills, Midnight Star, O'jays, Full Force, et surtout, l'incroyable, le splendide, le magnifique electro-funk Let The Music Play de Shannon. Rien que pour Shannon, ce disque valait le coup.

    October 06

    C'est pas de la drogue, m'enfin!

    Hier soir, 45 minutes avant de débaucher dans la nuit noire et froide. Je me levais de mon bureau pour aller aux toilettes (sans demander la permission, je suis un rebelle!), et Nathalie, ma responsable adorée qui était de fermeture avec moi, laisse échapper un "Oh, sur quoi je viens de marcher?" Elle ramasse un petit comprimé de couleur marron. Moi, je jette un vague regard en passant, sans plus, et je m'apprête à pénétrer dans les toilettes quand Nath s'exclame: "C'est peut-être un ecstasy!" Là, je m'immobilise net, la main encore sur la poignée de la porte. "Hein, quoi?" Je refais marche-arrière, me dirige machinalement vers Nath en disant: "Tu ne sais pas de quoi tu parles, file-moi ça, malheureuse!" Tout en remuant sa tête dans tous les sens, elle me tend le cachet dans ma main, tandis que Marilyn, commère, arrive à son tour pour voir.

    C'était un petit cachet rond, de couleur marron comme les Advil, à part qu'il était tout petit et rond comme un ecsta. "C'est un médoc" diagnostiquait Marilyn en recoiffant ses longs cheveux blonds, me faisant d'ailleurs penser à ce moment-là à Mon Petit Poney. En temps normal, j'aurais cru Marilyn, mais la caractéristique d'un ecsta, c'est d'avoir une inscription dessus suivant la marque. A l'époque, les BMW avaient le sigle BMW dessus, les Euros avaient un sigle euro, les Calgonite avaient un sigle Calgonite, les Papillons Roses avaient un petit papillon... Et là, même si Nath, en marchant dessus, avait niqué un coin du cacheton, il y avait le sigle GX-EX. "Putain, ça fait un siècle que j'en ai pas pris!" me suis-je exclamé en me mettant à caresser l'ecsta. Voyant mon regard et ma bave qui se mettait à couler, Nath me l'a arraché des mains et a commencé à traverser le couloir.

    Je me suis mis à la suivre à grandes enjambées. "Nath, reviens ici!" Elle, taquine: "Axel, je ne veux pas que tu manges un ecsta!" Moi, qui commençais à m'énerver: "Ignarde! Un taz, ça se mange pas, ça se gobe!" Maryline, qui suivait derrière tout en se recoiffant: "La drogue, c'est mal." Moi, me retournant, hargneux: "C'est pas de la drogue, c'est un Taz!" Nath s'arrête, et je la supplie de me remontrer le cachet, juste pour voir, juste pour vérifier. "Tu me promets que tu vas pas le glober?" "Gober, Nath, gober!" Elle me le tend à nouveau, et je l'examine de plus près. Je le renifle, je le retourne, je ferme les yeux, je me souviens. Plus aucun doute possible. Nath me demande qu'est-ce que ça fait. Je lui explique alors la montée d'énergie, l'exacerbation des sens, l'envie de toucher, d'être tactile... "Mais comment tu sais tout ça?" "Euh, c'est ma culture générale, je euh connais beaucoup de choses euh..." "Je vais le prendre alors!" "Nath! Hors de question! Tu n'y touches pas!" Ca devenait du n'importe quoi mdr! "Et ça a des effets néfastes?" qu'elle demande. "Juste un demi, non, t'inquiète pas." que je la rassure en bon parrain bienveillant. "La drogue, c'est mal, ça détruit les neurones" rajoute Marilyn, super rabat-joie pour le coup. "Mais comment est-il arrivé sous mes pieds, cet ecstasy?"se demande Nath. Tiens, c'est vrai, ça... Qu'est-ce que fout un Taz en plein milieu de la moquette?

    Alors que les deux nanas se mettent à spéculer, moi, euh, je m'en fichais un peu, et je commençais à repartir tranquillement à mon bureau avec le Taz toujours dans la main, mais Nath, telle une tigresse, me l'a récupéré sauvagement. "Non, Axel, je veux que tu restes pur" J'ai levé les yeux au ciel, relativisant ma pureté. Elle repartait avec le Taz, et moi, je la suivais. Où allait-elle? Han, mais elle se dirigeait vers les toilettes pour filles! La folle! Mon Petit Poney suivait aussi, avec son grand sourire. Moi, désespéré: "Han, mais Nath, fais pas ça! Nath, non" Ben elle a pas hésité, hein, la garce, elle l'a foutu dans les chiottes et a tiré la chasse, me laissant dépité à genoux sur la moquette en train de pleurnicher.

    Bon, à vrai dire, je ne l'aurais pas gobé, ce Taz. J'ai arrêté de sortir dans les raves et les soirées techno, et je ne vois pas à quel moment j'aurais pu en profiter. Mais ce petit mélodrame joué parfaitement par chacun des trois acteurs nous a bien fait rire un bon quart d'heure. La seule question se pose: qui est le drogué à mon boulot qui a paumé son Taz et qui a dû s'en mordre les doigts lorsqu'il s'en est rendu compte plus tard dans la soirée? Je sens que je vais mener l'enquête!!

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    Vanessa Paradis - Be My Baby [160 PAR BEM 1]

    Bon, désolé, je vais en décevoir certains, mais je suis pas fan de Vanessa, même si je la respecte en tant qu'artiste. Mais j'avais bien aimé cette chanson à sa sortie, et même si je n'ai pas acheté l'album, je l'ai entendu maintes fois chez Rodolphe et je l'ai beaucoup apprécié. Si la critique anglaise l'a descendue en beauté, la critique française était unanime. Et puis, il y avait cette chanson, Gotta Have It, déjà bien dans sa version originale, et qui avait été non-officiellement remixée trance-dance en 1994, et le remix passait non-stop au Boy's Paradise. Pressé à très peu d'exemplaires, je n'ai jamais pu trouver ce remix. Si quelqu'un l'a, par pitié, qu'il pense à moi!!!

    October 04

    Un petit air d'apocalypse...

    Lundi, 19h45. Je faisais ma dernière pause clope avec Marylin sur la terrasse au boulot, parlant du magnifique cadeau-suprise qui m'avait été promis le vendredi précédent, à savoir un splendide T-shirt rouge Eurosport, et Dieu sait que j'adule les fringues de couleur. D'ailleurs, soit dit en passant, Marilyn m'a dit que si je n'écrivais pas dans mon blog qu'elle était merveilleuse, elle me ferait un sale coup de pute, donc je l'écris, marilyn est merveilleuse. Bon, ça m'arrache un peu les tripes de l'écrire, mais bon, elle détient des informations ultra-top-secrètes sur moi, et je tiens à ce que certaines choses restent confidentielles! Enfin bref, nous prenions notre dernière pause clope quand, d'un seul coup, nous nous sommes faits attaquer, oui, je dis bien attaquer, par un essaim de moucherons. Une multitude de moucherons apeurés, désorientés, carrément paniqués. Ils m'ont presque fait de la peine. Mais paniqués par quoi? Okay, y avait deux-trois gouttes de pluie, mais pas de quoi fouetter un chat. Ecrasant ma clope dans un gobelet tandis que Marylin courait en hurlant dans tous les sens comme si elle était pourchassée par une centaine de guêpes, je scrutais le ciel, et je reconnus à voix haute malgré moi: "L'apocalypse approche."

    Mardi, 8h14. Un étrange bruit me réveille. J'entrouvre les yeux, entend comme un puissant mistral s'abattant sur ma terrasse, avec une pluie torrentielle. Etrange. Faisais-je encore un rêve? Et là, j'entends de l'autre appartement ma proprio s'écriant un magnifiquement bourgeois "oh la la!" D'ailleurs, je ne savais pas que ça se disait encore, "oh la la". Juste après cet "oh la la", un immense fracas sur ma terrasse, suivi d'un autre cri. Pour seule riposte, j'ai relevé la couverture au-dessus de ma tête en grommelant un "rien à foutre, je dors jusqu'à 9h30."

    Mardi, 9h51. J'ai eu un peu de mal pour me réveiller, et j'ai fait traîner dans mon lit. En ouvrant mes volets, c'était un véritable décor d'apocalypse (non, je n'exagère pas!), et je comprenais à présent le "oh la la" de ma proprio. Apparemment, une tempête s'était abattue sur Bordeaux, et deux pots de fleur avaient traversé toute la longueur de ma terrasse pour aller s'écraser contre mes chaises de jardin. Les chaises étaient renversées, les pots à l'envers et fracassés... Mais tout allait bien, sinon, pas de tempête, rien. Etrange. Pas question de balayer, ce sont pas mes pots qui se sont renversés.

    Mardi, 11h13. A peine j'ouvre la porte en sortant, je vois un arbre écrasé sur une voiture, voiture démolie avec les vitres explosées pour le coup. Fun! Poubelles renversées aussi. Top cool! Deux lampadaires détronçonnés sur les quais. Géant! Et en arrivant sur la terrasse du boulot, les pots de fleurs géants renversés, de la terre et des cailloux de partout (ne me demandez pas d'où venaient les cailloux!), et même une cinquantaine de poissons morts éparpillés sur le sol. Oui, euh, d'accord, pour les poissons, j'exagère un peu. Mais qu'est-ce qui s'était donc passé pendant que je dormais?? Marie-Thérèse, mon relais-qualité préféré, qui m'explique calmement que nous avons été heurtés pendant plus d'une demi-heure par une tempête qui soufflait à 165 km/h. Grave! Et j'ai raté ça! Suis trop dég!!!

    Mardi, 14h37. Un message auquel je ne me serais jamais attendu. Un message que je n'espérais plus.

    Mercredi, 21h42. Enfin une explication.

    Jeudi, 22h30. Ca, je le saurai demain soir.

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    Inner City - Pennies From Heaven [159 INN PEN 1]

    Han, putain, encore un maxi qui vaut de l'or. Des cinq mixes, aucun n'est à jeter, chacun est un bijou en soi. Pennies From Heaven, c'est l'hymne uplifting-garage par excellence! Funky, vivant, joyeux, pêchu. Waouw. Qu'il soit décliné de manière énergique, dark, jazzy, il reste une pure merveille. Kevin Saunderson a écrit ce morceau en 1992, a voulu le tester en club pour voir si ça marchait. Il l'a donc joué au Tunnel à New-York. Et ça a été une bombe immédiatement.