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日志


10月27日

Toujours plus fort... (Et plus ridicule!)

Yop, les potes! Bah, j’espère que vous allez bien! Je dois vous présenter mes excuses, j’ai été très peu (sinon pas du tout) présent ces derniers temps dans la Blogosphère. Pas que je vous ai oubliés ou que je vous snobe depuis ma promotion, mais je me retrouve débordé de travail, et je suis passé à 42 heures par semaine. Oui, 42 heures. Et ce n’est pas assez suffisant pour tout le boulot que j’ai à faire, en plus. J’ai des cernes épouvantables, et je me défonce au café. J’ai retrouvé les bonnes vieilles habitudes, quoi lol!

Bon, j’ai encore réussi à battre mon record du ridicule. Le dernier record en date était quand j’avais réussi à changer une ampoule (seul, je tiens à le préciser, seul) en moins de 40 minutes. Oui, pour moi, c’était un exploit. Ben là, j’ai fait encore mieux. Mercredi matin, j’étais déjà relativement en retard pour aller bosser, et je tournais en rond en me demandant comment j’allais m’habiller. “Nan, pas ça, ça va pas avec ma nouvelle veste”, “nan, pas ça, c’est trop léger”, “nan, pas ça, je l’ai déjà mis au boulot le mois dernier”… Et puis, je me suis décidé sur un magnifique T-shirt moulant bleu foncé vantant les mérites de UCLA. Je décide donc de l’enfiler, mais ràgd, effectivement, ça va être très moulant. Allez, un coup sec, et je serai dedans. Coup sec. Et cri de douleur. C’est là que je me dis que vraiment, je suis un mec à part. Parce qu’en enfilant un T-shirt, j’ai réussi à me faire un tour de rein. Nico, arrête de rire! Parce que, putain, un tour de rein, ben ça fait super mal. En plus du café et du Guronsan, je me défonce maintenant au Nurofen et à l’aspirine. D’ailleurs, je ne sais pas qui a eu l’idée de donner à l’aspirine un arôme de mandarine, mais c’est encore plus épouvantable que du Smecta. Mais pour le Smecta, tiens, pour qu’il soit meilleur, servez-le avec de l’eau bien fraîche et une petite fraise sur le rebord du verre, c’est super néo-tendance comme cocktail! Oui mais bref, ça n’empêche que ce matin encore, ben j’ai mal. Si je dois avoir du sexe ce weekend, en tout cas, je devrai rester classique, et éviter toutes les positions acrobatiques comme le tourniquet breton, la brouette hollandaise, ou bien encore le marteau-piqueur ou la pelleteuse. Ràgd. Le classicisme, ça ne me ressemble pas. Et j’ai mâââââleuh.

Et sinon, mon nouveau poste, ben je kiiiiiiiiiiiiffe! Bon, c’est épuisant, je passe ma journée à courir dans tous les sens, compter, comptabiliser, donner, reprendre, stater… Ma nouvelle meilleure amie s’appelle la photocopieuse, et j’ai enfin compris comment faire pour faire une photocopie sous soulever le capot de la machine. Et j’ai même appris à remettre du papier quand il n’y en a plus! Qu’est-ce que je suis trop fort! Mais plus sérieusement, je me régale vraiment malgré la fatigue, la pression et le débordement. J’ai changé de garde-robe et de coupe de cheveux, style fashion-dans-la-tendance mais classe, et quand je passe dans les couloirs, ben je défile, en me mettant dans la tête le Destination Calabria de Crystal Waters, pour bouger mes épaules dans le rythme, avec des mouvements de bras bien fluides à la Carla Bruni! Ce qui amuse toujours mes anciens collègues (Rachida, Fred…) qui sont super contents pour moi. Même que, même que! Même que, y a un des conseillers de Choupinou, style black wesh, il a pas dû comprendre qui j’étais, mais il doit super croire que je suis quelqu’un d’important, parce que mercredi, il m’a ouvert la porte et m’a dit, tout intimidé: “Bonjour Monsieur” J’adooooooooooooooooore! Donc, maintenant, mes anciens collègues m’appellent Monsieur mdrrrrrr!

Finalement, ceux avec qui je travaille maintenant ne me détestent pas (ou moins, ou plus), ils ont vu mes compétences, et aussi que je n’ai pas choppé la grosse tête, et que je ne joue pas au petit chef. Mais il y en a deux, ils passent leurs journées à râler, soupirer, se plaindre, balancer des piques basses et chercher la confrontation pour tout et rien. A un point qu’on dirait qu’ils ne vivent que pour ça. Sérieux. J’ai joué la médiation au départ, mais maintenant, je redeviens l’Axel qui n’a pas peur d’être odieux pour faire un scandale. Ils veulent la confrontation, qu’ils s’accrochent alors. Parce que moi, je compte bien m’éclater.

Ils sont deux: Ko, une quinquagénaire aigrie, et Ssin, un homo refoulé qui est foutu comme un pingouin. Bon, déjà, avant ma promotion, ils râlaient et critiquaient déjà, mais à ma promotion, c’est allé plus loin. Ca a commencé innocemment par une phrase de Ko: “Tu sais, Axel, je ne te fais pas la gueule…” Moi, qui m’attendait à ce genre de remarque, je relève la tête, l’air détendu, et je lui réponds: “Pourquoi? Tu aurais des raisons?” “C’est pas contre toi, mais tu as été promu alors que nous, on est là depuis un an et demi, et ils nous brident notre individualité, et ils veulent faire de nous des moutons, et c’est toi qui décide du travail qu’on doit faire, et c’est injuste…” Alors moi, j’ai pris mon plus grand sourire hypocrite, et je lui ai dit: “Ben maintenant, c’est comme ça, Ko, va falloir t’y faire!” Ouh, elle a pas aimé lol! “Pourquoi tu dis ça, Axel? Ca y est, tu fais ton petit chef!” Moi, sans me départir de mon sourire: “Arrête, Ko, je suis au courant que, dès que j’ai été nommé support de l’activité, tu es allée te plaindre à la chargée de reporting en me critiquant et me traitant d’incompétent. Alors ne tente pas de me bourrer le mou, tu le regretterais.” Et toujours mon plus grand sourire en disant ça! Ca lui a coupé la chique pendant au moins 30 secondes. Le lendemain, ses lamentations ont repris quand j’ai annoncé la couleur: chacun a un nombre spécifique de dossiers à traiter; si certains ont fini leur traitement, ils ne récupèrent pas les dossiers des autres qui n’ont pas fini, ils se chargent de rappeler les clients dont les dossiers sont incomplets afin de faire baisser le stock des non-traités. Et hop, nouveau scandale de Ko: “C’est horrible, tu tues notre travail, maintenant, ça devient un travail individuel, et non plus un travail d’équipe!” Moi, qui renchérit aussi sec: “Oh ben le travail d’équipe, ça t’arrange bien quand les autres ont traité 40 dossiers alors que toi, tu n’en as fait que 16!” Et hop, plaintes et gémissements pendant un quart d’heure. Je ne m’éterniserai même pas sur le scandale quand la pause déjeuner a été déplacée de 13 heures à 13h30… Ko et Ssin ont même essayé de transiger pour 13h15. Ridicule. Autre plainte: “Je ne veux pas que traiter des dossiers, je veux aussi faire des tâches annexes comme toi.” “Non, Ko. Ca ne marche pas comme ça.” “C’est un travail pourri, on est considérés comme des machines, juste à traiter des dossiers!” “Ko, je te rappelle que c’est pour ça que tu as été engagée: traiter des dossiers. Mais vu que tu te plains approximativement toutes les une minute 38, pourquoi tu ne démissionnes pas si tu n’es pas d’accord avec le fonctionnement de l’activité?” Ouh là, elle a encore râlé pendant 20 minutes. Et puis, pour terminer, il y a deux jours, une petite pique basse et acerbe qu’elle a glissée à Ssin: “Quand je vois ce qu’il faut faire pour monter en grade dans cette entreprise, ça m’écoeure.” (Je rappelle que je n’ai couché avec personne pour avoir une promotion lol! En tout cas, pas dans cette entreprise!) Je tourne donc la tête vers elle: “Oh, tu sais, c’est simple pour monter en grade: avoir de l’ancienneté, de l’expérience, et surtout un bon esprit et des compétences. Moi, j’ai tout ça. Et toi?” Je lui ai encore coupé la chique. J’adore avoir le dernier mot!

Hier, la relais-formation m’a demandé comment allait mon moral. “Mon moral?” “Ben oui, à cause de Ko et Ssin qui ne te font que des misères?” Mon moral va très bien, à vrai dire. Bon, les deux me fatiguent et me pompent mon énergie, c’est clair, mais mon moral va très bien. Au contraire. Avec cette promotion, j’ai acquis une sérénité, une confiance en moi… C’est Nico qui va être content, parce que je crois que je commence à fonctionner comme un vrai adulte. Je me sens bien (à part mon tour de rein, hein), mais vraiment bien. Et encore mieux depuis que ma prochaine promotion est prévue pour le premier trimestre 2008. Et c’est encore une putain de promotion. Alors que je me fais à peine à ma promotion actuelle. Je ne m’arrête plus. Et je n’en reviens pas. Je ne sais même pas si j’en veux de la prochaine promotion. Bon, allez, si, je vais la prendre, bien sûr lol! Mais, pfffff, j’adore cette sensation que j’ai en ce moment. Une sensation, comme je l’ai dit, de sérénité, mais aussi une sorte de force que je ne me connaissais pas.

Bon, maintenant, j’ai du boulot! Faut que j’aille tous vous voir pour m’enquérir des dernières nouvelles de chacun de vous! Mais attention, hein! Maintenant, faut m’appeler Monsieur!!

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The Vision Mastermixers - Immaculate Mixes – II [294 VIS IMM 2]

Oui, encore grève de la BlogoML! Parce que c’est toujours aussi pourri lol! Et que, nouvelle règle, dans la BlogoML, il n’y a pas de megamixes! Oui, c’est nouveau, c’est comme ça, c’est moi qui commande, je suis un petit chef mdr! Donc évidemment, comme je ne savais pas que le volume un, c’étaient de faux chanteurs, ben j’avais acheté dans la foulée le volume deux. Et c’est reparti pour des megamixes inconsistants: Bronski Beat, The Doors, un espèce de truc de vieille house super fade, et, ils étaient pas obligés, deux megamixes de dix minutes chacun de Stock-Aitken-Waterman… Oh putain, c’est épouvantable…

10月15日

Profitons, profitons!

Il se peut que je ne sois bientôt plus célibataire. Vous avez remarqué que j’ai employé “il se peut” et non pas “je risque”. Le “je risque” aurait pu paraître péjoratif. Je choisis bien mes mots. Il se peut donc. C’est envisageable. Possible. Probable. Et pour une fois avec quelqu’un qui existe (c’est Nico qui va être content de l’apprendre!). Fût un temps, cette éventualité m’aurait mis en état d’intense panique, avec l’urgence d’avoir trois thérapeutes à ma disposition immédiate, mais, à ma grande surprise, et en même temps, pas tellement surpris, j’affronte ma destinée avec une grande sérénité.

Je suis en train d’écouter The Future Calls The Dawn, le dernier Felix Da Housecat. Il y a de ces putain de montées dans ce morceau. Je suis comme si j’avais gobé trois taz. D’ailleurs, je me sens complètement tazé depuis ma promotion. Evidemment, plus de boulot, plus de pression, plus de stress, plus d’affrontements avec mes collègues, et je me sens vivre, mais à un point, à un point que j’exulte et que j’irradie. Je me sens fort. Beau. Sexy. Ouaip. Je me sens complètement tazé. Et ma libido s’est décuplée.

Bon, je suis toujours célibataire, et peut-être que finalement, je le resterai, je m’en fiche. D’ici que le moment sera venu pour moi, je compte bien profiter de ce célibat. Comme, par exemple, avec le jeune homme dont j’avais parlé lors de mon billet sur mes rencards sans salive. Ben sixième rencard, toujours sans salive, et il veut qu’on passe toute une soirée dans son canapé l’un contre l’autre. Mais ce n’est pas avec lui que je vais perdre mon célibat. Mais je compte quand même prendre du bon temps avec lui avant de perdre mon célibat. Parce que je sais qu’au-delà de ce bon temps, je vais le garder comme ami proche. Pas de regret, il est aussi passif que moi.

Samedi soir, à l’anniversaire de Fred, où j’en profitais pour fêter avec Choup’ ma promotion, il y avait un couple d’homosexuels. (C’est marrant d’ailleurs, samedi, Choup’ et moi, on est allé tous les deux de son côté chez le coiffeur, et on s’est fait exactement la même coupe!) (D’ailleurs, mon coiffeur hétéro me tape la bise, je kiffe!) Etaient-ce eux que Fred tenait tant à me présenter? Sans plus, j’ai parlé et ri avec eux. Ils ont l’air très sympa, mais pas mon genre, trop folles intello, sans pour autant que ce soit dans un sens péjoratif. Ils sont partis, me saluant pour la troisième fois, et après leur départ, Fred, tout content, vient me voir pour me dire que ses amis tiennent vraiment à refaire une soirée avec moi. Moi, sifflotant ma coupe, je dis que d’accord, on se fera une soirée tous ensemble. Fred me notifie alors que la soirée qu’ils ont prévu de passer avec moi ne l’inclue pas. Sous l’effet des bulles, je mets quand même huit secondes à comprendre. “Nooooon?” “Beh si, ils sont tarés, mes potes!” que répond, tout fier, Fred. Oui, bon, okay, j’ai dit que ma libido était montée en flèche, mais pas à ce point. Pareil, quand je suis arrivé, il y avait une espèce de petite racaille blanche à la Eminem avec des fringues Ralph Lauren qui était là, et quand il m’a vu, il a bloqué sur moi. Il me regardait fixement. Fixement à me faire tourner la tête tellement ça me gênait. Ce n’était pas un regard méchant, hein, c’était un regard… Je ne sais pas, moi, mais c’était un regard, quoi. Je n’ai pas parlé avec lui de la soirée, trop occupé sur la terrasse à essayer d’empêcher Choupinet de balancer sa bouteille de bière par-dessus le balcon. A la fin de la soirée, nous étions moins d’une dizaine, Eminem avait disparu, et j’ai pensé qu’il était parti sans dire au revoir. Je demande de ses nouvelles à Fred, et, avec un sourire en coin, il me répond qu’il est allé se coucher dans la chambre d’ami. Je lui fais remarquer, avec une éloquence sans égal dû à toutes les coupes que j’ai bues, qu’il m’avait regardé fixement avec un regard, ce qui fit pouffer mon ami. “Tu sais, Ax, passée une certaine heure, Cyril aime aussi bien les garçons que les filles!” Moi, j’écarquille les yeux, me raccrochant à ma coupe. “D’ailleurs, je ne pense pas que ça le dérangerait si tu allais lui souhaiter une bonne nuit dans la chambre!” qu’il me réplique, accompagnant ses paroles d’un clin d’oeil peu discret. Je dois avouer que j’ai hésité. Mais avec l’alcool que j’avais bu et ma libido retrouvée, ça aurait très vite dégénéré, et je me voyais mal baiser avec cet inconnu, avec Fred et Choupinou écoutant à la porte et pouffant comme deux pétasses. Mais j’ai pris note que le petit Eminem, au cas où…

Jeudi dernier, je faisais ma pause clope sur la terrasse de mon boulot, et penché à la rembarde, je matais les passants en savourant mon café au lait qui avait un goût d’ostie. Et en bas, il y avait un beau mec brun qui me faisait de grands signes. Je me suis retourné, pensant qu’il interpellait quelqu’un derrière moi, mais non, c’était moi. Et je l’ai reconnu. Un ex-plan d’il y a quatre ans. “Aaaaaaxel!” Au moins, c’est un ex-plan qui se rappelle de mon prénom. Mais je me voyais mal hurler pour lui demander comment il allait, donc je lui ai fait des signes des mains, style je pianotais sur un clavier, pour lui faire comprendre qu’on reprendrait contact sur internet. Mais il était toujours aussi canon.

Je l’avais rencontré il y a quatre ans sur internet. Au départ, c’était censé être une relation sérieuse, mais il détestait les fumeurs, et je lui ai dit, par souci d’honnêteté, qu’il n’était pas le seul que j’avais l’intention de rencontrer, parce que je discutais avec un autre, et le hasard avait voulu que je devais rencontrer l’autre le lendemain, et que je ne pouvais rien lui promettre à lui. Il m’a donc dit qu’on pouvait au moins se faire un plan cul sans se parler, et qu’ensuite, ben si ça marche pas avec le second mec, je le reverrais lui, et on ferait comme si qu’on ne s’était jamais rencontré avant pour un plan. Oui, je sais, parfois, j’adhère à des idées complètement tordues. Il était donc venu chez moi en pleine nuit, et sans se parler, nous avons eu une relation purement sexuel, et super bestiale. C’était très excitant, aussi bien pour moi que pour lui, tellement qu’il est revenu sonner à ma porte trois nuits de suite. On s’est revu ensuite épisodiquement, mais en tant que potes, juste pour boire des cafés et papoter, et je ne pense pas que je l’attirais encore à ce moment-là à cause de problèmes de poids.

Bref, à peine m’avait-il vu jeudi après-midi sur la terrasse de mon boulot que le soir-même, il m’appelait pour me proposer de venir prendre un café chez lui le lendemain après-midi. Comme je bossais, j’ai reporté l’invitation pour dimanche en début de journée. De près, il est toujours aussi canon. Une mâchoire carrée et musclée, les cheveux noir jais mi-longs attachés en catogan, et les muscles des bras et des torses qui se moulent parfaitement dans son T-shirt à manches longues. Et là, ma libido n’a cessé de m’envoyer des pulsions à peu près toutes les 18 secondes dans mes tempes et mon boxer. Mais je suis resté sage. Nous avons discuté pendant deux bonnes heures de l’évolution de nos vies respectives. Deux heures sans fumer une clope à cause de sa haine maniaque pour l’odeur de fumée, mais ça va, je me suis shooté au café pour tenir le coup. Nos mains se sont souvent frôlés, les genoux et les cuisses se sont touchées à plusieurs reprises, mais il n’y a rien eu. Et puis il regarde sa montre et me dit que dans moins de dix minutes, il doit donner une leçon de piano à deux rues de chez lui. Mais qu’il tient absolument à me revoir très rapidement, et ne plus attendre un an et demi comme lors de notre dernière entrevue. Moi, au culot, sans m’en rendre compte, je lui dis que oui, mais que je fasse attention, parce que c’est dur de contrôler mes pulsions de l’embrasser. Il me répond qu’il a ressenti ça aussi à plusieurs reprises pendant ces deux heures. Et là, le temps se suspend. On se regarde silencieusement tous les deux les yeux dans les yeux, et, sans prévenir, on se jette en même temps sauvagement l’un sur l’autre, liant bestialement nos langues tandis que nos mains s’acharnaient sur les boucles de nos ceintures.

Je lui ai réglé son compte en six minutes chrono. Six minutes de bestialité sexuelle. Et j’ai grave kiffé. Pourtant, ce n’est pas mon style de trip, je suis plus du style bisounours-calin-tendresse, mais j’ai kiffé veugra. Et il veut me revoir très rapidement pour qu’on reprenne ce trip en prenant plus de temps. Et j’étais là, à me diriger à mon arrêt de tram, avec cette satisfaction dans le regard, le sourire et l’attitude. J’en voulais encore. J’avais l’impression que je puais littéralement le sexe, et j’en étais fier, presque. Bon, j’avais mal au fond de la gorge, certes, mais assis sur le banc à attendre le tram’, je savourais cette sensation qui me faisait me sentir encore plus fort.

Ah, bah, hé, hein! Bientôt, je perdrai mon célibat, alors autant profiter de lui tant que je l’ai encore, hein! Oui, je suis de la race des monogames fidèles, alors autant m’éclater pendant que je le peux!

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The Vision Mastermixers – Immaculate Mixes [293 VIS IMM 1]

CD que j’ai acheté pour calmer mes nerfs lors des révisions du bac. Je me suis dit: “Wéééé, plein de megamixes sur ce disque!!” A part que ce sont pas les vrais chanteurs qui chantent… D’où le prix de dix Francs le CD lol! Bref, on a droit à un megamix d’une fausse Madonna (qui arrive à chanter encore plus faux que la vraie, ça, c’est un challenge relevé haut la main!), un megamix d’une fausse Black Box (que c’était déjà pas la vraie qui chantait pour de vrai), un megamix d’un faux Michael Jackson sans les “hi-hi”, un megamix d’un faux Snap, et un megamix de deux chansons plutôt sympa d’une fausse Betty Boo. Et aussi un megamix de quelques hits ambient house pas trop dégueu. Mais tout ça, c’est que du faux!! Vous comprendrez donc que la BlogoML est en grève pour le coup lol!

10月10日

En pleine montée

Oui, j’imagine ce que vous vous dites… “En pleine descente”, “en pleine montée”, “faudrait savoir c’que tu veux”… C’est comme ça, qu’est-ce que j’y peux! (Ouh là, jeu de mots à la Heav’!) Bref, là, j’ai une putain de pêche. Vous savez, la réussite, bon, oui, les compétences, ça compte. Mais les circonstances, encore plus. Etre là au bon moment, au bon endroit, oui, ça compte aussi.

J’étais content de reprendre le boulot lundi matin. De bosser comme un acharné dans des tâches répétitives, ben ça occupe l’esprit. J’ai retrouvé Choupinou, le café dégueulasse de la machine, maintenant servi dans des gobelets vantant les mérites de chewing-gums à la nicotine, et j’ai dû répondre une bonne quarantaine de fois que oui, j’avais passé de super-vacances. Tiens, d’ailleurs, j’ai posé mes prochains congés pour fin novembre, début décembre et fin décembre. Ouaip. Bref voilà. Et mes collègues ont profité de mon absence pour être encore plus feignants que d’habitude. Sans compter le travail pitoyable des commerciaux en amont. Moi qui espérait une nouvelle activité plus calme, ben raté, quoi.

Hier matin, neuf heures, la tête encore dans le derche, je m’installais à mon poste de travail avec une tonne considérable de dossiers à traiter, ayant à peine eu le temps de boire deux cafés. Et Oli et Nico savent à quel point c’est catastrophique quand je n’ai que deux cafés dans la tête. Les cernes pendant par-dessus mes lèvres boudeuses, j’émergeais encore quand mon nouveau manager a débarqué, complètement paniqué sur le plateau, braillant qu’il y avait un audit ce matin sur notre activité. Il aurait eu un gyrophare sur le haut du crâne qui balançait en 3D sur tous les murs le mot “audit”, ç’aurait été pareil. Et moi, de mon côté, je maugréais dans ma barbe que chacun sa merde. Il se met à brailler sur Nath, ma responsible, et demande qui est chargé de tel truc, qu’il faut qu’on se prépare, que c’est armaggedon, et Nath répond que c’est Axel qui gère les dossiers et les procédures d’incomplétude. “C’est qui, Axel?” Grrrrr… C’est ça de bosser avec des managers qui ne considèrent les employés que comme de la main d’oeuvre interchangeable. Moi, faisant semblant de ne pas avoir entendu, je me plonge encore plus dans le dossier ouvert devant moi, mais trop tard, il est déjà en train de hurler mon nom à travers tout le plateau.

Sauvé par le gong. C’est à ce moment-là que quatre mecs en costume-cravate débarquent, presque comme des agents spéciaux du FBI. J’en profite pour me cacher derrière mon immense classeur jaune piaf, pensant échapper à tout ça. Là, mon manager se débarrasse de sa panique, et arbore un faux air détendu, style je suis un manager super cool qui n’a pas besoin d’être inquiet parce qu’il maîtrise tout. Vous voyez le style, quoi. Il sert la main des quatre Men In Black, et, avec un sourire en coin, les dents qui brillent et l’oeil qui pétille, il balance tout fort d’une voix fière et portante: “Je vous présente Axel! C’est notre commandant de bord, c’est lui qui dirige tout ce fabuleux petit bâteau!” Et hop, encore le coup des dents blanches et du sourire en coin. Et là, derrière ce grand classeur jaune avec juste une touffe de cheveux qui dépasse, deux yeux cernés apparaissent, suivi d’un grommellement: “pitié, je n’ai eu que deux cafés ce matin…”

Je n’ai pas eu le temps de comprendre que je me suis retrouvé dans une salle de réunion, tiré par la main par Nath, avec les quatre MIB, un autre responsable et la formatrice. Les quatre MIB se présentent: le PDG, le directeur commercial, le directeur marketing, et le directeur de projet. Mazette, rien que ça… Et moi, au milieu. Je me serais retrouvé en plein milieu d’un pogo de punks néo-nazis, je ne me serais pas senti plus à l’aise. Et le PDG rajoute: “Nous sommes là pour un audit.” Heureusement qu’il le précise, je ne l’avais pas encore suffisamment clairement compris. Puis il se retourne vers l’autre responsible et la formatrice, et rajoute, d’un air supérieur, imbuvable et puant: “Merci, nous n’avons pas besoin de vous.” Putain, ça, ça calme mdrrrr! Enfin, je rigolais pas à ce moment, parce que, sur le coup, ben il n’y avait plus que Nath et moi dans l’arène avec les fauves. Ben je ne me suis pas démonté, et j’ai pris la parole direct. Après tout, perdu pour perdu, je ne risquais pas grand chose, à part de me sentir grondé comme un petit gamin de quatre ans si ça se passait mal. Mais ça ne s’est pas mal passé. Sûrement parce que le manque de café ne me rendait pas conscient de la gravité du fait que ma prestation devait être irréprochable, j’ai abordé, à tour de rôle avec Nath, comme si notre duo était rôdé depuis des années, les procédures, les incohérences, ce que nous reprochions aux autres sociétés prestataires avec lesquelles le client travaillait, ce qui nous manquait pour améliorer la productivité, les difficultés rencontrées par manque de moyen... Et vous savez quoi? J’ai kiffé. Mais un max. Putain, j’ai kiffé. Je leur en ai mis plein la tête. Malgré le fait qu’ils soient quatre gros connards, moi, je ne me suis pas démonté un seul moment, je me suis débrouillé comme un chef.

Bref, j’étais fier de ma prestation toute la journée d’hier, et ça m’a pas mal reboosté le moral. Et puis, de pouvoir en parler avec Bambou au téléphone, elle qui peut comprendre ce que j’ai ressenti, ben ça m’a permis d’extérioriser de manière positive les choses. Bref, il semblait que je remontais. Et ce matin, ce matin… Mon manager débarque, en pleine panique, mais aussi en pleine colère. Merde, où est passé mon classeur jaune, que je me planque derrière? Il était hors de lui à cause des résultats très faibles de mes collègues: “C’est l’anarchie ici, on ne sait pas qui bosse quoi et comment, je n’ai jamais vu ça! Nath, tu es sur l’activité depuis trois mois, mais tes agents, eux, ça fait deux ans qu’ils ont pris de mauvaises habitudes, assez d’individualitéééééééé, je veux que le travail soit fait, ils sont là pour traiter des dossiers, et rien d’autre!!” Ouh, pas content, le Pikachu. Et là, à court de parole, il tourne sur lui-même et tombe nez à nez avec un classeur jaune avec des cheveux. Il balbutie, met dix secondes à se rappeler le prénom, et… “Aaaaaaaaxel!” “Ui?” que je réponds en relevant la tête. “Aaaaaaaaxel! Tu es maintenant l’assistant personnel de Nathalie, tu gères toutes les tâches annexes à l’activité, tu gères les résultats et les statistiques, tu gères une équipe de huit personnes, tu gèèèèèèèèèères tout, tu es opérationnel dès maintenant, Aaaaaaaaaxel!!” Ah, là, c’est bon, je crois qu’il a retenu mon prénom… Mais j’ai quand même mis cinq bonnes secondes à comprendre que je venais d’obtenir une nouvelle promotion que je n’aurais pas obtenu avant au moins une bonne année. Une putain de promotion qui me fait monter d’un niveau dans la hiérarchie. Tranquillement, je pose mon classeur et je réponds que d’accord. Et sur ce, mon manager, toujours énervé, tourne les talons et se barre. Merde. Mes collègues me détestent encore plus qu’avant.

A peine cinq minutes que la nouvelle a été lâchée brutalement que le téléphone de mon bureau sonne. Je décroche et me fais vriller les tympans par un “wéééééééééééé” déjanté. C’était Choupinou qui venait d’apprendre la nouvelle, parce que la chargée de reporting était à la photocopieuse lorsque mon manager m’avait promu et qu’elle s’était hâtée de colporter la rumeur. Nous fêtons donc mon nouveau poste avec Choupinou à la soirée d’anniversaire de mon collègue et ami Fred samedi soir. C’est marrant, d’ailleurs, à chaque fois que Choup’ et moi, on a une promotion, on s’arrange pour la fêter à la soirée de quelqu’un d’autre mdr! Ca va encore être une de ces soirées inoubliables comme je les aime!!

Donc, voilà où j’en suis. Suite à une promotion, je suis arrivé sur cette activité début septembre, et un mois après à peine, j’obtiens une nouvelle putain de promotion. Mes compétences sont là, mais c’est marrant, ce sont les circonstances externes à moi qui ont voulu que je sois nommé. L’incompétence de mes collègues, l’audit, le fait que j’étais responsable du contrôle des incomplétudes de dossiers, l’état d’énervement de mon manager, Nath qui n’avait pas arrêté des faire des éloges sur ma prestation de la veille… Je continue de monter, de monter, et je me sens fort… Je suis tellement fier de moi que je me kiffe un max comme jamais je me suis kiffé! Putain, je me kiffe mdrrrr! Allez, je me laisse un an avant d’être patron de la boite!!

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2 Unlimited - Real Things (L’album) [292 TWO REA 1]

Ah, ça y est, Cam’ et Heav’ movent leur body rien qu’à repenser à cet album! Et, je dois le dire, l’album est plutôt pas mal dans le style techno-rap-pop commercial. Bon, les paroles, ouais, ça vaut pas mieux que Barbelivien, dans le style “it’s the real thing that makes your body swing, open your ears to the techno rap sing” (The Real Thing) ou “like Janet Jackson, that’s the way love goes” (No-One, que j’aime beaucoup d’ailleurs), et puis, c’est un peu rempli de fillers commerciaux fast-foodables comme Do What I Like et Here I Go, mais cet album contient quand même deux-trois chansons de qualité supérieure, comme le No-One sorti en single, Tuning Into Something Wild, et le très bon Hypnotised, très dans la veine du Right In The Night de Jam & Spoon, que je vous offre dans la BlogoML! Comme dirait Ray lorsqu’il fait sa danse de chimpanzé bourré: “Go! Go! Let yourself go!”

10月7日

En pleine descente

Et merde. J’arrive pas à dormir. Et pourtant, je suis tellement fatigué que j’en ai mal aux yeux. Mais j’arrive pas à dormir. Et j’ai pas fait ce billet plus tôt parce que je n’en avais ni la force, ni l’envie. Enfin, par envie, il faut comprendre courage. Et merde, j’arrive même pas à trouver mes mots. Peut-être que je devrais pas le faire, ce billet, après tout.

Quand j’étais dans l’avion vendredi, je me faisais déjà une idée de ce billet. J’avais prévu de l’appeler “43 Heures Chrono”, et pouvoir relater heure par heure tout ce qui s’était passé, pour que Bambou puisse voir toutes les émotions et les conneries que j’ai vécues avec Oli et Nico. Et puis non. Je n’ai même pas essayé.

Parce que comment voulez-vous que je puisse décrire des émotions avec des mots? Je devrais être super heureux, alors pourquoi est-ce que je suis triste comme ça? J’ai l’impression d’être en pleine descente d’ecsta. Mais un putain de bad trip. Et pourtant, j’ai gobé que du bonheur, je le jure.

Oli, à cause de la distance, ben on se voit rarement. Heureusement qu’on sait quelle est la place de l’un dans le coeur de l’autre. J’ai immortalisé chacun des instants de ces 43 heures là, même pas dans mon cerveau, mais dans mon coeur, dans mes yeux, sur mes doigts, sur mes lèvres. Quand il m’a kidnappé à mes parents avec son débardeur et son jogging, la barbe mal rasée, et l’odeur de poulet frit qui émanait de sa voiture. Quand il m’a appris sa technique du “bout-de-bras-portant”. Quand on a pu parler du mal plutôt que du bien. Quand il s’est posé devant moi au petit matin pour me dire que j’étais encore pire que lui au réveil. Quand il m’a obligé à monter et descendre 18 fois de sa voiture en moins de trois heures. Quand il s’est transformé en guide touristique pour me faire visiter tous les Foir’fouilles de Marseille. Quand il n’a cessé d’être attentionné et de s’inquiéter de ma forme et de mon manque de caféine alors que c’était lui qui avait la pression. Quand on se perdait et qu’on se retrouvait dans les rayons d’Auchan. Quand il m’a proposé de tout lâcher et de partir loin, très loin, sur une plage. Quand on a fait l’installation de l’exposition tous les deux, bien mieux organisés qu’on ne l’aurait pensé, chacun faisant entièrement confiance à l’autre. Quand il n’a pas arrêté de me remercier d’avoir été là. Quand j’admirais toutes ces photos de moi sur toute une longueur de mur, admirant à quel point il avait su me sublimer. Quand je fumais ma clope, au loin, et que je le regardais parler avec les invités lors du vernissage. Quand j’avais chaud au coeur d’être tellement fier de ce qu’il avait organisé. Tellement fier qu’on soit si proches. Tellement fier qu’on soit les “Gnagna/Mais-euh” Boys. Je t’aime fort.

Et puis Nico. Et puis Nico. Même pas besoin de lui dire: “Enfin, on se rencontre!” Non, même pas. On s’est pris dans les bras direct. Comme si ça faisait des années qu’on se connaissait. Et puis Nico a réussi à faire de moi un mec qui pousse des petits grognements capricieux de gamin de quatre ans à chaque fois qu’il me disait une vérité vraie sur moi-même. Toi aussi, j’ai de beaux moments imprimés dans mon coeur. Comme quand, dans la voiture, tu sais, tu m’as pris mes mains. Bouh, j’ai envie de chialer. D’ailleurs, je ne dirai pas à quel moment du séjour je me suis caché pour pleurer.

Alors, oui, bon, vous pouvez pas savoir, vous étiez pas là, je veux dire, vous savez pas tout ce qui se passe dans mon coeur. Vendredi, lorsque l’avion décollait, je souriais, plein de tous ces moments, plein de ce fix de bonheur pur. Mais alors, tout samedi, ça a été horrible. Dépression totale. C’est donc ça, l’effet Blogosphère? Dites, Nico, Oli, Bambou, vous qui connaissez bien ça, est-ce que c’est normal que je me sente aussi triste? Que j’ai envie de pleurer? Que j’ai peur, de quoi, je sais pas, mais que j’ai peur? Et j’alterne envie de pleurer avec sourire en repensant à tout ce qui s’est passé.

Bon, voilà, je pleure. Putain, si je suis comme ça maintenant, qu’est-ce que ça va être après le nouvel an?

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Felix - #1 [291 FEL FEL 1]

Vous n’avez pas cet album? Quoi? Nan, vous me charriez, hein? Vous l’avez? Nan? Mais haaaaaaaaaan! Blasphème! Sacrilège! Procès! C’est l’un des meilleurs albums de musique électronique de ces 20 dernières années! Définitivement dans mon Top 10! (D’ailleurs, un peu de promo, n’oubliez pas le top 10 hebdomadaire de Cam’ sur son blog!) Alors, bon, Felix (chut, ne le dites pas, mais Felix, c’est Rollo en fait), tout le monde se souvient de son premier morceau, certes très commercial, Don’t You Want Me. L’album n’a rien à voir. Entre trance germanique early 90’s et électronique expérimentale, avec des montées, des nappes, des mélodies, des voix envoûtantes (merci, Donna Gardier)… Je veux dire, il y a une telle subtilité au niveau de la production. Ca rend cet album intemporel. Pour tous les fans du Boy’s Paradise des débuts, style vers 4 heures du matin, tous les garçons sur la piste de danse, en transe, avec les mains et les épaules qui se frôlent.