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    November 25

    Je suis en vacaaaaaaances!

    Bon. Ca va un peu mieux. Hier, en urgence, mon coiffeur hétéro adoré a réussi à me caser un rendez-vous pour 13h30. Mais c’est toujours quand c’est urgent qu’il y a un autre drame. D’ailleurs, je n’ai toujours pas réussi à savoir ce qui s’est passé, attentat ou autre, mais à 13 heures, tout le périmètre du Grand Théâtre s’est retrouvé entouré de bandes rouges, avec gavé de flics de partout, et ni passant, ni voiture, ni tram’ ne pouvaient franchir la zone. C’est un complot contre moi. Quelqu’un voulait que j’arrive en retard chez mon coiffeur. J’ai dû y aller à pied, et faire plein de détours. J’ai marché au moins 15 minutes. Mais j’ai pu arriver à l’heure. Et je dois dire qu’avec mon coiffeur, ça a été le pied. Un massage capillaire d’un quart d’heure, je me serais cru au paradis. Et puis je ne sais pas ce qu’il fait à ses doigts, mais ses doigts sont d’une douceur quand ils glissent dans mes cheveux, c’est incroyable. Et j’aime quand il est derrière moi, et qu’il m’attrape les cheveux, qu’il les soulève, les ébouriffe, les travaillent… Pourquoi il est hétéro? S’il était homo, je sortirais avec lui, et je passerais mes weekends à laisser ses doigts me masser les cheveux et les tempes… Un massage de lui, c’est bien mieux que du sexe.

    Sinon, ben j’avais oublié d’insister sur ce point, mais je suis en vacances! Toute la fin de semaine, mon manager a été en panique quand je lui ai dit que je me barrais une semaine. J’aime ça. En fait, j’apprécie bien mon manager. Non, pas sexuellement, je veux dire, mais en tant que manager. Avec lui, j’ai eu plus de reconnaissance et de montée en compétences en trois mois, qu’avec Christina, mon ancienne manager en un an et demi. Mais je me suis posé la question avec ma responsable Nathalie: avec mon manager, ne ferait-il pas du favoritisme parce que je suis gay comme lui? Parce que, sur un autre service, un autre gay sous ses ordres est également monté très rapidement en grade… Non, je ne veux pas dire que mon manager fait ça pour se taper les mecs à qui il donne une promotion, absolument pas, mais… Est-ce qu’il m’a donné un traitement de faveur parce que je suis gay? Est-ce qu’il favorise les gays? Autant, dans mon ancienne entreprise, c’étaient les femmes qui décrochaient les plus hauts postes, une espèce de matriarcat (je crois que c’est le bon mot), de solidarité féminine de merde, mais là, est-ce que c’est pareil? En même temps, je ne me plains pas du tout, attention, que ce soit parce que je suis gay ou pas, j’ai les compétences, donc… Par contre, je sais que toute cette semaine, je risque de recevoir des coups de fils désespérés de mon manager ou d’un de mes responsables qui reprend une partie de mon travail… Oui, je sais, je suis censé être en vacances, mais je le sais d’avance, ils vont être perdus sans moi. Et j’aime ça, ce sentiment d’être indispensable.

    Parce que bon, ils ne sont pas sortis de l’auberge. Vu que je n’ai pris que très peu de vacances cette année (dix jours cet été, et une semaine pour l’expo d’Oli), ben je suis obligé de prendre la quasi-totalité de ce qui me reste de congés payés et de reuteuteux avant la fin de l’année. Ca veut dire quoi? Ben là, toute une semaine de vacances, puis je reprends le boulot pour quatre jours, puis dix jours de vacances, puis une semaine de boulot, puis à nouveau une dizaine de jours pour Noël… Han, cette fin d’année va définitivement être trop dure pour moi… Oui, oui, je vous autorise à me plaindre…

    D’un côté, je culpabilise de partir en vacances avec tout le boulot qu’il y a à faire, et j’ai cette peur que ceux qui s’occupent de faire mon boulot à ma place le fassent mal, qu’il me manque des informations capitales, parce que j’aime tout maîtriser, mais d’un autre côté, j’ai besoin de vacances. Histoire de faire un peu redescendre la pression de tous les récents événements. Et ça va peut-être m’éviter de commettre un meurtre. Parce que je suis au bord de frapper Ko tellement j’en peux plus d’elle. De toute façon, elle est virée fin décembre, c’est officiel, mais je me retiens de l’exploser contre un mur, je me retiens vraiment. Je ne pensais pas pouvoir éprouver autant d’envies de violence.

    Jeudi, je reçois un mail clignotant de mon manager qui me demande en urgence désespérée les stat’ de début octobre, parce qu’il est avec le client, et qu’il y a plusieurs incohérences entre ce qu’un commercial a déclaré, et ce que nous, nous avons réellement traité. Manque de bol, c’était la semaine où j’étais à Marseille chez Oli. Comme c’est Ko qui avait géré ça en mon absence, je lui demande si elle a conservé les stat’, elle me répond que oui, que c’est quelque part dans ses dossiers. “Je les chercherai tout-à-l’heure” qu’elle me répond de sa petite voix, prenant encore sa gueule de victime de la société. “Non, Ko, il me les faut tout de suite, c’est super urgent, je dois transmettre ces stat’ à mon manager, il est en ce moment-même avec le big client!” Et là, cette putain de garce, ses yeux se sont mis à briller, et elle s’est levée, me lâchant: “Oui mais non, là, il est 13h30, c’est l’heure de la pause-déjeuner, ça attendra!” Et elle s’est barrée! Je suis resté tellement abasourdi que je suis resté sans un mot, la bouche béante. J’ai perdu 25 minutes, panique/urgence/sueur, à croiser différents moteurs de recherche sur mon logiciel, tout en épurant à toute vitesse mes stat’ manuscrites, et j’ai finalement trouvé l’information (ou plutôt la non-information, puisque le commercial ne nous avait jamais envoyé les contrats qu’il était censé nous envoyer). A son retour, Ko m’a demandé d’un air innocent: “C’est quoi, déjà, ce que tu voulais?” Je te l’ai attrapée à part, et j’ai mis les choses au clair avec elle, comme quoi je voyais clair dans son petit jeu, et qu’elle laisse tomber son petit personnage de victime-martyr… Elle s’est donc enflammé, me traitant de petit chef, que j’ai pris la grosse tête, blablabla… Sur ce quoi je lui ai balancé qu’elle n’était qu’une feignante râleuse et jalouse, aussi frustrée et aigrie qu’une vieille lesbienne. Elle n’a pas réussi à répondre. Et elle s’est tenue à carreau le lendemain. Mais évidemment, j’ai délivré un splendide mail à toute la hiérarchie pour qu’elle soit surveillée, parce que je sais qu’elle est complètement capable de bousiller le boulot et de truquer volontairement les résultats. Sympa, l’ambiance, hein!

    Donc, cette semaine de vacances, han, qu’est-ce que je vais en profiter! Hier, à l’Odivin, le patron m’a dit que j’allais pas arrêter de baiser pendant cette semaine. Euh, non, pas spécialement. Enfin là, tout de suite, maintenant, non, je n’en ai pas particulièrement envie lol! Mais je sais que j’ai envie d’un autre truc, un truc tout con, mais j’en ai envie. Envie d’être enfermé l’après-midi dans un café style populaire, contre la vitre, et de me réchauffer les mains autour d’un grand bol de chocolat chaud tout en mâtant les gens qui passent. C’est con, hein? Mais j’en ai envie. De me dire que j’ai chaud aux mains, pendant qu’ils ont froid dehors, de regarder les gens commencer leurs achats de Noël, de voir des gens heureux, d’autres tristes, de prendre conscience, même momentanément, qu’il y a plein de gens qui existent et dont je n’avais aucune connaissance… Prendre un peu le temps de profiter de moments calmes et sereins comme ça, loin de toute pression, toute urgence… Je suis content de mon boulot, mais je me suis fait la promesse de ne plus jamais me perdre dans le boulot, et c’est pour ça que je veux aussi favoriser des moments simples comme ça…

    Et puis je pense doucement et tendrement à vous. Et je souris parce que je sais que je vous retrouve tous dans un mois. Pour un bon shoot d’amour, bien mieux que tous les taz du monde!

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    Black Box - Bright On Time (The “Ride On Time” 1994 Remixes) [301 BLA BRI 1]

    Et allez, enième remix de Ride On Time, inexplicablement rebaptisé Bright On Time. D’ailleurs, il avait déjà été appelé comme ça pour une re-sortie pour Noël 1990. Combien de fois Ride On Time a été re-sorti d’ailleurs depuis 1989, sans compter tous les remixes qui ont samplé les vocaux de Love Sensation de Loleatta Holloway, la chanteuse dont on entend la voix dans Black Box, et qu’on nous a fait croire que c’était l’Italienne Katherine à l’époque… Bouh! Bref, là, on ne va pas s’en plaindre, les remixes sont bons, en tout cas dans la veine dance club bien trempé d’underground house, loin, loin de la déferlante eurodance qui se profile déjà dangereusement. Et, ô grande surprise, mais est-ce que vous savez qui se cache derrière ce remix de 1994? Nan? Scoooooop! Deux mecs: un, Riva, très connu pour ses productions eurotrance et Ibiza-house avec Dannii Minogue, et, attention, Benny Benassi! Et oui, il existait déjà à l’époque! Mais à l’écoute de ce remix, personne n’aurait jamais pu le deviner, ou même le croire!

    November 24

    Naaaaaaaaaaaan!

    Naaaaaaaaaaaaaaan! (Cri de grand désespoir, hein…) Mais pourquoi la vie me fait ce coup-là? Je n’ai rien fait de mal pour mériter ça! Naaaaaaaaaaaaaaaaaan! Hier, je rentre à 12h12 chez moi, histoire de vérifier un truc (non, ce n’était pas pour un nouveau concept de pause déjeuner mdr), et je trouve un avis de passage Chronopost dans ma boite aux lettres qui date de 12h02. Haaaaaaaan, mon édition limitée japonaise du nouvel album de Kylie!!!! Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaan! Maintenant, il faut que j’attende lundi pour aller le chercher! Ca s’est joué à 10 minutes, putain! Naaaaaaaaaaaaaaaan! (Voix éraillée par des larmoiements et des sanglots capricieux…) Je voulais frimer tout le weekend en disant que j’avais le nouvel album de Kylie avant sa sortie mondiale dans le monde, et je suis obligé d’attendre lundi, putain! Avec plein de chansons inédites en plus dessus, des cartes postales, des autocollants, un pin’s parlant en forme de faux sein, et tout et tout… Han, sérieux, vous savez quoi? Ben je crois que je vais cambrioler la poste près de chez moi… Et si je me fais arrêter, tant pis, les jurés ne sont pas cons, ni inhumains, ils comprendront pourquoi j’ai fait ça et ils me libéreront… Sinon, ben on passera le nouvel an dans le parloir lol! Mais putain, quoi!

    Et naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan! Putain! Je suis en vacances depuis hier, mais j’ai oublié de débrancher mon réveil!!! Ce matin, un vacarme tonitruant m’a réveillé à 7h20! Naaaaaaaaaaaan! (Je m’effondre en larmes sur mon clavier…) Je voulais dormireuh! J’ai des cernes épouvantables, je manque de sommeil, je suis en vacances, et je suis debout depuis 7h20… Personne ne me croyait, mais là, je n’ai plus aucun doute, la vie entière est une conspiration contre moi!!

    Et puis naaaaaaaaaaaaaaaan! (Crise d’hystérie…) Tellement choqué par le fait de pas avoir été là pour mon Chronopost, ben j’en ai oublié de prendre rendez-vous avec mon coiffeur aujourd’hui… J’arrive plus à me coiffer, je sais plus comment faire, je peux pas attendre jusqu’à mardi, je peux pas, je peux pas, j’ose même plus sortir de chez moi avec tous ces cheveux de partout… J’ai tellement de cheveux que je suis en train de tuer la couche d’ozone avec la tonne de laque que je me mets dessus… Naaaaaaaaaaaaaaaaaaan-euh!

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    Trance Europe Express - 2 [299 300 TRA EUR 2]

    Vous avez devant vous l’ancêtre de Trax. Trance Europe Express est une (petite, parce que ça n’a pas duré longtemps) collection de compilations double CD qui sortaient tous les 6 mois en coffret avec un magazine cartonnée taille CD de 192 pages, avec toute l’actualité de la musique électronique. Enfin, on disait pas musique électronique à l’époque, on disait encore house, techno, trance et ambient. Oui, à l’époque, c’était très catégorisé. Et franchement, ce magazine était bien branlé, rien à voir avec Star Club et consorts, c’était rempli d’interviews, de fiches descriptives, de sujets reliés à la musique, de bons de commande… A cette époque, la musique était tellement underground, on ne connaissait que les noms d’artistes, pas les artistes, c’était encore comme un concept irréel, comme si ce n’était qu’un ordinateur qui faisait la musique. Cette collection double CD + magazine était donc considérée comme une bible. Bon, il faut le dire, Trance Europe Express, c’était surtout de la trance-ambient, donc super calme, pas de quoi nous filer une montée sous taz, mais elle avait le mérite de montrer que la musique électronique avait déjà une âme à cette époque. On y retrouve de grands noms, Speedy J, Paul Van Dyk, The Irresistible Force, Dave Angel (qu’est-ce qu’il était boooooo, lui), Hardfloor… Pour la BlogoML, je vous fais découvrir The Human Beings avec Orbit, un petit bijou de trance avec une impression d’urgence désespérée, une impression de monter, monter, sachant qu’on ne pourra pas redescendre, un peu comme si on avait conscience qu’on est en train de faire une overdose. Attention, vous êtes prévenus, il y a une légende urbaine qui dit qu’une dizaine de ravers en Angleterre se sont suicidés après avoir écouté non-stop ce morceau sous acid… Néanmoins… Enjoy!! =)

    November 19

    Nouveau concept de l'apéro-couloir!

    “Ralala, mais où qu’il est encore, Axel?” Ràgdeuh. Et re-ràgd. J’aurais dû fermer ma gueule lors de l’audit. Maintenant, je me retrouve avec le double de responsabilités, ça veut donc dire le triple de travail, et un passage à 42 heures par semaine. Et encore, il me faudrait plus d’heures pour faire tout ce que j’ai à faire. Ah, je l’ai voulu, cette promotion, maintenant, je l’ai! Avec tout ce qui va avec! Mais bon, je râle, je râle (si je ne râlais pas, vous vous feriez du souci), mais je kiffe tout ce qui m’arrive, être surchargé de boulot, ne plus savoir où donner de la tête… Parfois, on faiblit, on se demande à quoi tout ça sert, est-ce qu’il y a une véritable reconnaissance… Et puis là, à ce moment de baisse de moral, ben cling, un mail inattendu de mon manager: “Axel! Merci beaucoup pour la qualité de toutes ces remontées précieuses que tu me fournis pour l’activité!” Pour un manager réputé pour sa froideur, ben je sais pas, j’interprète ça comme une vraie reconnaissance. Bien sûr, Ko et Ssin continuent de me pourrir mesquinement la vie au boulot, comme ça, une petite pique innocente l’air de rien, prêts à se positionner en victimes innocentes si jamais je relevais, quitte à me faire passer pour un parano… Ca fatigue au bout d’un moment… Mais ils n’ont pas compris une chose… Si j’ai pu ne faire qu’une bouchée de deux commerciaux, alors ils n’ont aucune chance contre moi…

    Ràgdeuh! Oui, un cri un peu plus enthousiaste, mais il faut y mettre une intonation d’étranglement d’avalage de travers. C’est le cri que j’ai poussé quand j’ai fait une simulation pour le train du nouvel an… 260 euros! J’ai fait une simulation pour un avion, et là, j’ai même pas pu pousser de cri en voyant que le premier prix était à 800 euros… Oui, donc, finalement, le train (en première classe, quand même, hein, je suis Axel, on m’appelle Monsieur), c’est bien aussi… Et puis, passez le nouvel an chez ma Bambou avec des gens formidables, ça n’a pas de prix… =) D’ailleurs, ma Bou, je t’appelle cette semaine, qu’on se mette d’accord sur les dates et les heures, que je puisse acheter ces putain de billets!!! Rahlala, mais c’est dans moins d’un mois et demi!

    Ah, et Heav’ va être aux anges! Non, ça concerne pas la suite de Limbo (même si, ça y est, elle est lancée!), mais ça concerne, si, vous vous rappelez, le nouveau concept du petit déjeuner que j’avais, en bon avant-gardiste que je suis, inventé en début d’année. Ben Heav’ va être content, j’ai inventé le nouveau concept de l’apéro!

    Parce que oui, faut remettre les choses à leur place. La veille de ce néo-apéro, je discutais avec Nico de tous les cas sociaux qui avaient croisé mon chemin récemment (si, si, croyez-moi, de bons numéros quand même), et Nico m’avait dit de tous les abandonner sèchement sans même une once de pitié. Argh. Maintenant que ma nouvelle carrière a décuplé mon énergie sexuelle. Oui, ça fait un peu X-Men, je sais. Bref. Alors les propositions de plans cul, ben on m’en fait pas mal, ces derniers temps, mais comment dire… Les plans cul, ça me fait chier maintenant… Oui, je sais, pas de bol, maintenant que je suis apte à… Ca me fait chier de faire semblant de m’intéresser à l’autre, ça me fait chier de devoir planifier à l’avance comment, où, quand ça doit se dérouler… Merde, on était vachement plus heureux avant internet… Donc, merde, un plan cul, merde, quoi… Merde lol. Ouais, y a dix ans, quand un plan cul se présentait, au moins, il prévenait pas, et c’est ça qui faisait tout son charme. En admettant qu’un plan cul ait son charme, hein…

    Bref, donc, mardi dernier, 19 heures, je sors du boulot, relativement lessivé. Du jour au lendemain, alors qu’il y a une semaine, mon manager ignorait mon existence, maintenant, c’est presque trois mails de l’heure de sa part, et une visite d’inquiétude à mon bureau si jamais il n’a pas eu de mails de moi depuis deux heures… Parfois, on en oublie que j’ai un log téléphonique lol! Bref, avec ce nouveau train de vie, épuisé, je monte dans le tram’ en ne rêvant que d’une chose: un putain de Coca Light super frais, avec une clope. Oui, parce que, pour moi, cette phase apéro Coca Light, c’est con, hein, mais c’est ma récompense d’une dure journée de travail. Donc, je descends du tram’, pensif, et fantasmant sur cet objet phallique métallique argenté, quand je m’arrête sur place. Il y a un mec louche devant ma porte. Un blouson wesh-wesh, une drôle de coupe de cheveux, et le mec est devant ma porte à regarder le nom sur les sonnettes. Mais-euh. C’est qui?

    Je me mets en retrait et j’attends. Il insiste sur le mâtage de ma sonnette, le bougre! Mais qu’est-ce qu’il veut? Tiens, il regarde la porte d’à côté. Il cherche un nom, on dirait. Ah, tiens, il commence à s’éloigner, avec un air un peu déçu et perdu. Il me recherche peut-être pour me cambrioler ou me tuer? Discrètement, je me rue vers ma porte et m’escrime à taper mon putain de digicode, mais il se retourne et me voit, et son visage s’illumine, style il me reconnait. Mais c’est qui? Ouvre-toi, con de porte, il approche! Ah… Mais… Han, chuis con, je reconnais pas le mec chez qui j’étais le mois dernier et avec qui on s’était bestialement sauté dessus pour fauter en six minutes chrono… Ben oui, habillés, les mecs sont moins reconnaissables. “Han ben je me demandais qui t’étais lol!” (Nan, j’ai pas dit “lol” en vrai lol!) “Ben oui, je suis rentré d’Angleterre hier, et comme je me promenais sur les quais, je me rappelais que tu habitais ici! Donc, je regardais si je voyais ton nom sur la sonnette!” Moi, content de le revoir: “Ben c’est le hasard, hein, je descends à peine du bus, on aurait pu se louper de peu!” Et vas-y qu’on papote dans le froid interstellaire de Bordeaux, moi trépignant intérieurement en fantasmant sur ma canette de Coca Light… Je veux boire cette putain de canette! Alors, j’embraye la discussion: “Je te proposerais bien de monter boire un café chez moi, mais comme t’es allergique à l’odeur de cigarette, ben euh, ça pue la clope chez moi…” Lui, super enthousiaste: “Non, t’inquiète pas, de toute façon, je me promenais sur les quais…” Et moi, nigaud, qui rajoute: “A moins que tu te contentes de mon couloir, comme au bon vieux temps!” Et là, il me regarde fixement, esquisse un petit sourire, et une seconde de silence est à peine passée qu’il me répond “oui” avec les yeux qui pétillent d’excitation. Complètement inattendu. A peine les escaliers montés et ma porte fermée, à l’entrée de mon couloir, que nos bouches se vissent passionément l’une à l’autre, avec les langues fouillantes et fouilleuses, tandis que nos mains s’activent pour débarrasser l’autre de son gros blouson. Pour le coup, le Coca Light, je l’ai zappé, j’ai eu un autre apéro!! Et c’est ça qui a rendu la “chose” appréciable, c’est que c’était inattendu, imprévu, non planifié. Attention, je ne dis pas que les plans cul, c’est cool, noooooooon, j’ai pas dit ça! Mais quand ça arrive sans qu’on s’y attende, c’est encore mieux. Mais de toute façon, j’ai quelqu’un en vue en ce moment pour quelque chose que je veux de plus sérieux qu’un simple plan. Mais merdeuh, faut que je décharge mon énergie, moi-euh!!

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    L.A. Style - I’m Raving/ O Si Nene [298 LAS IMR 1]

    L.A. Style, ce duo belge qui officie dans le registre “techno-pop bébête et amusante sans prétention”, on l’avait croisé avec leur premier single rave-poppy “James Brown Is Dead”… (Personne ne s’en rappelle? Ca ne m’étonne pas lol!) Ici, quelque part, c’est l’un des tous premiers bootlegs de l’histoire musical, bien-bien-bien avant le Can’t Get Blue Monday Out Of My Head de Kylie… Ici, on mixe le techno-pop “I’m Raving” avec cet amusant/ agaçant refrain qui donne envie de filer une beigne à la chanteuse, avec l’un des premiers hymnes rave commerciaux qu’est “Nana” de N.U.K.E. Mais si, remember! “Néné oh néné!” D’ailleurs, je lance un S.O.S. au monde entier: je recherche désespérément l’original de Nana! Si quelqu’un l’a, je saurai me montrès trèèèèèès reconnaissant! =p

    November 09

    Je les ai défoncés!!!!

    Han, ‘tain, z’imaginez même pas mdrrrr! Et je doutais de moi? Mdrrrrr! Quand je pense que ce matin, je vous faisais déjà mes adieux, pensant me faire pulvériser!! Je vous jure, je vais passer pour un prétentieux narcissique, mais qu’est-ce que je me kiffe mdrrrr!

    Je vais tenter de vous expliquer brièvement mais clairement la raison de ce second audit. A la base, il y a la société mère, BeCo, qui travaille avec deux sociétés prestataires de services, bref, des sous-traitants. La première, XX, propose des hôtesses animatrices qui “alpaguent” en live les gens pour leur proposer une carte de paiement rattachée à une réserve d’achat et une réserve d’argent. La seconde, LC, la mienne, propose le service de validation (positive ou négative) des contrats envoyés par les animatrices, avec bien sûr, tout le système de vérification de fraude, d’incidents de paiements et de fichage en Banque De France. Ce sont donc les commerciaux de BeCo qui sont censés assurer le bon travail effectué par les animatrices de XX. Le premier audit a eu lieu car nous avons déclaré un grand nombre (environ 40%) de contrats non conformes car incomplets, ralentissant donc notre traitement et notre productivité, et parfois frauduleux de la part des animateurs (informations identitaires inventées, etc…). De plus, le nombre de contrats déclaré par les animatrices n’était pas le même que le nombre à l’arrivée dans nos locaux, nombre bien sûr gonflé, hein. Le premier audit qui a eu lieu le mois dernier devait donc vérifier que nous faisions bien notre travail. Pas de problème de ce côté-là. Mais évidemment, la société-mère ne peut pas reconnaître que c’est elle, de son côté, qui n’assure pas. Donc, nouvel audit avec, cette fois-ci, non pas les Quatre Méchants de la dernière fois, mais juste le directeur général et les deux principaux commerciaux.

    Si l’audit n’avait lieu qu’à 14 heures, j’ai passé la matinée à stresser, à préparer et re-préparer les éléments de mon speech, ajouter de nouveaux éléments, tenter de me conditionner, non seulement pour mon intervention, mais également pour encaisser les coups qui risquaient d’être inévitables. Clope, clope, et clope. Et café au lait avec un étrange goût d’hostie. Le directeur de BeCo est arrivé en premier. Toujours le même air puant. Rien à battre, je lui ai serré la main comme s’il était quelqu’un de mon niveau, tout beau avec ma chemise noire à fines rayures Calvin Klein, et ma coupe de cheveux impeccable (après 25 minutes de triturage quand même). J’ai vu les deux commerciaux arriver, en retard. Deux têtes de con, style bureaucrates quadra de merde, hautains, supérieurs, suffisants, à vomir. Nathalie leur dit bonjour, et ils ne lui répondent même pas, détournant le regard, style elle fait partie du petit peuple. Je reste scié sur place. Je leur interdis d’avoir ce comportement dédaigneux, avec elle comme avec n’importe qui d’autre. Et ce que ces deux commerciaux lui ont fait, allez savoir pourquoi, ça m’a boosté une rage intérieure, et c’est là que j’ai décidé qu’Axel l’odieuse garce allait entrer en action. Maintenant, je comprends ce qu’a pu ressentir Rocky avec son oeil du tigre ou je sais pas quoi.

    Comme Nathalie partait à 15 heures, la réunion se faisait sans elle. Donc, d’un côté, le directeur et les deux commerciaux qui ricanaient bêtement entre eux, et de l’autre, mon manager et moi. Mon manager, très posé et très compétent, ne maîtrisant pourtant pas tous les tenants et aboutissants, fait une rapide présentation de l’ordre du jour, avant d’annoncer qu’il me laisse la parole pour décrire la traçabilité et l’analyse des contrats dès leur réception. Je me rappelle rapidement ce que m’a dit Nathalie plus tôt dans la journée: “Tu n’as rien à craindre, Axel, tu maîtrises complètement toute l’affaire.” Tranquillement installé, sans même bredouiller ou buter sur des mots, je balance ma présentation, et je me rends compte que je suis super assuré, et, je ne sais comment, mais c’est moi qui suis au centre de tout, et ma façon de parler et de comporter monopolise toute leur attention. Même mon manager, qui ne m’a jamais vu en action, acquiesce toutes les dix secondes. Je mets également en avant, sans sembler critiquer, les incohérences des procédures que BeCo demande de respecter, insistant sur la perte de temps, et le retard sur la production que cela engendre. Les deux commerciaux sourient ironiquement, se disant sûrement que je suis mignon tout plein. Attendez, les gars, tout est calculé, je vous laisse croire que je suis gentil pour mieux vous poignarder.

    Un coup d’oeil rapide, et je vois Choupinou faisant semblant de passer devant la salle de réunion, style qu’il va à l’imprimante. Il s'inquiétait, il savait à quel point j'étais stressé, il voulait voir comment ça se passait pour moi. J’aurais aimé qu’il soit là pour me voir, il aurait été fier de moi pour la suite. Une fois finie mon speech sur la traçabilité, je ne leur laisse pas le temps de souffler, et je leur balance à chacun un rapport où je mets en évidence le taux d’incomplétude: 30% en moyenne, avec des pics à 80% pour certains animateurs. Les commerciaux se regardent, pouffent d’un commun accord en disant que les résultats sont sûrement erronés, puisqu’ils vérifient tous les contrats envoyés par les animateurs avant de nous les chronoposter. Mon manager se retourne vers moi, se demandant si je suis à la hauteur de leur répondre et de faire face à leur rétorquation. J’inspire, arbore un grand sourire intérieurement, ouvre mon classeur, et leur balance un premier contrat: “Ici manquent la pièce d’identité et toutes les informations bancaires.” Bam. Les deux commerciaux froncent les sourcils et saisissent le contrat. Je rajoute qu’un contrat pour lequel manquent les photocopies de pièce d’identité et le RIB, ça se remarque quand même. Mangez ça. Je ne leur laisse pas le temps de répondre que je balance sur la table un autre contrat: “Ici, l’emprunteur indique être marié, pourtant, tous les informations obligatoires sur le conjoint n’ont pas été renseignés. Un grand pavé tout blanc sur un contrat, ça se remarque quand même.” Et je continue de m’adresser à eux sans aucune agressivité, hein, je prends mon air candide et naïf, style je ne comprends pas tout. Les deux commerciaux, très gênés, n’ont pas le temps de trouver leurs mots que leur directeur leur demande assez brutalement s’ils font bien leur travail de vérification. “Oui” répond rapidement l’un, alors que l’autre bredouille honteusement non en même temps. Bam au carré. Ils s'emmêlent déjà les pinceaux et se contredisent. Mon sourire intérieur est radieux à ce moment-là, je vous le garantis!

    Le directeur commence à hausser la voix, et mon manager tente de faire le médiateur, et de calmer le jeu. Qu’est-ce que je fais, je m’arrête là, j’ai pitié d’eux? Je balance un nouveau contrat sur la table: “Je ne suis sur cette activité que depuis deux mois, mais est-ce normal que, sur ce contrat-là, l’animateur ait indiqué que l’emprunteur est né au Portugal alors qu’il est né en France, mais qu’il est aujourd’hui de nationalité portugaise, et que l’animateur indique une référence de CNI portugaise avec comme lieu de délivrance la Gironde, avec, bien sûr, une fausse date de validité?” Et là, je vois les deux commerciaux se décomposer. J’en rajoute une couche pendant que Choupinou refait un passage innocent devant la salle de réunion: “J’ai peut-être mal compris, arrêtez-moi si je me trompe, mais votre travail est bien de former les animateurs et de vérifier les contrats qu’ils remplissent avant de nous les envoyer?” J’aurais eu un lance-roquettes pour les atomiser, ça aurait été pareil. Et plus je les voyais se décomposer, ces bâtards de mecs hautains et supérieurs, plus je me sentais monter, monter, comme avec trois taz. Le directeur gueule, mon manager tente tant bien que mal de calmer l’ambiance devenue gênante. J’attends que le directeur ait fini une phrase pour assener le coup final: “Tiens d’ailleurs, aujourd’hui, j’ai dû annuler une vingtaine de contrats car, en recontactant plusieurs emprunteurs sollicités à Toulouse, j’ai pris connaissance de leur mécontentement, parce que les animateurs leur ont assuré qu’il s’agissait d’une simple carte de fidélité qui doublaient les points S’miles en leur jurant dur comme fer que cela n’avait rien à voir avec des réserves d’achat ou d’argent… Je suppose que c’est un problème d’information qui est mal passée lors de leur formation, ou bien…?” Expdrrrrrrrrrrrrrrrrr!

    Bon, mon manager m’a demandé d’un air faussement décontracté de sortir et d’aller vérifier le travail de mes agents, surtout pour m’éviter d’assister à la séance de lynchage qui s’est ensuivie. En effet, moi comme mon manager, nous avons vu que le directeur bouillonnait de pourrir ses commerciaux, mais il ne pouvait décemment pas le faire devant moi, qui ne suis pas un manager moi-même. Je suis sorti de la salle de réunion, un putain de sourire victorieux sur les lèvres. On osait nous reprocher de mal faire notre boulot? Ces commerciaux avaient osé dédaigner ma responsable? On se prenait un putain d’audit à cause de leur incompétence? Une heure plus tard, les commerciaux étaient encore en salle de réunion, seuls avec leur directeur, en train de se faire latter la gueule. Quand ils sont enfin sortis, ils ont baissé la tête en passant devant moi, me disant au revoir en fuyant mon regard.

    C’était ma première réunion dans la cour des grands. Euh, j’ai un blanc, rappelez-moi déjà pourquoi je doutais de moi jusqu’à ce que je mette un pied dans la salle de réunion? Nathalie me l’avait dit: je maîtrise de A à Z l’activité, je suis rigoureux, organisé, autonome, et je fais très bien mon boulot… Alors je dois m’inquiéter de quoi? Je crois que je n’avais pas confiance en moi, que j’avais peur de me faire écraser… Putain, comme j’te les ai défoncés!!!! Et ce sentiment de puissance, d’ivresse que j’ai depuis cette réunion! Qu'est-ce que je me kiffe alors!!! Je suis moralement épuisé par toute cette semaine, mais, hé, je veux un nouvel audit! Je veux une putain de nouvelle réunion!!

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    M.A. - Omen III (The Cyber-Remixes) [297 MA OME 1]

    Alors, M.A., ce sont bien sûr les initiales pour le groupe Magic Affair, que je suis sûr que Cam’ et Heav’ ont kiffé à l’époque. De l’eurodance allemande à une période où c’était encore écoutable et pas trop rapide et bruyant. Ca n’a pas duré longtemps, je vous l’accorde. Pour anecdote, il y a eu deux autres Omen avant celui-ci (logique, celui-ci étant intitulé Omen III), par les mêmes producteurs, mais pas avec le même nom de groupe. Mais chaque groupe avait pour initial M et A… Le premier, d’ailleurs, était par Mysterious Art, et est sorti en 1990. Profitez donc, pour Omen III, de ce relifting eurotrance!

    November 07

    AAAAAAAAARGH!!

    J’ai enfin ma propre adresse mail à l’intitulé de mon entreprise! Nan, ce n’était pas pour cette nouvelle que je poussais ce cri de rage, et je ne vais pas non plus faire tout un billet là-dessus lol! J’ai déjà fait tout un billet sur le fait que j’ai mon propre log téléphonique, ça suffira lol! Mais maintenant, je fais partie des 50 sur 300 dans l’entreprise qui ont une adresse mail. Et on sait tous le peu d’utilité qu’a une adresse mail dans l’entreprise. Enfin si, c’est utile pour tout ce qui ne concerne pas l’entreprise. Le premier mail que j’ai reçu, c’est un mail de Choupinou titré “je t’aime”, où il m’envoie les stat’ du mois d’octobre de la mission sur laquelle il est chargé d’équipe, un truc qui me sert absolument à rien lol! Et le second mail, il est de Nerix qui me demande des nouvelles de mon “élève” et me raconte les derniers potins sur Kylie et Mamydonna. Je sens que cette boite mail va m’être d’une grande utilité lol!

    Le cri de rage, je l’ai poussé hier. J’étais tranquillement installé à mon bureau, en train de jouer avec ma boite mail quand mon manager est arrivé vers moi et s’est penché pour me parler. D’ailleurs, il a vu le titre du mail de Choupinou, mais est passé sur ça, parce qu’il avait quelque chose de plus important à me dire, et que sans moi, il est fichu. “Axel…” Euh, s’il se rappelle de mon prénom, c’est qu’il y a quelque chose de grave qui se prépare. “Axel, ILS reviennent.” Ils? Qui, ils? Han. Non, pas eux. Je pensais qu’on ne les reverrait plus jamais. Je pensais qu’ils avaient été vaincus. Mais non, tels Freddy Krueger et Jason Voorhees, ils reviennent encore et toujours. Les quatre méchants directeurs en costume deux-pièces de la société mère. Ils reviennent pour un nouvel audit. D’un regard inquiet, et avec une complicité que nous n’avions jamais partagée jusqu’à ce moment, je pose à mon manager la question capitale: “Comment vais-je me coiffer?”

    Non, je plaisante mdrrrrrr! Je lui ai demandé: “Quand?” Vendredi. “Mais pourquoi???” Oui, là, ma voix est partie dans les aigüs avec un certain désespoir dans l’intonation. En fait, ils reviennent, parce que j’ai été tellement convaincant la dernière fois qu’ils ont été obligés de remettre en question leur organisation et la façon dont travaillaient les autres prestataires qui font un boulot merdique. Mais comme ils ne veulent pas le reconnaître ouvertement, ben ils reviennent pour qu’on leur fournisse des preuves irréfutables et ostentatoirement argumentées. Moi, refermant mon classeur, je tourne le regard en soupirant, et je réplique un “Ben bon courage…”, style démerdez-vous, quoi. Mon manager prend alors une voix presque suppliante. “Tu es là vendredi, Axel, hein?” Les yeux écarquillés, je relève la tête. “Hein, quoi?” “Parce que, euh, comment dire, c’est toi qu’ils viennent voir…”

    Bon, déjà, cri de panique intérieur. Ah bah évidemment, hein, vu que c’est moi qui maîtrise tout le sujet, forcément, hein, c’est personne d’autre que moi qui vais être jeté dans l’arène aux lions, hein!! Hein, quoi!! Bon, apparemment, j’ai le droit d’avoir Nathalie avec moi, et ça me rassure, mais bon, ce qui se passe, c’est que c’est moi qui vais mener la réunion. Et mon manager compte sur moi pour démolir leur fausse défense, et réunir concrètement tous les arguments qui feront que voilà, quoi, il y a une grosse couille dans leur potage. Et je dois produire et réunir tellement de trucs matériels (dossiers, rapports…) que, en trois jours non-stop, ça sera jamais possible, surtout avec la tonne de travail que j’ai déjà sur les bras. Là, j’aurais bien refilé mon rôle à quelqu’un d’autre, mais le problème, c’est que, ben les méchants directeurs, ils me veulent MOI. Soit ils me kiffent un max, soit ils veulent prendre un malin plaisir à me démonter la gueule.

    Mon manager me rajoute encore plus de pression sur les épaules avec une longue liste d’impératifs à préparer, et mes responsables en mettent une couche de plus après son départ, tout en me demandant de tout faire pour camoufler les bourdes de mes collègues, afin qu’on paraisse nickel de A à Z. Euh, pour ça, faudrait leur filer leur jour de congé vendredi, comme ça, au moins, on est sûr qu’aucun ne fera ou dira de connerie. Moi, j’ai pas moufté, j’ai tout enregistré dans mon cerveau. “Z’avez fini?” que je demande, et je me barre aussitôt pour me fumer une clope. Une chance, personne sur la terrasse, j’ai pu pousser un cri de rage pour décharger toute la pression. Certains à l’intérieur ont dû quand même alors m’entendre, mais je m’en fous. Je me rends compte que ça y est, je suis dans la cour des grands maintenant. Et si ça m’a terrorisé sur le coup, ben en fait, merde, qu’est-ce que je kiffe ça, putain. Je fais maintenant ce que j’aime, je bosse dans l’urgence, je cours dans tous les sens, je n’ai jamais le temps de rien, et je m’éclate. Est-ce que je serai fin prêt pour l’audit vendredi? Bien sûr que non. Est-ce que je vais me laisser latter la gueule par les Quatre Méchants? Certainement pas! Apparemment, je leur en ai mis pas mal la vue la première fois, alors ils vont voir vendredi! Et je me régale à l’avance rien que d’y penser! Axel en spectacle, les billets sont déjà en pré-vente! Pré-commandez également le DVD qui sortira bientôt, avec l’intégrale de l’audit, plus les commentaires audio d’Axel, et le making of en bonus: Axel qui met 35 centimes dans la machine à café, Axel qui se fait plaquer contre un mur par Choupinou qui fait semblant de le sodomiser, Axel qui se tape une embolie cérébrale en essayant de faire un tableau sur Excel…

    Sinon, là où je suis sérieux, c’est que je ne sais toujours pas comment me coiffer vendredi mdrrrr! Classe fashion sans faire too much à la Ricky Martin période Livin La Vida Loca, ou classique tendance homme d’affaires à la Jean Louis David circa 1981? Pour les fringues, c’est bon, j’ai ce qu’il faut… Mais c’est avec ce qui arrive que je me rends compte où je suis aujourd’hui. Je kiffe cette pression, cette urgence… Et c’est là que je me dis que je n’ai absolument pas de temps à perdre avec des cas sociaux ou des palots à la sauvette… Nico a eu hier un aperçu de mes récents flirts, et il m’a dit sans équivoque de tous les jarter… Je lui ai pas dit sur le coup, ça lui aurait fait trop plaisir, mais il a raison, hein… Donc, le prochain mec qui entrera dans ma vie, il a intérêt à être… J’allais dire normal, mais c’est pas le bon mot lol… Bref, faudra qu’il soit à la hauteur, et qu’il soit un vrai mec, quoi, pas un boulet!

    Bon, je vais m’entraîner à me faire différentes coupes de cheveux devant le miroir mdrrrrr!

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    Inner City - Praise [296 INN PRA 2]

    CD-single collector à tirage limité, attention! Bon, tout le monde sait déjà à quel point je vénère Inner City et Kevin Saunderson. Là, issu de l’album du même nom, la chanson Praise est soumise aux bons soins de Saunderson lui-même, des Future Sound Of London pour une traversée exotico-electronica de plus de 15 minutes, et de Derrick May pour un remix d’une beauté incroyable, mélangeant djeumbés électroniques, louanges africaines et cette techno si particulière de Detroit, qui arrive à rendre ce morceau aussi trippant que mélancolique, un espèce de bonheur qui vous envahit et qu’on ne voudrait jamais voir s’arrêter. C’est ce remix-là qui aurait dû durer 15 minutes!!! Jusqu’à la dernière minute, je voulais vous mettre ce remix dans la BlogoML, mais finalement, vous avez droit au Reese Re-Spiritual Mix, signé bien sûr Kevin Saunderson, tout aussi splendide. Ecoutez donc ces choeurs monter, avec ce subtil beat derrière! Qui a besoin de taz pour monter avec ça??

    P.S.: Je le rappelle, pour profiter de la BlogoML, suffit de demander comme le lecteur anonyme qui se reconnaîtra et qui trouvera, j’espère, un nouvel appart’ très prochainement!

    November 03

    C'est tout propre, ça colle pas!

    Brrrr… Il fait froid ce matin… J’me mettrais bien quelque chose de chaud dans le ventre, moi… (Oui, un peu trash de bon matin, je vous l’accorde!) Bon, comme d’hab’, auto-réglé comme un réveil, debout super-tôt, alors que je me suis couché très tard… Encore une soirée digne d’un épisode en noir et blanc de la Quatrième Dimension… Promis, l’échange de salive s’est fait à l’insu de mon plein gré!

    Hier soir, on fêtait l’anniversaire de Gaetan à l’Odivin. Je lui ai trouvé un cadeau super original et qui sert à rien: une vache en peluche qui vibre quand elle fait meuh. Oui, je sais. Faut pas m’inviter à un anniversaire mdr, j’ai toujours les cadeaux les plus pourris! Bah, c’est toujours plus sympa qu’une paire de pinces à tétons qui clignotent quand elles jouent Jingle Bells!! Bref, nous étions donc en petit comité, avec entre autres Stéphane, le mec hétéro qui bosse dans mon entreprise et chez qui on avait fait, Choup’ et moi, notre fêtage de promotion, si, si, l’immense baraque avec piscine intérieure. Petit comité, alcool à volonté, on s’amusait plutôt bien, malgré que la musique était pas top (sauf un remix des Killers qui tuait sa mère) et que le nouveau barman plottait et tentait d’embrasser de force (et très lourdement) les p’tits jeunes qui le repoussaient plus ou moins poliment. Lui, il devenait saoûlant.

    J’étais avec Stéphane au fond du bar, on délirait sur une lampe qui changeait de couleur à chaque fois qu’on y mettait un coup de langue dessus (oui, j’avais bien bu), et y avait un garçon et une fille d’une vingtaine d’années qui nous regardaient en souriant, style notre délire les amusait. Et le garçon est venu vers nous cash. Beau petit gosse typé hétéro latin brun, T-shirt blanc, jean’s, dieu merci, pas la coupe de cheveux tektonik et le diamant dans l’oreille. “Salut! Je veux pas vous déranger, mais je peux vous dire quelque chose?” Stéphane et moi, on se regarde, puis je le dis: “Ben euh oui, parle!” Il s’appelle X, et sa copine Y (z’avez vu comme je joue le secret professionnel, hein!), et c’est la première fois qu’ils viennent dans un bar gay. Pas qu’ils s’émerveillent comme des Télétubbies sous acide, mais ils sont super contents de leur première soirée, Y ravie de pas être considérée comme un trou par tous les mecs du bar. Moi, avec l’alcool, je commence à jouer mon rôle de mentor et à faire une longue diatribe sur le milieu de la nuit gay, Stéphane écoutant avec intérêt, parce que lui, c’est juste la troisième fois qu’il vient dans un bar gay et qu’il n’a pas encore compris tous les rouages. X me glisse qu’il aime tout, puis demande à Stéphane s’il est gay. Stéphane mort de rire, puisqu’il est hétéro et qu’il reluque Y. Et moi, X est super étonné d’apprendre que je suis gay. Ca m’apprendra de m’habiller en wesh wesh streetswear à capuche. Le barman lourd passe derrière nous, et met la main au cul de X, celui-ci le remettant avec le sourire à sa place. Puis, les explications aidant, il m’explique qu’il était hétéro jusqu’à y a pas longtemps, mais que depuis qu’il a eu une expérience avec un mec, il se pose beaucoup de questions et ne sait plus ce qu’il est vraiment. Le barman lourd repasse, se frotte, ça me saoûle. La discussion continue, et X est un peu dégoûté de voir qu’il est considéré comme de la viande fraîche par les mecs dans le bar et par le barman, mais me remercie de pas être comme ça et qu’il est super content de parler avec moi. Le barman revient, tente de l’embrasser, mais se prend un râteau. Meuh saoûle, lui.

    La discussion continue, Stéphane toujours hilare, et X me confie que son ex-petite copine et son premier mec lui ont dit qu’il embrassait mal. “Pas d’bol, faut garder l’moral”, que je lui balance avec tact en finissant cul sec mon Get blanc. “Non mais sérieux, Axel, ça craint si j’embrasse mal!” “Ben oui, mais je sais pas, moi, je t’ai pas encore embrassé, je sais pas si tu le fais bien ou mal!” (Vous avez remarqué que j’ai bien placé le “pas encore”, histoire de préparer le terrain mdr!) Et là, devant Y et Stéphane, il me propose qu’on s’embrasse pour que je donne mon avis. Là, je bloque. Il plaisante, il plaisante pas? Merde, il est beau et sexy, et il a trouvé que moi pour s’entraîner, alors qu’il y a plein de beaux mecs à deux pas? Et puis j’hésite. Et Stéphane est mort de rire. Et finalement, ben euh nos visages s’approchent, les lèvres se tendent maladroitement, les nez se cognent, on recule, on rigole, on s’avance à nouveau, et on s’embrasse. Et j’entends l’éclat de rire de Stéphane, qui doit se demander ce qu’il fout là en tant qu’hétéro. Et putain ce que ça va jaser lundi matin au boulot lol! Bref, après un échange de salive d’une trentaine de secondes, X, tout content, me demande mon verdict. Doux, mais bordélique. Je lui explique qu’il a de bonnes bases, mais que sa langue va un peu partout et n’importe comment. Je lui explique qu’il ne doit rien hâter, laisser d’abord les lèvres se goûter mutuellement, et qu’une fois qu’elles sont profondément vissées l’une à l’autre, il doit doucement glisser sa langue dans ma bouche pour chercher la mienne et l’enlacer sans hâte, comme s’il voulait me parler juste par le contact des langues. X, super enthousiaste: “J’ai compris, j’ai compris, on recommence!” Je regarde Stéphane, mais il pleurait trop de rire pour que j’espère un soutien de sa part. Je me retourne vers X, et lui dit qu’il se laisse aller, puis j’attrape doucement sa mâchoire avec ma main tout en lui caressant la joue d’un doigt, et nous nous embrassons à nouveau. Et là, ça ressemble à un vrai baiser. Doux, délicat, passionné, gourmand sans être vorace. Une minute trente d’apnée. C’est moi qui m’arrête, mais il en veut encore. Puis une minute plus tard, il attend le verdict avec impatience. Moi, très classe, en caressant mes lèvres: “C’est nickel, c’est tout propre, ça colle pas!” Mdrrrr! Et là où je me régale, c’est que le barman lourd a assisté à toute la scène, et qu’il tirait bien la gueule!

    X et Y nous trouvent super sympa, les longues discussions continuent, et X nous propose de finir la soirée chez lui pour qu’on puisse parler sans tout le bruit et le barman lourd. C’est vrai que ces deux djeunss, ben ils ont un côté touchant, parce qu’ils sont encore tout purs et super ouverts à ce qu’ils connaissent pas. Je dis à Stéphane que allez, on va faire un tour chez eux. Stéphane: “Nan, je vais tenir la chandelle et te voir te bécoter avec X!” X: “Mais non, on est quatre, deux plus deux, moi et Axel, toi et Y!” Y: “Nan, Stéphane est pas beau!” Bam! Peut-être, mais Y est bien bourrée aussi lol! Allez, on accepte. Mais c’est une fois à l’air libre qu’on remarque que Y a la tête qui tourne, qu’elle tient plus droit, qu’elle a trop bu… On l’aide à marcher, et X et moi, bras-dessus bras-dessous, nous traversons les rues jusqu’à chez lui. Il tente une main à mon paquet, je lui tords la main aussi sec, il se contentera donc de caresser mon dos jusqu’à sa porte.

    Bon, je vais passer sur le fait que Y s’est retrouvée coincée dans la salle de bain, et qu’on a dû défoncer la porte à deux heures du matin, je vais aussi passer sur le fait qu’une fois libérée, elle a traversé le couloir en vomissant de partout, et puis surtout, je ne peux pas reporter la longue discussion qu’on a eue avec X, parce que c’était quelque chose de très personnel et de très sérieux. Et qu’il fait super bien les massages. Avec les mains un peu baladeuses quand même. X a insisté sur le pas de la porte pour me revoir très vite, d’ailleurs, on se revoit cet après-midi. Pour être honnête, je ne sais pas du tout quelle tournure va prendre cette histoire, d’ailleurs, je n’attends aucune tournure particulière. Je crois que pour l’instant, il a besoin de parler, j’ai besoin de parler aussi, et puis bon, on verra sur quoi ça débouche. Mais c’est vrai que c’est un beau gosse, et que, ben finalement, grâce à un bon prof, maintenant, il embrasse bien!

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    Tony Di Bart - The Real Thing [295 DIB REA 1]

    Ah, la BlogoML vous avait manqué, hein! Et oui, retour en force, avec un classique dance aussi classique qu’un bon vieux Push The Feeling On: The Real Thing de Tony Di Bart! Ah, ce morceau aussi, il a fait les belles nuits du Boy’s, style vers quatre heures du matin, que la piste est remplie, et qu’on en veut encore. Bon, le Tony, pas super canon, et il est pas allé bien loin, juste un album et une poignée de singles, mais sa dance trancey, on ne s’en lasse pas, même 13 ans plus tard! Enjoy! =)