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November 29 Ràgd, merci Champion!Oh bah Champion, aujourd’hui, il a joué au Père Noël avant l’heure. Grâce aux points accumulés sur ma carte de fidélité, j’ai eu le droit de choisir un cadeau. J’avais le choix entre un chauffe-biberon, un vélo ou une ceinture sauna. Comme je ne vois pas ce que j’aurais fait avec un chauffe-biberon, ni avec un vélo (pourquoi transpirer en pédalant alors que j’ai le tram’ juste en bas de ma porte), bah j’ai choisi la ceinture sauna qui me promet de perdre deux centimètres de tour de taille en une semaine. Genre.
Me voilà donc reparti de Champion avec un carton de la taille d’une armoire (oui, bon, j’exagère peut-être un peu). Heureusement que j’avais mon cabas Auchan (ça, c’est pour mon côté provocato-punky-rebelle). Le carton contient donc la-dite ceinture avec une prise (ce qui veut dire qu’il faut la brancher et que ça marche pas avec des piles AA), un mode d’emploi (juste au cas où je serais bac moins cinq), un mètre ruban à enrouler autour de mon ventre et un livre de régime. Uh ? Ah, tu perds deux centimètres de tour de taille que si tu fais 50 minutes par jour de ceinture-sauna avec un régime ?? Bah voyons ! Arnaque ! Mensonge ! Tromperie ! Procèèèèèès ! Bon, avant de demander 450.000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral, détresse émotionnelle, persecution délibérée et trouble du repos des défunts, voyons voir ce qui m’attendrait pour la journée du lundi si je suis le régime… *** Petit déjeuner : café, thé ou infusion (150 ml) sans sucre. Collation : 1 yaourt 0% sans sucre. Déjeuner : 100g de riz bouilli sans rien. Goûter : 1 pomme. Repas : 150g de haricots verts. *** Ah bah effectivement, avec un régime comme ça tous les jours, c’est pas 2 cm de tour de taille que je vais perdre, c’est 200 mètres… Bon, on va laisser tomber le régime et s’attaquer au mode d’emploi de la ceinture, parce que, apparemment, vu les 60 pages du manuel, faut avoir fait une école d’ingénieur pour utiliser ce truc. « Ne manipulez pas d’épingles, d’aiguilles, d’objets pointus ou en métal lorsque vous portez la ceinture » -> Y a du métal dans ma télécommande de télévision ? « Ne lavez pas le produit et ne le passez pas au sèche-linge » -> Ah ben avec la prise de courant qui pendouille à côté, ça ne m’avait même pas traversé l’esprit… « N’utilisez pas la ceinture sous les effets de l’alcool ou de la drogue » -> Genre quand on est défoncé, on ne pense qu’à une seule chose, mettre sa ceinture sauna… « Si votre peau est très sensible à la chaleur, une application prolongée peut entraîner des cloques et des brûlures » -> Ah, merci de prévenir, je me sens bien plus rassuré maintenant… « Eteignez votre ceinture avant de vous endormir » -> Oui, tant qu’à faire… « Ne rangez pas votre ceinture dans un endroit où elle est susceptible de tomber à l’eau, comme par exemple les toilettes » -> Bah tiens, t’as raison ! « N’utilisez pas la ceinture sur des animaux » -> Mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr ! « (L’entreprise décline toute responsabilité quant aux dommages portés aux animaux résultant de l’observation impropre des avertissements de ce manuel) » -> Tout de suite, les menaces ! « N’utilisez pas la ceinture lorsque vous prenez un bain » -> Ah, ça, je m’étais posé la question… « Vous pouvez enfin utiliser cette ceinture chez vous en toute tranquillité ! » ->Ouais, ben j’en suis plus très sûr ! *** Bon alors, je fais quoi ?? Je teste le produit ce soir ? ****** Maxi Dance Sensation – 16 [375 376 MAX DAN 16] C’EST QUOI ? Une double compilation eurodance distribuée uniquement en Allemagne et en Suisse. A vrai dire, elle est horrible. CONTEXTE ? Je l’ai achetée à mon départ de Suisse. Je venais de vivre l’une des nuits les plus incroyables de ma vie (ceux qui ont lu Limbo s’en rappellent très bien), et j’avais encore dans ma tête la chanson Forever Young d’Alphaville qui résonnait dans ma tête. A un arrêt dans une boutique de disque pas loin de Gstaadt, je suis tombé sur cette double compilation où, justement, il y avait une reprise apparemment dance de cette chanson par Interactive. Je me suis dit que voilà. MORCEAUX-CLE ? Pharao « There Is A Star (radiostar videomix), Rednex « Cotton Eye Joe (madcow mix) » (sur lequel j’avais dansé la veille au Club 94), Dance 2 Trance « Warrior (original mix) », Centory « Take It To The Limit (original version) ». VERDICT ? L’Allemagne a toujours été en avance de plusieurs mois sur le reste de l’Europe quant à la dance. Cette compilation m’a donc permis d’avoir un avant-goût de toute la merde eurodance qui allait déferler en France : DJ Bobo, Whifield, E-Rotic, Mo-Do, U 96, Masterboy, et surtout, surtout, Scatman John avec son insupportable ski-ba-bop-ba-dop-bop. Attention, cette compilation va vous faire saigner des oreilles !!!!
November 24 Tiens, ça manquait...Comme je vous le disais dans le dernier billet, pas mal de choses incompréhensibles et inhabituelles se passent depuis quelques jours dans ma vie.
Comme ce collègue de travail qui s’appelle Pierre et qui est vilain. Un front difforme, ça aide pas, surtout quand on est un hétéro gauche. Et si en plus, il est fayot au possible, toujours posté au bureau du responsable comme un gamin qui lève toujours le doigt pour répondre à l’instituteur, ça le rend très agaçant. Et quand, en plus, il médit et cafte à propos de ses collègues tout en prenant son air de gentil garçon (voire gendre idéal suivant l’âge de ses interlocuteurs), ben là, ça le rend détestable. Et vous me connaissez, je ne me force jamais à dire bonjour, ni à sourire si je n’en ai pas envie. Ce Pierre, jeudi dernier, a ouvert son cœur à Fred et Marjo lors de la pause-déjeuner. Il souffrait de mon détachement à son égard, que je ne réponde jamais à son bonjour, que je ne le regarde jamais. Il souffre que je ne sois pas son ami. Fred est resté interloqué par cette tristesse et est venu m’en parler, mais moi, je n’y peux rien. Ce mec m’agace à un point où je suis prêt à lui dire des choses cruelles rien que pour le voir souffrir, je ne vais pas me forcer à être son ami. Il a passé le reste de la journée à tenter désespérément d’accrocher mon regard pour me saluer, et quand il y arrivait, il me faisait un coucou de la main. Mais quand il me faisait coucou, je le regardais en soupirant, secouant la tête d’un air dépité, et je retournais à mon écran d’ordinateur. Il est retourné voir Fred pour lui dire que je l’ignorais toujours et qu’il ne savait pas quoi faire pour être mon ami. Peut-être se jeter d’une falaise ? Un autre garçon qui travaille sur mon plateau, Alexandre, est le petit hétéro de 24 ans parfait : style bobo, pas coiffé, sympa mais discussion pas très étendue, une petite copine cruche à souhait qui lui quémande sans cesse des baisers pour calmer son sentiment d’insécurité. Il est sympa, mais bon, je lui ai fait deux-trois vannes pour rigoler il y a six mois, et depuis, il s’imagine que j’ai le béguin pour lui. Il doit trouver ça flatteur d’être désiré non seulement par les filles, mais également par les mecs. Ma foi, il croit ce qu’il veut. A part que vendredi dernier, il est venu me voir sur la terrasse et m’a pris à part pour me demander si je lui faisais la gueule. Il avait l’impression que j’avais un grief contre lui parce que je ne lui disais plus bonjour et que « je ne le regardais plus comme avant »… Oui, ce sont ses mots. J’aurais pu lui répondre mesquinement que je ne l’ai jamais vraiment « considéré », mais ça aurait été trop sarcastique, donc je lui ai dit que voilà, nous étions collègues, pas amis, ce qui expliquait que je passais si peu de temps à me préoccuper de lui. Il n’a pas compris le véritable sens de ma réponse, a soupiré de soulagement, et d’un sourire, m’a dit qu’il espérait sincèrement que nous puissions nous connaître mieux. Et il est reparti rassuré. Oui, vraiment, homos comme hétéros, je ne sais pas ce qu’ils ont tous. Mais le meilleur vient quand même de jeudi soir. Je venais de raccompagner l’heureux élu, et je tchattais avec Johann pour lui raconter mes dernières péripéties quand mon téléphone sonna. Ax : « Oui allo ? » Vé : « Axel ? C’est Véronique. » Ax : « Euh… Véronique qui ? » Vé : « Tu ne me connais pas, je suis la petite copine de Julien. » Ax : « Euh… Julien qui ? » Vé : « Julien qui travaille avec toi à LC. » Ax : « Euh… Je ne connais aucun Julien qui bosse avec moi… » Vé : « Pourtant, tu devrais bien le connaître vu que vous vous faites du charme mutuellement ! » Ax : « Euh… Hein ? » Vé : « Alors maintenant, tu vas arrêter de draguer mon mec ! » (Et là, ben je me demande un peu si je ne suis pas en plein milieu d’un rêve, et que rien n’est réel. Mais je me reprends direct.) Ax : « Alors là, je vais te calmer direct, Véronique, un, je te connais pas, deux, je connais pas de Julien, et trois, tu viens me faire chier à 23 heures ! » (Et là, elle éclate en sanglots.) Vé : « Je suis désolée, Axel, je ne t’appelle pas pour te faire des remontrances ou des reproches, je n’ai rien contre toi, c’est juste que bouhouhou j’essaye de comprendre… » (Et là, elle me débite qu’elle n’a jamais de chance avec les mecs, que ses mecs sont toujours des bi, que ça fait trois mois qu’elle est avec ce Julien, qu’elle avait des doutes sur ses goûts sexuels, et encore plus depuis qu’il lui parle de moi, comme quoi je suis un mec génial, super-sympa, super-adorable, super-mignon…) Ax : « Attends, je t’arrête, mais comment tu as eu mon numéro ? » Vé : « Tu me promets de pas lui répéter ? » Ax : « Mais je le connais pas !!!!!! » Vé : « J’ai honte, j’ai honte… J’ai attendu qu’il soit sous la douche pour piquer ton numéro dans le répertoire téléphonique de son portable… » Ax : « Mais je le connais paaaaaaaas, ton Julien, comment il a mon numéro ? » Vé : « Mais tu es sûr ? Il me parle que de toi ! » (Blablabla, elle continue de pleurer…) Vé : « Parce que tu sais, je préfère qu’il me quitte pour toi que pour une autre fille… » Ax : « Non, c’est Surprise Surprise, y a une caméra cachée dans ma piaule… » Ca a duré une bonne demi-heure, cette histoire. Résultat, appel masqué, je ne sais toujours pas qui est ce mec, j’ai bien mené mon enquête, et à part un mec, il n’y a aucun autre Julien dans mon entreprise. Et ce n’est pas non plus un canular. Me voilà donc là, avec un mec qui a mon numéro je ne sais pas comment, et qui raconte qu’il me connaît bien. Je me disais, c’était trop calme, ça manquait de psychopathes dans mon entourage… Mais pour le coup, ça m’intrigue maintenant. J’aimerais bien que la Véronique, elle me rappelle, tiens, pour que j’en sache plus. Oui, comme moi, vous devez entendre la musique de Psychose dans votre tête… ****** Stabbs – Joy & Happiness [374 STA JOY 1] C’EST QUI ? Stabbs n’est pas un vrai groupe, c’est plus un des multiples projets d’une bande de producteurs house anglais (entre autres, Sound Factory)… Des rumeurs disent que Stonebridge et Bump sont derrière ça, mais bon… C’EST QUOI ? Joy & Happiness, leur unique single. Je l’ai entendu par hasard sur Radio Vitamine un soir. Ca aura été l’unique fois de ma vie que j’aurai entendu ce morceau en France alors que ça a été un hit dancefloor en Grande-Bretagne, joué tous les soirs au mythique Ministry Of Sound. Comme quoi, parfois, j’ai de la chance aussi d’avoir entendu ce morceau au bon moment. REMIXES-CLE ? Tous sans exception, qu’ils soient orientés néo-house (Stones Twilight Diner Edit), néo-garage (Big Bump Edit), deep soulful house (Rob Belows Grand House Mix), ou plus « spatial » (Martian Dub, JJ’s Miss Universe Mix), mais toujours de la house de qualité, un niveau bien au-dessus de la production d’antan. VERDICT ? C’est bon. Très bon même. Le genre de morceau où vous ne pouvez vous empêcher, ni de danser, ni de chanter. Enjoy !
November 22 Je ne m'excuserai pas.Je crois qu’on n’est jamais aussi beau et sexy qu’après avoir fait l’amour. Parce qu’il y a, en plus de la satisfaction d’avoir été « aimé », ce sentiment de confiance en soi, cette sensation de toute-puissance, qui fait que, ce sourire sur les lèvres, ces yeux qui pétillent, même avec une écharpe autour de la bouche et des lunettes noires d’aveugle, ben tout le monde voit ce sourire et ces yeux. Et ils voient même tous ces papillons qui s’agitent à l’intérieur de vous en laissant des traînées de poudre féérique. Même si vous ne souriez pas, même si vous ne les regardez pas, c’est comme ça, c’est magique, vous dégagez une telle aura que tous les regards s’accrochent sur votre passage. Les gens ne sont jamais attirées par le désespoir que dégage quelqu’un, ils sont attirés par son bonheur, son bien-être, toutes ces ondes positives qui émanent de lui.
Depuis une dizaine de jour, je vis des choses extra-ordinaires. Dans le bon sens ou le moins bon, mais jamais dans le mauvais. J’en raconterai une partie dans ce billet, l’autre dans le prochain. Mais déjà, samedi matin dernier, alors que j’allais faire mes courses, j’écoutais dans mon KyliPod un remix de All I See, un remix R’n’Biléctroïsé, le genre de musique qui vous fait vous sentir terriblement sexy. Je repensais à la veille, aux deux corps enlacés et transpirants qui s’affrontaient dans mon lit la veille au soir, ne communiquant que par râles, et j’esquissais un petit sourire en coin, mettant en relief ma paumette gauche et faisant pétiller mes yeux. Alors que j’arrivais aux portes de Champion, je remarquais un homme trentenaire, posé contre le mur en face, visiblement en train d’attendre quelque chose ou quelqu’un, et son regard accrocha le mien. Le mec style rugbyman-de-Marmande, mais pas désagréable, le style de mec bon-vivant qui beugle en levant haut sa pinte de bière, mais pas désagréable pour autant. Ce regard ne s’est maintenu que quelques secondes, mais il quitta soudainement son mur pour venir à ma rencontre alors que je m’apprêtais à franchir les portes battantes. « Salut, beau gosse ! » qu’il me lança avec enthousiasme, et lui-même avait dans son regard et son sourire cette force, cette puissance, cette confiance en lui. J’enlève une oreillette et lui répond de mon sourire en coin : « Désolé, je n’ai pas de clope ! » Décontenancé un instant par ma réponse – mais juste un instant – il me réplique : « Je m’appelle Daniel et toi ? » « Je n’ai pas non plus de pièce ! » que je rajoute avec le même sourire. Et je lui tourne le dos en cloturant l’échange par un « Bonne journée, Daniel ! » C’est le genre de chose qui n’arrive que dans les films, mais étonnament, ça m’arrive à moi. Pareil ce matin, et toujours à Champion. J’étais aux rayons salades, Can’t Get You Out Of My Head dans les oreilles, et je faisais mon choix à côté d’un jeune homme dans les 28 ans, les cheveux noir jais, une magnifique veste sombre Burberry’s, bref le style jeune cadre dynamique canon, et je tournoyais plus ou moins autour de mon chariot, me contrôlant quand même parce que j’étais limite prêt à faire mon Fred Astaire et me mettre à faire quelques pas de danse. Alors que je sifflotais le La La La de Kylie, le jeune homme tourna la tête vers moi, ses yeux s’illuminant, et il me lança d’un sourire sincère, ses sourcils se soulevant : « Hé ! Vous êtes en train d’écouter Kylie ! » Je lui rendis un sourire aussi sincère, et lui souhaita un bon weekend. Et vous le croirez ou non, mais dans le tram’ au retour, un mec m’a caressé la cuisse volontairement ! Bon, à part que lui, il était un peu beurk, style rital mal rasé presque quadragénaire, pas très grand et court sur pattes. Et au final, je ne sais même pas si je m’en étonne ou pas. Maintenant, je voudrais remercier Johann, qui, au cours de notre longue conversation téléphonique intercontinentale de l’autre soir, m’a fait ouvrir les yeux sur pas mal de choses. Et quelque part, c’est lui qui m’a donné la force de raconter cet épisode de mon passé. Vous savez, ce genre d’épisode que vous enterrez honteusement au plus profond de votre cœur, parce que c’est tellement douloureux d’affronter la réalité. C’est ce genre d’épisode qui vous démolit sur de nombreuses années. C’était il y a cinq ans. Bien sûr, j’étais mal dans ma peau. Je sortais de six ans de milieu de la nuit, j’avais arrêté alcool et drogue, j’étais au chômage, et comme tout ancien adolescent obèse qui se respecte, je me trouvais gros. Je ne me regardais même plus dans le miroir. Mais j’essayais de me persuader que c’était moi-même qui avait une mauvaise image de moi. Et une nuit, un mec m’aborda sur un site de rencontres. Ce mec, je le connaissais de vue, il était client au Traxx à l’époque où j’y bossais, et je le trouvais canon et sexy : un Indien de 28 ans, avec un corps magnifique et musclé. Il se rappelait de moi, m’avoua m’avoir trouvé charmant, et nous convinmes d’un café ensemble le lendemain. Le rencard se passa bien, nous avons parlé pendant deux heures de nos vies et nous nous sommes quittés en nous promettant un prochain rendez-vous. Le soir-même, je le retrouvais sur internet, et alors qu’il se plaignait du bruit nocturne que faisaient ses voisins, je lui proposais de venir au calme chez moi, et là, sa réponse fut pire qu’une décharge de 2000 Volts. « Je ne peux pas imaginer t’embrasser ou coucher avec toi, tu es gros, mais comment quelqu’un peut-il se laisser aller à ce point ? » Et là, à ce moment, tout a tourné autour de moi, j’étais pris de nausées, j’avais envie de vomir, j’avais l’impression de perdre pied avec la réalité, alors qu’en fait, c’était tout le contraire, parce que je rentrais de plain-pied dans la réalité, et que toutes ces impressions négatives que j’avais à mon sujet étaient bien réelles. Et je suis rentré en dépression. Et je me suis cloîtré chez moi pendant plusieurs semaines. Pour que personne ne me voit, pour que personne ne voit l’horreur que j’étais. Et cette fuite du regard des autres a duré très longtemps, trop longtemps. C’était toujours le cas le premier jour où j’ai rencontré Olivier, d’ailleurs. Johann avait raison l’autre soir. Je devrais revoir ce connard. Pas pour, enfin, après toutes ces années, avoir le « droit » de sortir avec lui, mais pour lui montrer le changement. Ce que je suis devenu. Tous ces kilos perdus, le visage affiné, les biceps et les mollets durs comme du béton, les pecs, le ventre pratiquement plat, et j’emmerde les petits poignets d’amour, parce qu’eux aussi disparaîtront. Je voudrais lui montrer à côté de quoi il est passé. La victoire que j’ai remporté sur moi et la victoire que j’ai remporté sur lui aussi. Et je lui mollarderai à la gueule juste ensuite. Cet épisode honteux de ma vie, je ne vous l’ai pas raconté pour rien. Je vous l’ai raconté pour que vous compreniez ce que je vais vous dire. J’ai vécu dix jours extra-ordinaires. Et en plus de ce que j’ai pu vivre, dans ces dix jours, j’ai eu sept relations sexuelles avec quatre garçons différents. Quatre canons que je ne me serais jamais imaginé être avec. Et j’emmerde ceux qui en concluent que je suis une salope. Je ne m’excuserai de rien. Absolument de rien. Parce que un, je n’ai pas de petit copain pour l’instant et je ne suis donc pas infidèle, et deux, il n’y a eu aucune promesse de faite. Je ne dis pas qu’on doit remporter une victoire par le sexe. Je ne vous parle pas non plus de ça pour me vanter de mes performances au pieu. Mais j’ai aimé chaque seconde, chaque caresse, chaque baiser, chaque goutte de salive, chaque coup de rein de ces sept relations. Et à cause de toutes ces souffrances que j’ai vécues pendant de nombreuses années, j’ai bien mérité ce qui m’arrive. Et je remercie Biev, parce qu’il a été le déclic, le déclencheur qui a fait que j’ai compris ce que je suis devenu aujourd’hui. Et j’ai fait mon choix. Je sais avec qui je vais rester. Avec celui qui m’a tenu la main et qui m’a embrassé tendrement pour me dire au revoir. Je ne m’étendrai même pas en justifications, parce que je n’ai aucune justification à donner. Parce que maintenant, j’ai compris. J’ai tout compris. Tu avais complètement raison, Johann. Il y a encore quelques mois, mon souhait était d’être aimé des autres, de réussir ma carrière professionnelle, d’être heureux dans la vie, et surtout, le plus important, de m’aimer moi-même. Ca y est, Johann, j’ai réussi. C’est très perturbant, c’est même paniquant, mais c’est tellement excitant. Dans la chanson Dreams de Kylie, dans le break, inaudiblement, on peut l’entendre sussurer : « Nothing’s what it seems, believe in your dreams ». J’ai mis du temps à croire en mes rêves. Maintenant, je suis en plein dedans. Et ce ne sont plus des rêves. Ah, et juste au passage, j’avais juste envie de vous dire, et vous savez très bien qui vous êtes, je vous aime. Profondément. Encore plus aujourd’hui que jamais. ****** 100% House Classics – Volume 1 [372 373 ONE HUN 1] C’EST QUOI ? Cette double compilation, je ne l’ai vue en vente que dans une seule boutique, le minuscule Madison d’Aix-En-Provence. Et cette compilation est un petit bijou, parce qu’elle retrace en 40 morceaux l’histoire de la house-music de 1985 à 1995. Et j’ai découvert les bijoux de musique produits durant ces dix années. Le CD 1 regroupe les classiques, et le CD 2 la nouvelle tendance. MORCEAUX-CLE ? Mon Dieu, tout le premier CD, avec Raze, Mr Fingers, Inner City, Rhythim Is Rhythim, Richie Rich, Frankie Knuckles… Un peu plus de tri à faire sur le second CD, mais à retenir Nomad, The Source, Alison Limerick et Ce Ce Peniston. BEMOL ! Mais que vient faire Short Short Man de 20 Fingers dans le tas ??? ANECDOTE ? Frankie Knuckles s’est fait amputer d’un pied le mois dernier suite à une fracture du pied datant d’il y a dix ans et mal soignée. VERDICT ? Quelle honte que cette double compilation n’ait pas été commercialisée à plus grande échelle, parce que, en plus de sa fonction d’éducation musicale, les chansons qu’elle contient en appellent, non pas à vos pieds pour danser, mais véritablement à votre cœur.
November 13 Etape 2Je crois que le plus important – et aussi le plus angoissant – dans un rencard, c’est le premier baiser. Parce que c’est ce premier baiser qui va déterminer la suite. S’il n’est pas réussi, il va inconsciemment nous orienter vers une déception, alors que s’il est doux et bien entrepris, il va donner envie d’aller plus loin. Parce qu’à notre âge, nous aurions tendance à croire que le premier baiser n’est qu’un préliminaire, une tâche dont il faut se débarrasser au plus vite. C’est faux. Vous vous rappelez quand vous étiez adolescents ? Oui, je sais, c’était le siècle dernier, mais rappelez-vous. C’est ça qui est angoissant. On sait que ça va arriver, mais on ne sait pas comment. On sait qu’il va avoir lieu, mais on ne sait pas dans quelle condition et à quel moment. Je ne sais pas vous, mais moi, je me rappelle ce trac, cuisse contre cuisse, l’hésitation de caresser la main de l’autre de peur d’un rejet, le silence qui s’installe, les regards qui se fuient. Et pourtant, un siècle plus tard et l’expérience qui va avec, l’angoisse est toujours la même.
Alors que résonnaient les premières notes de Soothe Me de Vonda Shepard, je discutais avec Biev de la confusion des textos de la veille, et j’en venais à son départ précipité qui m’avait laissé un goût un chouïa amer. (Oui, parce que quand je suis angoissé par le premier baiser, je parle, je parle, je parle.) Il était assis sur mon lit, et tandis que je m’asseyais à côté de lui, je lui disais : « Et je me suis allumé une clope, dépité. Pas de télé… » (Il pose une main sur ma cuisse) « …pas de mec… » (Il attrape le menton de sa main pour attirer ma bouche vers la sienne) « …pas de tabmfffpffmfp… » (Il m’embrasse) « …mpffpadcordmpff… » Et… Et… Et… Et… Et… Et… Et vous ne croyez quand même pas que je vais vous raconter la suite !!! Juste que (pour vous faire rêver un peu) (ou pour faire encore plus râler Cam’) : j’ai maintenant un torticolis suite à une nuque rudement malmenée et une ou deux vertèbres douloureuses ! Mais comme on dit, hein, plus ça fait mal, plus c’est bon ! ****** Petit message personnel à Yta Farrow : Popine, notre chanson fonctionne toujours aussi bien au moment propice ! T’embrasse ! ****** Dance Attitude – 2 [371 DAN ATT 2] C’EST QUOI ? Une compil’ dance vendue chez ton marchand de journaux. Enfin, dance, je sais pas trop chez PolyGram ce qu’est leur conception de la dance, parce que Whigfield et Ice MC côtoient quand même East 17 ! Et puis un coup c’est mixé (enfin, mixé, enchaîné à la va-vite, ouais), un coup, ça l’est pas… POURQUOI JE L’AI ACHETE ? Parce que j’étais chez mon marchand de journaux et que j’avais de l’argent qui me brûlait les mains. MORCEAUX-CLE ? Oh, on passera sur la soupe habituelle qu’on trouve sur toutes les autres compilations du genre, et on se penchera sur de jolies surprises plus ou moins rares : Egma « Make My Day », Black Box « Not Anyone », House Of Virginism « I’ll Be There For You (Doya Dododo Doya) » et une version remixée du « I Want To Thank You » de Robin S, entre autres… VERDICT ? Ben, le genre de CD qu’on oublie qu’on l’a dans sa collection !
November 12 PANIQUE! PANIQUE! PANIQUE!Non, je ne ferai pas de billet sur la mort de ma télévision. Je sais qu’on m’a souvé prêté – à tort – la réputation d’une drama queen, mais quand même, il ne faut pas exagérer. Parce que, bon, quand même, merde, quoi, vous vous rendez compte, elle m’a lâché lundi soir à 23h45 ! Cette télévision, je l’ai depuis que je suis arrivé sur Bordeaux, elle a fêté dignement ses 12 ans, et puis là, paf, plus d’image. Oh, le son fonctionne très bien, hein, j’entends tout, mais je vois plus rien. Comme Bernardo, l’homme à tout faire de Zorro. Ou alors c’était le contraire. Enfin bref, après une recherche sur le net, c’est le IC vertical qui serait mort, et il y avait plein d’astuces pour ouvrir sa télé et réarranger les diodes soi-même, mais bon, sachant que je mets déjà 35 bonnes minutes à changer une ampoule dans ma salle de bain, alors réparer une télévision…
Alors me voilà à Auchan un jour férié à aller acheter une nouvelle télévision. Roh, quel cauchemar, se mélanger au plus petit des petits peuples qui sortent faire leurs courses un jour férié ou qui s’ennuient tellement dans leur vie qu’ils vont passer leur journée dans un centre commercial. J’arrive au rayon télé, prêt à mettre 100, voire 150 euros maxi dans une joli télé à écran cathodique, parce que voilà, ces putain d’écran plat LCD au plasma, je m’en bats un peu les couilles, et je ne sais même pas à quel endroit j’en mettrais une chez moi. Mais bon, c’est bizarre, y a que des télés à écran géant, aucune télé ancien modèle… Oui, ben je crois avoir compris que les vieilles télés, elles se font plus. Bref, me voilà avec une télé LCD écran plat de 55 cm qui me sera livrée vendredi matin. Et me voilà également allégé de 255 euros. Quoique, heureusement que ma dernière prime au boulot était de 555 euros, parce que sinon, voilà, quoi… En rentrant chez moi, la nuit commençait déjà à tomber. Il faisait un peu froid, et c’est là qu’on se dit que c’est vraiment un jour férié de merde. Je crois que c’est pour ça que je déteste les jours fériés. Parce que même quand il n’y a rien à faire, ben on s’arrange toujours pour que ce soit une journée de merde quand même. Enfin, il y a quelques exceptions parfois… Parce que c’est là que je reçois un texto de, nous allons l’appeler B.I.E.V. (pour Branleur Italien En Verlan) (z’avez vu comme je me fais chier pour assurer l’anonymat des gens, mais que je vous donne des indices pour trouver le vrai prénom !), qui me propose qu’on se rencontre. Mais qui est Biev, vous demandez-vous ? Biev, en fait, je tchatte avec lui depuis un bon mois. Il m’a déniché sur un site de rencontres pourri et payant, et c’est un miracle si on a pu s’échanger nos mails sans payer quoique ce soit. Aucune photo de lui, mais je dois avouer que c’était super agréable de discuter avec lui. Pas seulement parce qu’il m’avait dit qu’il faisait 1m90, blond, les cheveux mi-longs, de carrure élancé, mais parce qu’il savait tenir une conversation dans les deux sens, sans faute d’orthographe, avec des choses intéressantes à dire, sans être vulgaire quand on parlait de sexualité. Bon, il est bi, mais c’est pas de sa faute lol. Bref, à force de communiquer par mails interposés, on a décidé de s’échanger les numéros de téléphone pour simplifier un peu les choses. (Non, NicoW, ne crie pas) (Ah ben NicoW va pas crier, il a plus d’écran sur son ordi, il peut pas me lire) (Oli, ne te moque pas, c’est pas drôle pour lui!) (D’ailleurs, si NicoW voulait être dégueu avec toi, il ferait du vaudou pour que ta console de jeu se casse !). Bref, quelques échanges de textos sympathiques en prévoyant de se rencontrer quand il serait de retour sur Bordeaux, mais je ne m’enflammais pas plus que ça. Surtout parce que je n’ai jamais vu une seule photo de lui, et qu’on sait très bien que les mecs qui disent avoir 25 ans et qui n’ont pas de photo, ben en fait, on sait très bien, quoi. Mais, je sais pas pourquoi, je me disais qu’il en valait p’têt le coup, et je me suis dit, bah, si l’occasion se présente, pourquoi pas, je le rencontrerais, et s’il est vraiment trop vilain et bossu, ben je partirai en courant en zigzag avec des hurlements et en battant des bras pour aller plus vite. Et me voilà donc hier avec ce texto où Biev me propose une rencontre à 18h15, alors que la nuit est déjà tombée, devant un bar près de chez moi. Merde. Il fait nuit, j’ai une sale tête, je suis angoissé par ma télé, il va très certainement être moche à arrêter un éléphant à 100 mètres… J’accepte quand même. Parce que, voilà, il y a toujours ce « on sait jamais » qui vient faire écho dans la tête. Mais par contre, pas d’effort, je ne me recoiffe pas, je ne me rhabille pas, je ne me mets pas du fluide teint belle mine de Gaultier à 27 euros, rien, j’enfile juste mon écharpe et ma veste (parce que je suis déjà à la bourre), et advienne que pourra. Le lieu de rendez-vous était à quatre minutes à pied de chez moi. Bon, j’arrive avec cinq minutes d’avance, mais ça commence bien, le bar est fermé. En même temps, tout est fermé un jour férié passées 18 heures. J’attends donc, tirant sur ma clope, et regrettant de pas avoir pris ma Ventoline avec moi, parce que mon souffle est pas top. 18h15, il n’est pas là. Je m’acharne sur ma clope, et je mâte discrètement les rares mecs qui passent en essayant d’en repérer un qui aurait style 25 ans et des cheveux longs. A part un vieux de 55 ans qui s’approchait de ce portrait, mais qui ressemblait bien plus à Jésus (et l’odeur du temps qui va avec), rien. 18h25. Il y a une chose que je ne supporte pas lors d’un premier rencard, c’est que le mec arrive en retard. Parce que Freud m’avait dit il y a quelques années à la cafèt’ de la fac’ que le mec qui arrivait en retard, c’était un moyen pour lui de soumettre l’autre ; réciproquement, le mec qui arrive en avance se soumet directement et montre qu’il est en demande. J’en viens même à espérer un lapin, pour le coup. A 18h30, je décide de rentrer chez moi et envoie comme message « cool pour le lapin ». Alors que je suis en train de remonter mes escaliers, je reçois comme message de sa part « Je comprends rien, je suis là depuis 15 minutes, et je ne t’ai pas vu, je me suis dit que tu étais à la bourre ! » Au lieu de passer par un nième texto, je l’appelle directement et je lui dis de me rejoindre devant l’arrêt de tram’ devant chez moi. (Je kiffe sa voix.) Et j’en profite pour rentrer rapidement chez moi pour récupérer ma Ventoline. Je m’installe bien froidement sur le banc à côté de l’arrêt du tram’, et j’attends. Et j’attends. Et j’attends. Et je me dis qu’il a décidé feignassement de prendre le tram’ qui passe toutes les 20 minutes. A part que le tram’ passe et que personne n’en descend. J’envoie donc comme message « Il t’en faut, du temps, pour arriver… » Sur quoi il me répond « J’ai fait un petit détour, j’arrive très vite » J’en profite pour m’allumer une clope. Et la terminer. Et je me dis que ce mec est un vrai mytho, que ce doit être un gamin de 14 ans, bien au chaud chez lui en train de se marrer à me faire poireauter. Donc, pas de message à envoyer comme ultimatum, je quitte mon banc pour rentrer chez moi. A nouveau en train de monter les escaliers, un autre texto : « Ne t’inquiète pas, je suis là dans 30 secondes. » Fait chier. Fait royalement chier. Je retourne à mon banc. Là, je me dis que je compte 60 secondes dans ma tête, et que s’il n’est pas là au terme de ces 60 secondes, tant pis pour lui, je ne serai plus disponible. A 96 secondes, un grand jeune homme débarque derrière moi et m’interpelle par un « Axel ! » mi-enthousiaste, mi-essouflé. Et je me retrouve enfin face à Biev. Ma télé, quand même, ça me fait chier. J’ai raté The Practice sur Jimmy. J’espère juste qu’elle sera bien livrée vendredi matin pour que je puisse voir la Trilogie M6 de samedi soir. Ah mais non, samedi soir, c’est l’anniversaire de Marilyn. On va encore boire. Où est-ce que je vais mettre cette nouvelle télé ? Parce qu’elle prend de la place, quand même. P’têt dans la salle de bains, je sais pas. C’est marrant aussi, tiens, quand j’y repense, je n’ai vu aucun magnétoscope en vente à Auchan. Merde, j’ai un magnétoscope chez moi, c’est devenu un bien rare, donc de luxe. P’têt que si je le revends sur eBay, je pourrais en tirer facile 800 euros. Et pour le coup, s’ils ne vendent plus de magnétoscopes, ils vont aussi arrêter de vendre des VHS vierges ? Parce que, déjà, je m’étais rendu compte que c’était relativement cher, les VHS vierges ; il y a deux ans, 3 VHS vierges de 240 minutes, ça coûtait quand même 15 euros. Et ce que je n’ai pas compris, c’est qu’ils vendaient aussi des VHS de 30 minutes. Mais qu’est-ce qu’on peut bien faire avec des VHS de 30 minutes ? Enregistrer un épisode de Nounou d’Enfer ? J’étais donc assis sur le banc, et Biev se tenait debout devant moi, du haut de son mètre 90, les cheveux longs devenus courts. Et ben, euh, je suis resté con et muet pendant à peu près cinq secondes sous la surprise. Parce qu’il était canon. Pas d’autre mot. Je me suis quand même levé, parce que la princesse assise sur son banc, c’est pas top pour entamer un rencard. Les cheveux blonds courts qu’on sent que la coupe a coûté 40 euros, une mâchoire bien carrée, de magnifiques lèvres, un sourire sincère et enthousiaste, des yeux bleus pétillants, de longues jambes, bien sapé… Bon, vous me connaissez, ça a été une lutte intérieure infernale pour ne pas faire mon Axel et débiter quatre conneries à la seconde pour camoufler ma gêne. La seule chose que j’ai réussi à lui sortir pour lui dire bonjour, c’est : « Donc, tu existes vraiment ? » Oui, pas de doute, du Axel tout craché. La discussion commence et Biev me propose d’aller prendre un verre au café juste à côté, et je lui calme ses ardeurs en lui expliquant que le seul bar ouvert qu’il voit, c’est une pizzeria. Alors, pour rattraper tout ça, je ne réfléchis pas, je lui propose d’aller prendre un café chez moi. Et je me le reproche intérieurement tout de suite parce que je n’ai rien rangé, que c’est le bordel… Ben non seulement il accepte, mais en plus, il kiffe mon appart’ ! Ah ben là, il marque déjà dix points ! Et puis, on continue de faire connaissance, et au hasard de nos discussions, on se trouve quand même pas mal de points communs et de sujets à aborder. Certains même, sans intérêt pour certains, me feront lui donner des dizaines de points supplémentaires (comme l’anti-téléchargement, la passion des CD, Los Angeles…) Pas de blanc, pas de silence gêné, c’est cool. On en vient à parler des sentiments, et je lui souligne le fait qu’il est bi. Il m’explique qu’effectivement, il est attiré par les deux sexes, mais qu’il n’est encore jamais tombé amoureux d’un garçon, malgré ses quelques expériences. Je préfère cette honnêteté de sa part, je sais au moins à quoi m’attendre. Mes précédentes relations avec des bi ont toutes été catastrophiques, surtout parce que j’attendais trop d’eux. Je sais au moins que là, au cas où, je sais à quoi m’attendre, ou plutôt, ne pas m’attendre. Au bout d’une heure, il m’annonce qu’il me quitte pour rejoindre son frère. Et là, ben un peu déçu, quoi. Parce que le mec qui s’en va au bout d’une heure, ça veut dire ce que ça veut dire. Et puis le fait qu’il rajoute « C’était sympa, on va se revoir », ça veut encore plus dire ce que ça veut dire : qu’on ne se reverra pas. Un truc qui titille, c’est quand il me dit alors qu’il sort dans la rue : « C’est quoi, ton numéro de rue ? Y a ton nom sur la sonnette ? » A quoi ça va lui servir, vu qu’on ne se reverra pas ? Je garde bien sûr la face avec un grand sourire enthousiaste, mais une fois la porte fermée, un peu dégoûté, ben je remonte les escaliers, et je m’allume une clope. Pas de télé, pas de mec. Même pas de tabouret et de corde pour se pendre. Et même pas dix minutes plus tard, un texto de Biev. Je m’attends donc à la phrase choc du style « Ca le fait pas, bonne continuation. » Parce que les cassettes VHS de 30 minutes, non, sérieux, mais qu’est-ce qu’on peut en faire ? On peut rien mettre dessus ! Ou alors c’est pour mettre des mini-films de vacances ? Mais qu’on vende des VHS de 30 minutes il y a 30 ans, okay, c’était le début de cette technologie, mais en 2006 ? Mais je me demande aussi, pourquoi les lecteurs DVD enregistreurs sont-ils aussi chers ? C’est quand même style minimum 300 euros, quoi ! Parce que ça coûtait combien, un magnétoscope, il y a 30 ans ? Quelqu’un se rappelle ? Mes parents, ils ont eu le tout premier modèle de magnétoscope qui a existé, ça avait la taille d’une unité centrale d’ordinateur, c’est pour dire. Et c’est marrant, ils enregistraient les clips qui passaient sur Antenne 2 dans la nuit du samedi au dimanche, c’est comme ça que j’ai pu commencé ma culture musicale avec toute la vieille pop pourrie anglaise du début des années 80. Et là, je reste con en lisant son texto : « Bien sympa, cette première rencontre ! Est-ce que tu es libre demain soir ? J’aimerais venir chez toi pour qu’on passe à la prochaine étape si tu es d’accord. Tu me plais beaucoup. » PANIQUE ! PANIQUE ! PANIQUE ! Han ! Han ! Mais han ! Han, je lui plais ! Ah bah ça, je m’y attendais pas. Comme quoi, ne jamais se sous-estimer à un premier rencard. Merde, il est canon, il me trouve quoi ? Non, non, surtout, pas se poser ce genre de question ! Je lui répond donc, en faisant ma Susan Mayer : « Attends, je regarde mon agenda, non rien à la télé ! C’est donc okay pour demain soir ! Dois-je prévoir autre chose que nous deux ? » Evidemment, je pensais à de l’alcool. Et là, texto un peu gêné : « Tu vas vite en besogne… D’abord à deux, et après, si tu veux un trio, on verra, mais bon, ça me tente pas… Cela dit, si tu te fais chier en duo… » HAN ! Mais il a cru que je voulais faire venir un troisième mec ! Han ! Vite, vite, un autre texto pour m’expliquer ! Le fou ! Mais je pensais à de l’alcool, putain ! Donc, message de retour où il s’avoue rassuré et qu’il se charge de l’accompagnement. Et maintenant, me voilà là, quoi. Alors ne vous inquiétez pas, je vais bien. Je sais ce qu’il en est de cette situation, je ne dois pas tomber amoureux, je ne dois pas m’attacher. Je sais juste que voilà, il est beau, a un sourire et des yeux magnifiques… En fait, je ne pense même pas au sexe, même si je pense que ça risque d’arriver, mais je pense juste que je vais passer une excellente soirée, avec un garçon délicieux, intéressant et super charmant. Parfois, ça suffit aussi. Et puis si ça continue, tant mieux. Et puis si je suis le premier mec auquel il s’attache, tant mieux aussi. Mais une étape après l’autre. Ce qui n’empêche que je sais pas si c’est le stress ou l’excitation, mais là, je suis à 2000 en l’air. Bon sang, mais comment je vais m’habiller ce soir ???????? ****** Reel 2 Real featuring The Mad Stuntman – Can You Feel It ? (Mixes By : Erick « More » Morillo & Factory Team) [370 REE CAN 1] C’EST QUI ? Reel 2 Real est le projet ragga-house insupportable du DJ et producteur Erock Morillo, très réputé à New York. Insupportable surtout à cause du MC The Mad Stuntman qui beugle comme un ours « I like to move it move it ». C’EST QUOI ? Le troisième single de ce projet, que j’ai acheté pour son rythme progressive house plutôt uplifting, et les vocaux féminins d’Althea McQueen qui viennent adoucir un peu les beuglements du gros lourd. VERDICT ? Un honnête deux-titres de dance. La version edit ne déçoit pas, et en B-side, on a droit à un remix ragga-house au rythme ralenti, pas du tout désagréable, très summer-song, mais qui ne plaira pas à Heav’, parce que c’est très dans le style Fun Factory deuxième période.
November 08 J'ai encore fait quelque chose de pas bien...J’ai fait quelque chose de pas gentil-gentil tout plein. Oh, on peut même dire que j’ai fait quelque chose de méchant-méchant. Mais qu’est-ce que c’était bon !
Oui, je le sais, vous vous demandiez tous comment allait Dominique, ma bien-aimée filleule ! Si si, je le sais, dans mon dos, vous avez monté un fan-club en son nom, et le buzz entier qui gravite autour d’elle a éclipsé Cindy Sander et Mickael Vendetta réunis. Donc, okay, allez, je suis bon joueur, j’accepte de vous donner quelques nouvelles. Dominique n’a pas changé, je vous rassure. Feignante, manipulatrice, auto-victimisée, menteuse, dissimulatrice… Et elle me fait la gueule. Mais une putain de gueule, avec le regard méchant, la grimace et tout et tout… M’en fous, je la raterai pas pour son évaluation finale en début d’année prochaine. Et elle est super-forte, hein, parce qu’elle a même réussi à faire du charme à mon pote Black Fred, et dès qu’il lui parle, vas-y qu’elle se trémousse et qu’elle rit bêtement comme une adolescente pré-pubère attardée encore shootée au Biactol. Et vas-y que Fred la flatte et lui fait des petits clins d’œil coquins, et vas-y qu’elle pouffe de tout son surpoids… En même temps, Fred flatte tout ce qui ressemble à un vagin sur pattes, donc… Mais… Mais… Elle est quand même encore plus super-forte, parce qu’elle a simulé un manque de confort, et accrochez-vous bien, elle a demandé un fauteuil spécial !! Pendant qu’elle était en formation, je reçois un mail de Céline, la responsable RH spécial travailleurs handicapés, qui me dit que dans la journée, quelqu’un viendra installer des accoudoirs et un repose-pieds sur le fauteuil de Dominique, ainsi qu’un système de trucs à bille spécial massage ou je sais pas quoi pour son dos. Z’auriez dû voir ma gueule quand j’ai lu ce mail. Et un petit nota bene qui m’intime à veiller à ce que personne d’autre qu’elle n’utilise ce fauteuil puisqu’il sera adapté spécialement pour elle. Ma bouche est restée ouverte facilement deux minutes. Et un mec qui débarque et qui lui visse tout ça sur le fauteuil… Dominique est revenue, et, y a pas à dire, là, maintenant, ça doit vraiment être très confortable, hein… Les deux bras sur les accoudoirs, les jambes tendus avec les pieds bien installés… On l’appelle Princesse Dominique maintenant ! Lui manque plus que la tiare et le sceptre, et c’est la reine-mère d’Angleterre ! Et elle bosse encore moins qu’avant ! Et ce regard qu’elle me lance tout le temps, qui veut dire : « Je t’ai bien eu, c’est moi qui ai gagné ! Je suis une princesse ! » J’avais donc le choix : soit me laisser bouffer de l’intérieur par la rage de mon impuissance, soit lui rappeler qui était le maître. Evidemment, comme vous vous en doutez, j’ai choisi la seconde solution. J’ai donc profité qu’elle ne soit pas là pour dévisser un peu les deux accoudoirs, et dès qu’ils étaient un chouia amovibles, je les ai ramenés tous les deux subtilement vers l’intérieur du fauteuil. Très subtil, on voit à peine la différence. Puis j’ai revissé pour que ça soit bien serré. Dominique est revenue de sa quarante-treizième pause et se rinstalle sur son trône. A part qu’avec son surpoids, et ne voyant pas que les accoudoirs ont été ramenés vers l’intérieur, ben elle a du mal à y rentrer, donc elle force un peu. Moi, l’air de rien, je continue de répondre à un mail, et je surprends son regard, vous savez, le regard style je suis un peu inquiet parce que je me rends compte que j’ai un peu grossi et que je me sens serré, mais que je le montre pas pour garder un semblant d’assurance devant tout le monde. Je ne dis rien, mais je pouffe déjà intérieurement. Et dix minutes plus tard, elle décide de se lever pour aller marcher, et là, pam, elle reste bloquée par les deux accoudoirs ! Surprise, elle retombe aussitôt sur le siège, et commence à lancer des regards inquiets pour voir si quelqu’un s’est rendu qu’elle est à moitié-bloquée. Moi, évidemment, la tête toujours baissée, je commence à avoir les épaules qui se secouent tellement je tente d’étouffer mon fou rire, et je me vois obligé de partir en courant vers la photocopieuse pour pouvoir exploser de rire. Oh, oui, je sais, c’est très méchant ! C’est bas, c’est mesquin, c’est gratuit… Mais qu’est-ce que c’est bon ! ****** Quench – Sequenchial [369 QUE SEQ 1] C’EST QUI ? Derrière le projet trance Quench se cachent deux producteurs australiens, CJ Dolan (le plus connu, derrière plusieurs hymnes trance du début des 90’s) et Sean Quinn. C’EST QUOI ? Leur premier album, qui suit confortablement le grand succès rencontré par le premier single dont tout le monde se rappelle, Dreams. Mais si, ce morceau trance avec plein de cloches. C’est d’ailleurs le premier titre trance à entrer dans le Top 50 et à se classer aussi haut (d’ailleurs, Heav’, en bon connaisseur, nous rappellera que Dreams est monté jusqu’à la neuvième place). CHANSONS-CLE ? Dreams, bien sûr, ultra connu ; Platform 9, superbe intro ambient ; Feel It, de la trance germanique que n’auraient pas renié Jam & Spoon ; Redemption et son piano rave old-school ; Sounds From Jupiter, un bon morceau de technotrance bien hypno. VERDICT ? Il aurait été facile pour Quench de surfer sur le succès de Dreams et de nous sortir une bonne merde commerciale avec plein de sous-Dreams qui nous auraient fait détester à jamais le son des cloches. Mais non. C’est un excellent album, où chaque morceau est une perle en soi, où chaque morceau est tout, sauf à classer dans la dance commerciale. Pour vous donner une idée, faites-vous un petit step back in time jusqu’à 1994, ramenez-vous au Boy’s Paradise sur les coups de quatre heures trente du mat’ un jeudi soir, où quelques danseurs dansent encore solitairement en plein trip trance, comme s’ils étaient sur une autre planète. C’est généralement à ce moment que le DJ passait de la trance germanique incroyable et inconnue. Ben voilà. On y est. Enjoy ! =)
November 02 Un message d'Axel au MondeJe n’ai jamais utilisé ma notoriété pour desservir mes propres intérêts. Sauf quand j’étais barman. Quand j’étais barman, à chaque fermeture, il y avait toujours trois ou quatre clients qui attendaient au comptoir, espérant que je finirais ma nuit avec eux, et évidemment, chaque matin, il me suffisait de piocher, je ne rentrais jamais seul. Même qu’une fois, avec Nico de l’Odivin, une demi-heure avant qu’on ferme mon bar, on avait laissé le grand concours « qui va finir sa nuit avec Axel ? », et il prenait les inscriptions des candidats, et je crois que Larry, il se rappellera toujours d’avoir gagné. Mais c’est une autre histoire que je vous conterai un autre jour, ne nous détournons pas de la raison initiale de ce billet à but, plus qu’humanitaire, à but humain.
Comme je disais, je n’ai jamais utilisé ma notoriété pour desservir mes propres intérêts. Je connais ma valeur aux yeux du monde entier (et le monde entier la connaît bien aussi), mais je suis toujours resté humble et modeste. (Ah, Oli vient de s’étrangler…) (Ah, les trois-quarts de mes ex aussi, tiens…) Mais aujourd’hui, je vais utiliser cette notoriété pour lancer un message mondial. Oui, vous avez bien lu, Axel lance un message au Monde avec un M majuscule. Non, j’aurais pu lancer carrément un message à l’Univers entier, à la création-même de toute chose, mais je ne fais pas partie de ces démagogues magnanimes et narcissiques, je sais rester humble, modeste, à ma place, donc ce message, je le lance au Monde. Parce qu’avant d’être un Côte d’Azurien, un Bordelais, un Français, un être humain, que dis-je, un être vivant, je suis avant tout un Homme. S’il-vous-plait, baissez tous la tête avec moi, et recueillons-nous une minute en silence. (Une minute, j’ai dit, NicoW. Baisse encore la tête.) (NicoW, je te vois, tu sais. Tu triches.) (NicoW !! Bordel ! La têteuh !) Voilà. Quel est mon message, vous demandez-vous. Je profite donc du fait que mon Blog soit lu chaque jour par le monde entier (si, si, j’ai vu les stat’ des visites), et je me réjouis au passage de tant d’engouement autour de ma personne et de ma vie (et en même temps, je n’en suis pas étonné) pour délivrer le message suivant. Kylie m’a appelé hier. Elle est actuellement à Bogota en Colombie pour sa tournée mondiale X2008, et il y a deux jours, plusieurs Colombiens ont investi les coulisses et ont dérobé le passeport de Kylie, ainsi que son ordinateur portable (avec tous les mails que nous avons échangé elle et moi, ainsi que les mp3 de ses nouvelles chansons inédites, et une photo de moi en train de nager le crawl en plein milieu d’une piste de danse un soir où nous avions abusé de vodka). Les passeports des danseurs ont également disparu, ainsi que quatre autres ordinateurs portables, et une caisse de costumes. Et un sachet de M&M’s. Alors aujourd’hui, je profite de ma notoriété, je profite de moi, je lance un message au Monde, et en particulier à ces voleurs. MECHANTS, MECHANTS COLOMBIENS ! Rendez à Kylie son ordinateur ! Et son passeport aussi ! MECHANTS ! Bien sûr, parce que la situation est grave, je vais donner de moi-même. Oui, vous avez bien lu, Axel sort de sa modestie, de son humbleté et se dévoile au Monde au grand jour et va donner de lui-même ! Donc pour tout jeune homme entre 20 et 40 ans apportant une information permettant de retrouver la trace de ces méchants, méchants Colombiens, je lui octroie une fellation. Si les voleurs se livrent d’eux-même, je m’offre à eux pour une tournante. Non, je sais, vous en avez le souffle coupé, mais je sais, je suis Axel, ma générosité ne sera jamais assez grande pour que Kylie récupère son passeport ! D’ailleurs, je ne m’arrête pas là, loin de là. Demain, je passe à la télé. Au journal télévisé d’informations. Oui, oui, vous avez bien lu ! Enfin, je passe au 19-20 régional de France 3 Poitou-Charente, un journaliste fait un sujet sur moi, parce que dès demain, j’entame une grève du café jusqu’à ce que tout ce qui a été volé soit rendu. Je compte là sur l’humanité des voleurs et leur aptitude à éprouver du remords et de la culpabilité (ou alors une très forte envie sexuelle aussi). Bien sûr, je compte sur vous pour me soutenir dans ma démarche ! (Axel a fini de s’adresser au monde.) (Merde, NicoW, mais tu pouvais relever la tête, c’est bon, j’avais juste dit une minute !) ****** Janet Jackson – Hott ! [368 JAC HOT 1] C’EST QUOI ? Je crois que ce disque n’est pas officiel. Je dirais plus, il n’est même pas légal. Tellement pas légal qu'il n'y a de photo de Janet, ni sur la couverture, ni dans le livret. Bouhouhou, Axel est un fraudeur ! Que nenni. Remember, à Toulon, le mercredi après-midi sur le cours Lafayette, là où il y a tous les vendeurs de sacs, de lunettes, de bijoux, de foulards, ben il y avait aussi un vendeur de CD rares. Il avait juste une chaise de camping et un carton où on pouvait trouver des CD super-rares (remixes, concerts) de chanteurs au top comme Madonna, Michael Jackson… Et là, j’y avais déniché le CD live de la tournée Janet de Janet, à laquelle j’avais assisté au Dôme à Marseille. J’étais tellement content ! Tant pis pour les 150 Francs qu’il coûtait ! ET ALORS ? Bah me suis fait arnaquer. Ce n’est pas le concert en intégralité, mais des extraits choisis, et en plus, l’enregistrement est d’un mauvais, on n’entend aucune basse, style le mec a posé un magnétophone sur le devant de la scène, et le mastering est faible. DONC ? Bouhouhou !
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