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    27 februari

    Maybe soulmates exist after all...

    Bon, on commence par les mauvaises nouvelles, comme ça, on en est débarrassé. J'ai explosé une tong hier soir en glissant sur le cadavre d'une souris, et le chauffage central de l'immeuble a rendu l'âme samedi matin. Un réparateur doit passer dans la semaine pour en installer un nouveau, mais d'ici là, je suis condamné à vivre dans une ère glaciaire. L'occasion donc de ressortir les bons gros vieux pulls difformes et les couvertures oranges épouvantables...

    Sinon, tout va pour le mieux! Déjà, au boulot, je ne sais pas ce qui se passe, mais voilà déjà trois clients qui envoient un courrier à l'entreprise pour me féliciter de mon travail, pour leur avoir débloqué des situations inconfortables qui s'envenimaient avec le temps, sans que personne d'autre ne les traite. Chacun des trois clients m'a demandé mon nom de famille pour motiver leur lettre de remerciement, et l'une des clientes m'a même donné son adresse pour que je lui envoie mon CV afin qu'elle le transmette à une grande entreprise dont je tairai le nom pour un poste d'assistant de direction! Je ne sais pas encore si je vais lui envoyer, car ça serait illégal, je me serais fait débaucher sur mon lieu de travail... Mais elle a encore rappelé aujourd'hui, juste pour me remercier. A 0,34 centimes d'euros la minute, elle en veut vraiment!!! Mais ça me fait chaud au coeur de savoir que je fais bien mon boulot, et qu'il est reconnu, aussi bien par mes managers que par les clients. Cette impression de faire le bien me poursuit!

    Je croyais être le seul à sentir les changements en moi, mais non. Crucified m'a fait remarqué samedi dernier à la longue pause-café qu'il y avait quelque chose de changé. "Tu as pas minci depuis le début de la semaine?" Clair que j'ai pas trop eu le temps de manger la semaine dernière, je le reconnais. "Et puis, c'est quoi, cette lueur dans tes yeux? Et ce sourire?" Tiens donc! "J'ai ressucité" lui ai-je répondu simplement de mon petit sourire en coin. Il est habitué à mes mystères et les accepte, peut même les comprendre. "Mais il y a quelque chose d'autre" se torturait-il en me regardant sous toutes les coutures, m'observant, fronçant les sourcils. "Mais... Mais... Tu as mis des couleurs!!" J'ai explosé de rire. Tout mon entourage m'a toujours connu habillé en noir, et Jean-Philippe, mon formateur, m'avait même demandé pendant la formation si je n'étais pas gothique. Et là, ce samedi après-midi, je portais une chemise rouge flash de chez flash. Ben oui, je n'ai plus rien à cacher, ni à dissimuler maintenant. Demain, je tente le bleu azur, et p'têt même que j'essaierai le jaune flash et le vert brésilien cette semaine!!

    J'ai aussi acheté des sacs poubelles contenance 60 litres (ne cherchez pas à comprendre!), et j'ai même retrouvé le briquet que j'avais perdu mercredi dernier dans une avalanche de fringues dans ma salle de bains (non, non, ne cherchez toujours pas à comprendre!!). Et puis aussi un weekend de webcam avec Big.

    Un grand tournant ce weekend aussi, puisque j'ai changé de petite-chanson-dans-la-tête. Peu de personnes connaissent la musicothérapie. C'est une thérapie psychologique qui fonctionne à l'aide d'une chanson qu'on se chantonne dans la tête. Ceux qui ont suivi assidûment la série Ally McBeal connaissent déjà le principe, mais c'est une thérapie qui existe réellement, et qui fait fureur aux States. Le principe est de se choisir une petite chanson avec couplet-refrain (donc, avec une base pop), mais attention, pas un slow, une ballade ou une chanson triste, mais un truc qui bouge quand même, qui file la pêche, avec les paroles qui suivent. Choisissez un morceau, et une fois que vous descendez dans la rue, imaginez bien cette chanson dans votre tête, imaginez l'intro musicale, les paroles, l'air, et vous allez voir, si vous avez choisi la bonne chanson, même si vous sentez que ça ne va pas, un petit sourire presque indécelable va se déceler sur votre visage, et vous irradierez d'un minimum de bonheur. Moi, ça a marché à chaque fois.

    Mon ancienne chanson, c'était This Old Heart Of Mine (Is Weak For You), originalement chanté par The Supremes, mais moi, je me chantais la version de Vonda Shepard, bien plus entraînante. C'est une chanson qui parle de se relever après une rupture sentimentale, de relativiser et de se tourner vers l'avenir. Elle m'avait beaucoup aidé, moi qui ne cessait de sortir d'une rupture pour en vivre une autre, mais depuis quelques jours, je trouvais qu'elle ne correspondait plus avec ce que je ressens en ce moment.

    Ce weekend, par hasard, j'ai trouvé ma nouvelle chanson, plus en phase avec moi-même. Cette chanson, c'est une chanson plutôt joyeuse et optimiste de Des'ree, mi-pop, mi-gospel, qui s'intitule Soulmates (Ames Soeurs, en Français). Dans cette chanson, on a déjà conscience qu'on vit le meilleur, et que quelque chose de meilleur que le meilleur nous attend encore, aussi sûrement que le jour se lèvera le lendemain. Elle parle de la confiance en autrui et en soi-même. Moi-même, j'ai réalisé il y a peu que chaque malheur, chaque bonheur rencontrés dans ma vie ont une signfication, car "sans les abîmes du désespoir, comment apprécierions-nous les sommets du bonheur"? Avant, je me battais pour paraître fort, mais aujourd'hui, je sais que jusqu'à ma mort, je continuerai d'apprendre avec le sourire. D'ailleurs, pour mon enterrement, je veux cette chanson. Avant, j'aurais choisi une chanson de Vonda Shepard, bien mélancolique et triste, pour que tout le monde pleure (oui, je sais, encore mon grand narcissisme!), mais non, le jour où on m'enterrera, je veux que tous mes proches qui seront là, en entendant cette chanson, puissent avoir un sourire en sentant l'espoir que dégage Soulmates. Et puis, ça sera toujours mieux comme morceau que "Allumez Le Feu" de Johnny!! Parce que là, ma mère n'aurait pas eu le même sens de l'humour que moi!

    Peut-être que les âmes soeurs existent après tout...

    *****

    Kylie Minogue - What Do I Have To Do [95 MIN WHA 1]

    L'un de mes singles préférés de Kylie. L'une de ses plus belles pochettes également, en noir et blanc, avec une robe qu'elle aura gardé pendant toutes ces années, et qu'elle a ressorti en 2001 pour chanter Can't Get You Out Of My Head chez Drucker. Cette chanson est excellente en elle-même, de la dance-pop uplifting du meilleur effet. Pour la petite histoire, une première version avait été enregistrée, est restée inédite (même si je l'ai!), puis elle a été remixée pour l'album, et à nouveau remixée pour la sortie single. C'est la version single qui reste la meilleure, bien plus pumpin' avec des samples masculins ("What's this sound?", "Music please"). Cette chanson a pas mal choqué à sa sortie, aussi bien au niveau des paroles provocantes ("que dois-je faire pour bien faire passer le message, comment puis-je te prouver que je te veux?") qu'au niveau du clip (où on la voit jouer à la lesbienne pour exciter un mec), où, d'ailleurs, la frangine Dannii fait un guest-starring. Pas mal d'articles de journaux ont fait des vagues (pour rien) sur cette chanson, et ce fut le premier single de Kylie à ne pas atteindre le top 5 (mais quand même le top 10!) au Royaume-Uni.

    25 februari

    Me and Miss Janet

    Quand j'ouvris les yeux, la chanson If de Janet Jackson emplissait le grand studio de danse. Je ne comprenais rien, je me trouvais en plein milieu de ce studio de danse, entouré d'une dizaine de personnes, et nous entamions ensemble la difficile chorégraphie du break. J'ignorais par quel mécanisme tout marchait, mais je ne contrôlais pas mon corps. Et je n'avais même pas le temps de tout analyser, je ne faisais que me regarder dans le long miroir qui reflétait chacun de nos gestes. Tout était incroyablement parfait, le déplacement de mes pieds au sol, l'horizontalité de mes bras, le côté carré de mes moindres mouvements, les coups de tête, les blocages, la méchanceté de mon regard... Depuis longtemps, je connaissais cette chorégraphie par coeur, mais là, il n'y avait rien de comparable, c'était parfait.

    Puis le break s'arrêta, laissant place aux derniers refrains. Je me plaçais devant une jolie métisse, et elle passa sa main entre mes deux jambes, m'attrapant aux parties intimes tandis que de son autre main, elle poussa mon crâne pour que je plonge en avant. Tombant avec agilité au sol, je fis glisser mon corps au sol pour passer entre ses jambes, me retournant pour me retrouver allongé sur le dos. Là, alors qu'elle pliait les jambes au-dessus de moi, je relevais mon bassin à deux reprises, comme pour simuler une pénétration. Puis je me dégageais pour me retrouver à genoux devant elle, dos au miroir. Elle posa une main sur ma joue et joua avec mon visage, le faisant basculer de droite à gauche, puis le prit à deux mains et le tira de force contre son sexe, comme si elle voulait que je lui fasse un cunnilingus. Je me dégageais de ses mains, me mit à sa droite, et tenta de remonter le long de sa jambe. Elle reprit mon visage d'une main et le détourna brusquement pour marquer le beat final de la chanson.

    J'étais là, tentant de maîtriser mon essouflement, toujours la main de la métisse sur ma tempe, le regard plongé vers le sol, puis enfin, je me relâchais, retrouvant un sourire de satisfaction, passant un revers de main sur mon front pour enlever les goutelettes de transpiration. Et ce fût à ce moment que j'entendis un applaudissement à l'entrée de la salle. Je tournais la tête, et elle était là, en chair et en os. Janet Jackson. Les cheveux attachés en queue de cheval, un bas de jogging noir, un T-shirt blanc court s'arrêtant bien au-dessus de son nombril, dévoilant une magnifique plaquette de chocolat, un serviette vert kaki autour du cou, une bouteille d'eau minérale à la main. Souriant généreusement. J'étais immobilisé alors qu'elle s'avançait vers moi, comme si c'était la chose la plus naturelle qu'elle était capable de faire, et, sans m'y attendre, mon bras se leva alors qu'elle tapa-là dans ma main en poussant un "eeeeyaaaah" victorieux. Elle me prit rapidement dans ses bras, sans se départir de son sourire, en me disant, sûre d'elle, que ce soir, nous allions cartonner. J'acquiesçais malgré moi, je ne voyais pas très bien où elle voulait en venir, mais j'étais d'accord avec elle.

    Je me retrouvais ensuite dans une cafétéria, assis à une table en train de savourer un Coca-light hyper frais, avec un homme de 35 ans environ, les cheveux noirs, un peu de formes, mais très jovial, et qui me parlais un peu comme un grand frère protecteur. J'ignorais de quelle manière, mais je savais qu'il était batteur, et quelque part l'âme de l'équipe. Il me demandait comment je me sentais à la veille de ce concert, et je lui répondis en souriant que j'étais partagé entre un grand stress et une excitation qui montait, qui montait... "On va s'éclater ce soir, tu vas voir!" qu'il me jura.

    En entrant dans le hall de l'hôtel, je consultais mon téléphone portable, mais rien, aucun message vocal, aucun texto. Je m'arrêtais à l'accueil et demanda à la standardiste s'il y avait un message pour moi, sans même me présenter. Rien, pas de coup de fil, pas de lettre, pas de fax, rien. Je la remerçiais d'un faux sourire pour cacher ma déception, et prit l'ascenseur pour accéder à ma suite. Ma mère était là, égale à elle-même, en train de me repasser des chemises, me suppliant presque de manger quelque chose, sans quoi je ne tiendrais pas toute la soirée. "M'man, je t'ai déjà dit que j'avais pas faim!" Je me sentais fatigué, et j'ignorais pourquoi, j'étais terrifié par l'idée d'arriver en retard à ce concert, signifiant que je me serais préparé à tout ça pour rien si je le ratais.

    Arrivé dans une grande loge où trônait un magnifique bouquet de fleurs, je m'apprêtais à me faire maquiller par une femme brune quadragénaire aux lunettes roses aux bords pointus. Là, mon téléphone sonna. C'était Ricou! Qu'est-ce que j'étais content! Il m'appelait pour me dire qu'il serait au premier rang avec Juju et Bertrand, et qu'ils allaient hurler mon nom pendant tout le concert. Ca m'a réchauffé le coeur d'un seul coup. Il me demanda comme je me sentais, me souhaita bon courage, et m'assura que je serais le meilleur. Là encore, j'ignorais ce qui pouvait me donner autant d'assurance, mais je savais qu'il avait raison.

    Ca y est, c'était le grand moment. C'était un mall apparemment géant, vous savez, ces centres commerciaux américains de la taille d'un quartier. Ce mall était rempli à ras-bord, je le voyais de tout en haut. Je marchais sur une passerelle, j'avais l'impression d'être au moins à 30 mètres de hauteur. Tout se déroulait au ralenti, aussi bien moi qu'eux. Ils hurlaient tous, mais c'étaient des hurlements étouffés, comme s'ils venaient d'une dimension alternative... Janet ouvrait la marche sur cette passerelle, magnifique, ses longs cheveux frisés avec des mèches dorées, sans sourire, avec le regard froid d'un prédateur, une tenue en cuir noir... Lui emboîtait le pas le batteur (Tony, qu'il s'appelait, il me semble), le regard droit, sans regarder en bas, comme s'il avait connu ces hurlements toute sa vie... Puis moi. Magnifique. Un maquillage en forme de triangle rouge à l'envers au niveau de mon oeil droit, une chemise noire moulante ouverte sur mon torse, brillant légèrement grâce à des paillettes, et un pantalon en cuir rouge. Je ne regardais pas non plus en bas, mais je les entendais tous. Je n'étais pas qu'un simple danseur de Janet. Je faisais partie de Janet. Il y avait cette lumière au bout de la passerelle, cette lumière éblouissante qui n'attendait que moi...

    Et je me suis réveillé ce matin, les yeux grand ouverts. Je ne souhaitais qu'une chose, retourner au plus vite dans ce rêve, et danser devant ces quelques 20.000 personnes, mais impossible de me rendormir. D'abord étonné, je me suis rapidement mis à sourire. Quel putain de rêve!! Putain! C'était incroyable. Est-ce que ça a un rapport avec les récents événements, je l'ignore, je n'arrive toujours pas à l'analyser, ce rêve. Mais là, encore, ça a boosté ma confiance. Et toute la journée, au boulot, j'avais en fond sonore cette chanson, If, qui revenait sans cesse taquiner mes oreilles... Et cette image de Janet, souriante, tapant dans ma main.

    *****

    Mariah Carey - Vision Of Love [94 CAR VIS 1]

    Oh, la chanteuse préférée d'Oli! Mdrrr! Regardez comme elle était mince sur la photo, à l'époque! Comme les choses changent mdr! Alors non, je vous arrête tout de suite, je n'ai pas acheté ce single, parce qu'en plus, je déteste cette chanson. Mais ce CD appartenait à Rodolphe, et je me rappelle cette époque où nous passions tous nos samedis après-midi chez lui, comme si c'était notre seconde maison. Ca me rappelle aussi l'immense complicité que j'avais avec lui en ce temps-là. Je n'aimais pas la chanson, mais j'ai craqué en écoutant la seconde chanson, en fait un medley de trois chansons tirés du premier album, Prisoner/ All In Your Mind/ Someday. J'ai adoré, il me l'a filé.

    23 februari

    Merci

    Alors, ce billet, je ne sais même pas comment je vais l'écrire. Si je voulais seulement tenter de le rendre un minimum cohérent, ça me prendrait des heures. Pourtant, tout parait si clair dans ma tête, mais de là à réussir à agencer mes pensées pour les transformer en mots, c'est inexplicablement impossible. Peut-être par peur de ne pas utiliser les bons mots... Peur aussi d'utiliser les bons. Donc, je vais tout lâcher comme ça vient. Et si vous ne comprenez pas tout, si vous ne laissez pas de commentaires parce que vous n'avez rien compris, ce n'est pas grave. Moi, enfin, j'ai tout compris. En seulement deux jours, j'ai tout compris.

    Déjà, passer du virtuel au réel, ça n'a rien de facile. J'avais peur de ne pas être à la hauteur, j'avais honte de L'estimer autant alors que je ne L'avais jamais rencontré, j'avais même l'impression de ne pas avoir le droit de L'estimer. Je compte sur mes doigts, ça fait sept mois maintenant. Sept mois qu'Il suit ma vie, sept mois que je suis La sienne, sept mois qu'Il me comprend, que je Le comprends aussi. Et pourtant, cette impression que ce n'était pas légitime. Et là, le bonheur de me rendre compte que malgré la virtualité de cette étrange relation, je L'avais bien cerné, que je ne m'étais pas trompé. Enfin si, je me suis trompé sur un point, je n'avais pas diagnostiqué qu'il puisse être aussi drôle et aussi généreux de son sourire. Mais cette erreur-là, je la chéris.

    J'avais déjà vécu une expérience où les longs dialogues sur MSN s'étaient concrétisés par un silence en face à face, mais je savais que là, ça ne serait pas le cas. Lui doutait, mais pas moi. Pas de blancs, pas de temps morts. Ca m'a rassuré. Cette virtualité avait été réelle pour moi dès le départ. Les regards, la complicité, les quatre cartes qu'Il s'est mangé dans la tête à cause de moi, comme si ça faisait depuis longtemps.

    C'est facile en public, c'est un peu plus terrifiant quand il n'y a personne. Il y a tellement de choses à dire, par où commencer? L'impression de se retrouver, de pouvoir repartager à nouveau, mais d'une autre manière, avec ce froid que finalement, je ne sentais pas.

    J'en ai parlé encore. Mais là, c'était la dernière fois. Parce qu'Il avait tout suivi dès le départ, qu'Il avait été là à chaque étape, et qu'Il devait savoir la fin. Oui, je crois, bizarrement, que j'attendais ce moment pour dire les dernières choses que j'avais à dire. Maintenant, le trait est tiré. A jamais. 80 kilos de poids en moins à porter sur mes épaules finalement si carrées.

    J'avais peur de ne pas avoir assez de temps devant moi pour Le découvrir encore plus, pour Lui parler de ce qu'il y a au fond de moi. Et puis non, le temps, nous l'avons pris. Et il m'a donné ce que je ne m'attendais pas à recevoir. Un coup de poing en pleine gueule. Pas une petite gifle de passive décolorée, non, un coup de poing tellement violent que je n'ai plus su où je me trouvais, ni même qui j'étais véritablement. Il a détruit en quelques minutes tous les doutes, les incertitudes, les complexes, les angoisses qui avaient construit mon existence depuis plusieurs années. Il a détruit tout ça, aussi naturellement qu'il aurait mis un écouteur de lecteur-MP3 dans son oreille.

    Où est passé ce sourire d'antan, m'a-t-Il demandé vers six heures du matin. Pourquoi est-ce que je n'ai plus cette petite fossette au coin de mes lèvres? Parce que sourire, ça file des rides, que je Lui ai répondu pour me défiler, une fois de plus, devant une vérité que je refuse de reconnaître. Mais oui, ce bonheur simple, ce sourire en coin, ce regard pétillant, Il a raison, tout ça a disparu depuis si longtemps. En fait, ça a disparu depuis Big. J'y ai cru à nouveau avec celui qui avait exploré chaque parcelle de mon corps avec sa langue avant de fuir un soir de Saint Valentin il y a deux ans. J'y ai cru encore avec ce garçon éblouissant, brillant, épuisant, qui n'était pas capable d'embrasser sans passer au sexe juste ensuite l'année dernière. Et j'y ai encore cru il y a quelques mois avec un lâche qui préfère se mentir à lui-même pour rendre sa vie plus supportable. En fait, depuis Big, Il m'a fait prendre conscience de la triste réalité de mon existence: avant, j'espérais trouver l'amour. Maintenant, je me désespère de le trouver. Et ça fait mal de reconnaître que je ne le connaîtrai jamais.

    Et Lui, il ballade tout ça, sans même détourner le regard, ne serait-ce que l'espace d'un instant. Toutes mes fausses certitudes qui m'avaient accompagné depuis Big, Il a tout balayé. Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite, mais Il m'a ressucité. Il m'a redonné confiance en moi, en mon physique, en mon potentiel de séduction, en mon potentiel d'être humain. Tiens, ne serait-ce pas un sourire du passé qui se reflète dans le miroir, entre deux claquements de doigts?

    Il m'a également fait le plus beau cadeau d'amitié qu'Il pouvait me faire: m'intégrer à sa vie à sa manière. Qu'est-ce que je me suis senti flatté, fier, même. Bon, pas mal stressé aussi, peur de mal faire, de ne pas être à la hauteur, mais Il s'est débrouillé comme un vrai artiste. J'étais émerveillé de Le voir en pleine action, de voir que tout semblait si clair dans son esprit alors que j'avais les mains gelées. Les bougies qui me brûlaient les paumes des mains, les gouttes d'eau qui semblaient se figer dans l'obscurité, tout est encore là quand je ferme les yeux. Et là aussi, Il est incroyable, il arrive à me trouver toute la beauté du monde alors que je me sentais hideux, dans ces froissures, ces mèches de travers et ces cernes de nuit presque blanche. Il a un grand pouvoir, et Il ne le sait même pas. Lui, moi... Slow.

    Hier soir, à 20h45, lorsque la porte s'est refermée, j'ai été envahi d'une nostalgie précoce. Pas une tristesse, non. Et puis d'un seul coup, l'envie de vomir. Une envie persistante qui a duré près de deux heures. Le contre-coup de me rendre compte que j'avais peut-être souffert pour de mauvaises raisons. Et puis cette envie de vomir a disparu soudainement, laissant place à un sourire radieux, un besoin de danser, de célébrer ce bonheur enivrant. Et je Le soupçonne d'avoir pris un malin plaisir à me bouleverser ma fausse vie à ce point.

    Il y a des rencontres, comme ça, dans la vie. Je veux dire, il y en a peu, quand même, des rencontres avec un R majuscule dans une vie. Il y a Asma, qui m'est aussi nécessaire que l'air que je respire, et je sais que c'est le destin qui l'a mise sur ma route, parce que l'amitié qu'elle et moi partageons, il n'y en a pas deux identiques. Il y a Big, dont je ne me délivrerai peut-être jamais. Il y a Pierre, qui m'a ébloui par son talent incommensurable. Et maintenant, il y a Lui. Peut-être que c'est mon ange au prénom prémédité qui veille sur moi depuis sa mort qui L'a mis sur ma route, qui sait?

    Il me manque? Non, pas le moins du monde. Il est là, dans mon coeur. Il a Sa place. Une place aussi grande qu'un duplex. Il est avec moi maintenant, à chaque instant, je le sais.

    Vous avez trouvé le billet long? Vous n'avez toujours rien compris? Ce n'est pas du tout grave, moi, j'ai tout compris. Enfin. Je ne me désespère plus à présent de la vie, j'ai retrouvé l'espoir, j'y crois à nouveau. Merci.

    *****

    Dannii Minogue - Jump To The Beat [93 MIN JUM 1]

    Je ne vous ferai pas l'affront de vous prendre pour des débiles, vous l'avez compris par vous-mêmes, c'est la frangine. Mais regardez bien la pochette, voyez comment elle était à l'époque, boulotte, un vilain pif... Merci la chirurgie esthétique! Qu'importe, ce maxi-single est de qualité. Déjà, la reprise de Stacey Lattishaw, updatée, plein d'énergie, qui donne envie de danser et de chanter fort. Puis Hallucination, qu'on croirait produit par Jam & Spoon. Et un remix de Success, de qualité. J'aime ce maxi!!

    17 februari

    Sheïtan!!!

    Hier soir, malgré la fatigue, je suis allé au cinéma avec Eric, mon fidèle et dévoué ami et compagnon de route. J'avais envie de voir Sheïtan. Je ne savais rien du film, j'avais juste vu un extrait de la bande annonce à la télé, le son du téléviseur coupé, et je me rappelle juste des jeunes qui hurlaient et du sang. Je n'en savais pas plus, mais je voulais absolument voir ce film. Avec Eric, on a hésité entre ça et Brokeback Mountain, et on a décidé de reporter les cowboys à la semaine prochaine, parce que Sheïtan n'était programmé que tard le soir et qu'il risquait de bientôt disparaître.

    Déjà, je dois rendre hommage à Eric. Parce que un, c'est un de mes meilleurs amis, un ami fidèle, et un mec bien. Deux, parce que lui et moi, à chaque fois qu'on va au cinéma ou qu'on prend un café, on refait Sex & The City version gay rien qu'à nous deux, avec nos perpétuels papotages sur nos amours, sur les mecs, sur le sexe, sur la vie d'un gay en général, et on est toujours (plus ou moins) sur la même longueur d'onde. Donc, c'est vrai que hier soir, ça m'a fait du bien, cette petite soirée à deux.

    Arrivés dans la salle de cinéma, j'ai remarqué qu'il n'y avait que des jeunes, sûrement même pas majeurs, et dans le pur look "wesh wesh"... Bon, au moins, il n'avait pas la casquette à l'envers et la chaussette qui dépasse à la M. Pokora. Les extraits des films passent, avec bien sûr nos irremplaçables commentaires à Eric et moi ("On ira!", "Même pas si on me paye!", "Vraiment si on a rien d'autre à faire"...), et le film commence. Déjà, rien que le début, dans une boite de nuit avec plein de Wesh Wesh Boys de partout, je commence à tiquer, et puis le nom de Vincent Cassel à l'écran. Je dis à Eric qu'on s'est trompés de salle, et il me répond que non, non, c'est bien ça. "Ah bon"... Et puis je me promets de présenter mes plus plates excuses à Eric à la fin d'un film qui risque d'être pourri. Au moins, le début du film m'a permis de rappeler à mon esprit ce qu'était l'ambiance dans une boite hétéro mdr!

    Et puis dès qu'ils disent qu'ils partent dans une maison de campagne, ça m'a rassuré, je me suis dit qu'ils allaient trouver là-bas un monstre ou un tueur sanguinaire. Et je ne raconte pas la suite pour ceux qui voudraient aller le voir.

    A la fin du film, Eric frôlait l'embolie cérébrale pour essayer de comprendre le film en lui-même, assez déçu, mais moi, par contre, j'ignore pourquoi, j'ai adoré ce film. Un film de fous!!!! Et je n'ai pas encore tout compris, je l'avoue. Je l'ai trouvé choquant, perturbant, relativement bien joué, et l'ambiance était vraiment inquiétante. Un village complètement paumé dans la forêt, avec des habitants qui, ça se voit, baignent en plein dans la consanguinité... Une légende sur le diable, la confrontation entre deux mondes complètement différents (les Wesh Wesh Boys et les villageois arriérés), une grande violence... Ce film, vous ne vous en rendez pas encore compte, mais ça va devenir un classique de chez classique dans quelques années!! Et croyez-le ou non, il va devenir aussi culte que le premier Massacre A La Tronçonneuse. Quelque part, ces deux films sont similaires... Les héros urbains sont perdus dans un monde rural abandonné de tout et de tous, une famille étrange dont les liens de parenté ne sont pas évidents à établir, la façon de filmer, la violence non retenue... Tout est fait dès le départ pour nous mettre mal-à-l'aise, avec un sentiment de dégoût, d'incompréhension.

    Alors, Oli, qui, je sais, a détesté ce film, va me faire un scandale, et Eric va me répéter qu'il n'a toujours pas tout compris. Et alors? A-t-on besoin de vraiment tout comprendre? Pourquoi *** a survécu après s'être pris une ***? Qui est qui dans la famille? D'où vient cette légende? Qui est le diable? On s'en fout, quelque part! On n'avait pas plus de détail à l'époque de Massacre A La Tronçonneuse, et ça n'a pas empêché ce film de devenir culte!

    *****

    Lonnie Gordon - Gonna Catch You [92 GOR GON 1]

    C'est avec ce titre qu'elle a véritablement éclaté en Europe. Oh, elle avait déjà eu quelques petits succès sous la houlette de Stock, Aitken et Waterman avec Happenin'all Over Again, entre autres, mais c'est avec Gonna Catch You, produit par l'équipe de Black Box, qu'elle s'est faite véritablement connaître. Bien sûr, 15 ans après, ce titre a bien vieilli, mais nous rappelle le bon vieux temps de la dance, et comme le dit le titre, est très catchy. Checkez le Club Mix avec son intro acapella freestyle!

    16 februari

    Mince, ça a marché... (Mal, mais ça a marché quand même)

    Ouais, ben j'ai eu la monnaie de ma pièce à vouloir jouer les apprentis sorciers.

    Mardi soir, j'étais dans mon bain bouillant à ruminer sur mon célibat pendant la Saint Valentin, à la fois fatigué de ma journée, déprimé de passer cette soirée seul, et espérant que ce putain de téléphone sonne et que quelqu'un, n'importe qui, me fasse une déclaration ou me propose de passer boire un café. Et je me suis dit: "Tiens, si j'essayais cette putain de manipulation télépathique?". Je me suis laissé aller dans mon bain, et j'ai appliqué la méthode du bouquin. Enfin, je l'ai pas vraiment appliquée, j'ai fait ce que j'appellerai une méthode-résumé-radio-edit. Je l'ai volontairement faite à la légère afin de me laisser l'espoir que si ça ne marchait pas, c'est parce que je l'avais mal faite. Alors je me suis concentré sur Terreur, et je me rappelle de cette pensée qui semblait être un hurlement dans ma tête, c'était "appelle-moi, appelle-moi". J'ai changé cette pensée pour la rendre plus précise, mais c'était toujours cet "appelle-moi" qui, finalement, revenait. J'ai fait ça pendant une minute, puis j'ai envoyé tout bouler. Et je me suis lamentablement couché vers minuit. Sans que le téléphone sonne, sans que personne ne frappe à ma porte.

    Hier, je ne bossais pas. Enfin une journée de repos! J'ai décidé en début d'après-midi de passer voir Laurent à son salon de coiffure, parce que ça faisait un siècle que je ne l'avais pas vu, qu'il me manquait, que je pensais pas mal à lui depuis quelques jours, et qu'il m'avait envoyé un texto un peu plus tôt pour prendre de mes nouvelles. Pendant une heure, Laurent m'a parlé de son nouveau petit copain, et à un moment, j'ai senti mon téléphone vibrer dans ma poche. Je n'y ai pas touché, j'ai pensé que c'était sûrement ma mère qui appelait juste pour savoir si j'allais bien. Un quart d'heure plus tard, Laurent m'a proposé de descendre dans la rue fumer une clope, et sur l'escalator, j'en ai profité pour regarder mon portable. Un message répondeur, et au nom de la personne qui avait tenté de me joindre apparaissait Terreur. J'étais complètement hypnotisé, paniqué aussi.

    J'écoute son message. Ce message ne m'était pas destiné, il était destiné à une certaine Mélanie, où il lui disait qu'il finissait à 20h30, et il lui souhaitait une bonne journée. Pas de bisou. Je ré-écoute le message devant Laurent pour voir si je ne me suis pas trompé, mais non, c'était pour Mélanie. M'enfin, il a bien dû entendre ma messagerie avec ma voix avant de laisser son message!! Alors, je le rappelle, mais je raccroche aussitôt, parce que je voulais d'abord fumer ma clope avec Laurent. Mais là, Terreur me rappelle aussitôt. Je décroche, et il dit deux fois "allo". Lorsqu'il a reconnu ma voix, il a raccroché, avant même que j'ai le temps de donner mon prénom. Alors, j'ai rappelé, fou de rage, et évidemment, je suis tombé sur le répondeur. Et là, je lui ai laissé un putain de message bien salé comme il le méritait.

    J'ai quitté Laurent assez rapidement (après ses conseils à répétition d'envoyer chier ce connard), parce que (sûrement à cause du choc) j'ai été pris d'une envie de vomir sans pareil. Bon sang, rassurez-moi, quand on compose un numéro de téléphone sur un portable, on voit quand même le prénom! Et puis dans un répertoire, Axel, c'est pas à côté de Mélanie!! Et puis il n'a pas fait l'erreur qu'une fois, mais deux!! Est-ce que c'est un acte manqué, ou bien ma manipulation télépathique a bien fonctionné, pas dans le sens où je l'entendais, mais quand même, il m'a appelé... Bon, j'ai été grave déprimé et mal le reste de la journée. Mais en même temps, je crois que c'est bon, j'avais peut-être besoin de ça pour commencer le deuil.

    Mais j'en reviens à cette putain de même question... Est-ce que ça a effectivement marché, cette manipulation télépathique??

    *****

    Paula Abdul - The Promise Of A New Day [91 ABD PRO 1]

    Bon, passons sur ce titre pas mal en l'occurence, et du clip largement inspiré de la pub pour Boursin ou un truc similaire, j'ai oublié, pour me pencher sur l'été '91, cet été où j'avais fait les esprits. J'avais communiqué avec Paula Abdul (oui, on peut communiquer avec les vivants, mais c'est un chapitre que je développerai un jour) et je lui avais demandé quel serait son prochain single; elle m'avait répondu par la lettre P. Bingo! Et quand il est sorti fin août, je me rappelle, j'avais eu Frédérique au téléphone (une fille dont j'étais amoureux à l'époque), et je lui avais dit: "J'ai une mauvaise et une bonne nouvelle!" "Oui, dis?" "La mauvaise, c'est qu'Emilie s'est cassée le bras à la plage et qu'elle a fini à l'hôpital!" Freddie, terrifiée, qui me demande quelle est la bonne nouvelle. "Ben la bonne, c'est que le nouveau single de Paula Abdul est sorti et que je l'ai acheté!!" Elle était atterrée par mon manque de relativisme!!!

    12 februari

    Le massacre a commencé

    Le massacre a commencé ouvertement hier.

    Ce qu'il faut savoir, c'est que mes Tchouckies sont des sportives de haut-niveau. Non contentes de faire du trampoline sur les cartons et les boites de pizza vides, non contentes de faire de la spéléo à l'intérieur des murs et des plintes, non contentes de jouer à Fort Boyard derrière mon bureau, elles adorent aussi les jeux olympiques d'hiver. C'est pourquoi leur jeu préféré actuel, c'est de dénicher une poche (on dit aussi sachet suivant les régions) de plastique, de se mettre à l'intérieur, et de faire du bobsleigh à travers mon couloir dedans. Donc, certaines nuits, je ne me dis plus que j'ai un fantôme chez moi, je sais simplement qu'elles s'éclatent comme des connes.

    Hier matin, évidemment, debout à 8h30, je suis réglé comme du papier à musique depuis que j'ai repris le boulot, impossible de faire une grasse matinée, d'ailleurs, ça me dégoûte un peu. Je me lève donc pour aller voir s'il reste un peu de ce breuvage noir dans ma cafetière, et je remarque un emballage en cellophane de pizza vide en plein milieu du couloir. "Bande de pauvres connes" que je bredouille en réajustant mon pantalon qui tombait au niveau de mes hanches, découvrant mes fesses (superbes, par ailleurs). Et là, je vois un truc sombre à l'intérieur du cellophane. Je savais déjà ce que c'était, mais, grimaçant d'horreur, je ne voulais pas le reconnaître. Je m'approche prudemment, encore plus prudemment que si je m'approchais d'un gouffre ou d'un four (hein, Oli), et je regarde de plus près. Beurf, c'était un cadavre de Tchoucky, qui a dû se louper dans un virage de bobsleigh. Au moins, celle-là était moins conne que les autres, elle est allée mourir dans un emballage en cellophane, m'évitant d'utiliser ma balayette. "Brave conne" que je grommelle, avant d'aller chercher une poche poubelle pour la mettre dedans. Je saisis toujours prudemment l'emballage, craignant je ne sais quoi, et là, horreur, la Tchoucky se tortille sur elle-même. Je lâche l'emballage en hurlant (d'ailleurs, après ce hurlement, plus personne ne pourra douter que je suis passif), prenant quatre mètres de distance, au cas où, on sait jamais. Mais elle ne s'est pas barrée, elle reste dans l'emballage. Je me rapproche doucement, avec une tong à la main, au cas où elle voudrait se jeter sur moi et m'attaquer, pour que je puisse la frapper, frapper, et frapper encore jusqu'à ce qu'elle soit écrasée, au cas où, hein, mais non, elle reste dans l'emballage. Je regarde d'un peu plus près, et elle était là, à me regarder, son corps se tortillant lentement et douloureusement sur lui-même. Elle était en train de mourir, son sang s'était petit à petit gelé, et là, c'était la dernière ligne droite pour elle.

    Tout en grimaçant et en poussant des petits gémissements de dégoût, je saisis l'emballage et le met dans la poche plastique. Malheur, l'emballage ne voulait pas rentrer dans la poche, donc j'ai été obligé de m'aider de ma tong, j'ai cru que jamais je n'y arriverai. Jamais je n'oublierai ça. Tchoucky continuait à me regarder pendant que je faisais un double noeud à la poche, et continuait à bouger. Je me suis vite habillé pour la descendre dans le container en bas de chez moi, mais pendant ce court trajet, elle a continué à bouger, et je tenais cette poche loin de moi, le bras aussi tendu que possible, la suppliant télépathiquement d'arrêter de faire du bruit en bougeant. Hop, poubelle.

    Le massacre a commencé. Mais maintenant, je suis terrifié de découvrir des cadavres de partout dans mon appartement. J'ai peur de soulever un bouquin, un carton, un morceau de papier, et de découvrir un cadavre. Brrrrr, j'en ai des frissons dans le dos. J'espère que ces connes seront assez intelligentes pour avoir senti la mort de leur soeur et de ne plus jamais revenir, ou, au moins, d'aller crever chez les voisins.

    *****

    Angelo Badalamenti - Music From Twin Peaks

    "In a town like Twin Peaks, no one is innocent". Voilà l'un des deux slogans qui avait été émis lors du lancement de la série, l'autre slogan étant "Who killed Laura Palmer?". Je me rappelle d'ailleurs certaines chaînes TV américaines concurrentes qui avaient lancé, en tant que raillerie, un autre slogan, qui était "Who cares?". Cette série, je l'adore. Elle est tout simplement incroyable. Chaque dialogue, chaque décoration, chaque geste, chaque regard, tout a une signification, tout est une preuve pour mener droit à l'assassin, du moindre menu dans l'assiette au mot le plus innocent ("Encore des asperges au dîner ce soir"). Cette série est le chef d'oeuvre de David Lynch, et je déteste feu La Cinq d'avoir diffusé cette série en troisième partie de soirée, ce qui fait que peu de Français ont pu la suivre et l'apprécier à sa juste valeur. Angelo Badalamenti, quant à lui, a su, grâce à son orchestration, donner une identité bien particulière à la musique qui a servi de score à cette série. Bluesy-jazzy, sombre, inquiétante, dérangeante, et pourtant tellement easy-listening... Chacune des musiques, Twin Peaks Theme, Laura Palmer's Theme, Audrey's Dance, sont connues dans le monde entier et ont été samplées des dizaines et des dizaines de fois (rappelez-vous le Go de Moby). J'aime ce disque. Profondément.

    11 februari

    Ca y est, maintenant, je peux le dire!

    Vous le savez, dans les récents billets, je vous avais parlé d'une perspective professionnelle plutôt alléchante qui s'offrait à moi, mais dont je ne pouvais pas encore parler, un, parce que déjà, j'avais promis de garder ça confidentiel le temps que ça se mette en place, et deux, parce que je n'avais pas envie d'annoncer cette nouvelle et que, par malchance, ça me passe sous le nez, pour quel cas je me serais réjoui pour rien. Allez, je vous raconte tout!

    La semaine dernière (j'étais donc toujours en formation, et nous n'avions pas encore attaqué la prod'), j'étais allé voir mon manager Nathalie pour lui parler d'une erreur bête que j'avais faite lors de l'un des quatre tests éliminatoires, pour lui dire que j'avais bien compris mon erreur, et elle m'a arrêté tout de suite. "Axel, laisse tomber, te prends pas la tête avec ça, on s'en fout de la note, et même si tu te plantes au prochain test, on s'en fout aussi!" Alors moi, j'ai écarquillé les yeux, et les cernes qui allaient avec. "Axel, tu sais qu'on est en train de faire trois équipes, et que chaque manager choisit ses conseillers. Et bien, moi, je te veux absolument dans mon équipe, donc j'ai tout fait pour t'avoir, et je suis contente, parce que j'ai réussi à t'avoir!" Alors moi, j'ai commencé à balbutier que j'étais flatté, et que j'étais également ravi de bosser avec elle, parce que je la trouvais très compétente, mais que je ne comprenais pas tout. "Axel, tu as un grand potentiel commercial, et c'est pour ça que je te veux, je veux faire de toi mon support commercial!" Alors moi, j'ai encore remercié, et j'ai demandé ce que ça signifiait. "On en reparlera ensemble très vite!" Et hop, je savais qu'il y avait quelque chose pour moi, mais j'ignorais quoi. Donc évidemment, vous vous imaginez toutes les interrogations qui me sont passées dans la tête pendant le weekend dernier.

    La prod' a donc commencé lundi dernier, avec toute l'urgence, la complexité et l'adrénaline que je vous ai relatées cette semaine. Mais point d'explication supplémentaire, avec tout le boulot qu'on avait à faire, je n'ai pas réussi à trouver une seule seconde pour reparler avec Nathalie. Mais j'ai pu tout savoir jeudi matin, lors d'une pause café. Elle m'a expliqué qu'elle avait flashé sur moi dès le premier jour, que j'avais un immense potentiel commercial, et que j'étais très rigoureux au niveau de mon travail (Techno-Boy, mon ex-sup', m'avait dit la même chose), et que j'étais le seul dans l'équipe à qui elle voulait filer ce poste de support commercial. Alors bien sûr, qu'est-ce que c'est, un support commercial? Alors, je vous explique. Je vais en quelque sorte être le bras droit de mon manager. Pendant les coups de bourre, je vais être en prod', bien sûr, mais le reste du temps, je vais assister mes collègues lorsqu'ils rencontreront une difficulté, je vais vérifier les contrats et les commandes qu'ils établissent, je vais faire des doubles écoutes sur eux pour les aider à mieux maîtriser leur discours client, je vais les aiguiller pour améliorer leurs résultats, et donc travailler en étroite collaboration, et avec eux, et avec Nathalie, pour optimiser les résultats de l'équipe. Et sur 26, je suis le seul à avoir été choisi. Et tout ça, bien sûr, pour me former à être futur manager dans l'entreprise. Je ne veux pas être vantard, mais je peux dire qu'il y a de quoi ouvrir le champagne!!!

    C'est donc hier que j'ai commencé en tant que support commercial, et ma foi, ça s'est passé très bien! A la fin de la journée, Nathalie est venue me montrer mes résultats de la semaine, et m'a dit que c'était excellent à tous points de vue. Elle m'a dit que je passais un peu plus de temps au téléphone (6'30) que la moyenne (5'30), mais que c'est normal, parce que je suis un commercial né, et qu'en plus de traiter la demande du client, je le fidélise et je le rassure. Bref, je ne dois rien changer! Elle m'a également demandé de maintenir ces excellents résultats, parce qu'elle veut que je sois le référant de l'équipe, le bon exemple, quoi. J'ai débauché hier avec un grand sourire et une grande fierté légitime.

    Ca me fait bizarre quand on me fait toujours ce genre de compliments sur mon aspect professionnel, parce que, moi-même, je ne me rends pas compte de mon potentiel. En fait, pendant très longtemps, je n'en ai pas eu conscience (manque de confiance en soi?), et quelque part, je doute d'avoir ce potentiel que tout le monde semble voir en moi. D'après mon père, il a toujours été là, mais jusque là, je n'ai jamais pu le mettre en avant. Toujours d'après mon père, je me suis toujours donné à fond dans les choses, professionnelles ou non, quelqu'elles soient, et que je suis un "impulsif rigoureux". Nathalie a vu ce potentiel en moi dès le premier jour, Techno-Boy l'avait également vu en moi dès le premier matin où j'avais travaillé avec lui, mes collègues du Planning Familial l'avaient également vu quand je les ai rejoints... Alors, pourquoi est-ce que j'ai tant douté pendant tout ce temps? Je l'ignore. Ca ne m'a jamais dérangé de ne pas être le meilleur, je souhaite juste être "bon" et maîtriser le mieux possible ce que je fais... Mais apparemment, je suis meilleur que bon.

    Je me rappelle d'un soir, il y a déjà plusieurs mois... Mister Big m'avait dit que ce qu'il aimait chez moi (entre autres, hein!), c'est que j'étais brillant. "Comment ça, brillant?" Brillant au niveau professionnel, brillant au niveau humain... Ca me fait chier de le reconnaître, mais Big est certainement l'une des rares personnes à vraiment bien me connaître, au même rang qu'Asma ou Yen. Malgré les mauvaises périodes qu'on a pu rencontrer lui et moi, il a toujours cru en moi, en mon potentiel, au même titre que mes parents. Ca fait chaud au coeur. T'embrasse, mon Big.

    Bon, par contre, chuis dég, je comptais me reposer longuement de ma semaine de travail acharné, mais que dalle, j'ai les yeux grand ouverts depuis 8h30 du matin!! J'ai la haine! Pas grave, je vais m'habiller et aller acheter du champagne!

    *****

    Charles Bernstein/ Christopher Young - A Nightmare On Elm Street - I & II [89 BER NIG 1 2]

    Ah! Les Griffes De La Nuit!! Un film d'horreur culte! Freddy Krueger! La première fois que je l'ai vu, j'étais encore tout gamin, et ce film m'aura marqué et influencé pour le reste de mes jours. C'était d'ailleurs le premier grand succès de Wes Craven. Baser l'histoire sur un croquemitaine qui vient tuer ses victimes dans leurs rêves avec des griffes tranchantes, c'était terrifiant au début des années '80! Et en plus, c'était inspiré d'un fait divers réel, où un gamin se plaignait de faire des cauchemars à répétition, et qui a été découvert mort, mort provoquée par la frayeur d'un de ses cauchemars. En ce qui concerne la musique, Charles Bernstein a créé un thème fabuleux pour ce film, une mélodie au piano hyper angoissante, qui ne cesse de revenir tout le long du film, une mélodie tellement angoissante qu'elle vous glace la moelle épinière à chaque fois qu'elle retentit. Bon, sur la pochette, on voit l'affiche américaine du film, assez hideuse au demeurant, mais l'affiche française était magnifique, un joli décor de petit pavillon en pleine nuit, et cette image déchirée par trois griffes.

    09 februari

    Mon nouvel hobby: la manipulation télépathique

    Oui, je sais, je ne suis pas assez débordé comme ça, entre mes officieuses 35 heures à LC (on n'est pas encore la fin de la semaine que j'en suis déjà à deux heures supp'!), plus mes officieuses 10-15 heures par semaine au Planning, qu'en plus, je me trouve un nouvel hobby!

    Rappelez-vous, la semaine dernière, Fabien, en m'apportant du Terminatoraticide, m'avait également passé un drôle de bouquin datant de '70 (ça existait déjà, le papier, à cette époque???). "Le pouvoir téléculte", que ça s'appelle. Retiré d'édition depuis longtemps (tu m'étonnes), et qui vante le pouvoir absolu de l'esprit sur la pensée et la matière. Fabien m'a apporté ce livre suite à une discussion sur les philtres d'amour pour faire revenir l'être aimé.

    Bon, en voyant le bouquin, je suis resté assez sceptique. Je ne vais évidemment pas vous dévoiler tous les secrets de ce bouquin, parce que, après tout, moi, je veux conserver l'exclusivité de ces fameux pouvoirs! Mais bon, c'est un peu capillo-tracté (pour ceux qui n'ont pas compris la signification de cet adjectif en cinq syllabes, ça veut dire "tiré par les cheveux")...

    En gros, l'auteur (dont je tairai le nom pour pas qu'il soit harcelé d'insultes et de tomates pourries) explique que le cerveau projette des ondes d'énergie à chaque réflexion, et que ces ondes peuvent influencer autrui, ainsi que les événements extérieurs, à se plier à nos exigences. Alors, bien sûr, quelque part, ça tient la route, vu comment il l'explique. Ca ne vous est jamais arrivé de fixer à fond quelqu'un qui vous tournait le dos, et hop, sans aucune raison, cette personne s'est retournée vers vous?? Et oui! C'est votre projection d'ondes qui est allée droit vers lui pour s'infiltrer dans son cerveau et lui donner l'ordre de s'intéresser à vous!! Et je vous rappelle le mot que vous cherchez: capillo-tracté.

    Alors, j'ai longuement parcouru ce bouquin pour voir tout ce dont je suis capable, facilement, sans m'en rendre compte. Alors, bien sûr, je peux faire tomber quelqu'un amoureux de mou ou faire revenir l'être aimé, tout ça grâce à une simple (enfin, pas si simple, parce que j'ai pas encore réussi, j'avais le coeur qui battait trop fort) méthode de relaxation. Je peux aussi influencer quelqu'un à faire une action simple, comme ramasser quelque chose par terre ou bien tourner à gauche au lieu de tourner à droite. Mais je peux faire des trucs encore plus fous, et accrochez-vous, hein, parce que l'auteur me promet que je peux y arriver facilement. Je peux donc conduire les yeux bandés (je vais un peu attendre avant d'essayer, hein), je peux disparaître aux yeux de quelqu'un (remarquez, il suffit que la personne tourne la tête pour que je sois hors de son champ de vue, c'est pas trop dur), je peux deviner les chiffres du loto (ça, je vais essayer, je risque pas grand chose), et je peux même faire tomber des pièces d'argent du ciel! Waouw!! Je sais pas ce que l'auteur a pris comme drogue lorsqu'il a écrit ce bouquin, mais ça devait être très fort!! Pas grave, je veux la même chose!! Bientôt, je vais être encore plus fort que les soeurs Halliwell!!!

    Bon, faut que je trouve le temps d'essayer tout ça, mais pour l'instant, quelques petites news du côté de cette perspective professionnelle fort alléchante qui m'a été faite la semaine dernière. Hier, grande discussion avec la personne concernée qui m'a expliqué en détail ce qu'on attendait de moi, et j'en suis particulièrement très ravi et très fier! Ca va se faire très très prochainement, donc je vous dis tout une fois que c'est officialisé!!

    Toujours pas de cadavre de Tchoucky en vue, mais putain comme elles bouffent!! Je remets des tas de graines chaque jour, et elles raclent carrément le sol pour tout bouffer! Je vais me retrouver avec des cadavres de souris obèses!!!

    *****

    Plus De Tubes Dance - Vol. 2 [87 88 PLU TUB 2]

    Mmmmhhh, la bonne double compil' pourrave bien commerciale à la pochette hideuse!! Oui, c'est ce que j'ai pensé à l'époque, mais avec le recul, 15 ans plus tard, je me rends compte que ça regorge de petites perles old-school... Gorgeous de Rozlyne Clarke en version longue, I Wanna Be Your Lover Too d'Abyale (qu'est-elle devenue, d'ailleurs?), Keep On Jammin' de Secchi (une splendide perle de garage bien old-school), Fixation de Megafloor, Strike It Up de Black Box, l'hymne inusable qu'est Devotion de Nomad, He Di Ho de Plaza, Can't Help Myself de 2 Brothers On The 4th Floor (I wanna be free, but I can't help myself!), l'éternel Gonna Make You Sweat de C & C Music Factory (si, si, rappelez-vous! Everybody Dance Now! Poum-poum, poum-poum-poum-poum!)... Et aussi de magnifiques daubes que tout le monde se doit d'avoir! Qu'est-Ce Qu'on Fait Maintenant de Benny B en version club (devenu depuis chauffeur de bus!), L'amoureuse d'Eugeny (paroles stupides chantées avec une voix fausse de pétasse), Félicie Aussi de Xavier Morrys (reprise vulgasse beauf)... Allez!!!

    07 februari

    Une flèche d'indien tirée droit dans le...

    Ca y est, la formation est terminée, la production a commencé hier. Hier, c'était terrifiant, aujourd'hui, ça a été moins terrible que je ne l'aurais pensé, malgré la complexité des nombreux dossiers dont je me suis chargé, plutôt bien, à vrai dire. J'ai retrouvé, étonné, cette montée d'adrénaline que je n'avais pas eu depuis si longtemps, ce tremblement, ce stress, cet attente... Et j'ai presque envie de me dire que je me suis régalé! Mais on va dire que j'ai eu un "stimulant"!

    Que j'explique rapidement mon job: je suis dans une entreprise prestataires de services (qu'on appellera LC), qui fait de la sous-traitance commerciale pour une entreprise fournisseur de services téléphonie/ internet/ télévision (qu'on appellera UN). J'aimerais pouvoir résumer mon job à du télémarketing, mais ça n'a rien à voir. Je ne vends rien, j'assure (mes collègues et moi) tout le côté commercial et administratif de UN, tout en étant employé par LC (je sens déjà qu'Oli a décroché après une embolie cérébrale). J'ai, à la base, trois managers (Nathalie, Rabia et Marc), et pour le lancement de ma mission sont arrivés en renfort d'autres pseudo-managers qui ne connaissent pas grand chose, mais qui nous aident du mieux qu'ils peuvent. Parmi ces bouche-trous, une fille que nous appellerons Godicha. Je vous dresse le portrait rapidement: grande, brune, cheveux longs, 25 ans, maquillée à outrance, un peu de formes, habillée comme une poupée, agissant comme une poupée. Et nous avons aussi le plaisir d'accueillir pour le lancement de notre mission le directeur commercial de UN (qui va nous faire un ulcère s'il continue), son assistante (qui a dû pas mal sucer pour en arriver là, et qui a son mobaïle directement greffé à son oreille), plus trois assistants. Et parmi ces assistants, il y a Kurty.

    Alors Kurty, quand je l'ai vu ce matin, j'ai la mâchoire qui s'est décroché, et un "haaaaan" soupiré peu discret qui s'est échappé de mon orifice buccal. Il est tout simplement magnifique de beauté et de charisme à tout point de vue. C'est un indien de 30 ans, la peau mâte, avec une carrure musclée dissimulée sous un costume deux-pièces noir qui lui va à ravir. Il est beau, il inspire le respect et l'autorité, et putain, il pue le sexe, ce mec!!!

    Le boulot, donc, de nos managers, des pseudo-managers et des assistants du DC, est de nous assister en ce début de mission, pour les difficultés que nous rencontrons dans les dossiers traités. Bon, moi, ça va, j'ai réussi plus ou moins à gérer, quand Nathalie passe à côté de moi, je lui dis ce que j'ai fait, et elle confirme à chaque fois en me félicitant. Mais pour les autres problèmes, je claque du doigt pour faire venir la première personne disponible, et en l'occurence, je claquais ce dieu indien qu'est Kurty. Mais! C'est là qu'intervient Godicha!

    Godicha, on ne peut pas le lui reprocher, c'est qu'elle veut tout faire bien, montrer qu'elle peut nous être utile. Donc, dès que Godicha entend un claquement sur le plateau, son regard s'émerveille, un sourire plein de bonne volonté mielleux à vomir s'affiche sur son visage, et elle arrive vers nous en se déplaçant comme une poupée qui marche, avec la tête qui remue comme la queue d'une vache qui essaye de se débarrasser des mouches. Une fois qu'elle est arrivée, elle nous demande ce qu'il y a, on lui dit notre problème, et comme, évidemment, elle n'a pas de réponse, elle va chercher un manager. Alors, elle me fait un peu pitié, parce qu'elle est nulle, et qu'elle veut bien faire, la pauvre. Elle m'a montré son calepin en me disant: "Regarde, je note tous les problèmes et les solutions qui vont avec!" La pauvre fille, comme elle fait pitié avec ses trois misérables lignes écrites, alors que moi, je me suis bouffé un pavé de 400 pages pendant ma formation!!

    Donc, j'ai bien fait attention toute la journée à ce que Godicha soit occupée pour claquer Kurty. A chaque fois, il arrivait vers moi, grand brun ténébreux avec cette assurance qui me fait craquer, et il se penchait par-dessus mon épaule pour parcourir mon dossier, pour confirmer ce que j'avais fait, ou bien pour m'apporter une réponse. Et bon sang, je sens tout, l'odeur de sa peau, son souffle sur ma nuque, sa main qui se pose sur mon épaule... Aaaaaaaargh! Quand je pense qu'il repart sur Paris la semaine prochaine!!!

    Un moment assez drôle, dix minutes avant de débaucher. Rabia était assise à côté de moi, et m'avait écouté traiter trois dossiers de suite. Bien sûr, elle m'a félicité sur mon discours, mon potentiel commercial, etc... Mais on avait un doute elle et moi sur la manière de cloturer un dossier, donc je lui dis qu'il vaut mieux appeler un des assistants, sachant qu'ils étaient tous réunis au fond du plateau. Je claque des doigts, espérant attirer l'attention de Kurty, et là, évidemment, ça a pas loupé, le visage de Godicha, là-bas au loin, s'illumine, et elle entreprend de se diriger vers Rabia et moi. Alors moi, je lui fais de grands signes en disant: "Non, pas toi, dégage, t'es trop bête, appelle Kurty!" Bon, bien sûr, Godicha n'a pas entendu, mais Rabia, si! Rabia explose de rire, parce qu'elle pensait la même chose que moi, et moi, je lui réponds que je veux Kurty. Et sans faire exprès, je rajoute: "Putain, il est trop chaleur, lui!" Rabia a explosé de rire à nouveau, et Kurty est venu à nouveau poser sa main sur mon épaule!

    Oh, je sais, Kurty restera sûrement une utopie pour moi, mais je prends beaucoup de plaisir à travailler dur en le regardant!!

    *****

    Julie Masse [86 MAS JUL 1]

    Oui, je sais, encore quelqu'un que vous ne connaissez pas... C'est une chanteuse canadienne qui a débarqué en France en '90, un petit peu quand même suite au succès incroyable de Roch Voisine. On nous l'a vantée comme une chanteuse à grand succès, mais bon, on ne se rappellera d'elle en France que pour une seule chanson, "C'est Zéro", qui a connu un joli petit succès d'estime fugace. Le reste de l'album n'est pas mauvais, hein, mais bon, c'est quand même très passable. Dommage, elle a une jolie voix, même si, aujourd'hui, cette voix n'a rien d'extraordinaire. S'il y a deux chansons à retenir, c'est le single pré-cité, et "Sans T'oublier", magnifique et poignante ballade écrite suite au décès après une longue maladie de sa meilleure amie.

    06 februari

    T'as pas le droit!

    Un de mes proches a failli mourir aujourd'hui? "Proche". Puis-je décemment utiliser ce mot? Oui. Proche, parce que même si on ne se voit jamais lui et moi, on sait exactement ce qui arrive à l'autre, chaque jour passant, qu'on comprend mutuellement nos ressentiments, que chacun trouve toujours les mots qui conviennent pour rassurer et conseiller l'autre, et réciproquement. Il a été là quand j'en avais besoin, il me semble que ça a été la même chose de mon côté, il y a un lien indéniable qui nous réunit et qui perdure déjà depuis plusieurs moi, alors oui, je peux dire qu'on est "proches".

    J'ai appris tout-à-l'heure qu'il avait failli, bêtement, mourir à cause d'une faute d'inattention (parce qu'il se recoiffait? qu'il vérifiait bien que son T-shirt a paillettes flashy brillait toujours?). Oh, il fanfaronnait un peu en le racontant, mais je le sais qu'il a pas joué le fier sur le coup, et que là encore, ça doit le travailler sévère. Bon, évidemment, c'est pas de sa faute, et je vais pas l'engueuler comme un gamin en skate qui s'accroche à un pare-chocs de voiture (hein, pas malin, ça non plus!!), mais l'espace d'un instant, je me suis projeté dans un avenir alternatif où il était mort pour de vrai, et ça m'a terrifié.

    Merde, j'ai tant encore à apprendre de lui, j'ai tant encore à lui apprendre sur moi, on a tant de cafés encore à partager pour critiquer les passants, on a tant de soirées encore à passer ensemble à essayer de changer le monde, de parler de relations amoureuses, de sexe, de nos ex, tant de discussions à tenter de comprendre le pourquoi du comment de nos échecs et de nos réussites... L'espace d'un instant, j'ai eu cette révélation remplie de certitude qu'il appartient complètement à ma vie de tous les jours, et qu'il a sa place dans mon coeur au même titre que mes amis les plus proches, et que s'il venait à disparaître du jour au lendemain, bon Dieu de gouffre que ça fera dans ma vie... Quelque part, sans qu'il le sache, il fait partie de mon équilibre quotidien, et que personne ne saura m'apporter les conseils qu'il a su me donner à distance.

    Oui, je le sais, tu ne l'as pas fait exprès, mais si ça arrive encore une fois et que tu en réchappes à nouveau, si tu refais encore ce coup-là, je me paye le voyage pour te pousser directement dans le four!!!!

    (P.S.: Je t'adore!!!!)

    *****

    Latino Party - Arriba! [85 LAT ARR 1]

    Ouais, je me demande pourquoi j'avais acheté ce single-là, parce qu'il a absolument rien de terrible... Par contre, si quelqu'un peut me dénicher leur single suivant, "Aprovecha", je lui en serai éternellement reconnaissant!!!

    04 februari

    "Dieu que tu es laid!"

    Cette réplique, bien sûr, est un classique. C'est ce qu'Arnold Schwarzenegger avait dit lorsqu'il avait vu le visage de l'extra-terrestre dans le premier volet de Predator. Et je dois confesser que je lui ai emprunté sa réplique il y a quelques temps sans lui verser de droits d'auteur pour le copyright. J'espère que personne ici n'ira cafter.

    Oli se plaignait qu'il n'y ait pas plus d'action que ça dans mon nouveau boulot, mais je sens que ça va changer à son grand bonheur, mais là, point d'intrigues romantiques, et Dieu merci, d'ailleurs!! Mais retraçons d'abord les faits passés.

    Il y a à peu près trois mois, sur un site de rencontres gay, un mec est venu me demander un dial. Bien sûr, avant toute chose, je vais consulter son profil. Bon, déjà, le mec est pas aidé. Vous le savez bien, ce n'est pas mon habitude d'être méchant gratuitement (même quand il s'agit de Mamy-lène Farmer), mais il était vraiment épouvantable à regarder. Mais quand je dis épouvantable, je me trouve super-sympa avec le coeur sur la main et une générosité débordante, parce qu'il est vraiment monstrueux. D'ailleurs, on dirait un maquillage de film d'horreur tellement il est vilain. 25 piges, tellement moche qu'on dirait qu'il a autre chose qu'un visage vissé sur son cou, et à peu près 60 kilos en trop, et là, encore je me trouve gentil tout plein. Bah, me dis-je dans mon élan de générosité, apportons un peu de réconfort à ce thon qui souffre déjà de survivre dans cette société néo-capitaliste ancrée dans sa pensée judéo-chrétienne qui rejette d'office tout ce qui ne correspond pas à la norme, allons échanger 2-3 phrases, histoire de lui faire croire qu'il a quand même le droit d'exister, et prenons congé sous un faux prétexte. Oui, je sais, quelle générosité de ma part.

    Sa première phrase de dial m'a agacé dès le départ. Ni un "salut", ni un "comment ça va", non, direct "j'ai envie de pomper ta queue, t'habites où?". Et bien sûr, là, je vous ai corrigé les fautes d'orthographe. parce qu'il n'y a rien de plus agaçant en 2006 que quelqu'un qui fait des fautes d'orthographe un mot sur deux. Bref, je lui réponds brièvement en deux mots "pas intéressé". Bien sûr, dans le style lourd, il enchérit en me lançant un "Allez, je viens chez toi, je te pompe, tu me gicles dans la gueule et je repars". Moi, toujours très (trop?) courtois, je surenchéris avec un "pas in-té-res-sé" avec les syllabes bien décortiquées, au cas où il n'aurait pas saisi toute la signification symbolique de ma première réplique, savoureuse au demeurant. Et là, il enchaîne avec un fabuleux "Fais pas ton snob, t'attends que ça, que je te vide les couilles". Trop mignon. Mais là, ça m'énerve, parce que je déteste me répéter sur le net, ça me file des cloques aux doigts. Donc, j'ai décidé d'être un peu plus explicite, et avec mon tact habituel, je lui balance "T'as vu ta gueule, t'as vu la mienne? Rien de comparable, retourne jouer avec les monstres de foire". Comme quoi, vous voyez, je reste quand même poli et courtois. Là, il me répond sur le même ton: "Espèce de sale (BIP), va te faire (BIP), vous êtes tous pareils, les mecs, vous n'êtes qu'une bande d'(BIP) de fils de (BIP) de (BIP)". Vous remarquez que je prends soin de ne pas choquer les âmes sensibles. Sur ce, je lui réponds qu'il ne s'étonne qu'avec ses entrées en matière de dial, que personne ne lui réponde sur un ton joyeux, et qu'en plus, il n'a vraiment pas une gueule de porte-bonheur. S'ensuit encore une insulte, sur laquelle je rajoute qu'il est aussi aigri et frustré qu'une vieille lesbienne, sur lequel il me répond que de toute façon, je suis moche et vilain, et que je ne lui arrive pas à la cheville. Ouch. Si j'étais sensible, ça me ferait mal. Donc, je décide de rester gentil et calme, et je lui dis: "Je suis quand même admiratif en regardant tes photos, je ne comprends pas qu'avec la tête et le physique que tu as, tu ne te sois pas encore suicidé. Moi, je me serais ouvert depuis longtemps. Je t'admire." Et je vous évite les insultes incendiaires qui ont suivi après ça.

    Moi, ce monstre, je l'avais oublié depuis longtemps. Et hier, vers 10h30, je prenais ma pause avec Blondinet, en train de boire mon sixième café de la journée, et là, un truc horrible ouvre la porte et rentre dans la salle de pause. Boudiou. C'était lui. Encore plus épouvantablement moche en vrai que sur photo, et pourtant, croyez-moi, je ne croyais pas ça possible. Et en plus, il s'était fait des mèches rouges, on aurait dit une Mylène Farmer en pleine ménopause. J'en suis resté tellement choqué que ma clope est tombée de mon bec. Blondinet me regarde, interloqué, et me demande ce qui se passe pendant que Gros-Tas s'affale sur une chaise qu'il manque de casser (d'ailleurs, je m'étonne qu'il ne soit pas resté coincé dans la chaise tellement il est "bon vivant"). Je lui dis à voix basse, la voix la plus basse que j'ai jamais faite, s'il le connait. Il me dit que non, juste de vue, que ça fait six mois qu'il bosse sur le plateau à côté. Je lui raconte alors ce qui s'était passé sur le net, mes collègues n'en perdent évidemment pas un mot, et tout le monde éclate de rire, et évidemment, Gros-Tas lève son masque de goret. Tssss, comme il est parano. Bref, je me suis fait charrier par tous mes collègues le reste de la journée, me demandant si j'allais avoir un rendez-vous amoureux avec Gros-Tas ce weekend, etc etc... Je ne sais pas si Gros-Tas m'a reconnu, mais je l'ai recroisé trois fois dans la journée, et j'ai beau essayé de faire ce que je peux, c'est pas possible, il me donne envie de vomir tellement il est moche. Mon Dieu, je vais le croiser tous les jours au boulot, quel calvaire.

    Ah, sinon, pour les news, j'ai d'excellentes nouvelles! J'avais placé jeudi dernier plein de petits tas de graines un peu partout, près de mon lit, dans la cuisine, dans le couloir, dans la salle de bain... Et ce matin, en me levant, j'ai eu l'agréable surprise de voir que mes Tchoukies avaient tout mangé! Oui, vous avez bien lu! Elles ont TOUT mangé!!!! Comme je ne veux pas les affamer, j'ai remis plein de graines de partout!! L'opération génocide a commencé!! Maintenant, ce n'est plus qu'une question d'heures avant qu'elles crèvent, ces salopes! J'ai presque envie de m'acheter un appareil photo numérique pour immortaliser ces instants de pur bonheur! Pour le coup, je me branlerai sur leur cadavre!!!!

    *****

    Cathy Dennis - Touch Me (All Night Long) [84 DEN TOU 1]

    Aaaaaaaah! Cathy Dennis! Je sais que Baba et Popine l'adorent! Mais évidemment, vous, vous connaissez pas, hein!! Bon, pour replacer le personnage, c'est elle qui a écrit Can't Get You Out Of My Head, Come Into My World et After Dark pour Kylie, et le Toxic de Britney, c'est elle aussi. Mais elle a également écrit pour Rachel Stevens, et produit les S Club 7. Mais avant ça, 15 ans auparavant, elle chantait. Après avoir débuté comme featuring pour D-Mob, elle a collaboré avec Shep Pettibone (les fans de Madonna connaissent) et a sorti de véritables hymnes house early 90's. Touch Me n'est pas son premier single, mais c'est le premier qui a fait un carton plein, lançant sa carrière internationalement. "Hold me baby, drive me crazy, touch me all night long, make me love you, kiss and hug you, touch me all night long". Mais bon, c'est une coquine, hein, parce qu'elle a crédité cette chanson à son nom et à celui de Pettibone, sans se vanter qu'en fait, cette chanson existait déjà quelques années avant, plus précisément en 1984, puisque c'était la bande originale du film Freddy 2, et c'était un morceau electro-funk crédité à Wish featuring Fonda Rae. Bouh, que je lui dis à la Cathy! C'est mal de voler, mal!!!

    03 februari

    Un de plus à ajouter sur la liste...

    Il y a quelques jours, j'ai un reçu un mail anonyme, non signé, d'un utilisateur inconnu, avec une adresse mail inconnue de moi. Le contenu de ce mail est assez intriguant, je vous laisse juger par vous-mêmes.

    *****

    "L'espoir? Qui en a encore? A vrai dire, l'espoir réside dans nos choix, bons ou mauvais. Seulement, nous, on fait nos choix en silence, alors que toi, tu les étales devant tout le monde. Tu fais de ton mieux. Tu fais des choix très courageux, qui demandent un sacré cran. Parfois, tes choix sont suicidaires.

    Le bonheur. Tu cherches le bonheur sous toutes ses formes. Tu as plus de force vitale que dix personnes réunies. C'est pour ça que je t'aime et que tu me rends dingue. Certains te trouvent hystérique et névrosé, mais c'est faux. Tu débordes de vie, tu as tant à faire en si peu de temps. Tu es un garçon qui n'a pas peur d'être sensible, ni d'être faible. Tu es plus fort que nous tous. Tu sais que pour être vivant, vraiment vivant, il faut être prêt à affronter ses souffrances."

    *****

    C'est tout. Rien d'autre. Pas de signature. Je pourrais penser que c'est quelqu'un qui me connaît bien, mais comme Fabien me l'a fait remarquer hier, tout le monde a accès à mon blog, et je me dévoile suffisamment dedans pour que l'auteur de ce mail puisse sortir ça de moi.

    J'ai envoyé deux mails à l'adresse, pas de réponse. Je devrais être content d'avoir un admirateur secret, vous allez me dire. Ben non. Je déteste ça quand on dit du bien de moi, et que je ne sais pas qui le dit. J'ai déjà une assez mauvaise expérience des admirateurs secrets (un ex qui m'a poursuivi d'un pays à un autre et me traquait dans la rue, un autre qui voulait me tuer...). Je suppose donc sûrement que cet admirateur secret va avoir le plaisir ou déplaisir de lire sa prose ici, donc comme ça, il choppera mon message en même temps. S'il me connait déjà, pas besoin de tout ce mystère, un coup de fil suffit. S'il ne me connait pas encore en vrai, j'ai passé l'âge de jouer au chat et à la souris, qu'il m'invite directement à prendre un café, on avisera ensuite. Le côté mystère-traque, ça m'agace plus qu'autre chose aujourd'hui, même si je suis touché de son mail.

    *****

    Kim Appleby [83 APP KIM 1]

    Premier album (le second n'étant même pas sorti en France, d'ailleurs, je ne sais même pas ce qu'il donne). Pas terrible, à vrai dire, écoutable, sans plus. Les chansons ont été composées par elle, sa défunte soeur et l'ex-membre des Bros avec qui Kim sort (sortait?). Deux ballades agréables à retenir, Mama, dédiée à sa mère, avec des paroles réconfortantes suite au décès de la frangine Mel suite à une leucémie, et I'll Be There.

    02 februari

    Merci Môman!

    Han, ce matin, à 8h10, alors que j'étais en train d'essayer de me coiffer, quelqu'un a sonné à ma porte. Torse nu, attrapant une chemise à la volée, le pantalon tombant au niveau des hanches, j'ai dévalé les escaliers et ouvert les portes de coffre-fort du couloir pour descendre au rez-de-chaussée (oui, je n'ai pas d'interphone, je sais), prenant le risque de me montrer décoiffé. C'était le facteur, relativement bedonnant et moche avec un méga-colis qu'il n'arrivait pas à porter. "Han, c'est pour moi, vous êtes sûr?" J'ai regardé le nom de l'expéditeur, c'était ma Môman! En fait, elle n'a pas compris que son fils, à son âge (non, vous ne saurez pas mon vrai âge!!), était capable de faire lui-même ses propres courses! Donc, voilà le contenu de ce colis:

    - Une chemise noire super classe pour aller avec mon costume deux pièces que j'ai acheté à Noël en Italie.

    - Un parapluie noir (un peu gros quand même).

    - 3 cartouches d'Elyxir (en plus, ma mère nourrit mon futur cancer!).

    - 5 Kinder Bueno (pour mes pauses au boulot).

    - 3 paquets de Paille D'or aux framboises.

    - 2 paquets de Tuiles aux amandes.

    - 3 boites de Pringles (cheese & onion, paprika et smokin'bacon flavour).

    - 3 boites de Samos.

    - 3 paquets d'Apericubes.

    - 9 tablettes de chocolat (noisette et praline).

    - 12 sachets de pâtes chinoises (curry et saumon).

    - 3 paquets de riz pré-cuit cuisiné SuziWan à faire au micro-ondes.

    - 5 saucissons avec un petit post-it "J'ai pensé à toi, mon Toutou, je te l'ai pas coupé en rondelles! Je t'aime, Maman"!!!! C'est-y pas adorable!!!

    Merci beaucoup, Môman!!! Suis super content!! J'ai des clopes!! Mdrrrrr!

    Aussi une excellente nouvelle d'un point de vue professionnel que j'ai apprise aujourd'hui et que je meurs d'envie de vous dire, mais je ne peux pas encore vous en parler, parce que c'est confidentiel... Fabien, mon masseur préféré, a eu la primeur du scoop tout-à-l'heure, et mes parents également, mais je vous en parlerai quand ça sera effectif!

    En parlant de Fabien, lui aussi m'a couvert de cadeaux tout-à-l'heure. Une boite de Ratraké, ZE souricide-raticide de professionnel, qui anéantit instantanément tous les rongeurs en les faisant souffrir atrocement (on ne pouvait pas me faire un plus beau cadeau!!), et un ouvrage un peu étrange sur des sorts magiques de manipulation télépathique, avec le sort qui m'intéresse le plus, comment faire revenir un être cher. Je ne sais pas trop comment ça fonctionne, je vais le lire dans mon bain tout-à-l'heure, mais ceux qui me connaissent le mieux se doutent sûrement de ce que j'ai en tête. J'en parlerai plus demain.

    Un dernier petit mot, je rencontre actuellement de gros problèmes avec les blogs Msn de plusieurs d'entre vous. Quand j'essaye d'accéder à certains blogs, la page se bloque et gèle l'écran, et j'ai un message d'erreur "ddhelp" que je n'arrive pas à résoudre, et qui m'oblige à éteindre mon ordi, parce que même après le suppr+alt+ctrl, je ne peux plus ouvrir de nouvelles pages net normales. Ca me le fait un coup sur deux pour Oli, et à chaque fois pour Hippix et Sylvain. Et ça n'arrive que sur les blogs Msn, pas ailleurs. Si jamais quelqu'un connaît une solution à ce problème, je lui en serai très reconnaissant de m'aider.

    *****

    Carola - Captured By A Lovestorm [82 CAR CAP 1]

    "C'est qui, elle?" que vous vous demandez tous. Si vous ne la connaissez pas, c'est normal. Cette chanteuse suédoise, très très connue dans son pays, a remporté l'Eurovision 1991, battant de peu au poteau Amina avec son "C'est Le Dernier Qui A Parlé Qui A Raison". Elles étaient toutes les deux à égalité au niveau points, mais comme c'est Carola qui a eu le plus de "12 points", ben voilà. Cette chanson avait effacé toutes les autres prestations de par l'énergie de Carola, une voix puissante, un rythme irrésistible et deux danseurs excellents. Par contre, le 12" Hurricane Remix, han mais bon sang, il est épouvantable, un enchaînement de bips-bips effets sonores plus qu'agaçants. Checkez donc la version anglaise ou même la version suédoise originale Fangad Av En Stormvind. Et pour info, c'est elle qui a chanté la version originale anglaise de "L'amour N'a Pas De Loi" ré-adapté en Français pour les What For (et ne riez pas!).