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    February 25

    Paupiette is in a trance...

    Y a des journées comme ça, dès le départ, vous vous dites qu'elles vont aller de mal en pis... Jour de congé, amplement mérité, je me force à sortir de chez moi tôt afin de profiter au lieu de rester enfermé devant mon ordi à parler avec des pixels. Premier café avalé, un arrière-goût de liquide vaisselle avec des bulles. Pour ceux qui me connaissent, ils savent très bien qu'il n'y a rien de pire qu'un café pourri pour me broyer ma bonne humeur. Je ne me décourage pas, un p'tit tour à la Fnac où, un peu énervé par la populace qui avance à deux à l'heure (putain, c'est insupportable, les gens qui sont lents), je me suis finalement mis en tête de bousculer tout le monde en soupirant bruyamment. Oui, j'ai été détestable, mais pas autant que lorsque j'ai fait une seconde tentative de café, et qu'on aurait dit qu'il avait été salé au préalable. Et évidemment, pour terminer, les inévitables courses du samedi où, sortant avec mes deux magnifiques cabas bleu flash, je me suis pris une putain de sauce dans la gueule avec une averse particulièrement énervée. Avec ça, si j'ai pas choppé la crève, je me fais actif.

    Alors y a des fins de journée comme ça où on n'a qu'une envie, c'est se glisser sous trois épaisseurs de couverture, se faire un bon plat bien chaud et ne pas se décrocher de la Trilogie M6... Mais nan, pas possible ce soir, y a Pierre Pascual et Le Cartel Couture en concert. Et une fois qu'on goûte à un de leurs concerts, c'est comme une drogue, on aime tellement qu'on en veut encore plus. Vous pouvez pas comprendre, faut le vivre. Mais là, à ce moment où je me dis c'est bon, c'est décidé, j'y vais, là arrive la grande Question, question avec un Q majuscule. Comment je vais m'habiller? Connaissant la clientèle, hop, tout en noir, histoire qu'on me voit pas clignoter, mais un côté quand même glam, sans les paillettes. Par contre, mes cheveux, je ne sais vraiment plus quoi en faire. Et j'ai épuisé les dernières trissées de mon gel miracle à 12 euros. Je me retrouve avec une tête de petit garçon tout gentil bien coiffé, et j'espère presque que je vais me prendre encore une averse en pleine face pour me rendre une tête un peu moins conventionnelle.

    Nerix et Nhippix me rejoignent, fidèles compagnons de sortie, et me font un peu plus me sentir à part, parce qu'ils ont opté pour le jean's, me laissant glam noir clignotant pour le coup. Je balisais, me demandant à quoi allait ressembler ce bar de concert. J'avais encore en souvenir la précédente salle de concert, avec des gros piercés et des gros tatoués de partout, avec des posters de vagins ensanglantés. Oui, je sais, je suis en pleine phase de bousculage de train-train, je sais, je sais. Ben là, petit bar, encore plus petit que le BHV (faut le faire), clientèle très Saint-Mich', clientèle à laquelle je me sens étrangé, déplacé. Pas grave, Ax, relève la tête. Mais ils vont chanter où, les quatre groupes qui passent ce soir? Ah, dans la cave? C'est glauque mdr! Mais ça ne m'étonne pas, en même temps... A part que c'est carrément Fort Boyard pour descendre en bas, si tu as pas glissé trois fois sur les marches et que tu ne t'es pas cogné la tête au plafond, c'est que tu es un X-Man! Et là, en bas, alors que termine le premier groupe, la clientèle me fait peur, ils m'ont l'air de zombies shootés au demi. Pierre, où est-ce que tu m'as encore entraîné???

    Pierre, d'ailleurs, qui débarque sans complexes, avec des couettes à lanières rouge flash, des talons haut et des bas résille rouge très je-m'appelle-Viviane-et-je-fais-vraiment-pupute-sur-les-bords. Ca m'a coupé le souffle avant que je me mette à sourire. Tu t'attendais à quoi, Ax, c'est un concert Cartel Couture! Alors que la faussement outrageuse Lady Lena Loop (rien à voir avec Lady Chatterley, hein, Lena a ré-inventé le concept de Lady, une néo-Lady punk qu'on a dû laisser en cryogénisation à New York depuis 1982 jusqu'à hier matin), avec ses longs cheveux rose fluo, son tutu bouffant et ses bas-résille troués, observe la scène, concentrée, en plein milieu de la piste, Pierre me glisse à l'oreille qu'une surprise m'attend pendant le concert. Mais cette surprise, j'en ai déjà une bonne idée. Et puis DJ Jeff Crystal en train d'installer son ordi et son synthé, toujours aussi hot. Pourquoi il est hétéro, lui? Y a des fois, la vie est pas juste... Et puis Nicolas à la guitare, une petite bombe aussi, lui. Oui, mes hormones sont en ébullition.

    Le concert commence alors même que personne n'est prêt psychologiquement. La première chanson commence très rock, et subtilement, très subtilement, mesquinement même, l'electro s'en mêle, monte, monte, passe dessus le côté rock. Il fait noir, y a un côté glauque et sale, les gens autour de moi m'effraient un peu, mais comme disait Patsy Kensit, j'ai pas peur. Je crois que ce qui fait la grande force du Cartel Couture, c'est qu'ils ne se prennent pas au sérieux et que, pour le coup, sur scène, ça les rend encore plus crédibles. Et on se dit qu'on n'arrivera jamais à être aussi tarés qu'eux, ça nous complexe presque. Ils enchaînent sur J'agace, ma chanson préférée, très retrolectro dans le style, avec des paroles bien piquantes, mi-boring star, mi-pseudo princesse tapette capricieuse qui se la pète. Born to bore you, et c'est tant mieux. Et là, j'hallucine, les gens dansent dans la salle, du pédé avec le pull à la mode au cadre sup' quadragénaire en costard qu'on croirait tout droit sorti de son bureau... Et moi, ça monte comme si j'avais gobé un taz (ah, la bonne vieille époque)...

    Et pendant que ça monte, je me demande comment ça se fait que personne n'a encore signé ces Scissor Sisters français. Les lyrics sont délicieux de dérision ("Kiss my ass, mange ta face, paupiette is in a trance" pour Paupiette, "On n'est pas des tapettes, mange-moi la minette, tu verras, la vie, c'est chouette" pour La Minette...), et pour tous les trainspotters de mon gabarit, y a plein de références de plus ou moins bon goût pour les vieux tubes de quand on était jeunes, des références subtiles, soufflées au creux de l'oreille comme une confidence honteuse... I'm Not Scared d'Eighth Wonder, Into The Groove de Madonna, Et Je Danse de Lova Moor (celle-là, fallait avoir le culot de la refoutre en plein milieu!), Perfection de Dannii, J'adoooooore voir baiser les gens, un chouïa ré-adapté de Katerine... Et l'ecsta mental continue de monter, sans s'arrêter, avec Still Seeking Susan, très happy electro, et surtout, le top du top, la cover de Two Of Hearts de Stacey Q, electro-rock à fond, avec pour grande surprise de voir toute la salle reprendre en choeur cette chanson, genre c'est l'hymne ultime de tout le monde... Stacey Q n'est pas si underground que ça! Moi qui pensais que nous n'étions que six en France à la connaître mdrrrrr! Stacey, tu aurais dû être là pour voir ça, ta relève est bien assurée! Un grand moment aussi, c'est quand notre néo-Lady a passé cinq bonnes minutes à simuler une masturbation avec une botte de radis en gémissant approximativement toutes les deux secondes... Chapeau, Madame!!

    Ce putain de concert était trop court. Il nous aurait fallu deux heures de plus. Minimum. Et j'ai maudit Pierre, parce que, comment raconter tout ça? L'univers du Cartel Couture est tellement énorme que c'est difficile de le retranscrire avec des mots. Tout ça se dispatche dans tous les styles musicaux comme une vraie boucherie, ça vous éclabousse en pleine gueule et vous en redemandez toujours plus. Pour ceux qui ne connaissent pas (honte à vous, au passage, si c'est le cas), je vous dirais bien d'aller mâter le splendide, glauque et malsain clip de Paupiette sur leur site (www.cartelcouture.com), mais là aussi, aussi déjanté qu'il soit, ce clip ne rend pas tout de l'intégralité de leur univers. Merci pour ce trop court moment, moi, j'en veux encore!

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    Madonna - Fever [220 MAD FEV 1]

    Et donc, on remercie Madonna pour une reprise pourrie, il faut le reconnaître. Autant, le Fever original de Peggy Lee était tout en retenue, en sensualité, en désir, que là, le remake a été saboté. Oh, pas par Shep Pettibone, il nous a fait une prod' dance bien de l'époque, mais par Madonna, qui n'a pas su insuffler le bon côté sulfureux dans sa reprise, mais juste des minaudements digne d'une chanteuse lambda... Comment ça, je suis méchant??

    February 23

    Faudra qu'on m'explique...

    Franchement, y a des fois, je ne comprends pas les choses... Souvent, je tente d'analyser les choses quand elles m'échappent, mais je ne trouve jamais de réponse satisfaisante. En même temps, y a certains domaines où il n'existe pas d'explication. Je m'embrouille, je crois. Bon, je vais vous raconter, je crois que ce sera mieux. S'il y a un moment où vous décrochez, vous dites "hép" en claquant des doigts, et je reprendrai avec d'autres mots plus simples pour éviter que vos cerveaux faiblement analgésiés soient pris d'une embolie cérébrale...

    Ce matin, au boulot, je ne sais pas pourquoi, je me sentais épié. J'ai levé la tête, fronçant la sourcil, regardant de partout un peu à la façon d'une poule qui picore dans la cour, mais nan, rien, bizarre. Non, non, je ne suis pas parano, je sais très bien sentir quand quelqu'un m'épie, mes plus proches amis sauront pourquoi j'ai une telle expérience et un tel "flair". Bref, c'était bizarre. Et évidemment, mes collègues me regardaient bizarrement parce qu'ils ne comprenaient pas la drôle de tête que j'avais. Apparemment, j'ai l'air d'un psychopathe quand je fais comme une poule.

    Pour planter le décor, je bosse sur un grand plateau tout en longueur (Choupinou en face de moi), et au bout de ce plateau, il y a la salle de pause, à travers laquelle on peut voir grâce à un grand hublot bleu fluorescent et vice-versa. Je reprends mon horrible travail, mais je sens que je suis encore épié. Je lève la tête à nouveau, et là, de l'autre côté de ce hublot, je vois un mec que je n'ai jamais vu avant, et qui me fixe de loin. Beau mec de 25 ans, apparemment taille moyenne d'1m75, cheveux noirs courts, avec une carrure qui semble robuste, style plus musclé que rugbyman flasque. Etrange. Le temps de baisser la tête pour revoir une note, et il avait disparu.

    15 minutes plus tard, je le surprends encore à m'épier à travers le hublot. C'était pas un regard style je mâte le plateau et l'espace de travail, c'était vraiment moi qu'il regardait. Je suis sûr de ne pas me tromper, mes lunettes de vue Prada m'ont coûté bien assez cher pour fonctionner correctement. Au passage, à ce qu'il parait, ces lunettes me donnent un côté sexy. Super, 400 euros pour enfin avoir l'air sexy. Ce mec, donc, quitte le hublot, sort de la salle de pause, se dirige vers un couloir qu'il arpente jusqu'à une salle, sans me quitter du regard. Merde. Je lui plais ou quoi. Je me penche de côté pour glisser à ma collègue Rachida qu'il y a un truc de bizarre qui se passe, et je lui raconte. "C'est lequel?" "Ben celui avec un sweat avec des rayures sur les manches, mais je l'ai jamais vu." "Y a des recrutements aujourd'hui, il doit être là pour ça." Ah, peut-être. Ca expliquerait pourquoi je ne l'ai jamais vu auparavant.

    Au passage, ça fait vraiment du bien, une clope et une canette de Coca Light bien frais après une sale journée de boulot. Vraiment. J'ai hâte de mon bain bouillant moussant tout-à-l'heure. Bref. A un moment, Choupinou me dit: "Hé, il te plait pas, celui-là? Il t'a maté comme un dingue en passant!" (Il est gentil, Choupinou, de s'intéresser à mon désastreux état de célibat) (Ah, je vous ai pas dit, quand je suis célibataire depuis plus de trois jours, je deviens aussi aigri et frustré qu'une lesbienne quinquagénaire) Alors, moi, refaisant la poule (ça change de Canard WC): "Hein? Qui? Quoi?" Pas super-discret, je vous l'accorde. Choupinou me fait un signe de la tête, et je me retourne. L'inconnu était assis au bureau derrière moi pour passer une simulation téléphonique. Il est encore plus craquant quand il n'est pas bleu fluo. Nos regards se croisent alors qu'il commence sa simulation. Ben moi, pas gêné, j'attrape une bouteille à moitié vide, et je fais style que je me lève pour aller la remplir aux chiottes. Au passage, évidemment, je mâte bien comme il faut le mec sous tous les aspects. Pas de poils qui dépassent du dos, pas de boxer qui dépasse non plus, les jambes semblent musclés, une voix de mec. Bref, déjà, il passe le premier niveau. Je me rasseois, il termine sa simulation, se lève, me regarde une dernière fois et s'en va.

    Evidemment, comme toute bonne commère, je vais vite me renseigner sur lui. Prestation pas mal, mais peut mieux faire. Bref, c'est pas encore gagné pour qu'il soit pris.

    Mais à force, moi, je commence à croire que je suis érotomane. C'est-à-dire que je suis persuadé que tout le monde est amoureux de moi. L'inconnu du tram', l'inconnu du hublot bleu fluo... Mais non, tous les deux, ils ont mâté comme des dingues... Alors quoi? Je sais que j'ai pas une gueule à la Elephant-Man, donc ça doit dire que je leur plais. En même temps, ça m'étonne toujours quand je me rends compte que je plais, même si je me trouve plutôt pas mal ces derniers temps. Alors, je sais que ce matin, mon bracelet brésilien méga-tous-mes-voeux-se-réalisent-s'il-se-brise-de-lui-même s'est déchiré de mon poignet tout seul, et que pour le coup, j'ai trois voeux qui vont se réaliser (oui, oui, je sais, ça me fait du bien d'y croire), mais est-ce que ça a un rapport? Est-ce que je plais vraiment? Et puis, bon, je sais pas si le mec, il va être pris. En même temps, la différence avec l'inconnu du tram', c'est que Hublot-Bleu-Fluo, lui, s'il veut me revoir, il sait où me trouver.

    Bon, ben, comme on dit dans ce cas-là, "to be continued"...

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    Janet Jackson - If [219 JAC IF 1]

    Mais han, If, c'est une putain de bonne chanson! Hyper punchy, elle dépote un max, et la choré est géniale, aussi bien en clip que sur scène. Et c'est là l'une de mes plus grandes fiertés, c'est que cette choré super-dure, que même mes anciens profs de danse étaient incapable de faire, ben moi, j'y arrive finger in the ass. D'ailleurs, combien de fois je l'ai faite en spectacle, cette chanson... 'tain, je la kiffe un max, quoi. Elle fait partie de mon top 3 de Janet, avec That's The Way Love Goes et Throb. Et puis, pour les remixes, les Brothers In Rhythm ont fait des merveilles: une version house super dans la transition de l'époque avec des envolées de piano old-school, et une version swing-yo-pants du tonnerre avec un putain de break instrumental (que j'ai souvent utilisé pour mes soli). Bref, une putain de bonne chanson pour rester poli. Merci Janet d'avoir été excellente au moins une année dans ta vie!

    February 21

    Ca devait être énorme!

    Fait ièch, ça a dû se jouer à même pas cinq minutes, je suis trop dég'! C'est marrant comme la vie peut se jouer à cinq minutes près!

    Oui, vous vous demandez de quoi je parle... Et puis, ce titre de billet, vous pensez que je parle de la taille de bâton de quelqu'un... Mais nan, attendez, laissez-moi raconter! En fait, il était 16h, et je terminais ma pause-déjeuner, je sortais de chez moi pour retourner bosser, à contre-coeur, il faut le reconnaître. Et là, à peine je ferme ma porte, quatre voitures de flics qui passent à fond la caisse avec gyrophare à fond et tout le tralala... Starskyyyyy et Hutch! Là, ma tête se tourne, intrigué, vers la direction qu'ils prennent, et là, trois autres voitures de flics qui viennent d'un autre sens. Alors qu'est-ce que je fais, moi? Ben je me dirige vers les voitures! Sur la petite place près de chez moi où il y a un tabac et deux bars, il y avait une quinzaine de personnes réunies qui parlaient, en regardant vers la rue qu'habitait avant le mec chez qui j'ai passé le nouvel an. Là, quatre fourgons qui débarquent à leur tour. 'tain, ils rigolent pas! Mais qu'est-ce qui s'est passé, boudiou?

    J'arrive sur la petite place, et alors là, mais c'était la série américaine style FBI Miami ou je sais pas quoi. Je vois un flic un peu corpulent se mettre à courir, partant des quais, traversant la route en manquant de se faire renverser par les voitures, et se jetant par-dessus un grillage pour le traverser plus vite. 'tain, comme il s'y croyait trop! Et là, la scène, je la voyais au ralenti: la main qui prend prise sur le rebord du grillage, la force de propulsion qui soulève les jambes d'un seul élan pour les faire passer par-dessus le grillage, et poumf, viandage par terre. J'ai explosé de rire tout seul dans mon coin.

    Là, une des passantes reprend mon attention en cours de route, disant à un flic: "Il est habillé avec un pull blanc, il est parti par-là!" Pendant que je bouscule un flic qui sort du tabac avec un paquet de Marlboro à la main, je m'approche du petit groupe, et je leur demande, comme si je les connaissais tous déjà: "Mais qu'est-ce qui s'est passé? Un vol de sac à main?" "Non!" que me réplique une blonde quadragénaire, excitée, "c'est un détenu de prison qui s'est enfui!" "Non!" qu'intervient un jeune ragga-boy aux dreadlocks remplies de moucherons morts, "le mec s'est évadé d'un asile psychiatrique, ils essaient de le rattraper!" "Il y a eu un meurtre, il y a eu un meurtre!" ne cessait de répéter une petite vieille. J'ai décidé d'intervenir fermement, presque énervé: "Mais il s'est passé quoi, alors, finalement?"

    Vu que je ne pouvais rien en tirer, je suis carrément allé voir un flic. "Circulez!" qu'il me répond. Vous y croyez, vous? Alors, je réitère ma demande. "Ca ne vous regarde pas!" "Ben si", que je réponds sans faire exprès. Il me demande pourquoi en prenant ses grands airs. Bon, alors, évidemment, je n'allais pas lui répondre "Parce que je suis Axel!", ça ne serait pas passé, je pense. Donc, je lui ai dit que j'habitais le quartier. Il m'a répondu "Circulez!" Sympa, moi, je voulais les aider, les policiers, j'aurais pu être profiler pour eux, la Sam Walters bordelaise, mais nan, y z'ont pas voulu.

    Ce qui n'empêche que je suis vert de rage, parce que je ne sais toujours pas ce qui s'est passé. Bon, sept voitures de flics, quatre fourgons, plus les courses poursuites acrobatiques, c'était pas pour un vol de sac à main, ça, c'est clair. Mais alors quoi? Qu'est-ce qui s'est passé? Putain, je serais parti de chez moi cinq minutes plus tôt, j'aurais tout vu!! J'aurais peut-être même été pris en otage! (Et ça aurait fait plein de trucs à raconter, parce que mon ravisseur serait tombé amoureux de moi, et que je serais parti en cavale avec lui, et que je serais passé à la télé, et tout et tout) Si vous savez quelque chose, dites-moi, parce que je veux savoir ce qui s'est passé cet aprèm en bas de chez moi!!!! Je sais pas ce que j'ai raté, mais ça devait être énorme!!

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    Les G.O. Culture - Darla Dirladada [218 GOC DAR 1]

    Ah, enfin, que vous vous dites! De la vraie grande musique dans mon blog! Ben oui, j'ai craqué, je l'ai acheté, parce que je trouvais ça drôle et qu'en plus, je savais que ça allait être l'hymne de la colonie de vacances où je partais... Quand je pense qu'à chaque repas, on faisait venir les gamins sur cette musique, et ils hurlaient tous, fous de joie, alors que le manuel de la parfaite colonie disait que les gamins devaient entrer dans le plus grand calme dans la cantine... Ma préférence ira néanmoins au Techno Dance Club Mix, un peu plus techno-rave belge commercial que la version originale. Ah, vive la vraie grande musique!!

    February 18

    Mais-euh! Argh-euh!

    J'ai les boules-euh! Y a des fois, ce sont des fois qui font partie des fois où j'ai envie de me cogner la tête contre un mur... Bon, faut que je vous raconte, quoi.

    Hier soir, j'avais une soirée Trivial Pursuit édition Aquitaine + édition Pipole chez Nerix et Nhippix. J'aurais pu rester tranquillement chez moi devant ma Trilogie M6, mais comme j'ai décidé de bouger mon train-train, ben j'ai dit oui, et puis c'est l'occasion de me retrouver avec ma petite tribu, on n'avait pas été tous ensemble depuis bien longtemps. Ben pour le coup, pas de raison, je me suis mis sur mon 31, magnifique chemise noire, magnifique pantalon noire, les chaussures noires que je m'étais achetées avec Oli lors de notre dernière virée shopping, oui, cette virée où il m'avait porté le sac avec la boite de chaussures à l'intérieur (j'étais tout ému, personne n'avait jamais eu une telle délicatesse pour moi!), bref, j'ai réussi à me coiffer, et pour achever le style, j'ai mis mes lunettes Prada. Quelque part, je lance une nouvelle mode, pétasse gothique sophistiquée. Je devrais me faire breveter, tiens.

    Je devais rejoindre Ricounet à 20h15 au terminus du tram', parce qu'il ne faut pas compter sur moi pour réussir à m'orienter tout seul. Et puis j'allais me mélanger au petit peuple dans le tram', je n'étais pas préparé psychologiquement à ça, il me fallait un soutien moral. Je devais apporter pour la soirée les derniers CD de Sandra et Kim Wilde (les deux comebackeuses de service), plus mes clopes, mon portefeuille, mon portable, ma Ventoline, mes cachets pour la tête, mon stérilet de rechange, mais je ne me voyais pas trimballer mon gros sac, donc j'ai pris mon mini-sac en bandoulière (non, ce n'est pas un Vuitton!), et j'ai réussi à tout caser dedans en bourrant bien (pour une fois que je bourre, d'ailleurs...). Le problème, c'est que le sac en bandoulière qui pendouille au niveau du ventre, une fois le blouson de bibendum fermé, ben je ressemblais à un obèse de 214 kilos. Donc, tant pis si j'attrape froid, j'ai laissé le blouson ouvert, je refuse qu'on puisse penser que je fais 214 kilos.

    Ricounet était arrivé avant moi, on se retrouve alors que j'essaye d'acheter un ticket à la machine (oui, je suis honnête, moi!), et on rentre tous les deux dans le tram'. On papote des dernières news, de la St-Valentin catastrophique où il a bouffé autant de pizzas que moi, et de la dernière série à la mode qui va débarquer sur TF1 l'année prochaine, Heroes. Arrivés à Pey Berlan, on descend pour prendre l'autre tram', et là, un mec nous demande un euro. Nan. Vue l'haleine portante qu'il avait, il savait où faire des sacrifices pour économiser. On rentre dans le tram', Ricou toujours à fond dans Heroes, et là, assis alors que je rentre, un jeune mec. 25, 26 ans. Mignon comme un coeur, un beau visage, les cheveux bruns courts bien coiffés, sapé correctement. Et nos regards se scotchent. Mais grave. C'est moi qu'il regarde, c'est pas Ricou plutôt? Nan, c'est bien moi. Ricou a déjà trouvé une place plus loin derrière le jeune homme, et je le suis, mais sans que nos regards se déscotchent. Merde, mais c'est bien moi qu'il regarde. Ricou continue sur Heroes, mais moi, je continue de regarder de loin le crâne du jeune homme. 'tain, il a de super cheveux. L'alcoolique revient à la charge, nous demande un euro, je laisse Ricou répondre, je déteste gaspiller de la salive pour rien, et je sens un polipe à la gorge qui menace, donc je m'économise.

    Une place se libère juste derrière le jeune homme, donc j'attrape Ricou par la manche et je le tire pour qu'on s'asseoit. Il me fait remarquer que l'alcoolo n'est pas très physionomiste et qu'il n'aurait pas pu bosser en boite avec nous, et le sujet dérive sur mon ex-patron qui est en taule depuis quelques mois. On arrive à l'arrêt, et en attendant que les portes s'ouvrent, le jeune homme continue de me scotcher du regard. Je lui rends la pareille. On descend, je m'allume une clope, le tram' redémarre. Et là, le jeune homme avait son visage collé à la vitre, me regardant encore et toujours jusqu'à ce que le tram' nous dépasse.

    Mais aaaaaaaaaaaaaargh, quoi!!! Comment je vais faire pour le retrouver, ce mec, maintenant??? Et qu'est-ce que j'aurais pu lui dire dans le tram'? Et j'étais pas tout seul, j'étais avec Ricou, j'allais pas lâcher Ricou pour me jeter sur le mec sans savoir quoi lui dire?? Mais-euh! Han, j'ai la haine! En fait, j'ai aucun moyen de le retrouver. Enfin, si, un, qui me laisse une chance minuscule, mais j'ai l'impression que je vais tomber encore plus bas que bas: mettre une petite annonce sur un site de rencontres gay. Si, si, le genre d'annonce lamentable qui dit: "On s'est rencontrés dans le tram', on n'a pas arrêté de se regarder, on ne s'est pas parlés, je voudrais tant prendre un café avec toi, j'étais habillé comme une pétasse gothique sophistiquée, toi, t'étais canon, j'adore tes cheveux, etc etc..." Haaaaaaan, est-ce que je vais tomber si bas?

    Si vous avez une solution moins humiliante, je suis preneur!!!! Vous croyez qu'il lit mon blog?

    Ah, et avant de terminer, un peu de pub: mon ami Pierre Pascual et son groupe Cartel Couture sont en concert samedi 24 février prochain à l'El Inca à Bordeaux. Pour ceux qui s'en souviennent, j'avais fait un billet sur son précédent concert il y a quelques mois, et pour ceux qui ne connaissent pas, pour définir (s'il en est possible) son style, qu'il appelle lui-même retrolectro, ben je vais dire, sans vouloir coller d'étiquette, que ce sont les Scissor Sisters français. Il faut les voir en live pour comprendre. Et moi, la dernière fois que je les ai vus, c'est comme si j'avais gobé cinq ecstas. Donc, je vais avoir le plaisir de retrouver Pierre, Lady Lena Loop et DJ Jeff Crystal. Vous pouvez découvrir leur musique sur leur site:

    www.cartelcouture.com

    Et si vous cherchez bien sur Youtube, vous pouvez retrouver certaines de leurs performances, dont la reprise Two Of Hearts de Stacey Q (pétasse revival!!). Venez nombreux, vous ne serez pas déçus! Et ça sera l'occasion de m'offrir un verre aussi!!!

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    Maxi Dance - Volume 3 [217 MAX DAN 3]

    Ben merci Polygram, pour une fois, on a une bonne compil' dance! Avec, comme l'indique bien le nom de la compil', que des versions maxi. Par pitié, on va passer sur Only With You et No Limit (et aussi sur le petit morveux de Jordy et son Alternative Mix d'Alison, et le DJ Beubeurk), pour y retrouver que des perles essentielles de l'époque: Don't You Want Me de Felix, U Got 2 Know de Cappella (le grandiose Coffee Mix), Feel The Rhythm de Jinny (le remix de USURA, siouplé), There's Something Goin'on de Co.Ro, Welcome To The Dance d'EXP, l'inaltérable Unique de Danube Dance... Putain, que du bon, quoi!!!

    February 17

    Pauvre petit choupinet de moi ce matin...

    Brrrr, j'ai encore fait un sale rêve cette nuit... Bon, cette fois-ci, pas de serpent, pas de mec avec une tronçonneuse qui me poursuivait, mais c'était tout aussi dérangeant...

    J'étais dans un bus, avec mes collègues, anciens et nouveaux, et y avait même les Filles D'à Côté... Si, si, rappelez-vous, la sitcom AB, avec trois vieilles filles qui vivaient ensemble avec la salle de muscu au sous-sol et Gérard, la tapette body-buildée, qui se faisait appeler Gérard parce que Marcel, son vrai prénom, il trouvait que ça faisait trop viril... Ben voilà, Sabine et Claire se trouvaient dans le bus aussi. J'étais assis devant, avec Choupinou, et Fleur, une de mes anciennes collègues, parlait avec le chauffeur, et disait du mal de moi. Elle disait que j'étais une langue de pute superficielle. Je me suis levé et je lui ai dit que j'avais entendu. Elle n'en semblait pas gênée pour autant et est retournée à sa place avec un air hautain. Plutôt que de la remballer, ben je restais dans mon coin, tout désemparé. A la descente du bus, j'ai attrapé Princesse par le bras pour lui en parler, et elle m'a avoué qu'on parlait beaucoup de moi dans mon dos pour me descendre, ramenant tous mes défauts sur la table à chaque instant. J'en restais assis sur le cul, vu qu'apparemment, les trois-quarts de l'entreprise ne m'aimaient pas et me critiquaient sans relâche. Là, Sabine et Claire sont passées à côté de moi, et je leur ai dis ma façon de penser et je les ai traitées d'hypocrites, mais Sabine a été super méchante en me disant que je faisais pitié et que je n'étais que l'ombre de moi-même.

    Je me suis réveillé super mal, ce cauchemar me lançinant l'âme... Je sais que ce n'était qu'un rêve, que ce n'est pas la réalité, que mes collègues m'apprécient... Mais ça avait l'air si réel, et ça me blesse... Le réveil a donc été difficile, et vu que j'ai repris le boulot aujourd'hui, ben ça m'a broyé le moral, et je me sentais injustement diminué...

    Ce n'est pas dans ma nature d'être paranoïaque. Enfin, ce ne l'est plus. Jusqu'à l'âge de 19 ans, j'étais super parano, je pensais que tout le monde me critiquait dans mon dos, et ça a disparu sans que je m'en rende compte. Et je suis toujours en train de me demander ce que signifie ce rêve... Je ne me rappelle plus qui disait que la paranoïa est une forme de sagesse divinatoire... J'espère qu'il avait pondu sa théorie sur sa cuvette de chiottes pour passer le temps...

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    Madonna - Justify My Love [216 MAD JUS 1]

    Ah, Justify My Love... Quoique ça fait longtemps que Mamydonna n'a plus justify our love... Mais c'est un autre débat... Donc, Justify My Love, c'était un putain de bon titre, avec une sonorité toute nouvelle mise en avant par la technologie Q-Sound, ça puait le sexe malsain à plein nez... Bon, les remixes d'Orbit ne sont pas super convaincants, et le re-mix d'Express Yourself finit par saoûler sur sa longueur de presque dix minutes... Mais The Beast Within Mix reste un pur bijou hypnotisant, mêlant l'érotisme, l'exotisme, la beauté et le malsain.

    February 14

    Repos forcé

    6h57. J'ouvre les yeux, me disant qu'il y a un truc étrange, que quelque chose ne va pas. D'habitude, je suis pas fûte-fûte au réveil avant mes trois cafés, mais ce matin, j'ai compris. Je me suis levé pour me diriger vers la salle de bains, mais mon corps me faisait très mal, comme si j'avais des courbatures à mes os. Je me suis agenouillé devant ma cuvette immaculée et j'ai vomi. Bien vomi. Et je suis resté mi-assis, mi-allongé sur le sol, en train de me demander ce qui se passait, si c'était un rêve, ou si j'étais bien réveillé. Je me suis difficilement trainé jusqu'à mon lit, et j'ai tenté de me rendormir. En vain. J'ai seulement somnolé.

    8h12. Tiens, ça remonte. Est-ce que je vais réussir à contrôler? Je lutte, je lutte. Je m'imagine qu'un mutant télépathe tente de prendre contrôle de mon esprit, et que le fait de contrôler cette montée, c'est comme lutter contre lui. Je suis pas assez fort. Je me traine à nouveau vers la salle de bain, toujours douloureusement, mais en me hâtant quand même. Hop, je refais Canard WC. Là, mon téléphone sonne. C'est bizarre, il est écrit "Maman" dessus. C'est donc pas le réveil. Je décroche, et d'une voix faible, je lâche un "allo". "Oui, c'est Maman, c'est pour te dire que je vais bientôt me faire opérer. Je t'aime très fort." Je réfrène une nouvelle envie de redécorer ma cuvette, et je lui réponds: "Moi aussi, je t'aime fort, Môman, mais c'est juste un lifting, tu vas pas mourir." Je raccroche et je vomis. Je reste par terre encore quelques minutes, et cette fois-ci, mon ventre me lance. Arf. Fait chier.

    9h30. Ah ça, mon réveil a pas oublié de sonner. A part que je ne me suis pas rendormi. Je suis allé à me demander ce que je vais faire. Un nouveau lancer de grumeaux dans les chiottes me fait prendre la décision que je n'irai pas travailler. A contre-coeur. J'appelle Choupinou, et il a été super-étonné. "Mais t'as l'air super faible, Ax" qu'il me dit, sur un ton effrayé. C'est vrai qu'il ne m'a jamais vu malade. Il ne m'a jamais vu me plaindre d'ailleurs. Enfin, je veux dire, me plaindre pour des raisons valables. Et là, je prends rendez-vous avec mon médecin.

    13h45. Après deux nouvelles séances de vomi (au moins, ça purge), je me traine hors de chez moi pour aller voir le Doc. Même si j'ai une gueule de zombie, j'ai fait un effort, je me suis bien habillé, et j'ai mis trois tonnes de gel sur mes cheveux pour avoir l'air présentable. Ben ouais, c'est la Saint-Valentin aujourd'hui, imaginez que je croise le prince charmant dehors. A part que c'est douloureux de marcher, ça m'épuise incroyablement. Et puis, j'avais oublié, il y a des vents jusqu'à 140 km/h dehors. A peine j'ai mis un pied dehors que je me suis pris une bourrasque en pleine face, et je me suis retrouvé coiffé comme un iroquois, les cheveux en l'air. J'ai dû rester facile cinq minutes devant une vitre de voiture pour me recoiffer. Ah, c'est du bon gel, putain.

    14h05. "Axel, Axel, Axel!" C'est mon Doc qui m'accueille. "Ouh, vous avez une sale tête!" "C'est avec ce genre de phrase que vous séduisez les femmes, Doc?" que je lui lance en grognant, me levant difficilement. Il ne relève pas, et reste très jovial: "Alors, qu'est-ce qui se passe? Encore une écharde dans le pied?" Très drôle. Je m'asseois et lui explique mes symptômes. "On dirait une gastro!" Un coup d'oeil sur le mur, oui, oui, il a bien eu son diplôme. "Montrez-moi votre ventre." Là, je reste bouche bée, les yeux écarquillés. "Pardon?" "Oui, montrez-moi votre ventre." Je me lève et soulève mon T-shirt. "Ca a une quelconque utilité, Doc, ce que je viens de faire?" "Aucune" qu'il me répond avec son sourire, "je voulais juste voir si vous me faisiez confiance!" Je crois que mon Doc est un peu fou. Il m'allonge, me fait des attouchements au niveau de mon ventre. "C'est incroyable, la patiente juste avant vous, elle a la même chose. Il y a peut-être une nouvelle épidémie qui se profile." (Nota bene, vous avez sur mon blog le scoop de cette nouvelle épidémie, avant tout le monde!) Et puis bon, il me diagnostique de la fièvre aussi. Et il me dit qu'il est étonné que je puisse encore marcher, parce que j'ai une gastro-colite foudroyante. Et hop, trois jours d'arrêt. Et il me ramène à la porte, en me disant: "Au fait, c'est sympa, ce que vous essayez de faire avec vos cheveux!" Je ne sais vraiment pas pourquoi je m'obstine à consulter ce Doc.

    Bon, résultat, trois jours d'arrêt. D'un côté, je suis content, parce que je suis vraiment épuisé par mon boulot, et peut-être que, quelque part, cette gastro, elle arrive pour me faire prendre conscience que je suis surmené. Mais de l'autre, je culpabilise un max, j'ai peur qu'au boulot, on pense que je suis un feignant qui se réfugie derrière ça. Donc, si vendredi, je vais mieux, ben j'irai bosser. Mais là, j'ai même pas la force d'aller au bar du coin. Je vais donc me reposer. Et prendre soin de moi. Ce soir, pour la Saint-Valentin, j'ai prévu trois pizzas et l'intégrale des Freddy en DVD!

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    Dance Club - Volume 7 [215 DAN CLU 7]

    Et allez, encore un Dance Club. Evidemment, pas de surprise, les inévitables No Limit, Mr Vain, Chiki Chika, Only With You, Pinocchio... Un remix de Les Boules de Jordy dont on aurait pu se passer (ils ont osé passé ça en boite?)... Par contre, trois surprises sympas: le Is This Love de Jesse Lee Davis, bien dance, le Take Your Time de Club House (sympa, la coïncidence, hein, Cam'!), et le I Wanna Find Somebody d'Abyale, différent de ce qu'elle avait sorti avant, beaucoup plus ambient, lascif, même triste.

    February 13

    Encore un coup pour rien

    J'ai toujours détesté la Saint-Valentin. Surtout celle d'il y a trois ans. J'ai toujours bêtement idéalisé ce jour-là, incurable romantique que j'étais. Que je suis toujours, d'ailleurs, mais avec les années et l'expérience, j'ai appris à, euh, c'est quoi, ce mot, déjà, oui, relativiser. Je vous avais raconté l'année dernière une soirée de Saint Valentin où on m'avait forcé à boire comme un trou, et à la fermeture de la boite, un canon a tenu à me raccompagner chez moi, et j'étais à deux doigts de vomir dans sa caisse. J'avais été fabuleux sur ce coup-là mdrrr! Mais il y a trois ans, je fréquentais un garçon, beau et sympa, bisexuel, et quand je passais ma nuit dans ses bras, sa façon de me regarder, de me caresser, de me tenir, j'avais l'impression d'être un bijou inestimable, c'était une sensation incroyable. Notre troisième rendez-vous tombait le soir de la Saint-Valentin, et pour ça, j'avais acheté une bouteille de champagne, fait moi-même la cuisine (oui, oui, vous avez bien lu!!)... J'avais tout préparé pour que la soirée soit inoubliable, et il m'a appelé pour décommander et dire qu'il ne savait pas trop où il en était, qu'il aimait encore une ex-petite copine... Fou de rage et de tristesse, je lui avais raccroché au nez, et ai attendu d'avoir vidé à moi seul la bouteille de champagne avant de le rappeler, et de lui dire tout ce que j'avais à lui dire. J'en rigole maintenant parce qu'il s'en ait pris plein la gueule et qu'il a dû me prendre pour un fou, mais sur le coup, j'en avais beaucoup souffert, parce que me faire larguer le jour de la Saint-Valentin, c'était comme me dire que l'amour n'existait pas et que je resterais seul, seul, seul toute ma vie.

    J'ai grandi, et même si je maudis encore cette sale fête qui nous balance à la gueule qu'on est toujours seul, ben finalement, je m'y suis fait. Et puis je vois le bon côté des choses, ça me fait faire des économies. Z'imaginez, j'offre un bijou à 200 euros, et le mec, lui, il m'offre qu'un cadeau pourri, style un lot d'assiettes qu'il a eu avec ses points Total? Han, ça me rendrait fou de rage, tiens. Donc, bref, tant pis, et pas de regret. Mon père, lui, je ne sais pas s'il a tout compris, mais pour demain, jour de la Saint-Valentin, il offre à ma mère un lifting. Bon, d'accord, c'est un cadeau coûteux, mais je reste sceptique. Ma mère, elle, est à moitié enthousiaste. Elle ne ressent pas le besoin d'un lifting, elle a toujours été hésitante à ce sujet, mais elle s'est dit qu'à son âge, si elle ne le faisait pas cette année, elle ne le ferait jamais, donc elle a accepté. J'imagine le repas aux chandelles, mon père en costard noir avec une rose dans la poche, et elle, le visage tout gonflé et tout rouge mdr! Quand elle m'a demandé mon avis, j'ai été honnête. A vrai dire, c'est ma Maman à moi de moi, et elle est pareille qu'il y a 30 ans. Elle a été toute émue, et ça nous a permis de parler du temps qui est passé, de l'époque où elle me portait dans ses bras, du temps qui passe sans qu'on le voit passer, etc... Je lui ai dit finalement de foncer et de se faire plaisir, et que dix ans en moins dans la tronche, ben après tout, c'est toujours ça de pris. Mais bon, moi, pour la Saint-Valentin, on m'offre, je sais pas, moi, un implant d'abdos ou une lipo, ben euh, mon petit copain, je le regarderais bizarrement, genre "ben quoi, ça te plait pas, ce que tu vois là?" Donc, avis à mon futur petit copain, un oeuf Kinder avec un petit noeud (dans les cheveux hi hi, private joke!), ben ça me fera bien plus plaisir!!

    Et puis tout-à-l'heure, sur un site de rencontres, un mec sans photo vient m'aborder. Allons bon, que je me dis, faisons la discute, ça fera passer le temps. Pendant 20 minutes, ce jeune homme s'avère au final sympa et drôle, une bonne répartie, le "contact" passe bien. Bon, là, Nico hausse les épaules en soupirant, dépité, mais c'est pas grave... (Au fait, vous avez pensé à souhaiter joyeux annif' à Nico?) Et bref, le jeune homme me fait remarquer que demain, c'est la Saint-Valentin. Oui, merci, je sais. Il me dit qu'il aimerait profiter de cette occasion pour me rencontrer. Haaaaaaaaan, un romantique, j'adooooooooore! Mais je dissimule mon enthousiasme, parce que, après tout, il veut me courtiser, ben il va se donner la peine de me courtiser! Alors, sur un ton blasé, je lui fais remarquer que c'est censé être la fête des amoureux, que je ne connais même pas sa tête, que je ne suis pas amoureux de lui, et je lui dis qu'il doit se montrer un peu plus convaincant. Alors je lui demande comment il envisagerait cette Saint-Valentin avec moi. "Ben pour la Saint-Valentin, j'te niquerai bien ton p'tit cul" qu'il me répond, tout sérieux. Et flûte, ça sera pas lui, le bon. "Et pas de préliminaires avant?" que je lui demande tout innocemment. "Ah ben si, j'te mettrai un peu de gel avant quand même, chuis pas un animal!" Dieu merci, certains garçons aujourd'hui restent encore prévenants. Je lui fais remarquer qu'être doté d'autant de classe, c'est de plus en plus rare de nos jours, et je prends poliment congé. Et là, il a le toupet de me dire: "Mais pourquoi tu t'en vas d'un seul coup, j'ai dit quelque chose de mal?" Soupir. Après tout, peut-être que le romantisme, c'est une légende urbaine après tout.

    Alors demain soir? Vu que ça m'étonnerait que quelqu'un m'appelle pour me souhaiter une joyeuse Saint-Valentin (enfin si, je sais que j'aurai un appel demain soir, mais ça sera un appel pour rien lol), ben je vais me faire une bonne petite soirée sympa pizza et film d'horreur! Autant se faire du bien jusqu'au bout!!

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    Janet Jackson - That's The Way Love Goes [214 JAC THA 1]

    Ah ben tiens, c'est marrant que ce disque tombe pile-poil pour ce billet, parce que That's The Way Love Goes, en plus d'être une chanson d'un romantisme et d'une sensualité exacerbés, ben, pour moi, c'est la chanson groove ultime. Un rythme irrésistible, une mélodie envoûtante, et les vocaux de Janet au top de son art, sulfureux, elle n'en fait pas trop... Son meilleur single, et sa meilleure chanson. Définitivement dans mon Top 10 de tous les temps. Voilà, mon futur petit copain, pour la prochaine Saint-Valentin, il a intérêt à me passer ce morceau avant de m'attraper par la main, de m'attirer contre lui et de m'embrasser tendrement tout en me caressant mes cheveux!!!