Profiel van impossibleStick Or Twist... The Ch...Foto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
|
27 maart Laser Terror!"Qu'est-ce que c'est encore que ce titre de billet à la mords-moi-le-noeud?" que certains vont se demander... L'explication remonte en début de semaine dernière.
J'étais en pause-déjeuner avec Gaëlle et Marjorie sur la terrasse du boulot, on profitait d'une éclaircie pour fumer notre clope tranquillement à l'air libre, et, comme d'habitude, on se lamentait de tous les cas qu'on avait eus. J'ai balancé l'idée que ce serait bien qu'il y ait une prise d'otages pour mettre un petit peu d'ambiance, et surtout que ce serait une bonne raison pour arrêter de prendre les appels des clients... Oui, je sais, j'ai parfois des idées un peu extrêmes! Alors Gaëlle s'est lamentée qu'on risquait de mourir, et je lui ai dit que non, que ce serait quelqu'un d'une autre mission qui mourrait, que ça mettrait un peu de piment à notre journée... Et puis, on s'est imaginés quelle mort horrible pourrait arriver à chacun d'entre nous, puis qu'ensuite un meurtrier mystérieux pourrait se trouver parmi nous et nous décimer un à un... Oui, je sais, parfois, quand on s'ennuie, l'imagination peut être débordante! Et puis c'est là que m'est venue une idée. Ca faisait longtemps que je voulais me remettre à l'écriture d'un roman. Ca fait plus de deux ans que je n'arrive pas à continuer mon deuxième, peut-être aussi parce qu'il est lié au premier, enfin, bref, je ne sais pas trop. Mais à ce moment-là, sur la grande terrasse, entre deux averses, j'ai eu plein de méga-flashes dans la tête. L'occasion était trop belle de faire un roman sur le monde du télémarketing - parce qu'à ma connaissance, ça n'a encore jamais été fait - et que, de plus, ça nous ferait à mes collègues et moi-même une bonne petite distraction pendant nos pauses. La ligne directrice de l'histoire est simple. Une douzaine de téléconseillers qui travaillent un samedi jusqu'à 20 heures pendant un orage apocalytpique. Panne de courant, ils se retrouvent enfermés malgré eux avec un meurtrier à l'identité inconnue qui les tue un par un. Une sorte de Dix Petits Nègres des temps modernes, quoi! Alors, bien sûr, les personnages, ce sont nous-mêmes, caricaturés au possible (une pétasse blonde et vulgaire, une gothique, un hétéro macho de base, une râleuse de première, une autre qui a tout le temps la chiasse...), et l'intrigue qui se tisse petit à petit, tout en mettant en avant les coulisses du monde du télémarketing. J'ai donc écrit le premier chapitre, sans le rédiger pour autant comme un véritable roman avec toutes les descriptions et compagnie, mais suffisamment néanmoins pour qu'il garde quand même un côté crédible. Des dialogues savoureux (non, je ne m'envoie pas des fleurs!), des petites anecdotes pour chacun des personnages que j'ai déterré de mes souvenirs et que j'ai pas mal exagéré... Dans ce premier chapitre, bien sûr, pas encore de meurtre, mais une présentation sommaire des personnages et de leurs défauts, et dont la psychologie sera creusée pour chacun au fil des chapitres. J'ai apporté le premier chapitre ce matin au boulot, relativement curieux de leur réaction. Allaient-ils trouver ça excellent? Au contraire, s'en désintéresseraient-ils avec un certain dédain? Résultat, à la pause déjeuner, sur la terrasse, ils s'entretuaient presque pour avoir les pages, les lire, attendant que la personne qui lisait ait terminé sa page pour pouvoir la lire à leur tour... Résultat, en moins d'une heure, tout le monde l'avait lu (même Nathalie, mon manager), riant tous aux éclats de la manière dont je les avais caricaturés, demandant avec impatience la suite, chacun se demandant de quelle manière ils allaient mourir... J'étais super content de leur enthousiasme! Normalement, ils auront le deuxième chapitre en fin de semaine, mais c'est que, pour le coup, ça me demande du temps! Quoiqu'il arrive, Laser Terror est lancé! (J'adore aussi le côté kitchissimement nul du titre!) Et si ça fonctionne, ma foi, je le retravaillerai plus sérieusement pour l'éditer ensuite! ***** Paula Abdul - Vibeology [102 ABD VIB 1] Sûrement le meilleur titre de l'album Spellbound, et pourtant, il n'a pas autant cartonné que ça. Il faut dire que la pochette est hideuse, et les remixes par Steve Hurley relativement moyens, même si c'était le remixeur à la mode à l'époque, incluant tout le temps des samples de saxophone dans ses productions. C'était aussi la période où Paula Abdul se reprenait à nouveau un procès dans la tête, accusée de ne pas chanter sur ses disques (c'était la grande mode après Milli Vanilli, Black Box et Technotronic). Même Steve Hurley, dans une interview, a dit qu'elle chantait faux et avait une voix nasillarde. 25 maart Je n'ai toujours pas compris...Je me suis retrouvé dans cette maison, je n'ai pas trop compris ni comment, ni pourquoi. Et j'avais beau faire tout ce que je pouvais pour essayer de cohabiter avec la famille qui y vivait, je ne me sentais absolument pas à l'aise. A vrai dire, c'était une véritable torture. Comme si c'était une punition d'y vivre avec eux, même si je savais que c'était pour un court terme. Pas de mère, et j'ignorais ce qu'il était advenue d'elle... Etait-elle morte? Avait-elle quitté son mari et ses enfants? Personne n'en parlait, et pour être honnête, j'étais tellement mal-à-l'aise que je ne voulais pas le savoir. Le père de famille, lui, était grand, 45 ans à peu près, mince, et si dur, si froid, si sec dans ses propos... Je n'osais même pas bouger un doigt, de peur qu'il me remarque, me regarde, lise en moi, comprenne la frayeur que je ressentais. Et pourtant, je ne pouvais pas quitter cette maison, je savais que j'étais là pour une bonne raison. Le grand frère, d'une vingtaine d'années, avait tout de l'hétéro de base, le raté de service, qui n'avait rien accompli de sa vie, aussi stupide qu'un ongle sans vernis, et aussi profond qu'un cendrier. Aussi antipathique que son père, quoi. A part que lui, sa hargne se ressentait plus violemment. Et puis il y avait la petite soeur. Huit ans, brune aux cheveux longs, et ce regard tellement triste. Comme si elle s'était résignée depuis bien trop longtemps. Je crois d'ailleurs que c'est pour elle que je suis resté, au lieu de prendre mes jambes à mon cou, et de retourner vers ma propre vie.
Ce matin-là, je me suis assis sur son lit, à côté d'elle, je ne sais pas trop pourquoi, pour parler. De quoi? Je l'ignore. Elle restait toujours enfermée dans cette maison, n'allait pas à l'école, n'avait pas le droit de sortir dans le jardin... Etait-elle malade? Pourquoi ne m'avait-on rien dit? J'avais l'impression que dans son silence, elle avait tant de choses à dire. Elle semblait vouloir cacher son bras droit, se le tenant fermement tout en évitant scrupuleusement mon regard, comme si j'étais capable de lire en elle si ses yeux croisaient les miens. Je lui ai doucement enlevé sa main sans rien dire, et j'ai soulevé la manche de sa chemise. Elle avait plusieurs hématomes. Vilains. Je n'ai rien dit, j'ai regardé son autre bras tandis qu'elle fuyait toujours mon regard. D'autres bleus. Je savais déjà que je n'avais pas besoin de la déshabiller pour comprendre qu'elle était sauvagement martyrisée. "Il ne m'aime pas", m'avoua-t-elle en parlant du grand frère. "Mais ne dis rien, s'il-te-plait, il me ferait encore plus mal s'il savait que j'avais parlé." Je l'ai prise dans mes bras, je l'ai serrée fort, et je lui ai dit, tout en caressant ses cheveux, de ne pas s'inquiéter, que tout allait bien aller. J'ai retrouvé quelques minutes plus tard le grand frère dans la rue. Oh, il n'avait rien de constructif à faire de sa vie, apparemment. Dès qu'il m'a vu, il a repris son regard hargneux. Il ne m'aimait pas moi non plus, ça, c'était certain, et je lui ai bien rendu. Je n'ai pas eu besoin de dire quoique ce soit, il avait déjà compris. "Je n'ai jamais rien demandé" qu'il s'est mis à hurler, devenant tout rouge. "Je n'en ai rien à foutre de cette petite conne, elle n'a aucun droit! Elle n'a pas sa place parmi nous! Personne ne lui a demandé d'être là!" "Et c'est une raison pour la frapper comme tu le fais?" que je lui ai balancé encore plus rageusement. "Tu n'as rien à dire! Tu es un intrus! Et t'as pas intérêt à en parler, ou je t'explose la gueule!" Et il est parti en shootant violemment dans une poubelle. Et je dois l'avouer, ses excès de violence m'effrayaient. Un mot de plus de ma part et il m'aurait laissé pour mort en moins d'une minute. Quand je suis rentré dans cette maison, qui ressemblait étrangement à la maison de mes parents, elle était là dans le salon, assise dans le canapé, à caresser inlassablement le petit Yorkshire, comme si c'était son seul et véritable ami. Il était beau, ce Yorkshire, avec de longs poils, aimant, léchant gentiment la main de la petite fille. Elle me regarda, avec toujours le même regard triste, sans rien dire. Le grand frère a débarqué, m'a furieusement dévisagé, et là, à cet instant, le père a surgi soudainement, sans aucun bruit, mais avec le regard rempli de fureur. Ignorant ma présence et celle de la gamine, il s'est jeté sur son fils, l'empoignant violemment, et le jetant contre le mur pour mieux le cogner. "Tu ne la touches pas!" hurlait-il inlassablement, alors qu'il tabassait son propre fils. "Tu la laisses tranquille! Sinon je te tue!" Et moi, j'étais là, complètement hypnotisé, terrifié, immobilisé par la peur. Je n'avais jamais vu une telle violence en face de toute ma vie. Il donna un dernier coup de poing à son fils, et sortit de la maison en claquant la porte. J'entendis le bruit de la voiture démarrer. Le grand frère me jeta un autre regard qui me glaça - et m'inspira de la pitié aussi - et partit à son tour. La petite fille semblait moins perturbée que moi par la scène qui venait de se dérouler sous nos yeux. Comme si c'était un lot quotidien pour elle. Nous nous sommes regardés tous les deux, et je n'arrivais même pas à parler. Au bout de quelques instants, j'ai quand même réussi à ouvrir la bouche. "Ton père t'a déjà frappée, toi aussi?" Sans aucune émotion se dessinant sur son visage, elle me dit simplement: "Ce n'est pas mon père." Et devant mon incrédulité, elle rajouta: "Et ce n'est pas mon frère." Alors que tout commençait douloureusement à s'expliquer dans mon cerveau, elle crut bon de dire à nouveau: "Ce n'est pas mon père." Tout était tellement clair à présent dans mon esprit, et pourtant, un brouillard mental m'empêchait d'agencer mes actes et mes pensées. Un coup de poing virtuel, et hop, je reprenais la maîtrise de moi-même. Alors que je la prenais dans mes bras, je lui dis: "On part d'ici, tu viens avec moi." Pour la première fois de lma vie, je vis une émotion s'exprimer sur son visage. "On prend le petit chien, on ne le laisse pas ici!" Je lui ai dit que c'était d'accord. Et alors que je tendais la main pour prendre le Yorkshire, le grand frère m'attrapa par le bras, revenu dans la pièce sans même que je m'en rende compte. "Ne t'avise même pas de te barrer avec la morveuse! Elle reste là!" Il me faisait mal, me faisait peur aussi, mais j'étais moi aussi animé d'une véritable rage. Je dégageais mon bras et lui répliqua violemment: "Je me barre avec la gamine! Tu devrais être content, tu la détestes et tu ne veux pas qu'elle vive sous le même toît que toi! Laisse-moi partir avec elle, et on aura tous les deux ce qu'on veut!" Il me regarda, semblant réfléchir, et quitta la maison sans se retourner. Je montais les escaliers, tenant la petite fille dans mes bras, pour réunir quelques affaires. Je n'osais pas allumer la lumière de sa chambre, j'ignore pourquoi. Le père était parti, j'étais seul avec elle, alors pourquoi? Un lit, une grande armoire à côté de la fenêtre, c'était tout. Pas de poupées, pas de livres, rien. C'est à ce moment que je me rendais petit à petit compte du calvaire que vivait cette gamine. Depuis combien de temps? Ce n'était pas le moment de le demander. J'attrapais sans regarder dans l'armoire des vêtements que je jetais dans une valise éventrée sur lit, et elle restait debout à côté de moi, sans rien dire. "Il est là" murmura-t-elle enfin de son air résigné. Un rapide coup d'oeil par la fenêtre, aucune voiture. Je la rassurai en lui répondant qu'il était loin. "Il est là" répéta-t-elle, comme si je n'avais jamais rien dit, comme si je ne l'avais pas entendu. Je regardais à nouveau par la fenêtre, fut frappé par le fait que le jardin ressemblait à celui de mes parents. Je cherchais une lueur de phare de voiture derrière le portail, mais rien, et je lui expliquai cela. Et sans lumière, la chambre paraissait si sombre, ça me glaça d'un seul coup. Je savais que je n'avais plus qu'une envie, c'est déguerpir au plus vite. "Il est là" répéta-t-elle une troisième fois. Je voulais partir, j'avais l'impression qu'elle savait beaucoup plus de choses que moi, comme si elle avait des pouvoirs surnaturels. Je refermais la porte de l'armoire, il était caché derrière, tapi dans l'ombre, et se jeta sur moi avec une rapidité incroyable. Je me mis à hurler. Mon hurlement se poursuivit lorsque je me suis réveillé. Le temps de tout comprendre, j'étais là, redressé sur mon lit, en sueur, complètement terrifié, avec l'écho de mon hurlement qui résonnait dans ma tête. Bon Dieu, ce n'était qu'un cauchemar. Mais ça avait l'air si vrai, c'est affolant. Un regard vers mon magnétoscope, il était 5h37 du matin. Mon hurlement avait dû réveiller tout l'immeuble. Incapable de me rendormir, bien évidemment. Parce que je tremblais encore, parce que j'essayais de comprendre ce rêve. Ca n'avait rien à voir avec tous les rêves que j'ai pu faire avant, celui-ci contient un message, il a une signification, ça ne peut pas en être autrement. Alors quoi? Ca me concerne, moi? C'est un rêve prémonitoire? Y a-t-il véritablement une petite fille qui a été kidnappée par une famille de fous? J'en tremble encore, rien que d'y repenser... Tout est encore si clair dans mon esprit, chaque détail, chaque expression de visage, chaque acte de violence... Il y a sûrement quelque chose, une clé, un indice, qui m'échappe, que je n'ai toujours pas compris. ***** Paula Abdul - Cold-Hearted (Extended Version) [101 ABD COL 2] Mon premier import japonais! Quelle fierté! Et ce CD est aujourd'hui coté un max! Je l'avais payé 128 Francs à l'époque. Oui, ça fait cher pour un quatre titres, mais il en vaut dix fois plus aujourd'hui! Ce CD comprend les quatre premières versions longues singles de Paula Abdul (que je possédais déjà), mais c'est pas grave! Quoi, j'achète un CD avec que des titres que j'ai déjà? Mais depuis le temps, vous cherchez encore quelque chose de logique dans ce que je dis ou ce que je fais??? 12 maart Qualité Vs QuantitéBon, j'ai été relativement silencieux cette semaine, mais c'est tout simplement parce que j'ai bossé comme un dingue. Et aussi une bonne remise en question au niveau du boulot. Comme dans pas mal de boulots, il y a toujours ce combat qualité de traitement contre quantité de traitement, et quand on bosse pour une société où il y a des merdes monumentales, aussi bien au niveau de la facturation que de la technique, c'est Fort Boyard tous les jours. Et c'est vrai que j'ai tendance à me prendre pour le Jésus-Christ de tous les clients, tentant de tous les sauver le plus rapidement possible. Mais j'ignore pourquoi, j'hérite toujours des dossiers les plus compliqués, qui me prennent à chaque fois beaucoup de temps pour les traiter. Bon, vu que je suis rigoureux et méthodique, j'arrive à dépatouiller la majorité des dossiers, mais le weekend dernier, j'avais pas trop le moral parce qu'on me demandait de ne pas être moi.
Voilà ce que Marc, l'un de mes managers, m'a dit samedi dernier: "Tu prends trop de temps à règler les dossiers." Moi, qui me justifie: "M'enfin, tu vois bien que ce sont des dossiers de merde qui trainent depuis deux-trois mois, et personne ne s'en occupe! Il faut bien que quelqu'un le fasse!" Marc: "C'est comme ça, fais un courrier interne, et passe au suivant." Grrrr. Nathalie, de son côté, m'a expliqué qu'avant, elle était comme moi, cherchant toujours absolument la qualité dans le traitement, mais qu'au bout d'un moment, ses résultats s'en ressentaient, et qu'elle a choisi de privilégier la quantité avec une qualité minimum. Mais moi, non, je ne peux pas fonctionner comme ça, c'est pas possible. Je n'ai pas été éduqué comme ça, et mon caractère et ma personnalité font que 1/ je refuse de bâcler mon travail et que 2/ ce n'est pas dans ma nature de laisser des innocents dans la merde sans m'en préoccuper. Le weekend dernier, j'étais grave mal. J'étais carrément prêt à chercher un autre job, loin, là où les clients n'auraient pas de problèmes. Je me remettais en question aussi: serais-je capable de renier qui je suis juste pour un boulot? Toutes les nuits, je ne rêve que de ça, du boulot. Alors lundi matin, j'ai joué mon va-tout, et j'ai obtenu ce que je voulais: une heure, une heure et demi par jour pour pouvoir traiter des dossiers les plus complexes sans craindre pour ma quantité de traitement. Nathalie m'a également énormément soutenu auprès de la hiérarchie, et je l'en remercie. Kurty a également passé les trois premiers jours de la semaine avec nous, et il a pas mal bossé avec moi. Déjà, tout le lundi après-midi, on l'a passé sur le même ordinateur, car il fallait que je vois avec lui les nombreux dossiers de merde sans solution que je me trainais depuis deux semaines. Et c'était incroyable de le voir bosser. J'étais assis, et il se mettait derrière mois, passant ses deux bras au-dessus de mes épaules, et pianotant à une vitesse surhumaine sur mon clavier. On était carrément collés l'un à l'autre, et j'avais beau lui proposer mon fauteuil, non, il restait derrière moi. J'étais là à me dire que ce genre de chose n'arrive qu'à moi, et lui qui continuait, en me parlant en même temps, m'expliquant plein de choses en même temps que ses bras frôlaient mes épaules, et que moi, je restais tétanisé. D'ailleurs, pas mal de mes collègues me narguaient à cause de ça. Mais grâce à lui, j'ai résolu tous mes dossiers en attente. J'ai même eu une vieille cliente de 93 ans qui a pleuré de bonheur au téléphone lorsque je l'ai appelée pour lui dire qu'au bout d'un an, tout était arrangé. Elle m'a longuement remercié et m'a souhaité tout le bonheur possible du monde. Ca m'a touché bien plus que je l'aurais pensé, et j'ai enfin compris que j'ai bien fait de me battre pour imposer ma vision du travail "qualité". Et vendredi, Nathalie passe à mon poste de travail et me dépose une feuille. "C'est quoi?" "C'est ton bulletin de notes!" qu'elle me répond avec un grand sourire. Moi, interloqué, je lâche mon clavier et je saisis la feuille. Vous vous rappelez, quand vous étiez en CE2, et que vous aviez chaque trimestre votre bulletin de notes avec les appréciations (Poésie 13.5/20, Dictée 14/20... Très bons résultats, tableau d'honneur...)? Ben là, c'était pareil mdrrrr! Mes résultats de la semaine (très bons, d'ailleurs), avec l'appréciation générale suivante: "Excellents résultats! Je tiens à te féliciter particulièrement pour ton comportement exemplaire! Bravo!" Alors là, j'ai explosé de rire, bien sûr, parce que c'était à la fois ridicule et super drôle, mais ça m'a fait énormément plaisir, parce qu'on reconnaissait la qualité de mon travail. Et Nathalie m'a secrètement confié qu'elle avait reçu un mail de la chargée de production à mon sujet, où elle disait que j'avais de très bons résultats, et que Nath avait eu raison de me nommer support commercial. Yes!!!! ***** Vision Masters and Tony King featuring Kylie Minogue - Keep On Pumpin'it [100 VIS KEE 1] Mon 100ème CD!!! Et quel CD! C'est un rare petit bijou, super difficilement trouvable. Keep On Pumpin'it est en fait un remix du I Guess I Like It Like That de Kylie, chroniqué sur le précédent billet. Mais il a été remixé pour se calquer sur la mode techno-rave belge de l'époque, et c'est réussi. Dès l'intro, un rythme acid hypnotisant avec une voix d'homme répétant inlassablement "lose my mind", et hop, d'un seul coup, quelqu'un qui écrase les touches d'un piano et un hurlement de Kylie, comme jamais elle n'a hurlé. A chaque fois que j'écoute ce morceau et que j'entends Kylie hurler, j'ai l'impression d'avoir une montée d'ecsta. Pas le choix, je ferme les yeux et je lève les bras en l'air. Ce morceau était d'ailleurs un classique de mon bar au In N Out. Demandez à tous les DJs, tous les passionnés de musique électronique old school, ce titre reste un hymne, une référence suprême!!! 11 maart T majusculeBen, pour une fois (et sûrement la seule fois dans tout ce blog!), je vais mettre mon légendaire narcissisme de côté pour parler de quelqu'un d'autre.
Son pseudo, c'est Tungstn (oui, comme le filament dans l'ampoule!), et il a un talent incroyable, un talent avec un T majuscule, et vous pourrez en juger par vous-même en allant voir les magnifiques photos qu'il a prises à l'adresse ci-dessous: http://spaces.msn.com/tungstn/ Filez au billet du 9 mars intitulé "Nouvelle errance...", vous y découvrirez Bordeaux comme vous ne l'avez jamais vu auparavant. Et que ça ne vous empêche pas d'apprécier aussi tout son album-photo, où il a réussi à capturer magiquement des instants de vie comme personne! M'est avis que le jour où il fera une expo, il y aura émeute! (Non, non, je n'ai même pas été payé pour parler de quelqu'un d'autre que moi!) ***** Kylie Minogue - Let's Get To It [99 MIN LET 1] Quatrième et dernier album signé chez PWL. Bon, la pochette est relativement hideuse, il faut le reconnaître, mais les photos à l'intérieur sont bien plus belles. On peut même dire que les photos ont été royalement plagiées par Mylène Farmer pour son album Anamorphosée... L'album, quant à lui, est relativement bon aussi, avec les trois perles que sont Too Much Of A Good Thing (avec des gémissements overdubbés, et le sample vocal de l'intro de Control de Janet, "I hope you enjoy this as much as I do"), Right Here Right Now (hyper uplifting), et I Guess I Like It Like That (qui vaut aussi bien pour son instrumental royalement repompé sur le célèbre Get Ready For This de 2 Unlimited, sans bien sûr les créditer, et ce cri que pousse Kylie). 07 maart Aïe-euh... Bobo...Bon ben 24 heures après, ça fait toujours mal quand même...
Bon, ça n'est pas un scoop, le chauffage central de l'immeuble est en panne. Enfin, était, parce qu'il remarche depuis ce matin, et à plein pot. Mais hier soir encore, ça faisait une semaine que je vivais au Pôle Nord chez moi... Si ça avait pu geler les souris avec... Mais là, j'en demande trop. Donc, ça fait une semaine que ma seule manière de lutter contre ce froid, c'est un bon bain moussant (parfumé à la noix de coco) à la limite du bouillant. C'est le seul moment de la journée où je ne sens pas le froid. Donc hier soir, comme tous les soirs, j'étais là, avec mon Mordoc de Patricia Cornwell, cette chaleur qui faisait dégouliner mon front et mes cheveux, et une agréable afro-house vocale en fond sonore. Je suis resté dans ma baignoire bien trois quarts d'heure. J'avais lâché mon roman, et j'étais là, les yeux fermés, en communion avec cette chaleur. Et quand j'ai rouvert les yeux, j'étais allongé par terre. Alors oui, ça fait bizarre, parce qu'en plus, d'un seul coup, j'ai un de ces maux de tête épouvable, la vision complètement troublée, et mal de partout. Il m'a fallu quelques secondes, il me semble, pour essayer de récupérer mes esprits. J'entendais toujours la musique, lointaine, presque étouffée, et j'étais allongé nu, par terre, dans ma salle de bain. Mon mal de tête m'empêchait de réfléchir, et la seule chose que j'ai pensé à faire, c'est de m'habiller. Toujours par terre, j'ai attrapé un jean et un sweat orange, et, difficilement, je me suis habillé, sans rien comprendre. C'est là que j'ai vu que je m'étais ouvert à l'épaule (contre quoi, je l'ignore) et que du sang coulait encore. Et j'avais relativement très mal à mon avant-jambe droite. Comment j'avais pu atterrir de ma baignoire au sol sans m'en rappeler? Je me suis relevé douloureusement, et j'ai marché le long de mon couloir. Et là, une sensation de vertige, tellement intense que je me suis senti littéralement terrassé. J'ai bien senti que j'allais tomber dans les pommes, alors je me suis plaqué contre le mur et je me suis laissé lentement descendre au sol. J'ai dû rester facile cinq minutes, le temps que ce vertige s'en aille. Ca m'a rappelé que j'étais assis dans mon couloir au même endroit où Oli avait pris des photos. C'est marrant comme on pense à ce genre de choses alors que ça va mal et que tout tourne. J'ai encore attendu cinq minutes et j'ai rampé jusqu'à mon lit où je me suis allongé. J'ignore encore ce qui s'est réellement passé, je n'ai que des suppositions. Il est fort probable que j'ai voulu sortir de ma baignoire, et qu'en me relevant trop vite, la chaleur intense du bain ait provoqué un vertige, et que j'ai perdu l'équilibre et que je me sois écrasé au sol. Ce qui expliquerait ce fabuleux putain de bleu que j'ai maintenant. Sans parler de mon épaule qui est défigurée. Je déteste cette sensation. Le fait de ne rien me rappeler, qu'il y a un moment de ma vie qui ait été effacé et dont je ne me rappelle pas. Et ça m'énerve encore plus, parce que c'est un truc tellement con que j'aurais pu me faire vachement plus mal. J'ignore à quoi c'est dû. Je sais juste que le boulot et son éthique m'ont salement déstabilisé ces derniers jours, et que ça a ajouté pas mal de stress parce que je me suis remis en question, que la fatigue s'y ajoute... Bref, j'ai pris double dose de multivitamines ce matin, mais ça aide pas... Quelque part, j'ai eu ma consolation avec Kurty penché au-dessus de mon épaule pendant tout l'après-midi d'aujourd'hui, mais bon, ça m'énerve quand même. Qui va vouloir de moi avec ce putain de bleu maintenant?? ***** Rozalla - Everybody's Free (To Feel Good) [98 ROZ EVE 1] Ah! Rozalla! Comment l'oublier!! Bon, okay, son Everybody's Free a pas mal vieilli, mais c'était un véritable hymne à l'époque! Un peu comme la rencontre de la techno-rave belge et de la pop! Qui n'a jamais chantonné cette chanson? Même Elie Kakou le chantait dans ses spectacles! Ne croyez pas que je suis un fervent fan de Rozalla, ce n'est pas vrai. Mais cette chanson reste une putain de chanson! 02 maart Noooooooooooon!C'est le cri que j'ai poussé ce matin en embauchant. Je l'avais oublié - je l'avais même refoulé au plus profond de moi - mais non, l'horreur m'est revenu en pleine face. Un coup de poing par semaine, ça fait trop quand même! En ouvrant la porte de la salle de pause pour me prendre mon café, la réalité m'a abattue, rien que sur une simple feuille A4: "Dès le 1er mars, la salle de pause devient non-fumeur". Avec, bien sûr, une sale conne qui a tagué par-dessus "Fumeurs pollueurs". Va te faire foutre, sale conne, t'as déjà une salle de pause non-fumeur, qu'est-ce que tu viens en plus cracher ton intolérance ici!! Tain, celle-là, si je l'avais chopée à ce moment-là, elle serait encore en train de pleurer après toutes les méchancetés que je lui aurais mises dans la tête!
C'est donc un Axel aigri qui est sorti sur la grande terrasse, son café à la main, grelottant dans le froid, la clope déjà gelée au bout des doigts, et la pluie qui, bien sûr, s'abattait doucement, vicieuse, insidieuse, avec quelques gouttes bien placées dans la nuque, sur le nez ou direct sur la clope. Encore, ça serait l'été, il ferait beau et chaud, je dirais pas, mais là, fait ièch, quoi!! Obligé de sortir dehors comme une pauvresse pour fumer ma clope... Je me suis senti encore plus rejeté que si j'avais été victime d'homophobie... Par contre, demain, ça rigole pas... Ma manageuse Nathalie est en réunion toute la journée, et évidemment, comme je suis support commercial, qui est-ce qui prend en charge 25 personnes et qui va les manager toute la journée? C'est moi! Ben faut le reconnaître, d'un côté, je suis super content et tout excité, mais de l'autre, je m'attends à une journée terrible avec plein de merdes qui vont arriver... Mais bon, si Nathalie m'a choisi, c'est qu'elle avait ses raisons, et je sais que j'en suis capable... J'ai juste un peu d'appréhension... Je ne pense pas avoir l'âme d'un leader, ni même vouloir l'être, mais je prends ça comme un défi, comme un challenge... Et la majorité de mes collègues ont confiance en moi et reconnaissent volontiers que je suis un "bon"... Croisez les doigts!! Ce soir, je suis allé au Velvet (là où j'aurais dû emmener Oli, Alix et Brice la semaine dernière si la partie de Uno n'avait pas duré des heures), car mon ami Franck faisait une expo photos dans ce bar. Photos très belles, même si je n'ai pas trop saisi le thème... En tout cas, ce n'était pas du néo-classicisme post-contemporain! J'ai bu pendant une bonne partie du début de soirée un drôle de cocktail qui avait la couleur d'un marécage en plein été (oui, essayez d'imaginer mdr!), et c'était pas dégueu, on aurait dit du jus multi-vitaminé, mais je soupçonne quand même Freddy d'avoir mis de l'alcool dedans! Et bien sûr, Freddy et moi, on en a profité pour critiquer toutes les figures has-been marquantes du milieu de la nuit gay, et certains patrons d'établissement et ex-collègues ont dû avoir les oreilles qui ont sacrément sifflé!! Ricounet était là, et Nadine aussi. J'ai passé la majorité de la soirée avec elle, il fallait que nous nous racontions nos récentes aventures mutuelles... Bref, on s'est encore refaits Sex & The City! Et Franck, il faut le souligner, est maintenant un ami de longue date. Je l'avais rencontré au In N Out, il était toujours là à prendre des photos de partout, et chaque weekend, il venait me voir à mon comptoir pour me donner des photos qu'il avait prises de moi, derrière mon bar, en train de boire, en train de danser... C'était notre photographe attitré, et le pauvre, il n'avait jamais le temps d'enlever sa fourrure que déjà, il avait une coupe de champagne qui l'attendait!! Quand j'avais fait mon annif l'été dernier, il s'était extasié devant ma salle de bain et voulait absolument l'exclusivité pour la prendre en photo... Manque de bol, quelqu'un lui a piqué l'exclusivité la semaine dernière!!! Sinon, dernières nouvelles en vrac... Mon père m'a offert un lecteur DVD-DicX-MP3-Karaoké-CroqueMonsieur magnifique qui tombe à pic, et qui va remplacer l'ancien qui était en train de mourir... Le chauffage central n'a toujours pas été réparé, et j'ai l'impression de vivre dans un igloo... J'adore ma nouvelle coupe de cheveux, je suis canon avec!... Hier, shopping, je me suis acheté une superbe chemise à manches longues jaune moutarde clair qui a fait son effet aujourd'hui au boulot... Kurty revient lundi prochain pour quelques jours... Je n'ai envie de rencontrer personne, je n'en ai plus besoin... Ah, et je commence à en avoir ras-le-bol d'être heureux 24 heures sur 24... J'en suis à un point où, ce matin, j'ai aidé une vieille dame à traverser! Ca devient du n'importe quoi!!!! ***** Madonna - Sexual Exposure [96 97 MAD SEX 1] Alors, les fans de Madonna, ne commencez pas à vous exclamer que vous n'avez pas cette pièce rare et à vous demander comment vous avez pu passer à côté... Ce double CD n'est pas officiel. A part que je ne le savais pas quand je l'ai acheté pour la modique somme de 350 Francs. Oui, je sais, arrêtez de hurler... Foutre cette somme pour un concert où Madonna chante faux de A à Z, faut vraiment être crétin!! Mais bon, j'avais bien aimé le Blond Ambition Tour, et j'étais déjà à l'époque dans le trip d'avoir des pièces rares que personne d'autre que moi n'aurait! |
|
|