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30 april Le meilleur film au monde de la terre du ciel!Et oui, encore une fois, cette semaine, Eric et moi avons répété notre petit rituel Sex & The City gay/ Quick/ ciné, et pour le coup, on a embarqué le petit Hippix, vu qu'ils vivent ensemble. Soit dit en passant, le bonheur d'un couple me donne toujours envie de vomir, et de toute façon, ça ne dure jamais bien longtemps, c'est ce qui me rassure! (Rooooh, je plaisante, bizoos vous deux!)
Bon, déjà, parlons du Quick. Eric a eu la bonne idée de me filer une offre promo "le même sandwich à 1 euro pour l'achat d'un menu XL", et moi, comme un bon hétéro rugbyman bourrin, j'ai pris un menu XL Cauet-Burger, si, si, vous savez, les burgers de la taille d'une demi-baguette avec trois steacks hachés dedans. Déjà qu'il y avait une méga-frite et un méga-Coca light, alors là, le second méga-burger, il était vraiment de trop. D'ailleurs, je crois que presque une semaine plus tard, j'essaye encore de m'en remettre. Je me suis regardé dans le rétro, j'avais un visage normal, mais avec la digestion épouvantable, j'avais l'impression d'être obèse. Passons. Après avoir parlé cartons, boulot, souris, ménage et sexe, nous voilà donc embarqués pour le meilleur film au monde de la terre du ciel que j'ai jamais vu de toute ma courte existence (non, vous ne saurez pas mon âge réel!)! Alors, ce film, il laisse une impression encore plus forte que Shaïtan. Déjà que Shaïtan, ça m'avait presque traumatisé et rendu maniaco-obsessionnel, alors ce nouveau film a dépassé toutes mes espérances. Alors, ce film, c'est Fog. Attention, hein, ne pas confondre Fog (brouillard) et Frog (crapaud). Un concept de film incroyable, des acteurs hors-pair, un scenario qui tient incroyablement la route... Je n'en reviens toujours pas aujourd'hui. Alors, pourquoi ce film est le meilleur film au monde de la terre du ciel? Pour, évidemment, plusieurs raisons. Déjà, les acteurs. Incroyablement fabuleux, talentueux, magnifiques, crédibles... Les mots multi-syllabiques me manquent. Déjà, Tom Welling de Smallville, qui sait jouer sur tous les registres de l'émotion, mais là où il est le plus fort, c'est qu'il arrive à nous faire frissonner quand il enlève son T-shirt et qu'il se retrouve torse nu tout en se la jouant macho qui fricote avec deux nanas en même temps. Et l'autre héroïne, je ne m'en rappelle plus de son nom, Maggie truc-muche, qui avait joué dans Buffy le rôle d'Anya, et qui est, elle aussi, incroyable dans le rôle de la cocue qui affronte plusieurs hallucinations, tout en étant assez crétine pour lâcher un caméscope avec les preuves irréfutables de l'innocence d'un pote dans un carré d'eau aussi grand qu'une bassine pour pieds. Incroyable comme elle arrive à tout rendre crédible tout en continuant de gémir. Continuons avec l'histoire du film. Quelle originalité!! Un brouillard de huit kilomètres cube de taille, surgi bien sûr de nulle part, qui, sans raison apparente, vient s'acharner sur une petite île de 54 habitants (enfin, à l'heure où j'écris, si j'ai bien compté, il ne reste plus que trois habitants). Ah oui, j'allais oublier, ce brouillard a, bien sûr, un rapport avec un voilier qui a brûlé il y a cent ans de ça, avec tous ses matelots qui faisaient de la contrebande, parce que, apparemment, si leur voilier a brûlé, c'est à cause de ceux qui ont été les fondateurs de l'île. Mon Dieu, mais quelle imagination, quelle créativité, mais où les scénaristes sont-ils allés chercher tout ça? En plus, c'est tellement crédible finalement! Moi-même, en tant que romancier, je suis jaloux de ne pas y avoir pensé moi-même tout seul tellement c'est créatif et novateur! Pour le coup, je suis jaloux! Ne passons pas non plus trop vite sur toutes les cohérences de ce film! Ca serait ne pas lui rendre hommage à sa juste valeur! Déjà, la nana avec qui Clark trompe Anya (oui, je sais, je n'utilise pas les prénoms qu'on leur a attribué dans Fog pour vous laisser un peu de suspense quand même, et pas tout dévoiler) a à peine 10 ans de plus que son fils (qui est vilain d'ailleurs), et le gamin vient câliner sa mère au réveil, sa mère soit dit en passant habillée comme une pute le cul à l'air, pour lui montrer qu'il a trouvé une brosse à cheveux sur la plage. Moi, perso, on me réveille pour ça, soit je noie le gamin, soit je le décapite, mais bon... Et puis bon, elle laisse son fils tous les jours toute la journée et toute la nuit avec une vieille tante aussi gâteuse que ma grande-tante Eliane, et elle nous fait tout un cinéma parce qu'il y a du brouillard et que son fils est tout seul sur la plage? Mère indigne, va! Là encore, il y a une réelle étude psychologique des personnages qui dénoncent, l'air de rien, l'évolution de la société néo-capitaliste ancrée dans sa pensée judéo-chrétienne dans laquelle nous vivons. Un gamin débrouillard quand même, reconnaissons-le. Lorsqu'il découvre le cadavre carbonisé de la tante Eliane (parce que, oui, je l'ignorais, mais quand vous avez le malheur de toucher le brouillard, vous vous carbonisez entièrement en six secondes, alors merci Fog pour ma culture générale!), et qu'il voit que le brouillard rentre dans la maison par l'évier (comme quoi, y a pas que les rats qui ont trouvé ce passage secret!) (d'ailleurs, je précise que je n'ai pas de rats chez moi, et que jamais aucune souris n'est passée par mon lavabo ou ma cuvette), ben qu'est-ce qu'il fait, ce laideron? Il court dans sa chambre et s'y enferme, mais comme tous les spectateurs dans la salle complètement captivés par ce chef-d'oeuvre, il se rend compte que le brouillard peut passer par sous la porte. Mon Dieu, que va-t-il faire? Moi-même, je ne voyais aucune issue à ce dilemme, et je frémissais déjà à l'idée de le voir être carbonisé à son tour. Mais non, mon Dieu, comme ce gamin est fabuleusement intelligent! Comme tout gamin surdoué qui se respecte, ben il attrape son Scotch (le ruban adhésif, hein, pas la bouteille de bourbon!), et tapisse sa porte en entier! Rah la la, je suis trop admiratif devant tant d'ingéniosité!! Ah oui, j'allais oublier de dire que les matelots qui sont morts reviennent en fantômes avec le brouillard pour tuer tous les habitants de l'île, qui sont forcément des descendants des fondateurs. J'ignore encore comment le brouillard a réussi à faire le tri d'entre les descendants et les touristes, mais un brouillard, finalement, c'est super intelligent! Je tiens à remercier Eric et petit Hippix d'avoir partagé ce grand moment avec moi, j'en suis encore tout retourné! C'est un chef-d'oeuvre! Toi, Oli, tu avais critiqué Shaïtan, et je ne t'en veux pas, mais là, il est impossible que tu trouves à redire sur ce film qui est, tu le reconnaîtras aussi volontiers quand tu l'auras vu, le meilleur film au monde du ciel de la terre de ta vie! C'est un vrai bijou!!!! ***** 2 Brothers On The 4th Floor ft. Da Smooth Baron MC introducing Gale Robinson - Turn Da Music Up [119 TWO TUR 1] Oui, à l'époque, je pensais que ce morceau était l'ultime hymne club qui pouvait exister dans le monde. En même temps, à la même époque, j'étais persuadé que Corynne Charby était une chanteuse à voix dans la lignée des Mariah Carey, Céline Dion et consorts. Aujourd'hui, il en reste un petit plaisir en l'écoutant à se remémorer les bonnes daubes qu'on aimait. Mais c'est tout. 29 april Vision de cauchemarOui, je dois le reconnaître, c'était assez épouvantable. Le weekend dernier, je faisais des va-et-vients dans mon couloir, au téléphone avec ma mère, qui me bassinait avec le dernier numéro de l'Expansion, où, suivant les écoles de commerce, on pouvait savoir quelles entreprises embauchaient. Au moment où elle me citaient des noms d'entreprise, c'est là que j'ai vu quelque chose de suspect, là, dans un coin. Une forme sombre, là en bas, sur le rebord du mur. J'approche ma tête, et en hurlant un "Han, c'est épouvantable", je me plaque contre le mur en face en tournant la tête. Alors ma mère qui me dit: "Non, c'est pas épouvantable, c'est une grosse entreprise quand même!" Et moi qui lui répond: "Mais non, M'man, pas ça! Y a un cadavre de souris déssechée sur le rebord du mur dans le couloir!" Alors ma mère: "Prends la pelle et la balayette, et enlève-là!" Ben voyons!
Je m'approche encore un peu en geignant. Une petite souris reposant sur ce rebord de mur, avec la tête coincée entre deux chaussures. D'une main, je tiens le téléphone, de l'autre, je vire les chaussures, et là, c'était encore plus épouvantable. Cette conne de Tchoucky, en mourrant, s'est désséchée en prenant la pose. Ce qui fait que son corps reposait bien sur le rebord du mur, mais en posant la tête et ses pattes avant sur les chaussures, ben elle a séché comme ça. J'avais donc la moitié de la souris qui était dressée dans le vide, la tête levée et les deux pattes en avant comme Goldorak. Ca aurait été une tête de cerf empaillée, ça aurait été la même chose. J'ai repoussé un gémissement de passive, alors que ma mère était morte de rire au téléphone. J'ai essayé avec la pelle et la balayette, mais cette conne, en se désséchant, s'est carrément scratchée sur le mur. Hors de question d'enfiler des gants Malpa et de la déscratcher tellement j'étais horrfié, donc j'ai refoutu par-dessus quatre chaussures en attendant de trouver une solution. C'est donc Fabien, mon ami et masseur préféré, qui s'est dévoué pour venir s'en occuper. Il est bizarre, ce garçon, quand même. Quand je lui en ai parlé, il m'a presque supplié de le laisser faire, genre il adore ça, et que c'est truc aussi fun que de se faire sucer. Après le café, Fabien est donc venu chez moi, et je lui ai indiqué le lieu du crime. Je lui ai fourni un gant Malpa et une poche poubelle isotherme énorme, et je suis allé me planquer dans la salle de bain, car je refusais d'assister à ça. Je l'ai entendu exploser de rire, en ajoutant: "Elle est trop mignonne!" Puis "Ah, elle s'accroche, quand même!" J'ai encore gémi un bon coup, ne laissant plus aucun doute aux sceptiques qui penseraient que je suis un actif refoulé, et hop, Tchoucky était dans le sac isotherme. Merci beaucoup, Fabien, je n'y serais jamais arrivé tout seul! D'ailleurs, j'ai fait un sale rêve la nuit dernière. Il y avait une chaine hi-fi dans ma cuisine, et une dizaine de souris y avaient fait leur nid. La carrosserie de ma chaine était en verre transparent, ce qui fait qu'on voyait les souris se déplacer à travers les différents mécanismes de ma chaine, et il y avait même de temps en temps une ou deux souris qui sortaient leur tête par les ouvertures pour cassettes audio. J'étais dégoûté, parce que j'étais sûr de ne plus en avoir du tout chez moi, et hop, elles étaient toutes revenues. Alors je suis allé voir un psy, qui m'a dit qu'en fait, j'avais une névrose spécifique, avec un nom américain, qui faisait qu'en fait, je croyais avoir des souris, mais en réalité, il n'y en avait plus aucune. Bref, j'étais complètement schizo, quoi. Boudiou, je vais véritablement aller voir un psy si ça continue!! ***** Sandra - Mirrors [118 SAN MIR 1] Oui, je continue de Sandra. J'avais profité que mon père m'ait filé des chèques-cadeaux Fnac pour racheter cet album que j'avais déjà en vinyl, mais bon, l'état du vinyl était pas fameux, avec la pochette toute arrachée et toute sale. C'était donc le deuxième album de la Teutonne, avec les hits Innocent Love, Loreen et Hi! Hi! Hi! pour les plus connus, mais mes préférées de ce disque restent les chansons qui, justement, ne sont pas sorties en single. Mention particulière à You'll Be Mine,petite ballade pop sympathique sans prétention, et Two Lovers Tonight, où on peut entendre Sandra hurler en background vocal à la fin de la chanson. Encore une fois, pas un disque essentiel (et puis un album qui fait juste 35 minutes, ça fait un peu chier, au prix que ça coûte), mais un disque que je ré-écoute avec plaisir. 27 april Ca va bientôt fighter!Bon, alors que je vous explique un peu. Je bosse donc à LC pour l'entreprise U. A LC, il y a également une soixantaine de personnes qui bossent pour N, qui s'est fait racheté récemment par U, dont fusion de U avec N pour faire UN. Si y en a qui ont déjà décroché, prévenez-moi. Donc, à long terme, je savais que ceux de mon groupe et ceux qui sont chez U seraient amenés à bosser ensemble. Seulement, j'ignorais que ce serait prévu pour mardi prochain. Et la mauvaise nouvelle, c'est qu'il y a une refonte des équipes entre elles, avec changement des managers.
Alors Christina, notre vénérée chargée de prod', qui n'a toujours pas retrouvé le numérique qu'on lui a volé il y a deux semaines, a trouvé pertinent de me séparer de Nathalie, mon manager. Nathalie m'a quand même nommé support commercial, c'est-à-dire son bras droit, m'a fait monter en compétence, ce qui a créé un certain et profond lien entre elle et moi, aussi bien au niveau professionnel qu'au niveau affectif. Mais non, hop, on défait ce lien, et le pire comme excuse de Christina, c'est parce que je suis le meilleur. Oui, comme ça, c'est pas logique, mais je continue. Je suis "muté" avec deux de mes collègues, Anne-So et Marjo, dans l'équipe de Krétine (on va l'appeler comme ça, hein), une manager de chez N. Cette Krétine, je ne la connais pas personnellement, hein, et c'est pas mon style de juger, hein, mais voilà le portrait d'elle telle que je l'ai vue et de ce qu'on m'a rapporté. Espèce de clone de Vanessa Demouy, c'est-à-dire relativement bonne mais avec un mononeurone décérébré, elle parle très sèchement à ses subalternes, ne s'excuse pas même quand elle a tort, et est aussi incompétente qu'une Mariah Carey toute flashante de paillettes dans une usine de métallurgie (clin d'oeil à mon Oli qui se reconnaîtra!). Tous ses "inférieurs" la détestent donc, et les autres managers n'en pensent pas moins. Cette incompétente - j'ai failli dire "cette crétine" - donc, en plus de tout ça, n'y connait absolument rien en processes et en maîtrise informatique, ce qui fait que, quelque part, en tant que manager, elle ne sert à rien. Elle a même essayé de faire virer en décembre dernier Blondinet et sa meilleure amie, sans succès. Le fait qu'elle n'ait pas été virée reste encore un mystère aux yeux de beaucoup, mais certaines rumeurs avanceraient même que si elle est encore là, c'est tout simplement parce qu'elle ne recrache pas. Donc, pourquoi est-ce que Christina m'a mis dans son équipe? Ben parce que, justement, je suis le meilleur dans ma partie, et s'il y a bien quelqu'un qui serait capable de lui venir en aide à elle, c'est moi. Seulement, au passage, c'est un peu le comble, c'est moi qui suis censé monter en compétence un manager, avec qui je vais bien sûr m'embrouiller, je le sais à l'avance, parce que les tons secs et hautains, ça a tendance à me mettre les nerfs direct, et que je déteste qu'on tente de me bourrer le mou. Nathalie a pris Krétine à part, et voilà ce qu'elle lui a dit: "Alors, Axel, c'est la crème de la crème, ce garçon. Tu as intérêt à bien le bichonner, parce que, s'il y en a un sur lequel tu vas devoir compter, c'est lui. Il connaît tout des processes, des marches à suivre, du logiciel, c'est lui qui va venir en aide à toi et toute ton équipe. Il faut que tu le délogues un max si tu tiens à avoir de bons résultats." Krétine aurait répondu: "Oui, oui, au contraire, c'est super, ça m'arrange!" Tu parles. De l'autre côté, Christina, qui est consciente de la personnalité de Krétine, m'a dit qu'au moindre accrochage, je n'hésite absolument pas à demander un entretien pour me plaindre. Quelque part, tout ça, je l'ignore, ça va me foutre les nerfs tous les jours, mais ça va aussi apporter du piquant dans le train-train quotidien de mon boulot. En plus, je connais les caractères explosifs d'Anne-So et de Marjo, donc je sais par avance qu'obligatoirement, ça va exploser dès le premier jour. Et moi par-dessus, ça va faire très mal. Shaïtan, à côté, ça sera un des sept nains! Je crois que, quelque part, plutôt que de maugréer, je devrais me réjouir de ce qui va bientôt arriver... Bien sûr, vous serez les premiers à être au courant de ce méga-fight quotidien! Ca fait tellement longtemps que j'ai pas joué les garces, ça commençait à me manquer! ***** Sandra - Close To Seven' [117 SAN CLO 1] C'est à partir de cette période que Sandra n'a plus connu aucun succès en France, sûrement dû au manque de promo de la part de la maison de disques et de l'absence de Sandra des plateaux télé (si on excepte son passage chez Jacques Martin pour le single Don't Be Aggressive, où elle a brillé par sa tenue, un soutien-gorge et une veste blanche queue de pie, et surtout sa froideur, malgré l'une de ses rares prestations en direct). Et pourtant, cet album a une production excellente, des chansons de qualité, loin de la daube dance commerciale de l'époque. Les singles issus de cet album sont très bons (Don't Be Aggressive, I Need Love et le chillouteux Steady Me), et le reste, ben il n'y a rien à jeter, avec une mention spéciale pour Mirrored In Your Eyes, un pur petit bijou de subtilité ibizesque. L'un des albums les plus méconnus de Sandra, et pourtant l'un des meilleurs. 22 april Petit résumé des récents bouleversements...Oui, je sais, une dizaine de jours que je ne suis pas venu par ici... Mais cette dizaine de jours, j'en avais besoin pour souffler, pour ranger, pour accuser le choc, pour me retrouver un peu aussi.
Déjà, mon Papa. Aux dernières nouvelles, il semblait se rétablir d'après les médecins, mais il y a deux jeudis, j'étais en train de faire mes courses à Champion quand ma mère m'a appelé. Aucune raison de stresser, je décroche en posant mon panier rempli de pizza et de Coca Light. "Ton père vient de faire une hémorragie interne, sa rate a explosé, il est parti en salle d'opération, je te rappelle plus tard." Et ce fut aussi rapide que ça. Je me suis retrouvé comme un con avec mes courses à moitié faites, en plein milieu d'un rayon, le panier au sol, incapable de réfléchir et de retrouver mes marques. Je suis rentré chez moi, toujours sous le choc, incapable de savoir ce qui se passait, quelle était la gravité de cette hémorragie interne et du fait qu'une rate puisse exploser. La seule personne que j'ai prévenu, c'est Eric, pour annuler le cinéma que je devais faire avec lui ce soir-là. C'est tout moi, ça... Mon père est peut-être en train de mourir, et j'appelle un pote pour dire que je peux pas venir au cinéma. Je suis resté chez moi, devant l'écran, à ne rien faire, et à retourner encore et encore des images dans ma tête, des éventualités auxquelles me préparer... J'ai attendu quatre heures et demi. Quatre heures et demi qui m'ont paru le triple. J'avais presque envie de me réfugier dans les somnifères pour éviter d'y penser, mais je n'avais pas le droit, il fallait que je sois complètement conscient si ma mère m'appelait, pour une bonne ou une mauvaise nouvelle. A 21 heures, le verdict était tombé: mon père était tiré d'affaire, on lui avait retiré ce qui restait de sa rate, l'opération s'était bien passée. Une fois la nouvelle apprise, j'ai pu gober. Et j'ai eu le contre-coup le lendemain matin. Mon père a été relâché de l'hôpital il y a deux jours et m'appelle tous les soirs maintenant, jouant bien sûr l'homme invincible, que son état avait été exagéré, blablabla, mais je connais bien la vérité... J'attends encore quelques jours et j'appellerai mon père pour lui filer l'engueulade de sa vie, pour avoir été assez crétin pour monter sur un toit en tongs avec un cigare et d'avoir risqué de laisser derrière lui une veuve et deux orphelins. Etrange attitude qui, je l'ignore, a un rapport ou non avec mon père, c'est que j'ai fait le grand nettoyage de printemps chez moi. Je vois déjà Oli qui s'étouffe, ne s'attendant absolument à me voir faire le ménage, et pourtant, c'est bien ce qui s'est passé. Pour les amis qui me connaissent ou les rares plans qui ont pu pénétrer dans mon appartement (et dépasser le stade du couloir), ils m'ont toujours connu comme un garçon bordélique, avec absolument tout entassé qui traîne de partout. Ben ça a changé. Bon, j'ai failli me décourager à plusieurs reprises (surtout en retrouvant deux cadavres désséchés de souris derrière un carton), j'ai transpiré comme si j'avais élu domicile près d'un volcan, j'ai tellement frotté que mes doigts étaient incapables de tenir ensuite correctement une cigarette, j'ai fait des dizaines d'aller-retours vers les bennes à ordures (qui, évidemment, sont super loin de chez moi, merci les travaux pour le tramway), j'ai même passé deux heures sur le net à faire les petites annonces pour chercher une femme de ménage... Mais le résultat, j'en suis finalement content. Ce n'est pas la perfection incarnée, mais j'en suis fier. Pour certains qui voudraient avoir une petite idée du nouvel état de mon appart', en voici un aperçu. Pour la salle de bain, y a tout qui brille, et quand je dis "tout", c'est absolument tout. Les trois tonnes de fringues sur ma planche à repasser ont disparu (après avoir été lavées et pliées - mais pas repassées, hein, faut pas non plus exagérer!!), et la centaine de magazines sous la planche ont également été rangés (même si une bonne partie a fini dans la poubelle). Les miroirs ont été faits (j'arrive enfin à me voir!), et la serpillère passée (oui, j'en ai acheté une!!). Résultat, je ne m'étais jamais rendu compte finalement de tout l'espace que j'avais dans cette satanée salle de bains! Pour la cuisine, ça y est, elle est enfin devenue pratiquable! On peut même y faire à manger! Et en plus, on peut même y rentrer mdrrrrr! Et elle aussi brille de mille feux (mais pas les murs!)! Le couloir! Parlons-en du couloir! Déjà, tous les gros cartons ont disparu, rangés dans la cave du proprio, tout a été bien rangé dans l'attente de l'achat d'une grande étagère, et deux Tchoucky qui s'étaient planquées pour se déssecher tranquillement ont pu enfin trouver le repos de l'âme dans un sac poubelle. Quant au salon, les vitres ont été faites (d'ailleurs, maintenant, y a tellement trop de luminosité dans mon salon que je suis obligé de tirer les rideaux arf), la table basse entièrement débarrassée (au-dessus et en-dessous), et tout est beaucoup plus ordonné. Bon, c'est pas encore la maison d'un maniaque de la propreté, je suis d'accord, mais ceux qui me connaissent peuvent applaudir!! Et oui, Oli, pour la prochaine séance photo chez moi, faudra trouver un autre thème!! Enfin, le weekend dernier, j'ai eu la surprise que Big m'appelle pour m'avertir au dernier moment qu'il était là depuis la veille pour passer quelques jours sur Bordeaux. Et bien, c'est très marrant, mais ça y est, j'ai fini de paniquer comme j'en avais l'habitude. On ne s'était pas vus depuis l'été dernier, et lorsque j'ai ouvert la porte samedi dernier, il est resté bloqué pendant facilement cinq secondes, les yeux écarquillés comme si c'était la première fois qu'il me voyait, puis il est rentré, m'a tapé la bise, tandis que moi, je me demandais s'il avait pris de la drogue. Après un bon café, il m'a avoué qu'il ne m'avait pas reconnu quand j'avais ouvert la porte. Il ne m'avait jamais vu aussi radieux (c'est textuellement ce qu'il a dit), et s'est rendu compte que le "changement chez moi" dont je lui avais parlé il y a deux mois (deux mois, déjà?), je ne l'avais pas inventé. Et d'ailleurs, ça me prouve que j'ai bien changé, car s'il y en a un qui me connait mieux que les autres, c'est Big. Il s'est d'ailleurs demandé qui pouvait avoir autant de pouvoirs pour m'avoir fait réaliser qui j'étais vraiment, alors que lui et mes amis les plus proches n'y sont jamais arrivés. Il est d'ailleurs resté silencieux quelques secondes en me regardant, puis a simplement dit: "Tu es beau." Je le sais maintenant, depuis deux mois. Il m'a d'ailleurs fait remarquer que le fait de m'être mis au grand nettoyage de printemps n'était pas si anodin que ça, que ça a un rapport avec mon changement. Il m'a dit que mon bordel était représentatif du chaos que je me reflétais de ma vie, et il n'a peut-être pas tort, je ne sais pas, je ne suis pas super-fort pour m'auto-analyser. Mon Dieu, si je continue, je vais devenir normal!!! Ah, et j'arrête pas de me faire harceler par tous les employés et les managers de mon boulot, qui me réclament six fois par jour le chapitre trois de Laser Terror! Promis, je l'écris demain!! Mais sinon, avec le temps magnifique que nous avons à Bordeaux depuis une semaine, avec mes collègues, à chaque pause-déjeuner, on sort sur la terrasse les chaises et les lunettes de soleil, on se met en rang d'oignon, et on reste au soleil pendant une heure. Et ben croyez-moi, je suis déjà bronzé comme en été! Bon, avec les marques du T-shirt comme tout bon touriste allemand qui se respecte, mais j'ai un super teint de visage!! Ricou, que j'ai vu cet aprèm, m'a même soupçonné de faire des UV, le chien! Comment le convaincre avec ce bronzage que je bosse vachement dur? ***** Martika - Martika's Kitchen [116 MAR MAR 2] Second et dernier album de la garce, avec quelques titres produits par Prince, enfin je veux dire Love Symbol, enfin je veux dire The Man Formerly Known As Prince, enfin je veux dire Prince à nouveau, quoi. Love Thy Will Be Done est un pur bijou, et le titre éponyme est excellent. D'autres morceaux sont très bons également, mais bon, Dieu que ça a mal vieilli!! 13 april Et pour ceux qui se demandaient ce qu'était devenu Grand Con...Oui, parce que sans m'y attendre, j'ai eu des nouvelles de Terreur. Qui, finalement, me font mourir de rire.
C'était samedi dernier, toujours au boulot, avant que j'ai le message de ma mère. Nous n'étions vraiment pas débordés niveau travail, et nous parlions de bites, de pénis et de verges, histoire d'avoir au moins dans la journée une conversation pertinente et constructive. C'est là que j'ai dit: "Ah ben tiens, en parlant de verge, j'avais un ex qui s'appelait Terreur V****z" Et là, Marilyn, la meilleure amie de Blondinet, qui me dit: "Je crois que je le connais. Il n'a pas travaillé ici avant Noël?" Alors là, Axel, les yeux qui s'écarquillent: "Euh... Je sais pas... Il était comment?" "Grand, belle gueule, vachement bien foutu, ancien pompier, footballeur, très gamin et très bête!" "Oui, c'est lui, je crois" J'allume mon téléphone, essaye de retrouver une photo, et je lui montre. C'était bien lui. Lorsque je l'avais aidé à faire ses CV et lettres de motivation à l'époque, j'ignorais que c'était pour se présenter là où je bosse aujourd'hui. Donc, évidemment, malgré moi, même si je n'en ai plus rien à foutre, j'ai quand même pris quelques renseignements. Effectivement, il est venu bosser à LC, pour un CDD de deux semaines, qui n'a d'ailleurs pas été renouvelé, sûrement pour sa grande habitude de toujours arriver en retard. Il est sorti avec une Vanessa (tiens donc, ce n'est pas comme ça qu'il m'a surnommé quand il m'a appelé par erreur lorsque j'ai joué aux apprentis sorciers?), à ce qu'il paraît très vilaine et très moche et très bête d'après les dires de Marilyn (ça, ça me fait super plaisir mdr!). Mais le comble du comble, qui m'a complètement scié, c'est qu'avec elle aussi, il a fait une embolie cérébrale! Ca veut dire qu'il a disparu pendant quatre jours, sans donner aucune nouvelle, ni à elle, ni à ses managers, et il est revenu en disant qu'il avait besoin de réfléchir. Incroyable. Donc, il n'y a pas qu'à moi, homosexuel, qu'il a fait le coup. Il a fait le coup à cette morue aussi. Je ne sais pas pourquoi, quelque part, d'apprendre ça, ça m'a enlevé un poids immense. Marilyn m'a assuré que j'avais bien fait de m'en débarrasser, et que je méritais bien bien mieux que lui. ***** Techno Dance Party - II [114 115 TEC DAN 2] Je crois que ce n'est que 15 ans plus tard qu'on peut se rendre véritablement compte de la richesse de ce genre de compilation de techno belge. Je l'avais achetée à l'époque, un peu au hasard, juste pour le mythique Get Ready For This de 2 Unlimited, et je n'avais été que moyennement emballé par le reste des 39 autres morceaux. C'était de la techno-rave belge, instrumentale, sans vraiment de mélodie, mais pourtant, avec le recul, ce double CD est rempli de perles de l'époque. Bien sûr le Feel-D-Base de 48V Phantom Power, mais également Asi Me Gusta A Mi de Chimo Bayo, Dream Party de Digital Excitation, Who Is Elvis de Phenomenia, Moog Eruption de Digital Eruption, Twin Freaks de Gateaway Experience, Q de Mental Cube, et trois joyaux de Kevin Saunderson sous multiples pseudos (parce que c'était la mode à l'époque d'avoir de multiples pseudos pour ses différents projets): Grab The Beat (E-Dancer), Bassline (Reese) et Multifonction (Tronikhouse). Cette compil' vaut de l'or pour tous ceux nostalgiques de la bonne époque rave. Qui a volé, a volé, a volé...Lorsque j'ai commencé à écrire Laser Terror (le deuxième chapitre est dispo pour ceux qui le veulent!), c'est parce que j'essayais de m'imaginer un peu d'ambiance "autre" au boulot. Des crimes, des meurtres, des prises d'otages, des serial killers nains travestis... Quelque chose qui me fasse me dire qu'on n'apprécie mieux la vie que lorsqu'on la risque vraiment, et qu'on se rend compte de sa valeur... On a eu de l'ambiance aujourd'hui, pas comme je m'y attendais, mais j'apprécie presque l'ambiance de suspiçion qui règne sur le plateau en ce moment.
Je plante un peu le décor depuis mardi, donc hier. Sur le long et immense plateau sur lequel je travaille sont venus se greffer des travaux en plein milieu, avec des ouvriers, des bruits de scie électrique, des marteau-piqueurs... Evidemment, quand on a un job qui se fait complètement avec le téléphone, je ne vous dis pas comme c'est agaçant de parler avec un client lorsqu'une scie électrique vous vrille l'oreille sans vous prévenir, et c'est encore moins pratique quand vous êtes en train de prendre un numéro de carte bleue! Mais la bonne chose dans toute cette violence bruyante, c'est ce jeune ouvrier, 25 ans, 1m85, magnifiquement bâti, la mâchoire carrée et crispée, le regard froid et agressif, ce T-shirt moulant qui dessine si bien ses pecs... Déjà, nos regards se sont croisés mardi matin alors que je prenais mon premier café au distributeur. Puis cet autre échange de regard lorsque je sortais de la salle de pause. Il ne cherchait pas à fuir mon regard, au contraire, il le maintenait et me regardait traverser le couloir... J'espère qu'il mâtait mon cul! Qu'il y ait au moins une bonne choise qui arrive dans ce début de semaine pourri, quand même. A part mes gémissements de passive essouflée, la journée de boulot s'est plutôt bien passée. Je n'ai pas trop compris pourquoi Marc, l'un de mes trois managers, a passé son après-midi à jouer avec un appareil numérique et prendre en photo tous mes collègues - je lui ai interdit de me photographier, car il y a un copyright déposé sur mon droit d'image - me disant que, tel un gamin, il s'amusait avec son nouveau joujou... A un moment, je ne me rappelle plus à quelle heure dans l'après-midi, j'ai vu le splendide ouvrier passer près de mon plateau, se diriger vers les toilettes, mais pas pour y rentrer, pour aller discuter avec un de ses collègues, la quarantaine bien affichée. Mais il n'arrêtait pas de regarder en direction du plateau (en direction de moi?)... Qu'à cela ne tienne, ça tombe bien, ma bouteille d'eau était vide, il fallait que j'aille la remplir aux toilettes. D'un pas assuré (tellement assuré qu'on aurait cru que je faisais un défilé de mode), je me suis dirigé vers les toilettes, l'air le plus viril et le plus dégagé possible (si, si, je vous ferai une démo), mais ô désespoir, quand je me suis approché, les deux ouvriers ont baissé le ton et ne m'ont absolument pas regardé (ni rejoint d'ailleurs). J'ai grogné en remplissant ma bouteille d'eau (sans oublier de taper trois fois du pied sur place), et je me suis persuadé que le magnifique ouvrier était aussi stupide qu'un ongle sans vernis. Ce matin, en embauchant à 10 heures, j'ai senti une certaine tension sur le plateau. Déjà, Marc et Rabia (Nathalie étant en vacances) tiraient une gueule de deux mètres de long, et Christina, notre vénérée chargée de production, s'est jetée violemment sur Jeremy, un de mes collègues (que j'apprécie beaucoup d'ailleurs et qui m'a pincé le derrière, puis le téton, hier), en s'écriant: "Il est où, mon numérique" Jeremy, interloqué, a dit qu'il n'en savait rien, et Christina est repartie, folle de rage, dans son bureau. Je m'installe donc devant mon ordi, et pendant que j'ouvrais mes applications, j'en ai profité pour me nourrir des commérages. Oui, je sais, d'habitude, ce n'est pas mon genre, oui, oui, mais bon, je fais un effort de sociabilisation avec mes collègues, hein... Donc, l'appareil numérique n'était pas celui de Marc, mais celui de Christina. L'avait-elle prêté, avait-il été emprunté par Marc et Rabia, je l'ignore encore. En est-il que Rabia l'avait ensuite rangé dans son casier à son bureau, un bureau à la vue de tout le monde. En est-il qu'à 20 heures hier soir, ce numérique avait disparu du casier. En est-il qu'il a été volé, ma foi. Seulement, qui a bien pu le voler à la vue de tous? Alors je ne raconte pas l'ambiance de suspiçion qui a commencé à règner, pas forcément envers mon équipe, mais vers tous ceux qui travaillent à LC. Chacun devait être convoqué dans le bureau de Christina pour dire s'il avait vu quelque chose, nos managers venant également nous interroger, notant sur le bloc-notes ce que nous avions à dire. Le seul fait est que le numérique a été volé entre 18 heures et 20 heures, et que je débauchais à 18h30 hier. Ca ne m'a pas empêché de dresser le profil psychologique du voleur, parce qu'il faut bien que mes études servent à quelque chose quand même. Ne me demandez pas pourquoi, ni comment, je sais seulement que j'ai raison. Le voleur est un garçon, il a entre 20 et 30 ans, et il n'est pas timide, je dirai même qu'il est réputé pour avoir une grande gueule, parler fort et attirer l'intention sur lui, il est même sacrément effronté, et doit être également très bon dans son boulot. Car il faut avoir un sacré culot pour faire ce qu'il a fait, c'est-à-dire aller au bureau d'un manager devant tout le monde, ouvrir le casier, prendre le numérique, refermer le casier et continuer à vaquer à ses occupations. Il y est allé cash, n'a pas eu un instant d'hésitation. L'hésitation, le doute sont rapidement repérables. Une attitude cash, avec l'habitude, personne n'y fait attention. (J'ai toujours rêvé d'être profiler hi hi hi!) Je sais déjà que ce n'est personne de mon équipe. Car nous entretenons de bons rapports avec nos managers, il y a un respect mutuel, et personne ne pourrait faire ça dans mon équipe, ça, je suis catégorique. A la pause déjeuner, j'en parlais avec mes collègues, et j'étais prêt à aller voir Christina pour lui exposer ma théorie - et heureusement que je ne l'ai pas fait, parce que ma vénérée chargée de prod' était vraiment d'une humeur horrible et massacrante - lorsque je me suis rappelé d'un détail. Les deux ouvriers hier. Qui parlaient à voix basse, loin à côté des toilettes. Pourquoi étaient-ils là, si loin de leur chantier, pour parler, plutôt que de faire leur pause sur la terrasse ou dans la salle de pause? Et si, effectivement, ce n'était pas moi qu'ils regardaient (oui, je sais, je suis assez narcissique), ni le plateau, mais bien le bureau où se trouvait le numérique? Et comment ça se fait que ces deux ouvriers ne sont pas venus travailler aujourd'hui? J'avais une espèce d'horloge qui s'est mise à tintillonner lourdement dans ma tête, et j'avais presque l'impression qu'il y avait un coucou qui sortait et rentrait de mon front non-stop. Je me suis arrêté un instant, me demandant si ce n'était pas pour me venger inconsciemment de ce magnifique ouvrier qui n'avait pas répondu à mon déhanché, mais non. Et je déteste porter de fausses accusations sans preuve, mais je ne sais pas, je me fie à mon instinct. A l'heure qu'il est, je mène toujours l'enquête. Avec toujours son lot de rumeurs et de suppositions. A ce qu'il paraîtrait, dans ce numérique, il y avait des photos très personnelles de Christina (très très personnelles, si vous voyez ce que je veux dire), et d'autres supposent que le numérique n'a jamais été rangé dans le casier de Rabia, mais qu'il est resté bien en évidence sur le bureau. Qui l'a volé? Y a-t-il un traître parmi nous? Je m'attendais à presque à le retrouver dans mon sac, victime d'une grande conspiration, mais non. Demain, je suis en congé, mais je ne lâche pas l'affaire! ***** Martika [113 MAR MAR 1] Alors Martika est une sale petite connasse, une prétentieuse, une garce, une menteuse, une manipulatrice, une traîtresse (je vous raconterai tout sur elle un autre jour), mais à l'époque, je l'ignorais. C'est Julie, une copine de lycée, qui me l'ai faite découvrir à l'époque, chez elle, dans sa chambre. De la pop américaine, bien ancrée dans son époque, fraiche et sans prétention, avec une chanteuse à la voix puissante. Elle a cartonné aux States, au même titre que les Tiffany, Debbie Gibson, Belinda Carlisle et compagnie... Bien sûr, le splendide numéro un Toy Soldiers, More Than You Know, I Feel The Earth Move (incroyable reprise rock du standard de Carole King), See If I Care et Cross My Heart (dont on arrivera jamais à savoir si c'est elle ou Eighth Wonder qui l'a chanté en premier)... Un album absolument pas indispensable, mais qu'est-ce que ça fait du bien de le ré-écouter! 10 april Une première fois dont je me serais passé...Samedi, vers 20h30, ma mère m'a rappelé après être rentrée des urgences où l'on gardait mon père pour la nuit, et on a plaisanté ensemble, rassurés que mon père aille mieux, sur la fabuleuse chute d'échelle et de ce cigare jamais retrouvé. Je soufflais, persuadé que ça ne rendrait pas plus prudent pour autant. Mais plus tard le soir, vers 23 heures, j'étais tranquillement avec Oli à tchater et me moquer de ses magnifiques rollers à paillettes argentées quand le téléphone sonna à nouveau. Ma mère. "C'est plus grave qu'on croyait."
Effectivement, elle n'avait pas tort. Une fracture de la rate (enfin, c'est un terme technique, car il n'y a que les os qui sont censés se fracturer) et un hématome au foie avaient été diagnostiqués. Ce qui est grave, parce que ça peut créer une hémorragie interne à tout moment. Et la première nuit allait être critique. Là, je me suis mis à paniquer. Parce que j'étais loin, incapable d'être au chevet de mon père, de pouvoir le veiller toute la nuit pendant son sommeil, pour être sûr que s'il y avait un problème, quelqu'un puisse au moins être là pour veiller sur lui. J'étais complètement impuissant, et effrayé à l'idée que mon père puisse penser que je l'abandonnais. Je décrochai mon téléphone, espérant qu'il n'y ait pas d'infirmière à côté de lui, avec la peur de me mettre à pleurer durant l'appel. Je tombais sur le répondeur, et lui dit simplement que je pensais à lui et qu'il se repose bien. Et hop, deux cachetons pour dormir, car je ne voulais pas affronter une nuit entière à penser au pire. Un appel de ma mère le lendemain à midi, pour me dire que la nuit s'était bien passée pour mon père, et qu'on venait de le monter au service chirurgie pour de plus amples études sur son état. "Je te rappelle dès que je peux." Et je suis resté tout l'après-midi accroché à mon téléphone, attendant désespéremment des nouvelles, en vain. Je n'ai prévenu aucun ami, je n'en avais pas la force, ni l'envie à vrai dire. Ca aurait servi à quoi? Je déteste me lamenter, et je voulais bizarrement garder ça pour moi. En fait, il n'y avait qu'Oli qui était au courant, puisqu'il avait appris la mauvaise nouvelle en même temps que moi, alors que nous tchattions. D'ailleurs, son texto m'a réchauffé le coeur. Je ne t'ai pas répondu tout de suite parce que je me serais écroulé en larmes au téléphone, et je n'avais pas le droit, il fallait que quelqu'un reste fort dans la famille. Et, de toute cette famille, je suis le plus fort pour refouler mes émotions. Durant cette après-midi de dimanche, plein de trucs me sont passés par la tête. Je me suis d'abord mis à haïr fortement mon père. Il savait que c'était dangereux de monter sur le toît, mais il s'est encore cru le plus fort, au détriment de sa famille. Quel acte d'égoïsme. Je crois aussi que de le détester pendant ce laps de temps, ça me permettait de refouler mes angoisses les plus profondes. Jusqu'à aujourd'hui, aucun de mes parents n'a rencontré de problème de santé aussi important, à être ainsi proche de la mort, c'est la première fois. Et personne ne m'a jamais appris à appréhender ça. Bien sûr, mon premier petit ami s'est suicidé, le deuxième aussi d'ailleurs, mais c'était différent, ils n'étaient pas de mon propre sang, ce n'étaient pas eux qui m'avaient fait naître, élevé, éduqué, fait de moi le mec que je suis aujourd'hui. J'ai alors arrêté de haïr mon père, et j'ai enfin accepté d'assumer mes émotions. Ma mère m'a enfin contacté vers 20 heures hier soir. Le fait que mon père ait passé la première nuit est un très bon signe, parce que ça aurait dû être à ce moment que l'hémorragie interne aurait pu avoir lieu. Les risques d'hémorragie sont toujours là, bien sûr, mais moins menaçants. Pour l'instant, on ignore si on va l'opérer ou pas. Pas mal de fils sont attachés à lui, et peuvent signaler s'il y a un problème. Par exemple, s'il fait un malaise, le rythme cardiaque va se ralentir, et hop, ça va sonner. Mais ça ne me rassure pas si un problème arrive pendant son sommeil. Quoiqu'il arrive, comme il se trouve directement au service chirurgie, s'il y a le moindre souci, il est sur place et peut être opéré sur le champ. Et les médecins sont "plutôt" confiants. J'ai dit à ma mère que j'allais rentrer sur Toulon, et elle m'a dit que mon père avait déjà devancé ma pensée (il me connaît bien finalement), et m'a formellement interdit de rentrer. Il ne veut pas que je prenne de jours de congé ou que je risque de perdre mon job à cause de lui. Je lui ai obéi à contre-coeur, assurant ma mère qu'à la moindre complication, je prends le premier train. J'avais également très peur que mon père croye que je ne prenne aucune nouvelle de lui, que je ne pensais pas à lui, que je m'en fichai, mais ma mère m'a rassuré en me disant qu'il était tout à fait conscient que je n'avais aucun moyen de le joindre à l'hôpital. C'est ma hantise qu'il puisse penser que je suis un mauvais fils. Aujourd'hui, ma mère a réussi à m'appeler en douce, et elle m'a passé mon père quelques instants. Il était complètement défoncé à la morphine et avait une voix d'outre-tombe, qui m'a effrayé, mais j'ai gardé mon sang-froid, fait comme si de rien n'était, et je lui ai dit que je pensais fort à lui et que je l'aimais. C'est tout, mon père était trop faible pour entretenir la conversation ou blaguer pour atténuer mon inquiétude. Je sais qu'il est en de bonnes mains, mais ça ne me rassure toujours pas. Et la seule chose que je puisse faire, c'est attendre, loin, sans avoir la certitude d'avoir les informations à temps. Si je le pouvais, je resterais non-stop à son chevet, à le veiller, à faire attention à ce qu'on prenne bien soin de lui, à être là s'il y a un problème, et à pouvoir tout gérer comme j'aime le faire pour tout. Il ne me reste qu'à attendre. ***** UK Mixmasters - The Lucky 7 Megamix [112 UKM LUC 1] Encore un achat inutile. Un megamix de Kylie, sur lequel je me suis jeté, sans penser une seule seconde que c'était une sous-merde chanté par une sous-chanteuse. Pochette hideuse, voix hideuse, megamix hideux. A vomir, quoi. 08 april Vous avez un messageOn peut dire que la journée de travail a été relativement calme. Avec trois appels de l'heure, on n'a pas été débordés. Ca nous a permis de passer la journée à papoter, à jouer à action ou vérité, à parler de sexe, de nos ex... J'ai même appris à ma manageuse des pas de danse, et elle s'est extasiée devant la photo de mon ex, disant que ce n'était pas juste, que je piquai aux filles tous les beaux mecs... A la pause-déjeuner, on est même partis du boulot pour aller se prendre un café en terrasse au soleil sur les quais.
Vers 18h, je prends une pause avec Marilyn, la meilleure amie de Blondinet, et pendant que j'expérimente le nouveau café vanille disponible dans le distributeur, j'allume mon portable. Bip-Bip. "Vous avez un message". J'interroge ma messagerie vocale (à ne pas confondre avec un répondeur), et c'est un message de ma mère. "C'est moi. Il est six heures moins dix, je ne comprends pas pourquoi ton téléphone est éteint, je te rappelle plus tard." Bon déjà, peut-être que je travaille, mais ça, c'est accessoire. Un message banal, à part que le ton ne l'était pas. C'était un ton grave que je ne connais que trop bien. Le genre de ton qu'elle utilise quand j'ai explosé ma carte bleue ou qu'il y a quelque chose de grave. Je rappelle vite tout en essayant de m'allumer une clope sur la terrasse, et j'arrive à l'avoir. "Je suis aux urgences." Quoi? Et là, elle me parle, mais avec les grésillements et les coupures, je n'entends que "ton père" et "tomber". Je lui demande de répéter. Donc, mon père a voulu couper une vigne vierge qui montait jusqu'au toit, et est monté sur l'échelle en tongs et avec le cigare au bec. Et évidemment, l'échelle s'est renversée, et l'a entraîné dans la chute. Alors moi, je commence à m'affoler au téléphone, mais il n'y aurait que suspiçion de deux côtes fracturées. Bon, bien sûr, deux côtes cassées, c'est une douleur épouvantable, mais bon, ça aurait pu être vachement plus grave. Bon, deux côtes cassées, c'est beaucoup de douleur, il ne pourra pas rire, pas se déplacer comme il veut, pas conduite, trois semaines minimum d'arrêt de travail... Et ça, il va détester. Je le connais bien... Là, il se la joue profil bas (parce que c'est la troisième fois qu'il tombe d'une échelle en trois ans, et que les infirmiers aux urgences devaient être morts de rire de le voir revenir encore pour une chute d'échelle), mais bon, ensuite, il va devenir grincheux et en vouloir à la terre entière. Il l'a bien cherché, remarquez, mais ça m'étonnerait que ça le décourage de remonter sur une échelle quand il ira mieux, parce que mon père souffre de ce complexe de l'être supérieur invincible. Là, bien sûr, je suis rassuré et je souffle. Mais ça ne m'a pas d'envisager le pire sur le coup et de me faire prendre conscience qu'à moi aussi, je pourrais perdre bêtement (ou pas) un de mes parents. Et que le plus horrible serait de l'apprendre par téléphone, à 800 kilomètres de distance. Je préfère ne même pas y penser, ça me fait peur. ***** Jean-Jacques Goldman - 81-91 L'intégrale [104-111 GOL QUA 1] Oui. Parfois, j'achète quand même de grosses conneries. Mais faut tout remettre dans son contexte. En '91, j'étais allé voir Goldman en concert, c'était l'époque où tous mes amis ne juraient que par "Puisque Tu Pars", c'était l'époque où Goldman était THE artiste français. J'étais allé au concert avec Rodolphe et tous mes copains de lycée, et où y avait même la grosse vache d'Elodie (qui mangeait ses croûtes en classe) avait pleuré sur mon épaule, transpirant par tous les pores disponibles de sa peau, et puait un max. Alors, là, c'est Noël '91, et qu'est-ce que je vois? Un coffret 8CD avec l'intégrale des chansons de Goldman, plus des chansons inédites, plus des chansons jamais sorties en CD, plus les paroles? Allons-y, me suis-je dit, ajoutons ce magnifique collector dans ma collection! 700 balles? Je m'en fous, c'est un collector!! A part que je ne supporte pas Goldman, que c'est aujourd'hui un calvaire de ré-écouter ça. Une seule chanson à sauver de tout ça, c'est "Tu Manques", une magnifique pièce désespérée de neuf minutes. C'est vraiment tout. 01 april L'hypocrisie à son paroxysme...Un truc que j'ai vu à la télé un peu avant 21 heures m'a foutu les nerfs, mais grave... D'ailleurs, si j'avais pu abattre une hache en plein milieu de l'écran de télé, ça m'aurait défoulé.
Bon, ça n'a pu échapper à personne, aujourd'hui, c'est la journée Sida (même si ça a relativement manqué d'un peu plus de pub)... Dans un mini-journal télévisé local de six minutes, une petite interview d'un mec séropositif a été faite, joliment tournée Cours de l'Intendance, avec le sourire et le blabla "ça fait un an et demi, je prends deux cachets par jour, mais sinon je me lève le matin et je me couche le soir comme tout le monde"... Bref, rien que du "banal" (si je peux, hélas, me permettre ce mot)... A part que ce mec, j'en ai déjà parlé il y a quelques mois, dans un billet assez énervé. Ce mec, un ex de trois jours d'il y a de nombreuses années, de l'époque où je bossais au In N Out, je l'ai re-croisé l'année dernière sur le net, et il était venu chez moi, histoire de se rappeler le bon vieux temps. Je passe sur la partie de jambes en l'air, il voulait une finition peu safe, mais j'ai refusé. Confidences sur l'oreiller, il m'a avoué qu'il était avec un jeune de 16 ans, qu'il était son premier mec, qu'il baisait sans capotes avec lui, qu'il était son premier mec, qu'il l'aimait, et que ça ne changeait rien au fait qu'il baisouillait avec des mecs à côté. Qu'il aimait beaucoup sortir avec des mecs jeunes, à peine majeurs... Et à la fin de l'été, lors d'un café avec des amis, j'ai appris qu'il était séropo. Ca m'a fait un sacré choc, me rappelant tout ce qu'il m'avait dit. Pour moi, je ne craignais pas grand chose, je n'avais pas pris de risques, un petit test, et hop, j'étais rassuré. Mais ce mec, conscient de sa séropositivité, avait plombé volontairement de jeunes mecs naïfs et confiants. Ca m'avait révolté sérieusement, et choqué aussi. Et là, je vois quoi? Le mec, qui se la joue parfait gendre idéal, en parlant avec désinvolture à la télé, s'envoyant presque une mèche en arrière d'un revers de la main, expliquant que c'est une réalité, qu'il vit avec, qu'il faut faire attention, etc... Ce mec a plombé volontairement, putain!!!!!! Et là, tranquille, souriant... En fait, je suis tellement énervé que je n'arrive même pas à trouver les mots adéquats. J'imagine à peine la réaction de ses ex, qui regardaient innocemment la télé ce soir... Je ressens énormément de haine ce soir, et aussi pas mal de tristesse. Mais énormément de haine. Quel putain d'hypocrite. ***** Kylie Minogue - Shocked (DNA Mix) [103 MIN SHO 1] Jusqu'à la fin de son contrat avec PWL, Kylie sortira tous ses singles avec des couvertures en noir et blanc superbes. Shocked aura été remixé par les producteurs DNA (très à la mode à l'époque pour leurs remixes et le fameux Tom's Diner de Suzanne Vega), y ajoutant un rap par Jazzy P (que Kylie fait mieux qu'elle, en plus, comme en témoigneront les performances live) et une mélodie au piano irrésistible. Ah, la période dance de Kylie était excellente!!! |
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