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4月17日 Le monde entier est une conspiration contre moi...Aujourd’hui, à la pause déjeuner, je sors du boulot, en rade de clope… J’ai bien une cartouche à la maison, mais la flemme de retourner chez moi alors que je veux prendre tranquille un café en terrasse… Bon bah je va m’acheter un paquer au tabac en face.
[Axel] B’jour, j’voudrais un paquet de Benson doré. [Le tabateur] Un petit ou un grand? (Axel écarquille les yeux en ouvrant la bouche. Aucun son ne sort pendant huit secondes.) [Axel] Nnnnnnnnnnnnnniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaa! (Axel tape du pied trois fois. Le tabateur a peur.) ****** DJ’s Master Mix - Vol. 9-10 [326 327 DJS MAS 9 10] C’EST QUOI? Ben une collection de mixes pointus house/techno/trance, mais des doubles compil’ disponibles en grande surface, histoire de toucher le grand public (z’avez vu, j’ai pas dit petit peuple!) qui va acheter ses yaourts et son beurre et qui se perd dans le rayon CD. C’est FairWay et Carrere qui ont mis ça en place, et c’est pas de la compil’ à cinq Francs, parce que c’est vraiment de la qualité. C’EST QUI? Pour le CD 1, c’est DJ Jack (qui se fera appeler plus tard Jack De Marseille). Originaire de Marseille (ben oui), Jack est à l’époque le DJ house/techno numéro un de la région de Sud de la France (Marseille, Montpellier, Lyon, Grenoble, Toulouse…), et il n’y avait pas une rave dans laquelle il ne jouait pas; son style est un mélange savant de house et de techno américaine (Chicago, Detroit, New York). Pour le CD 2, c’est DJ Stephanovitch, qui mixe de la techno matinée progressive, trance et acid de manière extrêmement subtile, si bien qu’il est difficile de reconnaître les titres qu’il joue, car il a l’art de mélanger et superposer ses disques, ce qui, quelque part, le place comme précurseur de la bastard music, que développeront de manière plus roughy les 2 Many DJ’s. MORCEAUX CLES? Psychick Warriors Of Gaia “Psoudown”, T.P.M. “Boogaloo”, Happy Trax Vol. 4 “Work Me”, Peelo “Looking At You”, Slam “Positive Education”, Blackman “Beat That Girl With A Bat”, Men Of Faith “All In Your Mind”, Fingers Inc “I’m Strong”, Plastikman “Spastik”… VERDICT? Très bon. La préférence ira bien sûr pour le mix de DJ Jack, qui ne laisse aucun répit sans sombrer pour autant dans le bruyant et le poumf poumf lassant. Le mix de DJ Stephanovitch est également de grande qualité, mais seulement pour ceux qui savent apprécier la bonne trance progressive et ravey de l’époque. 4月12日 Encore du grand Axel...Pour tous ceux et celles qui me connaissent en vrai, vous le savez, il ne faut jamais chercher une quelconque logique à ce que je dis ou je fais. Encore moins quand je dis quelque chose après avoir pris une bonne cuite…
Cet après-midi, encore en train de récupérer de la dizaine de verres ingurgitées la nuit dernière, avant de rejoindre Gaetan, je m’arrête à la pharmacie du coin. J’ai encore un air relativement défoncé, mais ça me va plutôt bien apparemment, vu comment je me suis fait mâter depuis que j’ai mis un pied dehors 15 minutes plus tôt. [Axel] Oui bonjour, il me faut une boite de charbon de Belloc, siouplé… [La vendeuse] Petite boite ou grande boite? [Axel, plissant les yeux à cause de la réflexion engendrée par la question] Euh… C’est quoi, la différence? [La vendeuse] La taille. [Les dix clients derrière explosent de rire. Je prends un grand sourire forcé] [Axel, d’un air résigné] Je vais prendre la grande, Mademoiselle. Connasse. ****** Sophie B. Hawkins - Whaler [325 HAW WHA 1] C’EST QUI? La chanteuse immortalisée en 1992 par son tout premier single que tout le monde connait, Damn I Wish I Was Your Lover, une sorte de mélange pop-rock-folk-expérimental qui a su toucher le grand public, et aussi l’une des premières chanteuses américaines à avoir revendiqué officiellement son homosexualité. C’EST QUOI? Son deuxième album, abordant hélas un virage un peu plus “grand public”, histoire de toucher plus de monde. Autant pour le premier album, chaque morceau était un petit bijou, autant pour celui-ci, malgré de très bonnes chansons, d’autres sont très très dispensables. CHANSONS CLES? Did We Not Choose Each Other, le morceau peut-être le plus fidèle à l’esprit du premier album; Let Me Love You Up, chanson courte mais très attachante avec cette petite musique qu’on croirait issue d’une fête foraine, le parlé français avec des fautes et cette mélodie si attachante; I Need Nothing Else, ballade passionnée; Mr. Tugboat Hello, pour son final instrumental poignant; As I Lay Me Down, le troisième single qui n’est jamais sorti en France, mais qui détient le record de la chanson la plus jouée sur les radios américaines durant toute la décennie 90. VERDICT? Il faut absolument mettre de côté les deux premiers singles issus de cet album, Right Beside You et Don’t Don’t Tell Me No, du commercial sirupeux qui donne envie de se mettre deux doigts au fond de la gorge pour vomir encore plus vite et éviter que la nausée ne perdure. Passé ça, l’album se révèle très bon malgré quelques chansons qui ne font que tirer sur la longueur. Et l’album est indispensable pour As I Lay Me Down. Un très bon moment. 4月7日 Cuisinez avec Axel!Bon, tout le monde le sait, ce n’est pas un secret, je suis une brelle en cuisine, et sans mon micro-ondes, je suis perdu. Déjà, pour changer une ampoule, il me faut 40 minutes, alors pour faire des pâtes… Et quand je vois que Nico n’aime pas faire la bouffe, même quand des amis débarquent, ou que quand Oli décide de faire une tarte au citron, ça ressemble plus à un obus perdu de Beyrouth, je me dis que, merde, voilà quoi! Faut qu’on se prenne en main! Pour que moi, je devienne un peu plus meilleur chaque jour, pour que Nico puisse recevoir ses amis en présentant de bons plats, et que pour qu’Oli, ben, euh, pour que ça fasse une chose de moins sur laquelle on pourra se moquer d’Oli! Nous allons apprendre à cuisiner!!
L’idée m’est venue après ce sacré weekend où j’ai pris deux cuites sévères d’affilée… Une dizaine de verres le vendredi soir, et pour le samedi soir où c’était open bar champagne, j’ai arrêté de compter après la 12ème coupe parce que je n’arrivais plus à compter… J’ai même dansé le Madison sur Les Rois Mages de Sheila, la coupe à la main, et à chaque fois que je faisais un petit saut sur le côté, je perdais un tiers de mon champ’… Bref, m’est venue une super idée de recette pour changer des pâtes! Allez, aux casseroles! Voici une recette bio, sans colorant, et allégée en matières grasses. A vos fourneaux, voici la BONNE RECETTE DU POULET AU WHISKY D’AXEL!!!!! Voici mes conseils de préparation: - Acheter un poulet d’environ 1,200 kg et une bouteille de whisky. - Prévoir du sel, du poivre, de l’huile d’olive et des bardes de lard. - Vérifier que vous avez un tube de mayonnaise, on ne sait jamais. - Barder le poulet, le saler, le pouvrer, et ajouter un filet d’huile d’olive. - Préchauffer le four à température moyenne (220°C ou thermostat 5) pendant dix minutes. - Se verser un verre de whisky et le boire. - Mettre le poulet au four dans un plat de cuisson approprié. - Se verser un autre verre de whisky et le boire. - Renouveler cette dernière opération. - Après un quart beurre, fourrer l’ouvrir pour surbeiller la buisson du coulet. - Brendre la vouteille de biscuit et s’envoyner une bonne rasade. - Après un tard… Un far t’heure… Abrès un moment, quoi, dituber jusqu’au bour. - Oufrir la porte, reburner, revourner… Mettre le noulet dans l’aurte sens. - S’asseoir sur une butain de chaise et se reverdir deux ou trois verts de ouisti. - Buire, tuire, cuire le loulet bandant une deni-heure. - Et hop, trois berres de blus. - Se rebercer une bonne voulée de poulet… Euh, non, de visky. - Rabasser le loulet (qu’est tombu bar terre), l’ettuyer et le voutre sur un blat. - Se béter la fihure cause du gras sur le barrelage de la buisine. - Zurtout, ne pas essayer de se reveler. - Déciver qu’on est bien par derr et binir la mouteille de misky. - Blus tard, ramber jusqu’au lit, dorbir ze qui reste de la muit. - Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzer, manger le poulet froid avec de la mayonnaise en tube et nettoyer le bordel que vous avez mis dans la cuisine! ****** Le Park – Naked [324 PAR NAK 1] C’EST QUI? Ben, euh, on sait pas trop, juste qu’ils sont quatre belges, et qu’ils ont produit d’autres disques sous le pseudo Mundo Vision ou Tanaka… Oui les pseudos de groupe dance sont souvent pourris comme ça… Le Park s’est fait connaître en 1993 avec Litchies, un morceau de trance germanique d’honnête facture, bien connu des clubbers de l’époque, mais n’arrivant pas au niveau d’un bon Play With The Voice ou Love Stimulation… C’EST QUOI? Ben le follow-up de Litchies, Naked, toujours avec la même sonorité leparkienne, mais avec un petit plus qui rend ce titre plus club-friendly. VERDICT? Oubliez la version originale pour vous shooter à la version Trance Edit… Et à l'approche de la partie refrain instrumentale, rappelez-vous la piste du Boy’s, les miroirs, les deux mini-podiums de chaque côté, levez un bras en l’air, fermez les yeux… Oui, c’est excellent, je sais! 4月5日 Le briquet pour changer un peu...Je suis sûr que ça nous est déjà arrivé à tous au moins une vingtaine de fois de descendre une rue et de croiser le regard d’un autre mec qui montait dans l’autre sens, et que ce mec canon, ben il nous regarde de la même manière, ce regard qui dit: “Merde, qu’est-ce qu’il me plait” ou bien “Putain, lui, je le veux” ou bien encore “Hé, mais c’est Axel, THE Axel!!” (et là, mes chevilles viennent d’exploser comme deux citrouilles trop mûres…) Bref, les regards ne se détachent pas un seul instant, chacun avance, on se retrouve au même niveau tout en se faisant un torticolis parce qu’on continue de se lancer des messages subliminaux par les yeux, et on continue notre chemin, et quand on se retourne, ben le canon se retourne aussi, mais non, on continue quand même notre route en ronchonnant. Et là, à ce putain de moment, on n’a qu’une envie, c’est se trouver le premier mur venu pour se cogner à plusieurs reprises le front dessus, parce qu’on a laissé passer une putain d’occasion. Pourquoi ça semble toujours si facile dans les films américains quand ce genre de situation se produit? Meg Ryan, à chaque fois, ben le mec vient lui parler, elle a trop de chance, quoi… Mais nous, rien, hein… Alors que vous savez quoi, il suffirait de rien… Il suffirait juste de se placer devant le mec, de lui dire salut et de lui proposer d’aller boire un café… Je suis persuadé que c’est aussi simple que ça… Encore faut-il en trouver le courage. Moi, les mecs qui abordent dans la rue un étranger qui leur plait, ben même s’ils sont moches, je leur tire mon chapeau, et même si je leur mets un vent, ben j’ai quand même beaucoup d’estime et de respect pour eux… Parce que, ce qu’ils font, on en est tous incapables.
Tout ça pour dire qu’il y a quelques semaines, style fin février, ça m’est arrivé. Un samedi, en début d’après-midi. Je sortais du tram, mon KyliPod sur les oreilles, balançant intérieurement ma tête sur le rythme de Love At First Sight, mais relativement énervé. Quand j’attendais mon tram deux arrêts avant, j’étais en train de terminer ma clope, et y avait un mec la cinquantaine, mal rasé, mal habillé, sale et avec un gros sac à dos qui arrêtait pas de me zieuter. Avec ce qui s’était passé avec Maxime, j’avais tendance à fuir les regards comme un névrosé paranoïaque. Le tram’ s’annonce au loin, et ce vieux vient me parler. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c’est quand vous écoutez votre iPod, que vous avez les oreillettes bien calées et qui clignotent, et que vous montrez bien que vous êtes à fond dans la musique, que les gens viennent vous parler. Et non, ils n’attendent même pas que vous retiriez les oreillettes, hein, ils vous parlent comme si vous les entendiez clairement. Je déteste les gens sans gêne comme ça. Je sais pas, un mec qui écoute son walkman, ça doit vouloir dire qu’il est super open socialement pour parler avec des inconnus dans la rue. Enfin, bref. Comme je comprends rien à ce que me dit le vieux, je soupire et je retire une oreillette. “Oui?” “Vous pouvez me laisser terminer votre clope?” Beeeeen tiens, elle est pas mal, celle-là, greumf… Je le regarde avec un air ahuri, style t’es qu’un pauvre naze ou quoi, et je lui réponds non. “Allez, le tram’ arrive, vous allez la jeter, elle va vous servir à rien, alors laissez-moi la finir!” Je penche la tête sur le côté et je lui dis: “Ouais ben non” Oui, je sais, parfois, je suis têtu. Et je rajoute, dans un souci de compassion: “Y a un tabac juste en face.” Et là, aigri, il me répond: “Putain, c’est bon, chuis pas un clochard!” Et là, le tram’ arrive. Et là, je refuse qu’il ait le dernier mot. Et je regarde ma clope, à moitié fumée. Ben je soutiens le regard du mec, je jette ma clope par terre et je l’écrase. Et je monte dans le tram’. Putain, mais y a des nazes quand même, quoi. Et mes deux arrêts passés, je descendais du tram’ en cherchant à comprendre quelle chose chez moi pouvait faire que j’étais un véritable aimant à cas sociaux… Et là, en descendant, avec Kylie qui minaudait comme une Minnie Mouse sous hélium “it was love, it was love, it was love, oooooh it was love at first sight”, j’avais l’impression qu’une voix derrière moi me parlait. Inconsciemment, je me suis dit que merde, ça y est, j’entendais des voix moi aussi et que j’étais en train de devenir bipolaire. Et là, je sens un doigt (non, Cam’, pas là) sur mon épaule. Je me retourne, et derrière moi, il y avait un mec de 25 piges à peu près, rouquin, décoiffé, relativement mignon, qui me regardait et qui me parlait sans que j’entende rien à cause de Kylie. Quelque part rassuré de ne pas devenir fou, je retire à contre-coeur mes oreillettes, adoptant un air faussement cool, et je lâche un dégagé “ah, je me disais bien que quelqu’un me parlait”… Le jeune homme me sourit, un peu gêné. “Oui, excusez-moi! Je voulais vous demander du feu!” Bon, là, sachant que je n’avais pas de clope à la main, je me suis demandé si “fumeur” clignotait sur mon front ou s’il était médium. Mais okay, pas de problème. Il m’a suivi pendant que je traversais les rails et que je cherchais un briquet dans mon sac, et arrivé sur le trottoir d’en face, je lui tends le feu tandis qu’il me dit, comme pour se justifier: “C’est parce que je n’ai pas de briquet…” Oui, en même temps, j’avais un peu compris… Mignon, mais pas très fûté. Il s’allume sa clope, et me tend le briquet pour que je m’allume la mienne. Il me remercie avec un grand sourire, et je lui souhaite une bonne journée, prêt à remettre mes oreillettes. Et là, toujours avec son air un peu naïf, il me sort: “Euh, ça ne vous dérange pas si je vous suis dans la rue? Parce que, comme ça, si j’ai encore envie d’une cigarette, je pourrai vous re-demander votre feu!” Je suis resté scotché. J’ai dû garder les yeux écarquillés au moins six secondes avant de me mettre à rire. “Ah ben celle-là, on me l’avait jamais faite!” Là, le jeune homme a refait un sourire, mais c’était un sourire hésitant, style “c’est un oui ou un non?”… Et il continuait de me regarder, de plus en plus gêné, à attendre ma réponse. Avec un sourire sincère, je lui ai répondu que non. Je lui ai renouvelé mon “bonne journée” et j’ai tracé. Il m’a quand même suivi jusqu’à la Fnac, et là, je l’ai semé. Oui, okay, il était mignon, mais j’étais pas, à ce moment-là, en capacité de rencontrer un autre mec, y avait trop de choses dans ma tête. Mais vous savez quoi? Il a osé, ce mec! Il a osé! Et même si l’approche était quelque part nulle mdr, ben ce mec, pour le con, je l’ai trouvé super touchant. Il le referait aujourd’hui, je lui dirais qu’il a le droit de me suivre, et même de marcher à côté de moi et de me parler, et de m’offrir un café. Mais quand ça s’est passé, je n’étais pas encore bien. Mais voilà, ce mec, il a osé. Il l’a fait le mauvais jour, c’est tout. Mais donc, au cas où, on ne sait jamais, je vais continuer de fumer, hein, ça peut toujours servir! ****** Fluxland [323 FLU FLU 1] C’EST QUOI? Euh, c’est sûr, c’est italien. Et de la bonne dance pour bourrins hétéros qui font la virée des bars après un match de foot, parce que les seuls vocaux, ben ce sont des supporters de foots qui font “wo-oh”. Oui, dit comme ça, ça a pas l’air fameux, mais pourtant ça l’a vraiment fait la première fois que j’ai entendu ce morceau dans une petite boite de nuit paumée près de Barcelonnette… VERDICT? Bon, vous serez d’accord avec moi, ça sonne très daté. Mais il y a quand même un petit côté qui nous donne envie de danser dessus, et même de se lâcher. Pourquoi se priver? P.S.1: Isa, pense à me donner en message privé ton adresse mail pour que je puisse t’ajouter à la BlogoML! P.S. 2: Johann, je crois que j’ai trouvé! Je t’envoie ça ce weekend! |
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