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April 21 Soirée défonce mémorable! ^^Je ne sais pas trop quoi penser des rencards organisés par un tiers. Surtout quand ces rencards s’annoncent comme, comment dire ? Enfin, vous voyez, quoi. Mercredi dernier, un vieux vieux ex d’il y a plusieurs années me téléphone. Pas un connard pour une fois. On se voit rarement, généralement quand on se croise au hasard une fois par an et qu’on prend un café ensemble, mais on s’entend bien. Beau mec, bien gaulé, on s’était rencontrés à mon retour de Los Angeles en 1998, mais il n’y avait pas LE feeling. Après s’être enquis de mes nouvelles, il me demande ce que j’ai prévu pour ce vendredi soir. C’te question ! Ben y a Bones sur M6, que je lui réponds le plus enthousiaste et naturel du monde. Il me propose alors une petite soirée tranquille chez lui, parce qu’il veut me présenter quelqu’un. Mon sourcil gauche se soulève tout seul sans mon autorisation. Il m’explique que la veille, il était avec un pote à lui et trainait sur un site de rencontres, et est tombé sur mon profil. Son pote a grave kiffé mes photos en noir et blanc (merci, Oli !) et a demandé plein de détails sur moi. « Et en plus, tu vas adorer, c’est un hardeur de porno gay !! » qu’il rajoute tout joyeusement. Euh… Ca, je ne sais pas trop comment le prendre… Fred, mon fidèle ami Black et collègue de travail, n’en revient toujours pas de toutes les aventures qui peuvent m’arriver. Il n’arrête pas de me demander à longueur de journées quel est mon truc avec les mecs, parce qu’il est persuadé que j’ai (ou fais) un truc spécial pour que tous les mecs me tournent autour depuis quelques temps. Que ce soit les quatre amants qui me faisaient faire le tourniquet breton en fin d’année dernière, le chanteur qui est tombé fou amoureux de moi en l’espace d’un baiser, le Cubain qui hurlait mon nom avec l’accent, l’hétéro que j’ai détourné sans forcer (et sans perruque) le weekend dernier, le médecin toujours à fond sur moi au bout de dix ans ou un autre ex qui a décidé de m’envoyer des textos passionnés cette semaine, ou encore cet inconnu qui était en totale admiration béate quand nous prenions le tram’ après le boulot, Fred n’en revient absolument pas, et veut absolument savoir mon truc. Est-ce que c’est dans le regard, l’attitude, ma façon de faire les fellations, il ne le sait pas, mais veut vraiment le savoir. Et en même temps, moi, j’ai arrêté de me poser ce genre de questions, parce que c’est en analysant trop les choses qu’on fait tout foirer. D’ailleurs, comme a dit Ophélie Winter, « ne calcule rien, sinon les comptes seront faussés ». Oui, je sais, c’est très grand, ce qu’elle a dit. Mais bref. Et quand je raconte à Fred jeudi matin qu’on m’a arrangé un rencard avec un hardeur dont je ne connais même pas la tête, il a pris la sienne dans ses mains et l’a secouée. (Oups, désolé, j’ai dû interrompre la rédaction du billet, j’étais en train de fauter hé hé…) Bref, arrive vendredi, 19 heures. Et j’ai autant envie d’aller à ce rencard que de me taper un concert de Mylène Farmer. Parce que je suis crevé de ma semaine, vous savez, ce genre de semaine où rien ne va et où vous avez envie de tuer absolument tout le monde… Parce que vous ne travaillez qu’avec des branleurs, et qu’en plus, vous vous retrouvez avec une plainte et convoqué par le tribunal alors que vous êtes innocent de tout ce qu’on vous reproche (mais je n’en parlerai pas ici, parce que Big Brother is watching you)… Bref, j’avais juste envie de finir ma soirée dans mon lit et de dormir un mois d’affilée pour oublier tout ça et me reposer. Mais… Mais… Mais quand même… Il y a ce côté intriguant… Je ne saurais l’expliquer, mais… Mais depuis que mon corps s’est transformé, ça a forcément aidé dans une plus grande estime et confiance de moi, et pour le coup, j’ai envie un peu de rattraper le temps perdu… J’ai envie de m’enrichir de nouvelles expériences… Okay, j’ai déjà une expérience là-dedans, mais c’était Los Angeles et c’était mignonnet tout plein… Okay, ce fameux ex a déjà tourné deux-trois films, mais c’était après que je sois sorti avec lui… Bref, j’avais cette curiosité de voir comment était un hardeur sans caméra pour le filmer dans ses performances… Oh, et puis merde, hein, la vie est courte, faut en profiter !! Mais j’y suis quand même allé à reculons. Le rencard se faisait chez mon ex à minuit pour une petite soirée intimiste style l’air-de-rien-on-est-entre-potes… Après avoir passé la soirée à me défoncer au café, j’ai enfilé ma chemise sexy la plus moulante (et qui me va maintenant trop bien), ainsi qu’un super pantalon dans lequel j’étais encore boudiné il y a trois mois avec un bouton que je ne pouvais pas fermer, et maintenant je flotte tellement dedans qu’il me tombe en bas des hanches, et on ne voit même plus mes jambes sous le tissu. Vous croyez que j’exagère ? Oli va voir le résultat très bientôt lors de mes prochaines vacances, et Bou a déjà eu un bon aperçu lors du premier FLBP. Mais dans tout ça, vous ne comprendrez peut-être pas, mais je me sens enfin normal, avec un potentiel de séduction supérieur. Et puis aussi, je stressais un peu, parce que, sexuellement, avec mon côté petite-fille-sage-qui-ne-se-fait-prendre-que-s’il-a-des-sentiments, comment faire le poids face à un hardeur ? Et puis je me suis dit que merde, si je me pose comme intimidé d’emblée, laisse tomber. Ne nous voilons pas la face, chaque premier rencard est un mensonge en soi. Parce qu’avant d’être soi-même, on cherche toujours à correspondre à ce que l’autre voudrait qu’on soit, au moins au début, afin d’établir les affinités qui conduiront au premier échange de salive. Non, non, non, vous le savez, j’ai toujours raison ------------------ (Heav’ complètera la fin de la phrase lol !) Je débarque donc chez mon pote, et comme à mon habitude, je râle. Parce que j’aime bien râler et que mes proches aiment bien quand je râle aussi. Parce qu’Axel qui ne râle pas pour un rien, c’est comme Mylène Farmer qui ne pleure pas à un concert. (Ouh là, aujourd’hui, elle s’en prend plein la tronche…) « Bon, il est où, ton hardeur ? » que je lance en maugréant. « Ici » répond l’intéressé en sortant de la salle de bains. Oups. Heureusement que je sais gérer mes émotions, parce que sinon, j’aurais piqué un fard de honte. Je ne perds pas le Nord et m’avance vers lui pour lui faire la bise d’emblée (oui, oui, on est pédés, on ne peut pas se serrer la main, on n’est pas construits comme ça !) en me présentant. « Ah, mais on s’est déjà vus à l’époque où tu bossais au Trax, je suis déjà venu quelques fois ! » Ben je m’en rappelle pas. Et à vrai dire, ça ne m’étonne pas. Le mec a la trentaine (sûrement bien entamée), la barbe finement cisaillée, un jean moulant, un débardeur blanc flash moulant lui aussi, et les muscles bien mis en valeur. Oui, beau mec, hein, on peut pas dire le contraire, mais, mais… Mais absolument pas mon type. Mais alors absolument pas. Mais alors rien du tout. Mais alors même pour un plan cul, il ne me fait pas envie. Parce que voilà, y a des inconnus qu’on va croiser dans la rue et on va se dire, oh ben tiens, lui, je me vois bien l’embrasser ou le pomper. Mais lui, mais non, absolument pas. Arf, quand je pense que j’aurais pu rester dans mon lit sans craindre de louper l’affaire du siècle… Mon ex, en bonne maîtresse de maison, me sert un verre de Get 27 rempli à ras bord, balance une bière au hardeur et allume un joint. Super. Ils veulent m’enivrer et me droguer alors que je n’ai même pas eu le temps d’enlever mon blouson. Je ne sais pas pourquoi, j’avais l’impression d’être tombé dans une méga-embuscade. Mais pas grave, je suis Axel, je maîtrise, je vais faire ce que je sais faire le mieux, être le meilleur. (Paf, une cheville vient d’exploser…) Evidemment, mon ex prend le fauteuil monoplace, me laissant avec le hardeur sur le canapé. Lui est à l’aise, je joue le jeu. Il me tend le joint, que je refuse en lâchant un « non, je suis asthmatique » tout en m’allumant une clope. Comme il me regarde bizarrement pendant que je souffle la fumée en faisant un rond, style je me fous de sa gueule, bon ben, pas le choix, je tire un coup sur son joint. Mais pas plus. Parce que le joint, ça me rend facilement très bête, et je n’arrive plus à parler, je deviens incapable de faire des phrases complètes avec sujet-verbe-complément. Le hardeur reprend le joint, descend sa bière d’un trait (mmmhh, quelle virilité), et commence à parler d’un vieux film de cul dans lequel il a joué. Vraiment super, la discussion. Mais je fais semblant, en prenant un air détaché, que je maîtrise à fond le sujet. Et pour montrer que je m’intéresse, je lui demande si on trouve facilement ce film en DVD. « Ah ben non, il est pas sorti en DVD » qu’il me répond tout en posant le plus naturellement sa main sur ma cuisse, et en la laissant là, hein, maintenant qu’il est installé confortablement, tandis que mon ex se ressert à boire. Moi, je fronce des sourcils à sa réponse. « Il est pas sorti en DVD ? Il est sorti, euh, comment on dit déjà, en VHS ? » Oui, je sais, c’était de la provocation gratuite, c’est mesquin tout plein, mais c’est Axel, hein. « Ah non, c’est moderne, direct en téléchargement sur le net sur des sites spécialisés!! Huit euros pour trois jours de libre visionnage ! » Ca m’a rappelé les années 80, où certains films américains étaient tellement mauvais qu’ils ne passaient même pas par la case salle de cinéma pour finir directement dans les vidéo-clubs. Je soupire, et par désespoir, je lui demande de me refiler le joint pour tirer dessus. La nuit va être longue. Et je déteste mon ex. C’est officiel. Pendant une heure, la discussion se poursuit, et je fais toujours semblant. On se raconte tous les trois nos anecdotes de tournage, certaines soirées du Traxx, le sexe, le sexe, le sexe… On critique un peu Madonna au passage, mais non, hein, le sexe, c’est plus intéressant… Et le hardeur continue de me sourire, de poser gentiment ses mains sur moi en signe de complicité… Merde, mais je lui plais, on dirait. Mais je lui plais comment ? Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? J’ai beau essayé de me motiver, de me dire que j’ai pas besoin d’avoir envie pour avoir envie, ben non, hein… Je dis beaucoup « hein », je trouve… Quand est-ce que je rentre chez moi ? Finalement, mon ex étouffe un baillement exacerbé, défoncé (plus que nous) par le joint, et se lève en s’étirant : « Yaaaaawn… Bon, les loulous, moi, je vais me coucher, chuis crevé… Mais vous pouvez rester, pas de problème… Il vous suffira de tirer la porte quand vous partirez… » Et il tire un smack au hardeur, se penche pour m’embrasser sur le front alors que je reste bouche bée. Et il se barre dans sa chambre en fermant la porte. J’arrive pas à y croire. Ah, mais j’ai jamais vu ça. Et je me retrouve seul avec le hardeur assis à côté de moi, sa main sur ma cuisse, et le silence. Le lourd silence. Le trèèèèèèès lourd silence. « Quel temps de merde on a eu cette semaine » que je lâche enfin pour relancer la conversation. Oui, vous me direz, j’ai déjà fait mieux. « C’est clair » qu’il me répond, visiblement bien défoncé. Plus que moi, en tout cas, parce que lui ne semble pas gêné par le silence. Ou alors il ne s’en rend même pas compte tellement il est défoncé. Et à l’insu de son plein gré (et du mien), je pense que quelqu’un lui a définitivement greffé sa main sur ma cuisse. « Je vais partir au Texas cet été pour faire un film de cul, c’est super bien payé » qu’il me lâche finalement. « Ouah, c’est cool » que je rajoute, ayant oublié pour le coup de simuler l’enthousiasme. « Ouais, je sais. » Par pitié, que quelqu’un vienne me sauver. Je ne supporterai pas un silence de plus. « Tu me plais » qu’il me lâche en me volant un baiser sans me prévenir, essayant de fourrer sauvagement sa langue dans ma bouche. Eh ben je l’ai repoussé ! Si si ! Et je lui lâche un « Ah mais, toi, t’embrasses comme ça dès le premier rencard ? » Han, vous auriez dû voir sa tête ! Si je ne m’étais pas contrôlé, j’en aurais pleuré de rire ! Instinctivement, j’ai décidé de jouer le rôle de la princesse inaccessible. « Tu me plais » qu’il me répond d’un air tout penaud, les yeux embrumés. Je décide de continuer sur ma lancée : « Je sais que t’es un roi de la baise, apparemment t’as voulu ce rencard, mais rien ne t’empêche de te conduire comme un gentleman ! Moi, je le fais jamais le premier soir ! » Bon, la façon dont il me regarde, je comprends facilement qu’il a dû capter que deux-trois mots… Comme il ne sait pas quoi répondre, il m’embrasse à nouveau et me fout directement la main au panier (l’autre main toujours greffée à la cuisse, hein…) Il malaxe comme un boulanger, mais de mon côté, non, vraiment rien. Et sa langue, bon sang, on dirait qu’il essaie de forer un trou. « Arrête » que je lui balance, « je suis pas un hardeur, moi, je peux pas bander sur commande ! » Pas vexé pour un sou, il se retire, s’installe tranquillement sur le canapé, posant ses bras à l’horizontale sur le rebord du fauteuil, écarte bien les jambes pour laisser apparaître la longue et grosse bosse en relief sur son jean trop serré, et me lance avec le sourire d’un prédateur, et une confiance sans borne en son sex-appeal : « Pompe ma queue ! » J’avoue avoir mis quand même quelques secondes à analyser ce qui se passait, le cerveau quand même pas mal embrumé. Puis j’ai ri doucement, me suis levé et attrapé mon blouson. Sans même lui dire au revoir, je me dirige vers la porte, mais je me dis que j’oublie quelque chose. Ah oui, mon ex. Je me dirige vers sa chambre, ouvre la porte en grand et lui balance un « connaaaard ! » bien mérité ! Et je me suis cassé ! Oui, je sais, vous êtes super déçus. Vous auriez sûrement voulu que je me fasse défoncer comme une chienne, mais non. NicoW, pour le coup, doit être fier de moi, parce que j’ai enfin appris à me respecter. Parce que j’aime le sexe, mais je ne suis pas un objet sexuel pour autant. Je sais juste que je me kiffe comme ça faisait très longtemps que je ne m’étais pas kiffé comme ça, et que maintenant, les mecs, va falloir me mériter !!! ****** Sandra – Fading Shades [394 SAN FAD 1] C’EST QUOI ? Un nouvel album de Sandra, mais dont la stratégie marketing m’a un peu échappé. Quelle idée de sortir un album alors qu’on est enceinte jusqu’au cou et prête à expulser une paire de jumeaux ? Etait-ce une décision du tyran Cretu ou de la maison de disques qui a toujours tout foiré dans la promo de Sandra depuis 1992 à nos jours ? Mystère. Mais c’est clair que ça n’a pas aidé. En plus, alors qu’en 1990, la froide diva clamait à qui voulait l’entendre qu’elle ne chanterait plus que sur du 120 BPM pour pouvoir mieux poser sa voix suave, ben là, avec du 140 BPM, on sent plutôt l’appel des sous et des ventes que le plaisir du travail bien fait. CHANSONS-CLE ? Son Of A Time Machine, pour le côté un peu expérimental ; Will You Whisper, belle ballade à mi-chemin entre Sandra et Enigma, atmosphériquement suspendue dans les hauteurs des limbes (et vocalement, un peu asthmatique quand même) ; Invisible Shelter, du pur Sandra dans le bon sens, une intro très Cretuienne, auréolée de longues nappes ambient avec un piano classique qui ne cesse de monter, des susurrements mystiques, et la voix d’Angel Hard (celui qui a chanté sur pas mal d’Enigma, comme Return To Innocence), pour, au final, une chanson accrocheuse et de qualité ; I Need Love ’95, excellente chanson de 1992 qui avait très étrangement fait un bide, mais Sandra et Cretu l’aiment, donc nous la resservent dans une ré-orchestration très Depeche Mode ; First Lullaby, qui clôt l’album, magnifique ballade électronique et touchante, dédiée aux deux jumeaux à naître. VERDICT ? Mitigé, hélas. Autant on a de splendides chansons très bien produites, respectant l’univers Cretuien de Sandra, autant on se retrouve avec des daubes inconsistantes comme Tell Me More et Won’t Run Away (trop rapides et trop eurodance pour être traitées comme du respectable Sandra), et je n’ose même pas parler de You Are So Beautiful, qui n’est juste que bruit et meulements. De plus, on ne va pas revenir sur la stratégie marketing, mais on sent à l’écoute que Sandra s’est mise à beaucoup trop fumer, c’est dommage, parce que la voix en a pris un sacré coup (et ça n’ira pas en s’arrangeant). Et la pochette hideuse n'a super pas aidé non plus. Bref, le bide de cet album n’est pas une surprise. Mais je tiens à le répéter, il y a quand même quelques petites merveilles sur ce CD qui vaut son achat rien que pour First Lullaby.
April 17 Le petit ami des stars!Et oui, Axel continue sa grande ascension dans le monde des stars people ! Après avoir fricoté avec un acteur de sitcom reconverti en comédien de théâtre et un chanteur, ce soir, il a rencard avec un hardeur de porno gay ! ****** Paula Abdul – Head Over Heels [393 ABD HEA 1] C’EST QUOI ? C’est donc le troisième album de celle qui a réussi à vendre plus que Madonna à la fin des années 80, après une absence de trois ans. Absence voulue volontairement par la maison de disques qui souhaitait créer un effet de manque, et re-balancer dans le tas Miss Abdul juste au moment où le public se demanderait ce qu’elle devenait. Mauvaise stratégie, à vrai dire. Car à la fin des eighties, Paula Abdul avait révolutionné le monde de la pop avec des méga-chorégraphies et des clips très esthétiques, tout ça repris par Janet Jackson en son absence. Alors avec Janet Jackson qui chante mieux et qui a des chansons plus funky, qui attendait encore Paula Abdul avec un troisième album ? CHANSONS-CLE ? Bien sûr « My Love Is For Real », très R’n’Bisant ; « Crazy Cool », produit par The Family Stand, qui s’étaient occupé des ¾ du précédent album (Rush Rush, The Promise Of A New Day), qui, comme son nom l’indique, est du groove bien cool ; « Ain’t Never Gonna Give You Up », produit par Color Me Badd ; « Love Don’t Come Easy », avec un rythme cubain bien apprécié ; « If I Were Your Girl », jolie ballade qui met quand même à mal les vocalises asthmatiques de Paula ; « Sexy Thoughts », bonne chanson bien sexy qui re-pompe quand même à fond le Express de Dina Carroll ; « Ho-Down », qui est un pastiche des bons vieux morceaux R’n’B des années 50, avec un long slam qu’il faut reconnaître très bien maîtrisé par la chanteuse (mais qui s’est sûrement fait en une centaine de prises) ; « It’s All About Feeling Good », groove R’n’B frais, joyeux et insouciant, qui n’est pas sans rappeler de bons vieux Earth Wind & Fire. VERDICT ? A vrai dire, cet album est bien, et même bon. Alors que s’est-il passé pour qu’il devienne un bide ? Les chansons sont bien produites, inventives, entraînantes, sexy, mais, mais… Mais il manque quelque chose d’important : des hits. Et c’est ce qu’on attendait de Paula Abdul, même encore à ce moment-là, des hits en puissance qui assaillent toutes les radios et MTV. Parce qu’une chanson peut être très bonne sans avoir de potentiel pour autant. Et pour une artiste qui nous a balancé des hits aussi forts que Straight Up et Cold Hearted, forcément, ça manque.
April 13 Ce n'est pas la taille qui compte...Ma grand-mère m’a encore illuminé de sa grande sagesse. Oh, ne nous trompons pas. Sous ses airs de vieille dame meurtrie qui se lamente égoïstement approximativement toutes les 18 secondes, tel le nouveau martyr de la société, c’est une grande garce manipulatrice. Elle a tout fait dans sa jeunesse : lesbianisme, trio, partouze, drogues… C’est d’ailleurs elle qui, à mes 14 ans, m’expliqua les particularités de chaque drogue, avec les effets secondaires et tout et tout… Et là, ben elle m’a encore fait profiter de sa grande expérience de la vie en me disant : « Ce n’est pas la taille qui compte, mon petit… C’est le goût ! » Amen ! ****** Paula Abdul – My Love Is For Real [392 ABD MYL 1] C’EST QUI ? Aujourd’hui jury d’American Idol, n’oublions pas que Paula Abdul a été la chanteuse qui a sauvé Virgin Records de la faillite à l’époque avec 37 millions d’albums vendus dans le monde. C’EST QUOI ? My Love Is For Real est le tant attendu nouveau single après trois années d’absence, avec Ofra Haza en featuring, si, si, rappelez-vous, l’Israelienne qui avait chanté en 1988 Im’Nin Alu, et qui est morte en 1997 d’une soi-disant grippe (vous aurez traduit à ma place). REMIXES-CLE ? « LP Version », juste sublime, un léger beat R’n’B avec musique arabisante en fond ; « E-Smoove Fever 7’’ Edit », jazzy-clubby-house qui prend tout son potentiel dans sa version extended ; « Strike Straight Up There Mix », eurodance 2.0 qui s’avère pour le coup assez plate, comme si c’était une démo à laquelle on n’aurait pas encore rajouté de beat derrière (pas de mauvais jeu de mots, Cam’ !), ce qui n’empêchera pas les producteurs Strike de ressortir le remix de cette chanson deux ans plus tard en changeant les vocaux et en mettant leur nom dessus. VERDICT ? Paula Abdul signe là l’un de ses meilleurs singles, sinon le plus mâture, bien loin du style de Straight Up et Cold Hearted, et c’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que le public américain n’a pas suivi, à tort.
April 03 Comme Axel continue de s'ennuyer...Comme Axel continue de s’ennuyer, il a décidé de faire quelque chose d’autre que la cuisine hier… Oh, je vous rassure, j’ai abandonné l’idée d’installer des prises électriques murales… J’avais pensé aussi à repeindre entièrement mon salon et recouvrir ainsi ma fabuleuse tapisserie des années 30 avec plein de lys verts en motif, mais j’ai abandonné l’idée, parce que 1/ je n’avais pas de peinture et 2/ quand bien même, doué comme je suis, j’aurais été capable de m’asphyxier. J’ai pensé également à démonter entièrement mon unité centrale pièce par pièce et la remonter pour voir si j’y arrivais tout seul, mais j’ai écarté cette image de ma tête aussi. Et j’étais là, à me demander ce que j’allais faire tout en écoutant le reste de 58 CD (vivement que j’arrive au nouvel album des Pet Shop Boys que, d’après mes calculs, j’écouterai demain matin) (oui, parce que j’ai décidé que ces 58 CD tout neufs, je les écoutais par ordre alphabétique), et c’est là que j’ai eu l’illumination : aujourd’hui (enfin, hier), Axel va combattre la criminalité !! (Et NicoW secoue encore la tête d’un air dépité en soupirant…) Parce qu’il faut re-situer le contexte. Tout a commencé le weekend dernier, quand j’ai découvert une flaque d’eau dans ma salle de bain. Une fuite. Pas énorme, mais une flaque quand même. Apparemment, elle vient du chauffe-eau de mes proprios. Oui, parce que j’ai le chauffe-eau de mes proprios dans ma salle de bains, ne cherchez pas à comprendre. Mais en échange de bons procédés, eux, ils ont chez eux mon disjoncteur. Oui, je vous jure, c’est d’un pratique et d’une logique, c’est du Axel tout craché, quoi. Bref, une flaque. Qu’est-ce que je fais ? Ben je l’enjambe pour aller pisser et je repars. Bon, quelques heures plus tard, pris de remords, je retourne voir la flaque. Elle était toujours là. J’eusse espérer qu’elle se serait évaporée d’elle-même, mais non. Elle avait même grossi. Je m’agenouille pour regarder sous le chauffe-eau de mes proprios, mais comme il est énorme et mal foutu (et aussi un peu bouffé par la rouille), ben je ne vois pas d’où vient la fuite exactement. J’entends juste floc-floc. Et je crois que c’est une flaque intelligente, parce que plutôt que de se répandre exponantionnellement, ben perfide et vicieuse, elle a suivi son chemin en passant derrière ma planche à repasser (qui ne me sert pas à repasser parce que je ne sais pas repasser, mais c’est pratique pour poser les fringues), puis a pris un virage à 180 degrés pour s’agrandir vers ma baignoire. Une flaque mutante, quoi. Donc, je sors ma serpillère et je tue la flaque en trois coups. Et je repars gaiement vers mon ordi en me disant qu’une flaque ou une fuite, oh ben, ça doit arriver tout seul sans explication de temps en temps, que c’est comme ça, c’est la vie, pas de danger. A part que quelques heures plus tard, la flaque était revenue. Dit comme ça, ça me fait presque penser à une nouvelle de Stephen King. Après « La Brume », ben « La Flaque ». Merde, je tiens peut-être un futur best-seller et je ne le sais même pas. Bref, j’étouffe la flaque et je décide de placer ma serpillère près du chauffe-eau, comme ça, elle fera barrage. Barrage, mon cul. En quelques heures, la flaque est à nouveau là, et a repris exactement, centimètre par centimètre, le même trajet, c’est hallucinant. Derrière la planche à repasser, et hop, virage, et hop, baignoire. Bon, je crois que je vais appeler mon proprio. Comme je bossais lundi, c’est ma proprio qui a fait rentrer chez moi le plombier de l’entreprise à laquelle elle fait appel depuis déjà 45 ans. Le verdict est donné : le chauffe-eau est percé. Ca, c’est super pas de bol, parce qu’un chauffe-eau de cette taille, c’est quand même 1200 euros, hein. En même temps, quand je suis arrivé dans cet appartement il y a 11 ans, le chauffe-eau était déjà là. Mais bon. Voilà, quoi. 1200 euros envolés à l’improviste, même si on est friqué comme mes proprios, ça n’amuse pas. En attendant qu’il vienne installer le nouveau chauffe-eau le jeudi matin, ben me voilà de corvée de serpillère. A me faire un sale trip sur cette flaque qui semble vivante et animée d’une intelligence hors du commun. Parce que, comment sait-elle que c’est une fois arrivée au coin de la planche à repasser qu’il faut prendre le virage à 90 degrés ? J’ai toujours eu une profonde admiration pour les plombiers, les électriciens, et plus généralement, l’ensemble des artisans. Sincèrement. Parce que, avec un niveau d’études assez bas, ils savent faire plein de trucs que moi, avec mon bac +43, je suis incapable de faire. En même temps, je ne suis pas un bon exemple, vu que je mets 35 minutes pour changer une ampoule. Mais c’est pour cette raison que je ne dénigrerai jamais quelqu’un pour son niveau social ou d’études. Même si là, j’ai quand même été confronté au méga-cliché du plombier. Parce que, hein, on ne sait jamais, j’ai vu plein de films porno, le plombier est toujours un grand Slovaque super sexy et gavé bien gaulé, entièrement nu sous son bleu de travail, qui se dirige toujours vers le locataire en s’épongeant de son avant-bras le front perlant de sueur, demandant un verre d’eau fraiche, et sortant finalement une putain de bite de 24 centimètres bien veinulée qui ne demande qu’à être gobé goulûment. Donc, ce jeudi matin, je me suis fait tout beau, sapé décontract’, les cheveux faussement décoiffés en spikes et trois tonnes de terre de soleil Jean-Paul Gaultier pour camoufler mes cernes et ma pâleur de malade mourant. A part que j’ai eu droit à deux apprentis qui, à eux deux, ne devaient pas dépasser mon âge. Et sachant que, tout le monde le sait, sur les sites de rencontres gay, j’ai toujours 24 ans… Bref, d’un côté, nous avons un gros bébé qu’on penserait tout droit clôné d’Al Molinaro, le patron du bar de Happy Days, avec encore du duvet à la place de la moustache, et de l’autre, ben on a un rugbyman nain muet et avec l’air vraiment bête. Alors je mets en garde mes lecteurs. En aucun cas je ne vais critiquer le travail des plombiers en général, mais là, c’était vraiment le cliché-même que tout le monde se fait de la profession. Pendant que Gros-Bébé se demandait quoi faire avec ses clés à mollette, ben Rugbyman-Nain regardait bêtement et d’un œil aussi vif qu’un œuf dur, sans rien dire, adossé contre le mur, la bouche légèrement béante. Et quand il s’ennuyait, il regardait ce qu’il y avait dans ma salle de bain ou dans mon couloir. Et si je n’avais pas été là, oh ben, pendant que son collègue continuait de trier ses boulons, ben il aurait tranquillement visité mon salon, hein. Pour le coup, je les ai plantés dans ma salle de bain et suis retourné devant mon ordi, en leur mettant de la bonne vieille techno belge early 90’s, bien bourrin, histoire qu’ils me détestent un peu moi aussi, pour un peu plus d’équité dans nos rapports. Oh ben, pour changer un chauffe-eau, ils ont mis six heures (en comptant la pause sandwich, hein), et sont repartis. Gros-Bébé semblait content de son travail, mais Rugbyman-Nain me sidérait véritablement. Une telle absence d’intelligence dans le regard, c’est rare, mais sincèrement rare. Et on aurait presque cru que de la bave avait coulé du coin de sa bouche entrouverte. Peut-être qu’il a été lobotomisé récemment et qu’il est en pleine réinsertion professionnelle et sociale, je ne sais pas. Bref, le nouveau chauffe-eau est en place, moins volumineux que le précédent, sans rouille, et en plus, on peut enfin apercevoir toute la tuyauterie en dessous, c’est cool. Quelques heures plus tard, dans l’après-midi, je décide de m’accorder un bon bain bouillant et plein de mousse. Et en rentrant dans ma salle de bain, j’hallucine, mais alors là total. La flaque était revenue !!!!! Plus grosse que jamais ! Ah mais du vrai Stephen King ! Vous auriez dû voir ma tête. Comme dans un vrai film d’épouvante. J’essaye de réfléchir, je me dis, merde, le nouveau chauffe-eau est percé aussi, c’est super pas de bol. Et j’entends bien toujours le floc-floc. A nouveau agenouillé (c’est comme ça qu’on m’aime !), c’est là que je vois ce que je vois. Un fin tuyau mural dont s’écoule à chaque seconde une goutte. C’est le tuyau qui fuit. Ce n’était pas le chauffe-eau. Et là, je me rends compte de ce que je viens de penser. CE N’ETAIT PAS LE CHAUFFE-EAU. LE CHAUFFE-EAU ALLAIT TRES BIEN. LE CHAUFFE-EAU N’ETAIT PAS PERCE. Là, on tape encore plus loin dans le cliché. Parce que le plombier s’est fait une putain de commission en faisant changer le chauffe-eau et en en facturant un tout neuf en faisant croire qu’il était percé, alors que le chauffe-eau, finalement, il n’était pas défaillant. Comme les mécaniciens qui font en sorte de trouver plein de trucs qui ne vont sous le capot d’une voiture pour facturer encore plus le client qui n’y connaît pas grand-chose, ben le plombier, pareil, bam, allez, 1500 euros, on prend. Direct, j’appelle mon proprio qui vient vérifier ça. Il est aussi halluciné comme ça. « Portez plainte » que je lui conseille d’un regard en coin sur un ton de conspiration. Donc deux heures plus tard, non seulement, le plombier a dit qu’il allait revenir, mais laisser le nouveau chauffe-eau sans le facturer. Tu m’étonnes. Ca coûtera toujours moins cher que la prison ou des dommages et intérêts. Mais, malgré le fait que ma salle de bains n’était plus qu’une grosse flaque, j’avais fait quelque chose de constructif de ma journée ! J’ai combattu la criminalité ! La justice a gagné ! Et ce matin, le réveil a été bizarre. Vous savez, cette impression quand vous vous réveillez que vous vous réveillez parce qu’il y a quelque chose d’inhabituel. Dans la pénombre, vous êtes encore à moitié dans votre sommeil, mais vous savez qu’il y a quelque chose de bizarre. Un bruit imperceptible, comme un grattement. Et là, étrangement, soudainement, ça m’a ramené une ancienne angoisse, celle de retrouver mon ex bi-polaire complètement désarticulé dans les ténèbres de mon couloir. Je n’ai pas compris tout de suite le rapport de ce flash, mais j’ai compris que quelqu’un tentait d’ouvrir ma porte. Je me suis levé d’un coup sec, ai traversé le couloir d’un trait et ai déclipsé d’un tour de clé la porte pour l’ouvrir en grand. Gros-Bébé, tout ennuyé, essayait de rentrer, pensant que je n’étais pas là et que la proprio avait laissé mon appart’ ouvert. Déjà, je l’ai démonté verbalement pour cette tentative de fausse intrusion (comme quoi, sans café le matin, je peux être très méchant), et je lui ai balancé qu’il avait une heure chrono pour réparer le tuyau et nettoyer toute la fuite. Et c’est là que je me suis rendu compte de quelque chose. Gros-Bébé m’avait vu décoiffé au réveil. Décoiffé au réveil. Décoiffé au réveil. L’erreur suprême. Personne ne m’a jamais vu décoiffé au réveil. Alors je n’ai pas eu le choix. J’ai été obligé de le tuer. ****** Strictly Rhythm – The Third Album [391 STR THI 1] C’EST QUOI ? Strictly Rhythm est un label d’underground-house fondé en 1989 à New York et repris par la suite par George Morel, avec un son bien déterminé et reconnaissable entre tous, et a produit de nombreux artistes de la scène électronique comme Masters At Work, Kerri Chandler, Eric Morillo, Roger Sanchez, Armand Van Helden, Todd Terry, Mood II Swing, DJ Pierre… Un grand, grand label avec une forte réputation. Fort de son succès dans les années 90, le label sortira régulièrement des compilations pour faire la promotion de ses nouvelles productions. MORCEAUX-CLE ? Là, tous. Mais absolument tous. Là, c’est du 20/20, il n’y a rien à jeter, chaque morceau est en soi un petit bijou de house music : Hardrive « Just Believe (remix) », et son groove infectieux ; Morel’s Grooves Pt. 3 « Down To The Waistline (the sound factory mix) », dernier vestige de la techno-sex uplifté en house-sexy avec son « bitch » arrogant ; Erick Morillo « Dancing (a little more mix) », où quand un orgue d’église devient un morceau de house hypnotique imparable ; M & M « So Deep, So Good », l’un des hymnes tribal-house de la discothèque Le Spectre ; Smooth Touch featuring Althea McQueen « Come & Take A Trip », incroyable morceau de disco-house excité et entêtant ; Androgeny featuring Michael M. « I Could Be This, I Could Be That (transy tribal mix) », avec une drag-queen qui susurre avec plein de manières l’hymne de tous les transgenres : « Who do you think I am ? I could be this, I could be that, I could be him, I could be her, I could be a he, I could be a she, I could be anything » Amen. VERDICT ? Je crois que c’est cette compilation qui m’a définitivement donné envie de partir aux Etats-Unis. Parce qu’au niveau des boites de nuit, quand on entendait ce qui passait en France (de la bonne grosse soupe commerciale à la 20 Fingers) et ce qui passait aux States (de la vraie house music de club), ben il n’y a plus à hésiter. Cet opus, comme tous les opus provenant du label Strictly Rhythm, valent vraiment le coup, histoire de rappeler ce qu’est la vraie house music.
April 02 Quand Axel s'ennuie...Quand Axel s’ennuie, ce n’est pas très bon signe. Parce que quand il s’ennuie, il cherche absolument à faire quelque chose pour occuper le temps. Et même quand ce n’est pas du tout constructif, il décide quand même que ça a toute son importance. Et ce ne sont pas forcément des choses fûtés. Donc hier en fin de journée, j’avais le choix entre organiser une tournante dans la cave de mes proprios avec une douzaine de wesh-wesh-canne-à-pêche ou bien cuisiner. Si ! Je suis capable de cuisiner ! Au micro-ondes, certes, mais je suis capable ! Le poulet au curry avec son riz basmati, en deux minutes, il est prêt avec moi, Môssieur ! Et puis, plus sérieusement, à vrai dire, je me force à manger ces derniers temps, parce que j’arrive à peine à dépasser les 1000 kcalories par jour. Un pantalon pour lequel je n’arrivais même pas à fermer le bouton il y a à peine trois mois et qui me boudinait les cuisses, ben maintenant, je flotte tellement dedans que quand je marche avec au boulot, je passe mon temps à le remonter parce qu’il descend en bas de mes hanches. Donc même si je n’ai pas faim, je me force un minimum, parce que je n’ai pas trop envie de devenir anorexique. Et donc, hier, je fouinais dans mon frigo pour voir ce que j’allais me préparer. Et je tombe sur cette magnifique offre promotionnelle de chez Casino : dix soufflés jambon-fromage pour seulement 1,96 euro, et seulement 180 kcalories le soufflé. Mais déception quand j’ouvre la boite, ce sont des trucs en pâte tout graisseux qui, apparemment, sont destinés juste pour un vrai four. Je lis la notice qui m’explique qu’il faut laisser le soufflé chauffer 25 minutes dans le four. Putain, 25 minutes pour un soufflé, faut pas mourir de faim si on en veut un, hein… Alors, bon, hein, malgré la maladie, je réfléchis et je fais mes petits calculs… S’il faut 25 minutes pour un four normal, ben l’en faut au moins 15 pour un micro-ondes. Allez hop, petite assiette en carton (pour éviter de perdre du temps inutilement à faire la plonge), je lance le soufflé, et je m’en vais vaquer à mes 58 CD à écouter. Cinq minutes étaient à peine passées que j’ai entendu un fulgurant « BOOM » dans la cuisine. Boudiou. Alors que je m’imaginais déjà avoir fait sauter tout l’immeuble pour juste un soufflé jambon-fromage à 180 kcalories, ben en fait non, le micro-ondes était toujours intact, pas de flamme, le plat continuait de tourner… J’arrête le minuteur et ouvre timidement la porte du four… Bon, en soi, le soufflé était devenu tout noir et tout dur, et semblait un tout petit moins délicieux qu’une brique de cheminée, mais une putain de fumasse s’est mise à sortir du four… Mais style quinze fois plus que ne pouvait en contenir le four… Evidemment, pas de fenêtre dans ma kitchenette, juste une porte qui donne sur ma terrasse, donc me voilà à traverser la fumée pour ouvrir cette putain de porte, jusqu’à ce que je me rappelle que je l’avais faite condamner au mastic deux ans plus tôt parce que je trouvais qu’elle ne servait à rien et que je ne l’ouvrais jamais. Et je me suis mis à étouffer dans cette cuisine, et maintenant, je comprends pourquoi, dans les films, ces crétins d’acteurs se mettaient à tousser dès qu’il y avait le feu, j’ignorais à quel point la fumée pouvait être suffoquante. Au moins, j’aurais appris quelque chose… Ce qui, néanmoins, ne réglait pas mes affaires, vu que la fumée se répandait dans tout mon couloir et mon salon, avec une odeur de brûlé épouvantable… Aux grands maux les grands remèdes : je saisis un T-shirt et me mets à sautiller sur place en donnant de grands coups de tissus en l’air pour tenter d’évacuer la famille. Heureusement que je n’étais pas filmé, parce que la scène était assez ridicule, on aurait dit Björk en concert qui nous refaisait son éternel « j’ai 12 ans, je suis un papillon et je saute dans tous les sens comme un cabri ». Comme je suis quand même intelligent, au bout d’une dizaine de sauts, je me suis rendu compte que ça ne servait vraiment à rien. Et j’ai quand même ouvert ma double-fenêtre du salon pour aérer. Mais la fumée et l’odeur étaient déjà arrivés au bout de mon couloir, et se répandaient déjà dans le reste de l’immeuble… Quel cauchemar… Ca m’apprendra à faire mon Heav’ malgré moi… J’ai vidé deux bonbonnes de Oust, cinq diffuseurs d’odeurs « fraicheur atlantique » à la base réservés pour mes chiottes, et même du Fébreze textile pour tenter d’éliminer cette odeur de crâmé… Bon, au bout de trois heures, l’odeur s’est amoindrie (un peu), la fumée s’est dissipée, il faisait un froid polaire dans mon salon, et le micro-ondes puait définitivement la mort. Et je n’avais toujours pas mangé. Et je n’avais d’ailleurs plus du tout faim. Bon, aujourd’hui, je ne sais pas trop quoi faire… Et si j’installais des prises électriques murales ? ^^ ****** Scooter - …And The Beat Goes On ! [390 SCO BEA 1] C’EST QUI ? Scooter est un trio allemand spécialisé dans le happy hardcore, de la bonne techno boom-boom à 220 BPM, mais avec des mélodies au piano (sic). Mais le comble, au-delà du fait que cette musique est pratiquement inécoutable, c’est qu’en Allemagne, Scooter n’a jamais cessé de cartonner (malgré un petit passage à vide à la fin des 90’s), et nous a quand même sorti plus d’une vingtaine d’albums depuis 1994 ! Décidément, je ne comprendrais jamais les Allemands. C’EST QUOI ? C’est leur tout premier album, de la happy hardcore festive avec des vocaux pitchés au possible, et servi par des singles qui ont cartonné et que (pratiquement) tout le monde connaît, hélas, comme « Move Your Ass ! » et « Hyper Hyper ». MORCEAUX-CLE ? « Different Reality », « Cosmos » et « Rhpasody In E », pour leur côté trance germanique instrumentale, un peu comme du Quench accéléré mais sans les cloches ; « Waiting For Spring », pour son intro en longue montée, ses chants des anges, et la première minute d’écoute n’est pas encore passée qu’on est déjà complètement accros au morceau ; « Endless Summer » et « Beautiful Vibes » pour leur piano old-school entêtant. VERDICT ? Ayant profondément détesté les singles de cet album, inécoutables et insupportables, parce que plus ça va vite, plus ça fait du bruit, et plus ça fait du bruit, plus j’ai envie de trucider à la tronçonneuse de manière impulsive et incontrôlé le premier qui passe, je partais avec une très mauvais a priori sur ce disque. Et un soir, avant d’aller au Sax Generation, je m’étais arrêté avec une amie au Virgin Store de La Garde juste à côté, et l’album était en écoute libre. Je suis tombé instantanément amoureux de Waiting For Spring, et je n’ai pas cherché à comprendre, sans même finir le morceau, j’ai reposé le casque et acheté l’album. Alors soyons réalistes, les morceaux happy-hardcore sont très mauvais, mais les tracks de trance germanique plus classique restent d’honnête facture. En fait, cet album serait presque sympa s’il n’était composé que de six titres…
April 01 Repos forcéParfois, quand on tire trop sur l’élastique, ben il lâche… Ou alors il te revient sur le doigt et ça fait mal. Oui, enfin bon, je dramatise un peu, mais ces dernières semaines de stress et d’exténuation physique (aussi bien professionnelle que personnelle) ont eu un p’tit peu raison de ma santé. Déjà, il y a trois semaines, la douleur provoquée par un blocage du dos a été telle que j’ai failli tomber dans les pommes au boulot, mais j’ai refusé de poser un arrêt et de quitter l’entreprise, d’où visite quasi-nocturne chez l’osthéopathe, qui a plus fait office de psychothérapeute qu’autre chose. A cela peut s’ajouter un important amincissement en moins de deux mois (dont Bou a déjà pu noter les différences avec notre réunion du nouvel an) qui m’a fait perdre quatre tours de taille, véridique. Ca me fait bizarre, d’ailleurs… Un pantalon pour lequel je n’arrivais pas à fermer le bouton il y a encore trois mois, ben maintenant, je flotte tellement dedans que je n’ai même plus besoin de le déboutonner ou de baisser la braguette pour l’enlever. Tous mes proches restent étonnés devant tant de changement. Mais qui dit importante perte de poids dit également baisse de forme, c’est logique. C’est assez déstabilisant en soi, il faut l’avouer… Et puis la semaine dernière, je me suis traîné une sale crève, et là, pareil, malgré les engueulades de ma responsable, je refusais de poser un arrêt. Tant que je suis encore debout, ben je peux encore aller travailler. Parce qu’autant, tout le monde le sait, je suis ZE drama-queen personnifié, mais je ne me suis jamais posé comme une victime ou même permis d’abuser du système en simulant. Malgré m’être enfilé la semaine dernière tout ma boite d’Actifed (et l’Actifed, finalement, ça défonce bien, quand même), je n’étais, en fin de weekend, pas vraiment sorti de cette crève. Un peu mal à la gorge, un peu mal à la tête… Mais vaillant, j’ai bossé lundi et mardi malgré la gêne… Et hier soir, alors que je mâtais les sélections de Nouvelle Star (super content que Yoann et Tivo, enfin le p’tit black dont je ne me rappelle pas le prénom, aient été pris, mais super dégoûté que Jean-Philippe, lui, n’ait pas été pris), ben la douleur m’a terrassé sans prévenir : une forte barre au crâne (et pas ailleurs, hein, Cam’), les sinus meurtriers, le nez bien pris (et pas autre chose, hein, Cam’ !)… Malgré une fatigue bien là et un shoot intensif à l’Advil, rien n’y a fait… Et j’ai passé une nuit blanche à souffrir en silence et à me mâter, tout en essayant de m’endormir, toutes les conneries qui passent la nuit à la télé… D’ailleurs, un bon moment passé sur le making of de la comédie musicale Cleopatra (Sofia Essaidi et Kamel Ouali, qui m’inspiraient ni amour, ni haine, mais plutôt de l’indifférence, ont gagné mon respect) (ah, et aussi l’un des danseurs qui s’appelle Medhi, je le laisse m’embrasser quand il veut !!)… Bref, le marchand de sable ne sera jamais venu me border les paupières, et c’est à 7 heures du matin, en sucrant mon café avec du Doliprane, que j’ai pris la décision fatidique : je n’irai pas travailler aujourd’hui. J’avertis d’abord Nath, ma responsable, avec ma voix d’outre-tombe, que, finalement, je vais enfin l’écouter et ne pas venir bosser, et que non, ce n’était pas un poisson d’avril. Elle m’a félicité avec un enthousiasme débordant de joie. J’ai une chef vraiment bizarre. Puis j’ai appelé mon médecin, et je suis tombé sur sa secrétaire. Je lui donne mon nom de famille, et elle s’exclame dans la seconde : « Axel, c’est ça ! » Super étonné, je lui demande comment elle connaît mon prénom. « Oh, facile de retenir votre prénom ! Vous êtes vraiment le seul client que je connaisse qui paye une consultation pour se faire enlever une écharde dans le pied !! » Je lui ai répondu de mon plus beau grognement antipathique. Merde. J’y suis allé y a trois ans, parce que l’écharde me faisait mal et que j’avais une méga-soirée à Poitiers quelques heures plus tard. Même que, en bon Axel que je suis, j’avais demandé au docteur si ça ne faisait rien que je boive de l’alcool avec une écharde dans le pied. Donc, à semi-mourant (non, je n’exagère pas), je me suis traîné jusqu’au cabinet de mon doc, qui m’a accueilli comme il se devait. « Axel, mais quelle sale tête vous avez ! » « Votre réconfort m’est très précieux, Doc » que j’ai ronchonné en lui passant devant sans lui serrer la main. « Et qu’avez-vous donc fait avec vos cheveux ? » Je lui ai lancé un regard assassin, suivi d’un grognement. Je lui évoque mes symptômes, et tout joyeux, il me répond : « Ah ben c’est une gastro ! » « Doc. » Il m’ausculte le fond de la gorge et m’explique qu’il y a du pus au fond de ma gorge. « C’est pas du pus, hé hé ! » que j’ai failli rajouter, mais je n’avais pas la force de faire de l’humour. « Bon, d’accord, c’est une sinusite aigüe ! Et une belle ! » Et apparemment, c’est à cause de l’Actifed, qui a masqué une rhinite qui s’est transformée en sinusite ou je ne sais quoi. J’ai fait psycho, pas médecine. Et là, le doc m’a achevé. « Bon ben Axel, je vous pose un arrêt de travail pour toute la semaine ! » Han. Un arrêt de travail. Pour toute la semaine. Toute la semaine sans aller bosser. Mais comment ils vont faire sans moi au boulot ? Mais comment je vais faire sans le boulot ? Et puis vous savez quoi ? Je me suis dit que, merde, au bout d’un moment, la maladie, c’est peut-être aussi le corps qui lance un message et qui dit : « Hey, là, tu pousses trop, tu es exténué mais trop têtu pour le reconnaître, alors je t’envoie une bonne grosse maladie pour calmer un peu ton obstination et te forcer à te reposer. » Oui, je certifie, j’ai fait psycho, et le corps parle quand il est fatigué. Et je me suis dit que, mince, aussi, je crois que j’ai bien mérité un peu de repos. En même temps, hein, j’ai pas le choix, je suis vidé de mes forces (mais pas d’autre chose, hein, Cam’), et avec la fatigue et le mal de tête, je serais incapable de faire correctement mon boulot, et ça serait plus un calvaire qu’autre chose. Donc, hein, ben cette semaine de repos, je crois que je vais l’accepter sans rechigner. Ca tombe bien, parce que j’ai 58 CD que j’ai achetés et que je n’ai pas encore eu le temps d’écouter. Là, j’ai le temps. Et puis de longs bains bouillants pour me détendre. Et puis du temps pour moi. Et puis aussi rester allongé dans mon lit. Et puis, et puis, et puis d’autres choses qui dépendront de mes forces, hé hé ! Donc, de mon petit chez moi, bien au chaud à me soigner, je vais penser fort à vous. P’têt même vous appeler si j’ai pas trop la barre… au crâne ! ****** Indra – Anywhere [389 IND ANY 1] C’EST QUOI ? C’est le un, deux, troisième album de l’Estonienne (si on excepte le best of), et pour marquer une évolution musicale (oui, enfin, évolution musicale, NicoW vient de s’étouffer en lisant ça), elle a décidé de travailler avec les plus grands producteurs eurodance du moment, à savoir Masterboy et DJ Bobo (et là, c’est moi qui m’étouffe en écrivant ça). CHANSONS-CLE ? « We Belong Together » et « Anywhere », les deux singles qui, il faut le reconnaître, sont plutôt efficaces ; « Tell Me How », véritable petite bombe eurodancefloor ; « Everybody Move In/ On », chanson marquée par l’empreinte Bobo, mais qui passe bien, parce que c’est mignon, que la mélodie est agréable et que ça donne un petit sourire en coin, et que ça nous fait balancer gaiement, et qu’aujourd’hui, c’est rare quand un morceau dance nous donne ça. VERDICT ? Comment dire ? Bon, passons sur les chansons anecdotiques de reggaedance un peu molles du genou qui cassent le rythme de l’album, passons sur les morceaux eurodance qui bastonnent à 150 BPM… Parce que c’est bien beau de s’entourer des meilleurs producteurs d’eurodance, mais c’est vraiment con de le faire une fois que l’eurodance est passé de mode !!!
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