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    30 mei

    Une dernière porte de fermée...

    Sans m'en rendre compte, j'ouvris ma petite armoire blanche pas plus haute que moi et y pris un T-shirt noir que j'enfilai rapidement pour éviter que Matthieu ne me voit torse nu. Déjà, mon petit ami s'était allongé sur le lit, et regardait le générique du film défiler sous ses yeux. J'alla m'installer derrière lui, et me colla contre lui, mais je sentis que l'étreinte n'était pas réciproque. J'aurais bien voulu me dire que j'étais paranoïaque et que je me faisais des films, mais je savais que la seule chose vraie était que je cherchais sans cesse des excuses au bisexuel qui partageait mon lit pour expliquer son manque de tendresse. Ne pouvant rien faire d'autre, je me rappelais.

    J'avais rencontré Matthieu au Dijeau alors que je prenais un café avec une certaine Patricia que je connaissais à peine, mais que je trouvais drôle à cause de ses cheveux un peu trop rouges à mon goût. J'étais tout de suite tombé amoureux de Matthieu, avant même qu'il ne m'adresse la parole. Il était beau comme un Dieu, jeune, frais, souriant, drôle, et super bien sapé. J'appris rapidement qu'il était mannequin. Et bisexuel. Mais il était célibataire. Il fallait que je fasse quelque chose, sinon je risquais de ne jamais revoir le bel Apollon.

    - Et si on sortait au Seven ce soir ? Vous n'avez qu'à venir chez moi avant!

    Bien sûr, Patricia accepta, et Matthieu ne mit pas longtemps à répondre par l'affirmative. La soirée s'était bien passée, et nous avions beaucoup parlé. De rien d'important, mais de tout et de rien. Puis Apollon inséra entre deux propos anodins qu'il habitait à Talence, qu'il n'y avait plus de bus à cette heure-ci, et qu'il allait devoir traîner dans la rue jusqu'à l'aube. Bien sûr, je lui proposais de passer la nuit chez moi en tout bien, tout honneur – même si je n'en pensais pas moins – et Matthieu m'avoua que ça lui ferait très plaisir, et qu'en plus, je lui plaisais beaucoup. J'essayais de mesurer ma chance: un petit jeune de vingt-et-un ans qui allait sortir avec un mannequin! Même dans mes rêves, je ne l'avais jamais imaginé. Nous nous étions mis au lit tous les deux, et je tentai de deviner comment ça allait finir, mais aucun des deux ne faisait le premier pas. Lorsque Matthieu avoua sa timidité, je pris les devants et montai sur lui pour l'embrasser tendrement, comme je savais si bien le faire. Je pouvais toucher son corps et c'était un véritable bonheur. J'avais peur d'aller plus loin, mais nous nous sommes endormis finalement l'un contre l'autre, tendrement.

    Le lendemain soir, Matthieu revint chez moi, un sac rempli de CDs et de cassettes vidéo de Céline Dion, son artiste préférée, et nous sommes partis danser toute la nuit au Space Opera, une discothèque techno à la base hétérosexuelle. Je fus étonné de voir Matthieu autant poursuivi par des filles qu'il ne connaissait pas et qui le harcelaient pour pouvoir sortir avec lui. A deux reprises, j'avais dû lui attraper la main et le tirer pour le libérer, et Matthieu, de son côté, faisait aussi attention à moi, et s'inquiétait quand il me perdait de vue. Je l'ai même entendu crier mon prénom dans la boite. Mais le deuxième soir également, nous n'avons rien fait, et Matthieu prétextait une toux pour ne pas m'embrasser. Moins de contact physique, et c'est allé dans ce sens tout au long des jours qui suivirent. Et plus Matthieu était distant et inaccessible, plus je l'aimais. Jusqu'à ce soir-là, devant Le Grand Bleu qui passait sur mon écran.

    - Matthieu?

    - Mmh?

    - C'est quoi, le problème?

    - Tu parles de quoi?

    - Tu m'embrasses pas, tu ne me prends pas dans tes bras... Qu'est-ce qu'il y a?

    - On en parlera demain.

    - Non, moi, je veux en parler maintenant.

    - Tu préfères pas attendre quand on sera réveillés?

    Bien sûr que non. Comment allais-je pouvoir dormir alors que je savais qu'il y avait maintenant effectivement quelque chose qui n'allait pas?

    Matthieu m'avoua alors avec un naturel plus que blessant qu'il pensait toujours à son ex-petite amie et que cela l'empêchait d'aller plus loin avec moi. "Oh non, tu n'es pas repoussant", mais il devait prendre du temps pour faire le point, et il comptait également m'en parler au réveil, et souhaitait que nous restions bons amis. Que pouvais-je répondre à tout ça? Maîtrisant mon état d'énervement qui allait croissant, je me levais pour me diriger vers la kitchenette et prendre un cachet Stilnox pour dormir. Je regardai la petite plaquette qui en contenait une dizaine tandis que j'avalais mon comprimé. Allez, un deuxième, pour être sûr de bien m'endormir. Et puis, zut, un troisième, comme ça, je serais sûr de ne pas ressasser de mauvaises pensées pendant une heure. Merde, autant finir la plaquette, comme ça, au moins, adviendra que pourra. Si j'y restais, je n'aurais plus à penser et souffrir et me sentir encore rejeté comme cela avait été tout le temps le cas durant mon adolescence lorsque je devais supporter ma corpulence. En plus, dans le pire des cas, cela ferait bien chier l'autre qui se retrouverait avec un cadavre sur les bras et qui culpabiliserait pour le restant de son existence.

    - Hé, Axel, qu'est-ce que tu fais?

    Bien sûr, il se posait des questions, il avait peut-être même deviné. Qu'importait.

    - J'ai quand même le droit de prendre des médicaments pour mon asthme, non? répondis-je assez agressivement sans le regarder.

    - Ah, je préfère!

    Ah! Ah! Ah! Des médicaments pour mon asthme! Putain, comme mon asthme avait bon dos, parfois! Je retournais me coucher sans rien dire et m'allongeais en faisant bien attention de n'avoir aucun contact avec cette pourriture ambiante. L'affaire ne dut durer que quelques secondes, mais je m'en rappellerais toute ma vie. L'ensemble de mon corps sembla se vider de tout ce qu'il y avait à l'intérieur, et moi, je plongeai, plongeai, plongeai... Je n'aurai jamais pensé que partir pouvait se révéler aussi agréable, aussi relaxant. J'aurais voulu changer d'avis et remonter à la surface, mais je n'en avais pas ni la volonté, ni la force d'ailleurs, car c'était si bon...

    Je venais de fermer la plus grande des portes.

    *****

    Kylie Minogue - Finer Feelings [129 MIN FIN 1]

    L'une des plus belles pochettes singles de Kylie. Et l'un de ses plus beaux titres également, étonnament composé par Stock et Waterman. La version originale était pas mal, mais pour la sortie single, le titre a été confié pour le remixage aux producteurs Brothers In Rhythm, première vraie collaboration qui donnerait naissance, deux ans plus tard, à l'hymne ultime qu'est Confide In Me. Ce remix, utilisé comme single, est d'une pure beauté, jouant sur le côté acoustique d'un piano si triste et les vocaux de Kylie, jusque là sous-exploités à l'époque. Ce remix donne également toute l'intensité dramatique que méritait cette chanson. En B-Side, à noter également l'un des meilleurs titres de Kylie période PWL, Closer. Un morceau de trance hypnotique que n'auraient pas renié Jam & Spoon, avec des gémissements overdubbés et des paroles entêtantes (nothing, no-nothing, there's nothing I like better, together now, together now, there's nothing I like better). Ce maxi-single vaut de l'or, ni plus ni moins.

    28 mei

    Toujours plus avant-gardiste que les autres!

    Un petit billet pour donner les dernières nouvelles!

    Dans un ultime acte de rebellion, ni moi, ni aucun de mes collègues avons demandé de permissions pour partir en pause ou aux toilettes samedi!

    Egalement dans la série "je suis con", celui (ou celle) qui m'avait volé mes lunettes de soleil J-Lo les a perdues sur le plateau, ce qui fait que j'ai pu les récupérer!

    Et enfin, dans la série "toujours plus avant-gardiste que les autres", en bronzant pendant ma pause déjeuner, mes pieds ont pris la marque de la lanière des tongs! Moi, je vous le dis, cet été, la marque de bronzage sera tendance!!!!

    *****

    Dance Club - Volume 4 [127 128 DAN CLU 4]

    Mmh, les bonnes vieilles compil' dance pourries!! Si si, vous savez, le genre de compil' avec juste deux-trois hits et le reste du tracklisting regorgeant de daubes qui n'ont d'ailleurs jamais dû sortir en single! Ce double CD a au moins le mérite de faire revivre de vieux hymnes hi-NRG 80's comme les inoubliables High Energy d'Evelyn Thomas (pas la présentatrice, hein!), So Many Men So Little Time de Miquel Brown (que d'ailleurs, mon père m'a avoué avoir dansé dessus quand il était jeune) ou You Spin Me Round des travelottes Dead Or Alive, sans oublier le splendide mais ridicule Fotonovela d'Ivan. Le plaisir également de retrouver le Faith de Rozalla (premier single peu connu), le Moving On remixé de Dana Dawson, l'uplifting Good Friend de Paris Red ou bien encore l'inusable Hold On de Club Land. Seul intrus dans une compil' de dance commerciale: le Un, Deux, Trois de Fredericks/ Goldman/ Jones! Oui, moi aussi, j'essaye encore de chercher la logique de celui qui a compilé ça!!

    25 mei

    De mieux en mieux!

    Oui, je ne pensais pas qu'on pouvait tomber plus bas au boulot que de devoir demander la permission pour aller aux toilettes... Hé ben pourtant si!

    Bon, déjà, on a affaire à un kleptomane au boulot. L'appareil photo numérique de Christina avait déjà été volée il y a quelques temps, et maintenant, on en est tous à un point où on part même en pause avec nos stylos pour pas se les faire piquer. Vrai de vrai! Je me suis fait piquer quatre stylos la semaine dernière! Hier, Marc, un de mes sup', s'est fait voler ses lunettes de vue (oui, ça paraît aberrant), et moi, aujourd'hui, mes lunettes de soleil très J-Lo (qui, en même temps, ne m'avaient coûté que cinq euros, mais bon...). Là-dessus, je vais mener mon enquête par contre.

    Ce matin, d'ailleurs, belle surprise. Encore à moitié réveillé, je m'installais à mon bureau, mes lunettes de soleil très Jennifer Lopez encore vissées sur mes yeux pour camoufler mes cernes, et j'ai entendu derrière moi un joyeux mais viril "Axel! Ca fait plaisir de te revoir!" Je lève la tête, et qui c'était? Han! Kerti! Toujours aussi beau! Une franche poignée de main, puis il a posé la sienne sur mon épaule, comme il sait si bien le faire. Et hop, une méga-flaque sous ma chaise! Oui, je sais, je suis pire qu'une gonzesse! D'ailleurs, j'ai pas arrêté de le charrier aujourd'hui en lui posant des questions bêtes sur les traitements de dossier (style pour faire une demande de geste commercial, est-ce qu'il faut envoyer un courrier interne au service qui s'occupe des déménagements), ce qui nous a souvent fait rire toute la journée.

    Revenons quand même à nos moutons! (Meuh!) (Euh non, bêêê, plutôt!) Comme vous vous rappelez si bien, au boulot, nous devons demander la permission pour partir en pause, faire noter par le sup' l'heure à laquelle on part et l'heure à laquelle on revient, alors que c'est déjà contrôlé par le système informatique de notre logiciel. Comment sait-on combien de minutes de pause nous avons droit dans la journée? C'est simple, il suffit de suivre la loi. On prend le nombre d'heures travaillées dans la journée, on enlève la première et la dernière heure, et le reste des heures pleines, on le multiplie par cinq minutes. Donc, pour une journée de 7h30, on enlève la première, on enlève la dernière, il reste 5h30, soit cinq heures pleines qu'on multiplie par cinq, et ça fait 25 minutes. (Ca y est, Oli a déjà fait une embolie cérébrale) Moi, donc, je m'octroie dans la journée trois pauses clope-café de huit minutes chacune. Trois fois huit, vingt-quatre. (Ca y est, on vient d'enterrer Oli!)

    Mais non, même la loi n'a plus (ou presque) de pouvoir au boulot! Nous avons eu droit, inscrit sur le tableau, à la nouvelle règlementation du temps de pause. Pour sept heures travaillées, 21 minutes; pour 7h30, 23 minutes; pour huit heures, 24 minutes. Alors là, avec ma sup' Nath, on s'est creusés la tête, complètement éberlués, pour essayer de trouver une logique. Et oui, il existe une autre règlementation de la gestion des pauses dans le code du travail, qui consiste à accorder trois minutes de pause par heure pleine travaillée. Mais cette loi concerne les emplois en mode trois fois huit (oui, Oli, 24, on sait! Mdrrr!). Alors là, je suis pas du tout d'accord, hein!!!!

    A ma débauche aujourd'hui à 18h30, je suis resté un peu plus longtemps au boulot parce que c'était la pause de Jeremy (qui finissait, lui, à 20 heures) pour qu'on en parle devant un café. Il est complètement d'accord avec moi, et à partir de vendredi, y a un sacré foin qui va exploser. Maintenant, il faut mettre des limites à cette masquarade. Ceux qui abusent des pauses, qu'ils se prennent un avertissement, bordel, on n'a pas tous à trinquer!!!

    D'ailleurs, ici, j'ai rarement parlé de Jeremy, mais je vais en dire quand même quelques mots. En janvier, quand j'ai commencé la formation pour ce boulot, quand je l'ai vu pour la première fois, je me suis dit que lui et moi, on allait se détester. L'hétéro macho et bourrin dans toute sa puissance. Grande gueule trop ouverte, avec des blagues hétérotes de merde à soupirer d'exaspération, vraiment, j'ai eu peur. Et puis, avec le temps (beaucoup de temps quand même), on s'est mis lui et moi à s'apprécier mutuellement. Parce qu'il est compétent dans son boulot, provocateur, pas mal charismatique, et puis je trouve qu'il est super sexy avec son regard de serpent froid, ses muscles finement dessinés, sa carrure élancée... Nan, je suis pas secrètement amoureux de lui, m'enfin!!! Mais j'aime à bosser avec des mecs compétents, et lui l'est sacrément. Et lui pense le plus grand bien de moi également. Il y a deux semaines, il est venu de lui-même me taper la bise, et m'engueule quand j'oublie et que je lui tends la main pour serrer la sienne. Maintenant, tous les matins, il vient me voir à mon bureau et me prend dans ses bras pour me faire un calin. C'est trop mignon!! Et si je suis au téléphone, c'est pas grave, hein, il va m'enlever mon casque en plein milieu de la conversation avec le client pour me taper la bise! Je suis l'un des seuls à rempiler à la fin du contrat en juin, et il sera là avec moi pendant tout l'été!

    D'ailleurs, je rajoute juste que notre équipe, c'est une équipe de fous. Nous continuons de chanter Bali-Balo à tue-tête sur le plateau, Anne-Sophie et Gaelle n'arrêtent de s'interpeler avec une voix vicieuse, je n'arrête pas de simuler des fellations-recrachage-de-grumeaux à Fred, plus tous les "salope" et "pétasse" qui volent à travers le plateau...

    Enfin, pour finir le billet d'aujourd'hui, deux spéciales dédicaces. l'une à Gaelle, toutes mes félicitations, je suis super content pour toi!!!! L'autre à Benjamin Castaldi, tu vas me manquer (et manquer à tous d'ailleurs), la Nouvelle Star ne sera jamais pareille sans toi!

    *****

    The Best Techno In Town (Medley) [126 BES TEC 1]

    Ah ben tiens, un mégamix! Oui, bon ben là, rien de bien exceptionnel. A part que celui réunit les plus grands hymnes techno-rave belges de l'époque: Get Ready For This de 2 Unlimited et Le Dormeur de Pleasure Game entre autres, sans oublier l'hilarant Réveil Trompette de 2 Horns. Pas indispensable, hein, mais ça rappelle de bons souvenirs de l'époque insouciante.

    23 mei

    Virus!

    Mais-euh! Pourquoi le sort s'acharne sur moi encore et toujours? J'ai l'impression que la vie entière est une immense conspiration contre moi! Et non, je ne dramatise pas! Même les soeurs Halliwell ont dû affronter moins de périples menaçants que moi! Celui qui a dit que la vie est un long fleuve tranquille, ben c'est qu'un gros con!

    Dimanche soir, j'étais sur le point d'éteindre mon ordi et d'aller me vautrer devant un DVD (X-Men 2, en l'occurence) (d'ailleurs, j'en profite pour lancer un appel général: si quelqu'un veut venir voir X-Men 3 avec moi au ciné, qu'il me laisse un message!) (Parce qu'Eric et Hippix ne veulent pas!!), épuisé de la veille d'avoir ré-installé mes magnifiques rideaux verts avec les deux pré-cités, quand soudain, sur mon ordi, une fenêtre s'ouvre. "Voulez-vous installer ce programme sur votre ordinateur?" Ben j'ai rien demandé, moi! Alors je dis non, mais il insiste, alors je lui redis non. Et puis apparait une petite fenêtre rectangulaire "InviteScript". Mais-euh! Elle non plus, elle veut pas s'éteindre! Donc, moi, je me prends pas la tête, j'éteins et je relance mon ordi. Et là, une jolie croix rouge apparait sur mon ordi. YOUR COMPUTER IS INFECTED. Mais!

    Là, y a un anti-virus qui se lance tout seul, que je savais même pas que je l'avais, SpySheriff. Et en moins de 30 secondes, il m'annonce, sans aucun tact, que j'ai 59 virus qui se sont installés d'un coup sur mon ordi. Alors moi, je me dis, il est bien sympa, SpySheriff, maintenant, il va me les virer. Que nenni, il faut d'abord payer 79.85 dollars! Ben tiens! J'appelle donc Geoffroy, qui a la gentillesse de rester une heure avec moi au téléphone et de m'envoyer deux ou trois trucs, qui marchent à moitié. A-Squared, par exemple, est très rigolo, mais il ne m'a supprimé qu'une vingtaine de Trojans, c'est tout. Et avec l'anti-virus gratuit Antivir, c'est pas mieux, parce qu'il refuse de m'effacer les virus. Désespéré, j'ai pris un somnifère, et me suis jeté dans mon lit, persuadé que ma vie était terminée.

    Le lendemain, donc hier, je débarque au boulot, déprimé, en traînant la patte, avec même pas l'envie de me vanter des nouvelles tongs que je me suis acheté, des tongs canons au passage, en paille tressée avec des couleurs kaki militaire qui vont bien avec mon bracelet de cheville porte-bonheur vert foncé que Juju m'avait offert l'année dernière. Blondinet me promet de me prêter son Norton, et Marie-Thérèse, la responsable qualité, me conseille d'utiliser Avast, conseil que me prodigueront également les deux futurs pacsés, qui restent quand même incapables d'apprécier un bon film au cinéma.

    Donc, Avast, je l'ai téléchargé, et je l'ai lancé pendant six heures d'affilée, pour qu'il fasse le méga-ménage. Rien à dire, tous les virus ont disparu, ouf, je peux souffler. Mais ça n'empêche que ça cloche toujours. Maintenant, je ne peux pas réinstaller mon fonds d'écran (Kylie en double), parce que la fonction est grisée dans la configuration, et quand j'ouvre une page net, ben j'ai toujours la même chose qui apparait (C:\ Secure32 blablabla...), alors que j'ai beau aller dans options et demander une autre adresse, que dalle... Celui qui me trouve une solution gagne une pipe!!

    *****

    Shakespears Sister - Hormonally Yours

    Roh la la, je me rappelle quand c'est sorti. Ca a été un mini-coup de poing dans la gueule. J'étais à la Fnac, avec Isabelle, une camarade de lycée, la seule dans mon lycée à savoir ce que c'était que la vraie musique, quand sur un écran TV géant était diffusé un clip très sombre, avec une musique très triste et une voix plaintive, qui semblait tellement désespérée que ça nous a filé à elle et moi tellement de frissons qu'on en avait les larmes aux yeux. C'était Stay de Shakespears Sister. J'ai foncé pour acheter l'album (c'est d'ailleurs à cette période que sont apparus en France les premiers CD deux-titres au format 5"). Après quelques recherches, j'ai appris que l'une des deux chanteuses, Siobhan (prononcer "chevaune"), en plus d'être l'épouse de Dave Stewart, était une ex-Bananarama. L'autre, Marcella Detroit, était réputée pour ses compositions lyriques. L'album, de la pop anglaise early 90's assez décalée, est très bon, torturé quand même, ironique souvent, mais c'était définitivement une nouvelle forme de musique pour moi que je découvrais. A retenir ici, en plus de Stay: I Don't Care, Black Sky (j'adooooooore le break avec les synthés), The Trouble With Andre et Hello. Un excellent album à avoir dans sa collection!

    17 mei

    La guerre est déclarée!

    Ah, je vous avais prévenu que ça risquait bientôt d'exploser au boulot! Donc, mes collègues et moi sommes officiellement en guerre depuis ce matin!!

    Donc, ce matin, tranquille, j'arrive au boulot, me prends le temps de mon petit café sur la terrasse, puis je pars m'installer à mon bureau. Là, sur le tableau où sont censés être écrits les numéros de téléphone utiles, à la place, ben un splendide message: "A partir de maintenant, tout conseiller devra demander la permission à son superviseur de partir en pause. Hier, le record de pause a été battu: 48 minutes! Le trophée revient à Rolande" Rolande, une métisse un peu glandeuse de chez N, je précise au passage.

    Alors, moi, je me dis, mince, ça devait bien arriver un jour. Nous sommes censés avoir 25 minutes de pause par jour pour une journée de sept heures. C'est comme ça, c'est la loi. Mais tous les conseillers qui viennent de chez N ont apparemment du mal avec ça. Nous étions déjà au courant qu'ils faisaient beaucoup d'abus, et une note de service avait déjà circulé à ce sujet, mais ils continuent à être quelques uns à abuser. Et résultat, à cause d'une dizaine de crétins, ce sont maintenant 90 agents qui sont fliqués. Et ça, ça m'énerve profondément. Mon boulot, je le fais bien, j'ai toujours été irréprochable, et maintenant, je dois rendre des comptes pour mes pauses, et j'ai un crétin de sup' qui s'appelle Romain et qui passe dans les rangs pour vérifier que nous sommes bien en train de travailler. De plus, maintenant, si on doit aider les collègues N pour leurs dossiers, interdiction de se déconnecter de notre poste, ça rentre dans notre temps de travail, et idem si on assiste un manager!! Ben voyons! Et la goutte d'eau qui fait déborder le vase: il faut demander la permission pour aller aux toilettes, et c'est comptabilisé dans nos 25 minutes de pause!! Hourra!!!!!

    Alors, évidemment, mes collègues U et moi, qui avons toujours été sérieux dans notre travail, on a décidé de ne pas se laisser faire. Disons que ce n'est pas une grève officielle, mais maintenant, nous avons décidé de rester bêtement à notre poste de travailler, de ne plus aider aucun collègue N, de ne plus aider les managers (qui s'y connaissent encore moins que leurs conseillers), de chronométrer nos pauses, et d'aller avec un grand sourire voir Romain pour lui demander l'autorisation de partir en pause ou d'aller aux chiottes. Et attention, hein, il peut nous répondre: "Ah non non, il y en a déjà deux qui sont en pause!" Crétin, va! On est 90 en tout!!! Donc, il y a eu plusieurs fights aujourd'hui.

    Fight 1: Anne-So contre Romain. Anne-So, avec son grand sourire forcé: "Si je veux aller aux toilettes, je me mets en pause, en traitement, ou en déconnection?" Romain: "En traitement." Anne-So: "Mais aller faire pipi, ce n'est pas du traitement!" Romain: "Euh... Attends, je vais me renseigner..." Mdrrrrrrrr! Il revient: "Anne-So, ta question était très pertinente, donc tu te mets en pause." Anne-So, qui s'énerve: "M'enfin, je vais aux toilettes, je pars pas me prendre un café, tu n'as pas le droit!" Et hop, engueulade, avec derrière Gaelle, Laïla et Marjo qui étaient presque sur le point de manifester avec des pancartes pour soutenir Anne-So. Vainqueur: Anne-So.

    Fight 2: Rhariba contre Rolande. Donc, Rhariba, une manageuse, et Rolande, la sale conne qui nous a tous foutus dans la merde. Fight très très violent qui a commencé sur le plateau, et qui a continué sur la terrasse pour permettre aux autres conseillers de pouvoir travailler. Cette conne de Rolande, donc, s'insurgeait sur le fait que les managers se comportent comme des gamins, et qu'au lieu d'écrire son nom sur un tableau, auraient mieux fait d'aller la chercher en pause pour lui dire qu'elle en prenait trop. Rhariba a donc continué sur le même ton (beaucoup d'insultes, on en venait presque aux coups de griffes) qu'il y a une différence entre 25 minutes et 48 minutes, et que la Rolande est de mauvaise foi, et assez adulte pour calculer son temps de pause. Donc la Rolande a réclamé son trophée, comme il l'était écrit sur le tableau. Rhariba qui rajoute qu'elle a signé un contrat, et que sur son lieu de travail, elle a des règles à respecter, et qu'elle est censée être adulte. Moi qui rajoute en plein milieu que merci, elle nous a tous foutus dans la merde, qu'à cause d'elle, on est tous fliqués, et qu'avant de faire sa pétasse offusquée, qu'elle ferait mieux de se montrer plus responsable et plus respectueuse de ses collègues. Mais bon, bref, elle voulait son trophée. Vainqueur: Rhabiba (et un peu moi aussi quand même).

    Fight 3: Laïla et Gaelle contre Romain. Laïla, sans faire exprès, s'est mise en pause au lieu de se mettre en traitement. Donc, elle va le dire à Romain, qui lui répond que tant pis, elle fera attention la prochaine fois, mais que c'est considéré comme une pause. (Mdrrrrrrrrrr!) Donc Gaelle, qui n'attendait que ça, lâche son client au téléphone et se lève pour aller défendre Laïla, et hop, méga-fight. Bon, moi, je partais en pause, et j'étais en plein milieu, demandant si j'avais le droit de partir en pause mdrrrrr! Vient s'ajouter Anne-So qui voulait encore aller aux toilettes, et qui râlait parce que ce n'était ni du traitement, ni une pause que d'aller chier! Bref, moi, je me fraye un passage en plein combat dans la boue, j'inscris mon heure de prise de pause sur le joli papier à carreaux perforé, et arrivé sur la terrasse pour trinquer avec Blondinet, je dis à Nath: "Hé, y a Gaelle qui est en train de se fighter avec Romain!" Nath a lâché son café, en s'exclamant: "Oh non! " Et moi qui courais après Nath pour lui dire d'au moins terminer sa pause mdrrrrrrr!

    Voilà pour le premier jour de guerre déclarée! Et ce n'est que le premier jour, en plus!!

    *****

    Seal - Killer [124 SEA KIL 1]

    J'adore ce titre. Je le trouve énorme. Sombre, désespéré, passionné. Le remix est de William Orbit (le responsable du Ray Of Light de Madonna), mais n'apporte rien de plus à la version originale. Et les versions live en bonus, euh, bof, quoi.

    14 mei

    Le néo-héros!

    C'était vendredi matin, je marchais sur les trottoirs pourris des quais de Bacalan pour me rendre au boulot. Bien sûr, comme d'hab', j'étais à la bourre, pas encore super réveillé, et même pas mon shoot de café matinal. Oui, vous avez bien lu, je suis sorti de chez moi sans un seul café dans le sang!!

    J'étais là, à ce croisement de rue, et une voiture arrivait à fond la caisse. Encore un gaggio avec son rap à fond qui se croit plus fort que les autres. Moi, les yeux à moitié fermés, j'étais en train de grommeler à voix basse que si j'avais pas un café dans les deux minutes qui arrivaient, j'allais tuer quelqu'un. Et je tirais machinalement sur ma clope. Un petit vieux, style le petit vieux de Benny Hill, était à côté de moi avec un cocker orange. Et ce con, il traverse!

    Là, ma faculté d'analyse n'a jamais été aussi rapide de toute la connaissance de mon existence. D'un côté, le vieux qui posait déjà son deuxième pied sur le passage clouté avec son cocker en laisse, et de l'autre, la voiture qui ne ralentissait absolument pas. Le vieux allait se faire écraser sous mes yeux!! En fait, tout s'est passé en une seconde.

    Il m'a semblé être dans une autre dimension, et que je pouvais me voir faire ce que je faisais, comme si ce n'était pas moi qui le faisais. J'ai lâché ma clope, contourné le vieux pour me mettre devant lui, attraper sous le bras son cocker au passage, continuer de contourner le vieux, l'attraper par le bras et le tirer d'un coup sec vers le trottoir, tout en hurlant comme un demeuré "Attention, Monsieeeeeeeeeur!" (Vous remarquerez que je reste poli et respectueux avec les gens, et que même en danger de mort, je dis "Monsieur"!!)

    Le vieux n'a rien compris, et la voiture, qui n'avait même pas freiné, est passée comme une dingue devant moi. Le conducteur a klaxonné comme un dingue, et, par la fenêtre ouverte, m'a balancé un classieux "Connard!" Alors, moi, je me suis mis sur le passage clouté et je lui ai hurlé "Pédé!" en réponse. Vous remarquerez que j'ai peut-être inversé les rôles dans toute cette agitation lol!

    Le vieux, lui, je crois pas qu'il avait compris que je venais de lui éviter la mort. Il me souriait bêtement en me disant: "Merci, jeune homme, vous comprenez, je suis un peu sourd!" Et moi, toujours en manque de café, fou de rage à l'idée d'avoir jeté une clope à moitié consumée, je lui ai répondu, avec mon tact matinal habituel: "Oui, vous êtes sourd, mais vous êtes pas aveugle, putain!" Et je l'ai laissé sur le trottoir, parce que tout ça, ça me niquait mon timing pour arriver à temps au boulot et prendre mon café sur la terrasse.

    Evidemment, quand j'ai raconté ça à mes collègues, ils étaient bien sûr morts de rire, et ils m'ont même dit que j'étais une nouvelle sorte de héros new-style: un héros qui sauve les gens et qui les engueule ensuite! Oui, quelque part, ça me ressemble bien, ça!!

    *****

    Seal [123 SEA SEA 1]

    Premier album de Seal (je le précise, parce que son deuxième album est également éponyme, pourquoi, je ne sais pas, sûrement un manque d'inspiration...). En fait, je l'avais acheté pour les deux bombes indémodables que sont Crazy et Killer, mais j'ai été agréablement surpris par le reste de l'album. C'est pas le meilleur truc au monde, mais c'est bien produit, c'est écoutable et pas lassant, et la démarche semble sincère. Et puis, quand il était jeune, il était beau mec, le Seal!

    13 mei

    Une journée au boulot avec Axel!

    Hé oui, je parle beaucoup de mon boulot en ce moment, mais il est vrai que vous, vous avez du mal à vous imaginer l'ambiance qu'il y a, comment ça se passe... Donc, je suis grand seigneur, vous allez pouvoir m'accompagner tout au long d'une journée, de 9h à 17h30... Bande de petits veinards!

    8h30. J'arrive toujours une demi-heure avant le début de la production, parce que j'aime prendre le temps de savourer tranquillement un double café sur la terrasse. A cette heure-ci, tout est calme, et je me pose pour regarder les quais et la Garonne. Il y a parfois deux-trois joggers en bas, quelques employés dans leur coin, et quand il ne fait pas gris, ça fait du bien de profiter des rayons du soleil avec un peu de fraîcheur. Laïla me rejoint, et on parle généralement de ce qu'il y avait la veille à la télé, ou bien de son idole Vin Diesel, ou bien encore du shopping ruinant qu'elle a fait. Je l'abandonne généralement sur la terrasse pour rentrer préparer mon bureau, alors qu'elle reste pour attendre mes autres collègues.

    8h45. En traversant le couloir, je croise ma collègue adorée Gaelle, et je lui lance toujours un "Salut, pétasse!" très joyeux, et elle me renvoie un "Salut, salope!" non moins joyeux, et en passant au niveau de Fred qui pose son sac sur sa chaise, je lui balance un "Crétin" sans même le regarder. Alors, pour ceux qui ne nous connaissent pas, à chaque fois qu'ils nous voient faire ce petit manège, ils nous dévisagent comme si on était fous. Essayez d'imaginer cette scène et la rapidité à laquelle elle se passe: salut pétasse - salut salope - crétin... Moi, intérieurement, ça me fait toujours mourir de rire! Alors que Marjorie arrive, essouflée, son lecteur MP3 encore dans les oreilles, je lance mon ordi et je file ouvrir mon casier pour y récupérer mon casque-à-la-Mylène-avec-micro-intégré et mes trois tonnes de paperasse (10 bons centimètres d'épaisseur quand même), et je les dispose à des endroits stratégiques autour de mon plan de travail: les tarifs, les offres promotionnelles, les procédures, les différents numéros de téléphone et les codes d'accès aux diverses applications. Ces applications, d'ailleurs, il me faut bien sept minutes pour toutes les ouvrir, et toujours dans le même ordre: le moteur de recherche, le plan de service qui m'indique les services disponibles dans chaque ville, le vérificateur de raccordement d'adresse, le règlement CB, les contrôles de solvabilité CB et chèque, la recherche de portabilité... Et bien sur, mon meilleur ami, Clarify, le logiciel base de données clients, qui me permet de tout faire, ou presque. C'est généralement à ce moment que ma manager préférée, Nathalie, débarque en souhaitant un joyeux "Bonjour, mon Axel!", et que Floriane, une collègue, se lamente encore de ses maux de ventre et de ses flatulences.

    9h00. La prod' est censée commencer, et Marjorie et Laïla prennent déjà des appels, mais moi, je préfère étudier mes suivis de dossier pour mieux m'organiser dans ma journée. Ca ne me prend pas longtemps, cinq minutes en moyenne dans les bons jours, et ça me permet de parler avec Gaelle, en face de moi, de qui a été éliminé de la Nouvelle Star, pendant que Fred se lamente d'avoir encore trop fait la fête la veille. Dix minutes plus tard, Anne-Sophie arrive en retard, comme d'habitude, et Nicolas, Marie-Thérèse et Nath G., les responsables formation et qualité, viennent me harceler en me demandant si le chapitre quatre de Laser Terror est enfin disponible. Enfin, Christina, la chargée de production, fait le tour du plateau pour venir serrer la main de tous les conseillers. Et moi, je me suis déjà levé trois fois pour aider mes collègues dans leurs propres dossiers.

    10h30. Ah ben, c'est l'heure de la pause, tiens! C'est aussi l'heure où la deuxième équipe embauche. Généralement, je lance à Gaelle un "On va se prendre un café, pétasse?" et elle me répond "Je te suis, salope!" Dans le couloir, je croise Jeremy (mmmmmmmhhhhhh, Jeremy!) arrive, et cet hétéro, qui se cache derrière un personnage d'hétéro macho bourrin, me tape la bise en me prenant dans ses bras. Je l'apprécie beaucoup, ce garçon, car en plus d'être compétent, il est drôle, sarcastique, et me fait secrètement craquer. Je croise également Marilyn et lui adresse un "Bonjour, Marilyn" exagérément articulé avec un faux sourire hypocrite forcé simulé, et elle me répond sur le même ton, et on explose de rire en s'embrassant. Ce petit jeu date d'un jour où elle m'avait dit trois fois bonjour, et je l'avais ignorée parce que j'avais la tête ailleurs. Elle aussi est très compétente, et c'est un vrai bonheur de bosser avec elle.

    11h15. Blondinet débarque à mon bureau: "Axel, j'ai un dossier de fou encore! Ca te dit de le voir avec moi?" Hop, pour moi, c'est une bonne occasion de lâcher mes appels, et je traverse tout le plateau pour m'installer avec lui à son poste. Oui, on a souvent des dossiers incroyables et incompréhensibles, généralement dûs à des anomalies techniques, des dysfonctionnements du logiciel, l'incompétence des conseillers de Champs Sur Marne, ou la feignantise et la mauvaise foi du service technique ou du service facturation. Le temps que je retourne à mon bureau, j'ai déjà porté secours encore à trois de mes collègues. Blondinet, je vous l'avais dit, lors de la formation en janvier, on avait été très complices lui et moi, parce que nous étions les plus compétents de notre groupe, et que nous travaillions toujours en binôme. Il s'en va à la fin du mois vivre en Australie, et il va me manquer.

    12h00. L'heure de la pause-déjeuner! Hop, comme je n'aime rien faire comme les autres, au lieu de manger, je me shoote au café. Avec Gaelle, Laïla, Marjorie et Anne-Sophie, nous volons des chaises dans la salle de pause, et nous les installons en rang d'oignon sur la terrasse, nous sortons les lunettes de soleil et nous ouvrons nos chemises pour passer une heure de séance bronzage semi-intégral, tout en s'envoyant des vannes et en critiquant nos collègues. Là, Aymeric, le RH, débarque toujours et nous balance toujours un "Ah bravo, la jolie brochette!". Nathalie nous rejoint, on parle un peu rapidement du boulot du matin, et ensuite, on reprend nos discussions axées sur le sexe.

    13h00. Reprise du boulot. Et reprise pour déjà la huitième fois de la journée de cette chanson entêtante que nous n'arrêtons pas de fredonner à tue-tête depuis déjà deux mois: "Bali-Balo dans son berceau, bandait déjà comme un taureau..." Dès qu'on a un moment de libre, hop, cette chanson revient inlassablement nous hanter. Ensuite, Gaelle, qui s'ennuie assez rapidement, lance de nouveaux jeux à chaque fois. Celui à la mode en ce moment, c'est de désigner un mot incongru et de le replacer dans la conversation téléphonique avec le client, du style "gerbe", "alligator", "zboub" ou "faciale"... Et à chaque fois, on explose bêtement de rire. Plus les fausses avances de Fred à mon égard, du style "Ah, si j'étais homo, Axel...".

    13h30. Une fois n'est jamais coutume, Nathalie me demande de me déloguer pour me confier une mission, soit assurer une mini-formation rapide sur une procédure particulière à mes collègues, soit de la double-écoute pour leur faire travailler leur discours client, soit du reporting de statistiques car elle est trop débordée et ne peut pas tout assurer à elle seule, car les autres managers n'en branlent pas une. Dans ce court laps de temps, Jeremy m'a déjà pincé les fesses ou trituré le téton, rien que pour le plaisir de m'entendre lui balancer un "Con d'hétéro, va". Au loin, j'entends Stéphanie dire encore avec toute la classe qu'on lui connait "Putain, ça me casse les couilles!".

    14h30. Clarify plante, impossible d'accéder aux dossiers des clients pour accéder à leur réclamation. "Tape-là, pétasse!" Tandis que Nathalie nous demande de continuer à prendre les appels en demandant aux clients de rappeler ultérieurement le temps que la panne soit résolue, nous, on ne prend pas d'appel, et on continue de papoter comme de parfaits fonctionnaires. La panne peut durer de deux minutes à toute l'après-midi, mais quand on se rend compte que ça remarche, ben on ne le dit pas tout de suite... On travaille dur quand même, on a le droit à une pause!

    15h00. Pause café avec Crucified qui va bien, et qui est toujours aussi charmant. Il bosse, lui, pour la vente d'abonnements de magazines.

    16h30. Pause café en mâtant le beau blond du plateau à côté avec son T-shirt X-Men moulant, et en trinquant avec Jeremy, nous taquinant mutuellement. C'est toujours également à cette pause qu'on se réunit, lui, moi, Marilyn et Blondinet pour parler des derniers potins à la mode sur les collègues et leurs gaffes (surtout celles de Césard), sur les derniers scandales et magouilles de l'entreprise, et sur tous les secrets que l'entreprise nous cache, mais dont nous sommes au courant, parce que nos oreilles et nos yeux traînent de partout.

    17h20. Dix minutes avant la débauche. Là, avec mes collègues, l'air de rien, on fait semblant d'être super occupés avec un dossier, parce qu'avec la veine qu'on a toujours, le dernier appel de la journée est toujours le plus problématique qui prend 45 minutes de communication et/ ou de traitement. Mais à 17h30 piles, l'ordi est complètement éteint, et on se lève pour aller vers nos casiers. Un dernier petit clin d'oeil à Jeremy, qui m'invite à le rejoindre dans les toilettes, et hop, ça y est, je ne suis plus là!

    Oui, je sais, raconté comme ça, on dirait que mes collègues et moi, nous ne branlons pas grand chose, mais croyez-moi, malgré tout, on bosse comme des dingues. C'est fatiguant? Oui. Est-ce que j'ai envie d'aller voir ailleurs pour autant? Non. J'adore l'ambiance, le rythme de travail, et mes collègues. On va donc continuer ce petit train-train quelques temps, hein!!

    *****

    Ce Ce Peniston - Finally (Choice Mix) [122 PEN FIN 1]

    Oui, ce morceau house est un hymne aujourd'hui pour le grand public, surtout grâce au film Priscilla, Folle Du Désert, mais il est sorti bien avant, en '91, et avait connu un grand succès dans les clubs anglais. Au départ, ce morceau était quand même assez faible, pas super entraînant, et serait resté dans l'anonymat si David Morales ne l'avait pas remixé pour en faire l'anthem tel qu'on le connait aujourd'hui. Un petit bémol par contre en ce qui concerne la chanteuse, qui a commencé par chanter de la house, et une fois qu'elle a acquis une certaine notoriété, a balancé un "Non, la dance, c'est nul, moi, je préfère la soul et la R'n'B, alors plus jamais je ne ferai de dance, je vais faire de la vraie musique". Trois baffes, crétine! Son album de soul/ R'n'B a été un bide monumental, presque autant que l'album de Victoria Beckham, et elle est revenue sur le devant de la scène house, toute penaude, la plus discrète possible, produite par Steve Hurley, semblant avoir oublié tout ce qu'elle avait dit auparavant. Saleté d'hypocrite, va!

    Non-stop speed!

    Boudiou, mais quelle semaine! A l'heure où je vous écris, j'ai les paupières aussi lourdes qu'un pack de six bouteilles d'eau, les cernes qui pendouillent encore plus balourdement que des seins de femme allaitante, et je suis fatiguéééééééééé... Et vous savez quoi? Je veux que la semaine prochaine soit exactement pareil et se passe dans la même panique!!

    Comme je l'avais annoncé dans un précédent billet, la fusion entre U et N pour se transformer en UN s'est faite, et on s'attendait à un certain bordel dès mardi matin... Mais là, on a battu les records! A peine je suis arrivé sur le plateau, j'ai d'abord cru que je me trouvais sur le plateau de tournage de Gremlins 3. Tous les conseillers semblaient dépassés et s'arrachaient les cheveux, les un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit managers couraient dans tous les sens, se bousculant, tombant par terre, transpirant, se lançant des regards de panique, Christina, la chargée de prod', hurlant à travers tout le plateau, les ordis tous brouillés... Et moi, tranquille, qui commence à poser mes affaires, quand Nathalie se jette sur moi pour presque me hurler dans les oreilles: "Axel, ne pense même pas à toucher ton téléphone! Tu es sur le plateau avec moi et tu aides tous les conseillers!" Alors moi, relativement très chieur et pas encore réveillé: "Ha nan nan, je ne suis plus dans ton équipe, tu n'es plus ma manageuse, ah nan nan!" Et Krétine, manquant s'effondrer, qui rajoute: "Axel, tu ne te logues pas et tu es sur le terrain toute la journée, on a besoin de toi!" Alors moi: "Ha nan nan, je n'embauche que dans un quart d'heure, je dois me prendre un café!" Hop, pas le temps de finir ma phrase, j'étais déjà malgré moi en tenue de combat sur le plateau. Arf. A peine quatre cafés dans le sang, j'étais mal barré.

    Donc, que j'explique un peu pour ceux qui ont toujours du mal à suivre. Avec la fusion entre U et N, les conseillers U et N se retrouvent à devoir gérer les clients mélangés, avec des offres et des services différents, et bien sûr avec des procédures différentes qui, évidemment, changent des deux côtés pour servir pour les clients de U et N. Et bien sûr, les conseillers N doivent maintenant gérer leurs clients sur le logiciel de base de données U, sur lequel ils n'ont eu que quatre jours de formations, alors que mes collègues et moi U avons eu trois semaines (ce qui était insuffisant, en plus)... Ce logiciel est relativement très compliqué, car il permet de gérer tous les dossiers clients, les commandes, les factures, les ordres techniques, les envois de courriers internes... Si on le maîtrise, c'est notre meilleur ami... Si on ne le maîtrise pas, on va en faire des cauchemars à vie... Et en quatre jours, déjà que les conseillers N ont la réputation de ne pas être très éveillés et très débrouillards, ben il fallait pas espérer de miracle... Et bien sûr, imaginez un peu, un transfert de deux millions de dossiers client en un weekend, ben le bordel que ça fait.

    Donc, bien sûr, comme il fallait s'y attendre, le logiciel a planté grave de chez grave, c'est-à-dire qu'il ne voulait plus s'ouvrir. Les applications ne fonctionnaient pas non plus (j'entends par applications les moteurs de recherche, les vérifications de raccordement d'adresse, les contrôles de solvabilité CB et chèque...), et bien évidemment, tout ça a déclenché de multiples pannes chez tous les clients, et le service technique était injoignable... J'ai passé donc toute ma journée de mardi à aider les conseillers N (70 environ), à courir sur tout le plateau... J'étais bien sûr assisté des plus compétents de mon équipe, à savoir Blondinet, Marilyn, Nico et Jeremy (mmmmmhhhhhh Jeremy!!!), et évidemment de tous les managers.

    Mercredi, même topo, mais avec le logiciel qui fonctionne. Ce qui n'a pas changé grand chose, remarquez, parce que, maintenant, j'avais au moins un support pour montrer aux conseillers N ce qu'il fallait faire. Je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par Krétine. Elle a pris apparemment de bonnes résolutions, ne s'est pas montrée hargneuse comme je m'y attendais, mais vraiment dévouée. Elle a compris qu'elle était vraiment incompétente dans cette nouvelle mission, et ce n'est pas vraiment de sa faute, car elle n'a eu que deux heures de formation sur ce logiciel, et elle, comme les autres, est perdue, parce que personne ne connait les bonnes procédures à suivre, vu le manque de communication et la panique. Elle m'a donc pas mal suivi, suivant avec intérêt mes explications, prenant des notes, sachant se tenir en retrait quand il le fallait et me poser les questions pertinentes quand c'était nécessaire. Pour certains problèmes administratifs, elle a même montré beaucoup de zèle pour que les choses aillent plus vite. Merde, elle veut vraiment bien faire. Pour le coup, je m'en veux un max de l'avoir mésestimée et mal jugée aussi vite. J'espère que ça se passera bien entre elle et moi.

    Jeudi, j'ai embauché avant tout le monde, je devais passer la journée à répéter des batteries de test pour vérifier la rapidité du logiciel pour la totalité des fonctions qu'il permettait. Chronomètre à la main, répéter toujours les mêmes tâches, donner les résultats, les comparer, les transmettre au siège social... Tester également toutes les applications, les adresses URL... Fournir les codes à tout le monde, assurer des mini-formations... Vous imaginez bien sûr toute la dépense d'énergie que ça a demandé, les heures supplémentaires... C'est là que je me suis rendu compte du plaisir que j'en éprouvais. Pas seulement ce speed intense qui m'a rappelé un peu mon job de barman, mais cette impression d'être toute la journée sous ecsta, à courir, éviter les personnes pour ne pas les bousculer, aller de bureau en bureau en fournissant les explications sans avoir le temps de finir mes phrases que j'étais déjà au problème suivant... J'ai travaillé de concert avec mes collègues que j'ai pré-cité, j'ai également évolué avec tous mes managers et les chargés des départements qualité et formation... J'avais véritablement ma place parmi eux, et ils ne m'ont absolument pas contredit... Ils me respectaient déjà beaucoup avant, j'ai l'impression que c'est encore plus le cas maintenant (et *** m'a même demandé de lui apporter mon CV pour un poste plus haut placé ailleurs)... Et ce speed, ce speed!!

    Aujourd'hui a été ZE putain de journée. Les postes téléphoniques ont décidé de péter les plombs, ce qui a entraîné énormément de dysfonctionnements: appels fantômes, clients n'entendant pas les conseillers et vice-versa, coupures, transferts d'appels erronés... Et même parfois, un téléphone sonnait, le conseiller décrochait, et il avait au bout du fil un autre conseiller qui avait également décroché parce que son téléphone avait sonné mdrrrrr! Le bordel, je vous dis! Donc Christina, dès que je suis arrivé, m'a délogué et m'a confié la mission de faire un reporting toutes les demi-heures de tous les dysfonctionnements liés au téléphone. C'est-à-dire, toutes les demi-heures, ramasser les fiches des 70 conseillers, leur en distribuer de nouvelles vierges, rentrer toutes les données dans l'ordi, les mailer à Christina, à Deborah (l'assistante du directeur général) et au siège social, tout en continuant, bien sûr, à aider les conseillers et à assurer les mini-formations. C'était apocalyptique, et terriblement excitant. D'ailleurs, vous auriez été sur place, vous m'auriez entendu à plusieurs reprises crier "Non, je ne suis pas là!" mdrrrr! Combien de fois, pendant que j'étais en train de rentrer les données informatiques, je répondais en même temps à deux conseillers tout en criant à travers tout le plateau à Christina que je lui envoyais un mail! Et vous savez quoi? Ca va être pareil lundi matin, et Dieu sait pourtant que je suis vanné de chez vanné, mais j'ai hâte!!!!

    *****

    Dick Maas - L'ascenseur [121 MAA ASC 1]

    Bon, reconnaissons-le immédiatement, ce film d'horreur, qui était considéré comme un chef d'oeuvre au début des années 80 est quand même une bonne daube, avec pour trame, un immeuble avec une conscience ayant décidé de se venger des humains en les tuant par l'ascenseur. Je me rappelle, quand je l'avais vu au cinéma, j'avais huit ans, et c'était à Vars pendant les vacances de ski. Après le film, j'étais rentré avec mes parents et mon frère jumeau, et l'ascenseur était tombé en panne... je me voyais déjà mort, la tête tranchée par l'ascenseur!! Mais je m'égare, parlons de la bande originale... Ben écoutez, elle est relativement pas mal, relativement courte aussi (30 minutes, hein, pas une de plus!), mais relativement pas mal, assez terrifiante par certains moments. Mais le plus étrange, c'est que cette musique que Dick Maas a composé, ben c'était de la deep house avant l'heure, qui faisait penser à pas mal de compositions de Larry Heard (bien connu par les clubbers old-school sous le pseudo de Mr. Fingers). Une rareté que je suis content de posséder.

    07 mei

    Retour aux sources

    Jeudi dernier, j'avais une soirée bien chargée, entre les 50 ans du Planning Familial et la soirée de départ de Rabia, l'une de mes managers qui part en Tunisie. A vrai dire, je n'avais envie d'aller ni à l'une, ni à l'autre, sachant que j'étais crevé, que je bossais tôt le lendemain matin et que je suis plutôt casanier depuis certains temps. Mais bon, en même temps, j'ai mes propres engagements moraux, donc j'y suis allé - en me promettant d'être rentré chez moi maxi à 21h30.

    J'espérais passer inaperçu à l'anniversaire du Planning, et je me planquais donc dehors avec ma clope pendant la grand discours mielleux de remerciements et de revendications quand j'ai entendu notre chère présidente Meunique "...et, bien sûr, sans oublier Axel, mais où est Axel, Axel, que quelqu'un aille chercher Axel, Axel, Axel qui a une grande place, Axel..." Fait ièch, ma clope était consumée à moitié, et déjà, on me tirait par le bras. Je me suis donc retrouvé devant une centaine de féministes ménopausées pour la plupart, et moi qui faisait un petit coucou de la main en lançant un bonjour faussement joué timide. "Et donc Axel qui va être responsable de la nouvelle cellule du Planning!" Tout le monde applaudit, et moi, je force mon sourire, style je suis au courant de quelque chose. 'tain, qu'est-ce qu'elles m'ont trouvé encore? Genre, entre mes deux jobs et 50 heures de boulot par semaine, j'en demande encore...

    Me voilà donc en plein milieu de ces féministes, avec à la main un autocollant "non au mondial de la prostitution", et toutes ces nanas qui chantaient leur hymne en levant haut la main, comme une secte défoncée à l'opium. Certes. Mais bon, je gardais la face, genre je suis à l'aise, parce qu'il y avait deux mecs que je n'avais jamais vus, qui faisaient tout pour se frotter à moi, profitant qu'on soit tous serrés. A peine le temps d'arriver au buffet, et là, Meunique m'attrape par le bras - elle avait déjà bien dû picoler avant, je le sens... "J'ai de grands projets pour toi!" "Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre, merci de m'en parler!" "Oui, oui, tu vas être responsable de la cellule violence qu'on monte enfin! On va pouvoir mieux s'occuper des femmes battues, et tu vas gérer aussi des débats avec les hommes violents!" "Je quoi?" "Oui, tu es un homme..." "Un jeune homme, Meunique, merci!" "Oui, tu es un homme avec une approche, un ressenti, une sensibilité différents de ceux des femmes, et tu pourras mieux aborder ça!" "Oui, ben on en reparlera dans le calme, Meunique, hein!" Et hop, je fonce vers le buffet pour me gober deux coupes de champagne cul sec, histoire d'accuser le coup. Des débats avec des hommes violents! Ben voyons! Je me vois bien au milieu! "Messieurs, frapper une femme, c'est MAL!" Et hop, une beigne pour moi aussi! Donc, on va voir, hein!

    Je m'éclipse relativement assez rapidement (après une troisième coupe et deux mini-parts de pizza) pour traverser la rue et me rendre au Tojito Bar où avait lieu la soirée de départ de Rabia. Il n'y avait que Nathalie et Mama, une des managers de N, qui devient pour le coup manager de UN, et Nath m'a tout de suite offert un verre. Nous avons parlé du boulot, de la prod', du manque de compétence de pas mal de conseillers, de mes compétences reconnus, de ma future collaboration avec Krétine... Puis le patron nous a emmenés dans une salle située au sous-sol où avait lieu notre soirée privée. Grande surprise, salle assez grande, avec un comptoir de bar et tout ce que ça entraîne (étagères avec des verres, machine à glaçons, évier...). Trois méga-seaux de punch étaient disposés sur le bar, et les tapas devaient arriver plus tard. Et là, le patron nous dit que la salle nous appartient, et qu'on peut même passer derrière le bar. Alors là, Nath et moi, on se regarde, les yeux pétillants d'excitation. Nath me dit: "J'ai toujours rêvé d'être barmaid!!" Et moi: "Han, ça fait plus de deux ans que j'ai pas été derrière un comptoir!!" "Ax, tu m'apprends??" "Oui, d'accord, mais de toute la soirée, y aura que nous deux qui seront derrière le comptoir!!" Et hop, tape-là dans la main!

    En fait, le métier de barman, avec le temps, ben ça ne s'oublie pas. Je retrouvais le plaisir intense de remplir un seau de glaçons, de me tenir debout derrière le comptoir pour accueillir les clients (enfin, des collègues) qui arrivaient au compte-goutte, musique latino en fond sonore, et Nath avec moi en grande complice. Et là, je me suis rappelé pourquoi j'avais tant aimé cette expérience qui avait pris six ans de ma vie. La musique à fond, les gens qui dansent, les sourires, l'urgence, servir plusieurs verres en même temps, les regards complices échangés... Quel plaisir de se sentir vivant!! Mes collègues m'ont dit que ça m'allait trop bien, et moi, avec un T-shirt sans manches, j'étais très sexy, à ce qu'il parait! Nath et moi avons même lancé le concours de celui qui vidait en premier son méga-seau de punch! Le punch, on s'en plaignait d'ailleurs, en disant que c'était que du jus de fruits multi-vitaminé, mais croyez-moi, il a été super-traître! D'ailleurs, je vais pouvoir faire chanter ma manager qui nous a fait derrière le bar une superbe représentation chorégraphiée des Claudettes!! Enfin, bref, pour ce concours, chacun avait sa tactique... Nath promettait deux minutes de pause en plus à ceux qui viendraient se servir chez elle, et moi, j'avais mon grand slogan "Un punch, une pipe!", et j'avais tous les mecs hétéros de mon côté mdr!

    En plus de ce plaisir de régression psychologique, j'ai pu passer une soirée avec mes collègues en dehors du cadre du travail, et ça sera à recommencer! Peut-être que je devrais retravailler dans un bar ou une boite... Ces sensations, je veux les retrouver à nouveau!! Même si le réveil, le lendemain matin, a été épouvantable!

    *****

    Michael Jackson - Remember The Time [120 JAC REM 1]

    Est-ce que j'aime cette chanson? Nan. Pourquoi j'ai acheté ce CD alors? Mais-euh! Y avait neuf remixes!! Bref, c'est pas le must du must, mais niveau club, c'était la grande période de la tendance underground house, d'où certains remixes quand même sympa, un chouia dark et nocturnes. On retiendra donc pour Remember The Time le E-Smoove's Late Nite Mix et le Maurice's Underground, et pour Black Or White le The Underground Club Mix.