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    May 31

    Pause.

    Je fais une petite pause. Je m'éloigne un peu, je m'en vais quelques jours, loin, loin. Histoire de me rappeler au bon souvenir de la vraie vie. Parce qu'au boulot, je passe toute ma journée dans du virtuel. Et quand je rentre chez moi, quelque part, ce n'est vraiment pas mieux. Alors quelques jours pour retrouver un peu le goût du vrai, oui, je trouve que c'est une bonne idée. Oui, parce que parfois, j'ai l'impression que rien n'existe, que je suis dans le coma, et que je ne vis que dans mon propre monde imaginaire, où je me protège et je me défends du vrai monde. J'ai besoin de me prouver qu'aujourd'hui, j'ai encore ma place dans ce vrai monde. Et au moins, dans le vrai monde, on a de vraies raisons d'être déçu ou heureux.

    Souvent, on aime à se dire que pas de nouvelles, bonnes nouvelles... Bonnes nouvelles pour qui, au fait? Je ne sais pas.

    Je ne vous délaisse pas, non. Comment je pourrais? Je reste toujours joignable, hein, parce que je pars prendre quelques vacances dans le vrai monde, et dans le vrai monde, j'existe aussi. Vous avez tous mon numéro. Mais pas de texto, hein. Les mots sont toujours vides de sens et d'émotions quand ils sont écrits, on ne sait jamais vraiment ce que tout veut dire. Non, pour rester en contact, il n'y a rien de mieux que de se voir et de s'entendre. C'est plus doux pour le coeur. C'est fait pour ça, la vraie vie, pour que ce soit plus doux pour le coeur.

    Pas de chronique de disque, mais je n'oublie pas la blogoML. Heavenly Day de Patti Griffin, qui ne me quitte plus depuis dimanche dernier. Ou l'art qu'une chanson qui parle de bonheur puisse être aussi triste.

    Je vous embrasse tous. A bientôt.

    =)

    May 27

    Petites photos-souvenirs...

    Si j'avais eu un appareil photo cette semaine, j'aurais aimé faire des photos. Pour immortaliser certains moments. Oh, juste des moments simples, qui peuvent paraître anodins, mais qui ont fait comme des papillons dans mon petit coeur. Des petits moments que je ne veux pas oublier, à cause du bonheur et des sourires bêtes qu'ils ont provoqué en moi. Juste garder ça en souvenir.

    Comme ce début de semaine où Marilyn vient me dire bonjour alors que je m'installe à mon poste de travail, et me demande si j'ai passé un bon weekend. "Mouais, bof, t'as vu ce temps de merde qu'on s'est tapé?" "Ax, j'ai rencontré un mec, mais c'était super bizarre." Elle me raconte dans les grandes lignes, et quelque part, son histoire ressemble étrangement à la mienne. "Tu as ta pause à quelle heure? Ca te dit qu'on aille manger ensemble?" Bon, à part que je ne mange jamais le midi, mais j'accepte de l'accompagner à coups de café. Et là, sous un parasol (parce que, évidemment, le soleil revient quand je me remets à bosser), on s'est raconté ce qui se passait pour l'un et l'autre, tentant d'analyser ensemble les tenants et aboutissants. Et étrangement, chacun à sa manière, on vit une histoire avec des sentiments mais sans contact physique. Marilyn et moi, à force de bosser comme des dingues, on en oublie aussi parfois qu'on est plus que des collègues qui couront dans tous les sens pour se transmettre des informations, mais aussi des amis. Et là, ce moment sous le parasol où nous étions à parler passionnément de nos vies, avec ce regard à la fois grave et pourtant chargé tant de complicité, ben "clic". Parce que ça me rappelle que mes collègues ne sont pas que des collègues.

    Pareil. Nath, mon ancienne responsable, avec qui j'ai des rapports plus intenses que simplement professionnels, on se croise toujours en coup de vent, dans le couloir ou la salle de pause. Un rapide double bisou, même pas le temps d'attendre la réponse au "ça va bien?" qu'on lance toujours machinalement. En début de semaine, trimballé à droite et à gauche, je me suis retrouvé à bosser à deux bureaux d'elle. De temps en temps, quand j'avais quelques secondes de répit, je levais la tête, je la voyais parler, s'agiter, coacher, et ça m'a fait (re)prendre conscience à quel point je l'aime. Et trois fois dans la journée, alors que j'étais plongé sur mon écran d'ordinateur, comme ça, sans aucune raison, elle passait sans rien dire à côté de mon bureau, et elle me caressait tendrement ma main posée sur la souris de son doigt. Sans rien dire. Juste pour me dire "Tu es toujours mon Axel". A peine j'avais le temps de réagir et de lever la tête qu'elle était déjà loin, retournant à ses responsabilités, mais elle m'avait fait passer le message. Et là, son doigt qui caresse ma main, ben "clic". Parce que ça me rappelle que certaines belles relations continuent de durer.

    Et puis aussi, depuis le début de la semaine, je retravaille assis à côté de Choupinou. C'est mon pote, mon co-équipier, mon amitié amoureuse, c'est Choupinou, quoi. Et quand on se parle et qu'il sort une vanne pourrie, et que je vois son regard briller, son sourire taquin, et toute l'amitié qu'il ressent pour moi passer par ses yeux et ses lèvres, ben "clic". Parce que ça me rappelle que, quoiqu'il arrive, Choupinou est et restera Choupinou.

    Et, pour faire le con, à un moment, Choupinou s'est projeté hors de son fauteuil sans prévenir et s'est mis debout devant moi alors que j'étais au téléphone avec un client, enlevant sa ceinture avec des gestes ostentatoires, histoire que tout le monde voie bien ce qu'il faisait, et là, il fait semblant de baisser son pantalon pour sortir son bâton pour que je m'en occupe, et moi qui m'esclaffe de rire au téléphone... Ben "clic". Parce que ça me rappelle que Choupinou est vraiment très con lol.

    Mais Choupinou, l'une des choses qui le détermine le plus, c'est qu'il ne sait pas quand il faut s'arrêter. Il a attendu que je me confonde en excuses au téléphone avec mon client et que je raccroche pour se jeter à califourchon et simuler à grands gémissements et déhanchements un coït digne des films que regarde Begood sans le son (lol!), et moi, outré qui lui balance: "Mais t'es con ou quoi? Je suis passif!" Et lui, prenant un air dubitatif et lâchant un "oups, pardon", avant de me retourner brutalement sur mon fauteuil pour me donner de grands coups de rein dans mon derrière, tous les deux morts de rire devant les regards ahuris de tous les autres employés. Et c'est à ce moment-là que le big boss de la société passe. Et moi qui réplique timidement: "C'est parce que j'ai mal au dos, Jeremy essaye de, ben voilà quoi..." J'ai pas été top crédible lol. Ben là, vous voyez, "clic". Parce que ça me rappelle que Choupinou et moi, quand on est ensemble, on est encore plus cons que chacun de son côté!

    Et puis, à la débauche, cette semaine, j'ai fait le trajet du retour avec Choupinou et un hétéro sympa qui bosse avec lui. On parlait du boulot en marchant, et puis moi, à un moment, je me suis retrouvé à marcher et parler tout seul. Alors je me suis arrêté, et je les ai surpris tous les deux, stoppés net, à baver comme deux loups de Tex Avery, devant une pétasse en vert qui était passée devant nous. Ils la regardaient comme deux pervers, prêts à se taper le bâton tout dur contre une rambarde. "'tain, z'êtes vraiment pathétiques, les mecs!" que je leur lance rageusement. "M'enfin, Choupinet, ne me dis pas que cette fille ne te fait rien du tout!!" que se défend Choupinet, ne comprenant pas que je n'aie pas d'érection en mâtant cette fille. Ben là, "clic". Parce que ça me rappelle que les mecs hétéro sont vraiment des obsédés.

    Et à ce moment-là, alors que j'étais en train d'engueuler Choupinou et son pote de leur conduite pitoyable, un magnifique mec est passé devant moi en skate, torse nu, tous muscles saillants et brillants de transpiration, déjà bronzé comme un surfeur australien. Je me suis arrêté net en lâchant un "han" essoufflé, incapable de penser à autre chose qu'à son torse dégoulinant de sueur sur le mien. Choupinou s'est arrêté, a vu ma tête ahurie, et est parti dans un fou rire. Ben là, "clic". Parce que ça me rappelle que les pédés, c'est pas mieux mdr!

    Par contre, il y a une photo que j'aimerais avoir, mais cette photo, je ne pourrais pas la prendre tout seul, même si je pouvais me dédoubler. Parce que c'est une fois que je suis dans mon lit et que toutes les lumières sont éteintes que j'aimerais que cette photo soit prise. D'ailleurs, j'aurais aimé qu'Oli soit là en pleine nuit. Mais non, bande de pervers, pas pour faire gnagna, mais parce qu'il n'y aurait que lui qui serait capable de capter vraiment toute l'immensité de ce moment, et de pouvoir ensuite rendre cette même immensité sur pellicule. Ce moment où je suis en train de m'endormir, les yeux encore entrouverts, un léger sourire se dessinant malgré moi sur mes lèvres, ce moment où je pense à Lui.

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    Janet Jackson [258 JAC JAN 2]

    Voici donc le tout premier album de la Miss, sorti en 1982 alors qu'elle n'avait que 16 ans, et méconnu du grand public. Alors, 1982, ben c'est la fin de la disco, disco au sens américain du terme, le funk est déjà là, et l'electro-funk pointe déjà le bout de son nez. Et Janet, la petite dernière, sort enfin son premier album, surtout parce que Papa veut lui faire plaisir, faisant marcher ses relations. L'album aura un petit succès, mais juste un petit, parce que bon, il faut le reconnaître, la moitié des chansons, c'est d'un mièvre à lever les mains et les yeux vers le ciel, c'est très, comme on dit, pinky-bubble-gummy, bref navrant quoi. Mais l'autre moitié de l'album, c'est du funk très sympa, très dansant, commercial certes, mais comme dirait Bambou, "enjoyable"! Say You Do et Young Love sont "cools", mais Don't Mess Up This Good Thing et The Magic Is Working sont deux très bons morceaux, entre electro-funk et high energy, qui foutent une putain de pêche, malgré la voix encore de gamine de Janet. Ma préférence ira quand même sans aucune hésitation pour Come Give Your Love To Me, le second single, mélange de funk et de guitares rock, avec un côté très nocturne, parfait comme bande son pour un téléfilm 'ricain early 80's, pour accompagner la scène où le personnage solitaire parcourt en pleine nuit la ville en voiture...

    May 22

    Parfois, les mots, ben voilà quoi

    Tiens, j'ai fini à 16h30 aujourd'hui. Ca faisait longtemps. Ca fait du bien. Hier, j'ai eu une journée de boulot de dix heures, ça m'a achevé. En plus de troubles musculo-squelettiques (que j'ai conservés aujourd'hui), ben la dernière heure, j'étais incapable de sortir une phrase compréhensible. Je n'arrivais même plus à dire mon nom. Donc, ça a été appréciable de finir à la même heure que les écoliers. Je me suis mis en terrasse pour un petit café. Juste un petit, parce que si j'en prends après 17 heures, ben je peux être sûr de pas fermer l'oeil avant trois heures du matin. Et déjà que je n'arrive pas à dormir en ce moment... Bref, à cette terrasse, ben y avait des mecs qui passaient, mais je ne les regarde plus. Et ma mère qui m'appelle, et au cours de la discussion, elle m'annonce que, au fait, la grand-tante Yvette est morte la semaine dernière. "C'est seulement maintenant que tu me le dis?" "Ben oui, ça m'était complètement sorti de la tête."

    La grand-tante Yvette, je n'en ai que de vagues souvenirs, puisque ça fait 20 ans que je ne l'ai pas vue. J'ai juste en souvenir une vielle femme naturiste, aux cheveux courts blonds très clairs et avec des lunettes. Elle était toujours souriante, et j'aimais bien son accent alsacien. Mais c'est tout. Ca ne me fait pas plus de peine. Je n'ai jamais été très famille. Bon, je suis très proche de mes parents et de mes grand-parents, mais ça s'arrête là. Du côté de ma mère, ils habitent trop loin, et du côté de mon père, ben, euh, c'est surtout ma volonté de ne pas vouloir les fréquenter. Parce qu'il y a un niveau de bétise humaine qui est trop intense pour moi. Alors c'est relativement paradoxal - et marrant - que moi, qui n'accorde finalement que peu de crédit à ma branche familiale, j'ai pu prendre la décision de m'investir émotionnellement pour des inconnus dans une célèbre association qui a fêté l'année dernière ses 50 bougies.

    J'ai intégré cette assoc' en juillet 2004, en tant que consultant bénévole. Mes diplômes en psychologie clinique et sociale ont beaucoup aidé. Et le fait que j'eus fait un mémoire sur le harcèlement moral au travail m'avait permis de grandement aborder également le harcèlement moral dans le couple, et là, pour le coup, mon arrivée était comme une bénédiction. Et là, depuis 2004 (un peu moins maintenant vu le temps et l'énergie que me prend mon boulot), j'ai vu défiler je ne sais combien de femmes battues, victimes de mariage forcé, de mutilation physique dûe à la religion, de prostitution imposée... J'ai vu beaucoup d'horreurs défiler devant moi. Naïvement, j'avais toujours cru que la vie n'était pas si cruelle que les "grands" voulaient bien le dire, mais non. C'est là que j'ai pris conscience de ce qui se passe encore aujourd'hui au 21ème siècle. Et c'est marrant, mais même pour les cas les plus graves et les plus dramatiques, où n'importe qui se barrerait en courant, j'ai toujours fait face, toujours trouver les mots qu'il fallait, toujours réussi à trouver des solutions. C'est une de mes plus grandes fiertés. J'arrive à aider plein d'inconnus, alors pourquoi je n'y arrive pas avec ceux que je connais?

    Je me rappelle, il y a deux Noël, mon père a pété un plomb sur une fausse excuse, et a profité d'un petit accrochage sans importance avec ma mère pour en faire tout un plat et pousser une putain de gueulante. Et il a pris ses affaires et a dit que le repas de Noël se ferait sans lui et a pris la porte. Ma mère, fière, a dit qu'il était hors de question qu'elle le rattrape, mais que moi, j'aille le retenir. Donc, je suis sorti à sa poursuite, et alors qu'il sortait la voiture, je me suis interposé et je lui ai demandé d'attendre, qu'on allait parler un peu. Il a refusé de baisser la vitre. Il a refusé de parler à son propre fils. Et il est parti. Et en rentrant, ma mère qui me balance: "Bravo, t'as fait des études de psycho, tu t'occupes de femmes battues, et tu es incapable de retenir ton père?" Ca, c'était un sale coup bas qui m'a fait encore plus mal qu'elle n'a pu le penser. Bon, mon père est revenu une heure plus tard, hein.

    Et rappelez-vous, il y a quelques mois, je vous avais dit que Crucified, l'un de mes amis avec qui je bossais à l'époque, avait perdu son père, et que j'avais été incapable de trouver les mots pour le rassurer, le réconforter, je ne sais pas, pour lui dire qu'il pouvait compter sur moi. Je m'en étais beaucoup voulu, de ne pas savoir quoi dire... Tu parles d'un ami. La seule chose que j'avais trouvé à faire, c'était de le prendre dans mes bras. Et depuis, je n'ai aucune nouvelle de lui.

    Et là, je me retrouve confronté encore à ça. A cette incapacité de pouvoir aider un de mes proches qui traverse une très mauvaise période. Oh, je n'ai jamais demandé, ni même espérer avoir un jour le pouvoir de guérir ou de faire des miracles. Non, pas du tout. Mais expliquez-moi pourquoi je suis le meilleur pour aider des inconnus qui ont sûrement oublié jusqu'à mon visage, et que je suis le plus impotent des mecs quand il s'agit de trouver les mots, de pouvoir aider et soutenir? Bien sûr, je peux répéter indéfiniment que je suis là, à n'importe quelle heure, n'importe quel jour, il le sait déjà. Et puis, bon, je suis conscient ensuite que les mots ont une fonction limitée à un certain niveau. Je ne sais pas pourquoi j'en parle ici, finalement. Je voudrais juste savoir quoi faire. Et pouvoir l'aider aussi efficacement et sincèrement que j'ai pu aider tous ces inconnus. A part que je crois que certaines choses ne passent pas par les mots.

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    Janet Jackson - Black Cat Remixes/ The 1814 Megamix (Full Version) [257 JAC BLA 1]

    Alors il faut savoir une chose. Durant toute la période de l'album Rhythm Nation 1814, tous les singles sortis ont eu droit au Japon à un traitement de faveur. C'est-à-dire que tous les singles sont sortis là-bas en format CD avec l'intégralité des remixes, chose super-rare à l'époque. A l'époque, tu avais quatre ou cinq remixes sur un format maxi-single en slim-case, et basta. Mais Janet, non, au Japon, tu avais droit à ces CD qui, aujourd'hui, coûtent une véritable fortune pour les collectionneurs, jusqu'à 300 euros. Alors expliquez-moi pourquoi le seul single qui a eu ce traitement de faveur, pas seulement au Japon, mais dans le monde entier est un CD rempli de remixes encore plus pourris et inutiles les uns que les autres? On dirait qu'ils l'ont fait exprès, ràgd. Bon, Black Cat, à la base, c'est un essai de rock heavy-metal, que Janet arrive à rendre plutôt crédible, sachant qu'en plus, c'est une de ses chansons préférées. Mouais. Mais alors, les remixes, mon Dieu, mais ils sont saturés d'effets spéciaux à la zbouing bling chting, qui, pour le coup, rendent la chanson d'un ridicule à faire pâlir Ilona et Papa Pingouin. Même CJ MacKintosh, un dieu dans la production de garage-music, fait très pitié. Bon, pour la BlogoML, vous avez droit au Funky 12" Version, le moins pourri des remixes de ce CD. Non, Bambou, ne m'envoie pas de mail pour me dire que c'est pourri, tu vois, je t'ai devancé en le disant ici lol! Mais il fallait bien que vous ayiez droit à un extrait potable pour ce billet, donc voilà lol!

    May 20

    Un nouvel admirateur?

    Je ne sais plus qui avait dit que la paranoïa est une forme de sagesse divinatoire. Je ne sais pas si je suis paranoïaque, ou érotomane à un niveau encore plus inconscient que mon inconscient lui-même, mais enfin, c'était bizarre, hier.

    Que je m'explique. Hier, je partais de chez moi pour passer le voir le médecin pour me renouveler mes Ventoline et éviter comme ça de me retrouver avec une crise sans rien pour la calmer. 'tain, ça, c'est ma hantise. Bref, malgré le fait qu'il y ait maintenant de la lumière dans la salle de bains, ce n'est pas pour autant que je réussis mieux ma coupe de cheveux. Je sors donc de chez moi, pas encore avec la méga-forme style je pars faire un jogging, genre d'ailleurs je fais du jogging lol, et en ouvrant la porte, bon, évidemment, je plisse des yeux à cause de la luminosité de ces nuages si gris. Mais là, juste devant l'entrée de garage de mes proprios, donc la porte à côté, il y a une voiture garée. Avec un mec dedans qui me regarde fixement. Ouais, ça peut paraître banal, mais non. C'était sa façon de me regarder qui n'est pas du tout banal. Genre il s'était garé là et il attendait que moi, je sorte. Parce que sa façon de me fixer comme ça, c'était dérangeant. Comme s'il ne m'avait jamais vu en vrai, et que là, il se disait: "C'est donc lui"... Ce mec, je ne l'ai jamais vu. 33 ans peut-être, châtain foncé, mal rasé mais dans le style j'ai-fait-exprès-d'avoir-l'air-mal-rasé, et puis, il faut le dire, quand même pas mal. D'ailleurs, c'est ça qui m'a dérangé aussi dans son regard: il puait le sexe. Et ça, ça m'a encore plus mis mal-à-l'aise. J'ai bien tiré sur la porte pour être sûr qu'elle était bien fermée, au cas où ce serait un cambrioleur (oui, c'est tout moi, ça, y a toujours plein de délires qui se bousculent dans ma tête en même temps), mais nos regards ne se sont pas décrochés un seul instant. Ca n'a duré que dix secondes tout au plus, mais il m'a vraiment fixé bizarrement.

    Non, je ne suis pas parano, non, je ne me fais pas de films. Ce mec, on aurait dit qu'il était venu se garer là vraiment pour me voir. Mais pourquoi? Comment il me connaîtrait? Quand bien même il aurait flashé sur moi sur une de mes photos sur un site internet, comment il aurait trouvé mon adresse? Et même s'il ne souriait pas, dans son regard, il y avait comme un sourire de victoire, de satisfaction. Et d'envie sexuelle. Non, je ne suis pas du tout fou, et je n'étais pas en pleine descente de somnifère ou de Medrol. Alors ceux qui vont me dire: "Tu t'en fous, Axel, tu te prends un bon coup de gourdin et tu l'oublies", ben nan, j'ai pas envie de baiser, moi, en ce moment. Et le fait qu'il pue autant le sexe, ce mec, pas que ça m'intimide, enfin si, quand même un peu, mais c'est pas ça, c'est que ça m'a mis mal à l'aise. Et pourtant, j'en ai vu, des regards vicieux, à l'époque où je bossais au Traxx, mais là... Non, ce mec était là pour moi. Pour me voir. Ou pour voir qui j'étais.

    Bon, j'essaye de me convaincre que je me suis fait des idées. C'est pas la première fois que je vis ça. Et au moins, quand c'est mon ex qui me traque (d'ailleurs, quand tu appelles, arrête de ne faire que respirer fort, c'est lassant à force), ben là, ça me dérange moins, parce que je sais exactement à quoi m'attendre avec lui, depuis le temps, il est devenu trop prévisible, même sans mes diplômes de psycho. Bon ben peut-être que j'ai un nouvel admirateur, à part que je n'en veux pas. Brrrrr, ce regard... Pour le coup, ça ne me rassure pas d'être tout seul dans mon immeuble, malgré les méga-portes à quintuple verrou... Mais bon, on sait jamais, hein, j'ai une bombe lacrymo à côté de mon lit, et une autre dans le couloir... Ca sera plus efficace que mon Oust anti-odeurs... Mais bon, quand même, ce regard qu'il avait...

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    Julee Cruise - Floating Into The Night [256 CRU FLO 1]

    Julee Cruise est à Twin Peaks ce que Vonda Shepard est à Ally McBeal. Une chanteuse dans un bar qui interprète des chansons qui ont un rapport direct avec les émotions des personnages. A part que Julee Cruise, elle, elle dérange, parce qu'on dirait qu'elle est dans un autre monde, une autre dimension. Plus glauque, plus triste, plus douloureuse, où la vie ne serait que souffrance et larmes. Et en l'écoutant, on est partagé entre le confort d'un néo-jazz électronique loungey et un petit côté cauchemar terrorisant. Même quand certaines chansons semblent "légères", il y a quelque chose de dérangeant qui se cache derrière, subtilement, vicieusement. Ensuite, hein... On sait à quoi s'entendre, vu que c'est la chanteuse attitrée de David Lynch... Donc, pas de surprises, finalement... On retrouve la majorité des chansons de cet album dans la première saison de la série Twin Peaks, et ma préférence ira pour The World Spins, triste et dépressif, chanté au moment où Bob se révèle et tue encore.

    May 19

    En mode greumf

    Ouaip, hier, j'étais en mode greumf. Qu'est-ce que c'est que le mode greumf? Ben dites à voix haute le mot greumf, et vous aurez la définition. D'ailleurs, ça m'étonne que dans le Six Minutes Bordeaux, ils n'aient pas fait une brève intitulé "Un greumf dans le centre ville"... Ah, les meilleurs n'ont jamais de reconnaissance...

    Bon, reconnaissons-le, ça a mal commencé dès le départ, avec un vacarme assourdissant dès 8h30 du matin. J'ai d'ailleurs cru qu'il y avait une troisième guerre mondiale. Ca ne m'étonnait presque pas, je ne regarde jamais les infos, je me suis dit que ça m'apprendrait. Bref, 8h30 du matin, je me traine hors de mon lit en me frottant mes petits noeils, privilégiant évidemment de remplir mon mug de café et de le faire réchauffer au micro-ondes, plutôt que d'ouvrir les volets pour assister à des bombes et des missiles. Bon, pas de bombes ou de missiles, juste un ciel greumf de chez greumf, et le vacarme venant en fait des ouvriers qui continuaient les travaux du tram' avec leurs marteaux-piqueurs. Putain, eux, ils ont pas eu le pont. Je me bois donc mes inévitables trois mugs remplis à ras-bord, histoire de me rendre un minimum sociable, et je décide de m'habiller pour continuer le petit déjeuner en terrasse de café. Ben, c'est toujours gris, il fait froid, y a personne dans la rue, et je suis tout seul à me cailler sur la terrasse. Ah si, un couple de beaufs s'est installé à la table devant moi. Ca aussi, je comprends pas. La terrasse de café, qui fait presque la taille du Stade de France, ben toutes les tables sont libres, ben non, le couple, il doit s'asseoir juste à côté de moi. C'est terrible, ça. Et le mec, il arrêtait pas de s'extasier sur une pièce de théâtre avec Jean-François Derek qu'il avait vue, et il racontait de A à Z à la nana l'histoire, genre c'était le chef d'oeuvre du millénaire tellement il était enthousiasmé, alors que franchement, ben la trame de l'histoire, c'était ennuyeux et banal à en vomir. Et les pervenches, elles, qui ne font pas non plus le pont et qui s'en donnent à coeur joie pour le coup. Il y en a même une, toute fière, qui a terminé son premier carnet et qui a sorti un deuxième tout neuf. Et moi, ben pour le coup, pas d'humeur pour décrocher un sourire. Allez, on rentre à la casa.

    Je prends la peine de lâcher un billet sur le blog, et ensuite, café bien fumant improvisé avec ma Bambou sur mon balcon, avec en fond sonore le Kiss The Bride de Willem à fond, me filant une pêche d'enfer. Oui, vous avez bien lu!!! Grace à la technologie futuriste dont nous disposons aujourd'hui, ma Bambou et moi avons pris un café sur mon légendaire balcon!! Bon, j'avais pas de lait, mais elle ne m'en a pas tenu rigueur. D'ailleurs, elle veut me maquer avec son ophtalmo, la coquine mdr! Mais bon, comme elle est venue prendre un café avec moi, elle a eu droit à un scoop que personne d'autre ici n'a et n'aura pour l'instant. Hé oui, c'est comme ça avec Axelinou!

    J'abandonne Bambou et je me motive à re-sortir, parce que temps pourri ou pas, hors de question de rester enfermé. Et je pars déjà avec une humeur de greumf, parce que, sans lumière dans la salle de bain, ma coiffure était très approximative, genre j'ai eu un styliste différent pour chaque mèche de cheveux, mais chaque styliste était bourré. Et ben figurez-vous que j'ai été victime d'une immense conspiration contre moi, style 200.000 personnes qui se sont concertées avant et qui ont décidé de me pourrir ma journée. Oui, 200.000 personnes. Je ne savais qu'il y avait autant de monde qui me détestaient. Parce que, à peine entré dans la rue Sainte-Catherine, ils ont tous décidé de me rentrer dedans. Pas de me couper le chemin, hein, mais de me rentrer dedans. A peine j'avais l'épaule droite percutée que l'épaule gauche l'était juste ensuite. Je ne veux pas parler non plus des cons qui s'arrêtent juste devant toi, genre ils sont seuls au monde et c'est pas grave pour ceux qui marchent derrière, et qui décident de se remettre à marcher alors que tu les doubles. Y a aussi ceux qui décident de se mettre à parler à quatre ou cinq en plein milieu de la rue, avec optionnellement une poussette ou deux, et qui n'en ont rien à battre que tout le monde doive faire le tour pour continuer le chemin. Et encore un qui me bouscule sans s'excuser. Je crois que je n'ai jamais autant soupiré d'exaspération de toute ma vie. Un soupir approximativement toutes les 8 secondes. Tu m'étonnes que je fasse de l'asthme.

    Donc, après avoir mis 20 minutes pour parcourir 150 mètres, je m'installe, exténué, à une terrasse de café, avec le temps toujours pourri, et la greumf attitude qui a déjà pris possession de mon corps. C'est nul de s'énerver pour ça, mais ça me saoûlait sévère. Et puis merde, un weekend prolongé de quatre jours, et le temps pourratche? L'existence entière est une conspiration contre moi. Non, je n'exagère pas. Surtout quand, la seule terrasse que j'ai choisie, hé ben elle est envahie par plein de moucherons qui n'ont trouvé que mes cheveux gélés pour aller s'embourber dedans. Et le café qui a un goût de liquide vaisselle. Le greumf monte, le greumf monte, et le greumf explose. Je me barre. Quand je suis énervé, faut que je dépense mon argent. C'est comme ça. Et comme je n'ai que 2525 CD, ben c'est pas assez, j'en veux plus.

    Ca a été une décision difficile à prendre, mais je l'ai prise. Je vais donc parcourir encore plus cette satanée rue Sainte-Catherine pour aller jusqu'à O'CD, une boutique de CDs d'occasion à bas prix mais en excellent état. Et je me suis récupéré quelques bleus de plus sur mes épaules. J'ai dit "putain" à une femme qui s'est arrêtée juste devant moi sans prévenir pour regarder une vitrine, et "va te pendre" à un wesh-wesh qui me demandait une clope. Apparemment, j'avais l'air méchant, personne n'a donc tenté de me frapper. Et j'ai même filé un coup d'épaule à un abruti qui arrivait en sens inverse et qui ne voulait pas me laisser passer. Et je ne me suis même pas excusé. Je vois pas pourquoi j'agirais différemment des 200.000 personnes qui complotent contre moi. C'est vrai, quoi.

    J'arrive enfin à O'CD, et je me mets à faire ce que j'adore faire quand je suis dans une boutique de disques. Je fouille, je farfouille, je range même quand c'est pas à la bonne lettre lol, je regarde, je retourne, je remets dans le bon sens... Et ben croyez-le ou non, même là, y en a qui viennent pour m'emmerder. Je suis tranquille dans le rayon des musiques électroniques, à regarder tranquillement chaque CD des quatres descentes, hé ben non, putain, il faut qu'il y ait un crétin à peine sorti de son adolescence boutonneuse, vilain et l'ait bête de surcroît, qui se mette à faire le pied de grue à côté de moi, style faut que je me dépêche pour que lui aussi puisse regarder les CDs devant moi. Je déteste ça. Donc, je prends encore plus mon temps, attends, il n'avait qu'à arriver plus tôt aussi. Donc, je prends mon temps, hein, oui, je sais, je me répète et j'aime les redondances, je lis bien chaque titre au dos de chaque CD même si le CD ne m'intéresse, je le tourne, je le retourne, je le scrute, je le repose, et je prends le suivant. Ben non, Crétin-Boy ne se décourage pas et continue d'attendre, et attends, il ose même pousser un soupir. Mais han! Il ose faire ça à moi! Mais il a peur de rien! Surtout en ce jour de greumf. Je me demandais s'il oserait aller encore plus loin dans son culot, mais oui, il a osé. Il a tendu son bras devant moi, me coupant presque l'air que je respirais, et a pris un CD dans la descente que je regardais. Ouh putain. J'ai tourné ma tête vers lui, je lui ai lancé un regard super méchant, et je lui ai lâché un très hargneux "ça va, tu permets, tu peux pas attendre?" Han, je l'ai terrorisé. Il est parti effrayé de la boutique aussi sec, et je crois qu'il va être traumatisé pendant plusieurs mois. Et là, pour la première fois depuis mon café avec Bambou, j'ai pu afficher un sourire sincère et satisfait. Qu'est-ce que c'est jouissif d'être méchant, putain. Bref, je me mets d'accord sur ma sélection de CDs. De la house bien pumpin' avec un Hed Kandi, de la deep house belle et trippante avec Shrine et Nick Holder, de l'ambient expérimental avec The Orb, du space disco avec Sinema, et de la house bien dark et nocturne avec le dernier album de Slam. Slam que ne connaissait pas d'ailleurs le vendeur, donc on en a parlé pendant dix minutes, et il m'a promis d'écouter, parce que je lui avais donné envie. Euh... Okay, loin de moi l'idée d'être contrariant...

    Comme je n'ai peur de rien, je reprends la rue Sainte-Catherine en sens inverse, et le Dieu Greumf reprend possession de mon corps. A part que là, la rue est envahi, et je n'exagère pas cette fois-ci, de gamines de 13-14 ans, pas plus. Elles font le pont à coup sûr. A part qu'elles sont toutes dans la rue. A piailler et jacasser, à marcher à deux à l'heure, à s'arrêter à chaque vitrine, à toutes se tenir par le coude alors qu'elles sont huit et qu'elles empêchent pour le coup tout le monde de les doubler. Tu m'étonnes, en voyant ces merdeuses, qu'on ait légalisé l'avortement. Et en plus, elles sont habillées comme des putes. Putain, Britney Spears a vraiment eu une mauvaise influence sur les gamines avec ses jeans taille basse et le string qui dépasse. Toutes les mères de famille du monde entier devraient d'ailleurs déposer une plainte en collectif, tiens. Et attends, y a même une gamine de 13 ans qui n'a vu que moi sur les 200.000 personnes et qui est venue me demander un euro!!! Elle a eu droit elle aussi à un Café à l'O'divin, où, avec des clients, nous nous sommes remémorés nos expériences insolites aux Etats-Unis. C'est quand même moi qui ai gagné lorsque je leur ai raconté que je me suis retrouvé dans le Bronx dans une voiture avec deux dealers, et les flics derrière avec leur sirène à fond. Si, si, si, ça m'est arrivé pour de vrai, je vous raconterai ça un jour! Puis évidemment, après, inévitablement, les courses de la semaine, avec les vieilles qui font aucun effort pour se pousser, qui vont à deux à l'heure avec leur chariot, qui restent trois heures devant le rayon qui t'intéresse, et qui, en plus, essayent de te doubler à la caisse. Oui, une vieille bique râleuse, sans pitié, qui me dépasse en levant la tête. "Hé, vous attendez votre tour!" que je lui aboie dessus. "Je suis une vieille personne, vous devez me laisser passer!" qu'elle se démonte pas! "Ouais, ben chacun sa croix à porter! Vous avez déjà les places réservées dans les bus, ça vous suffit pas?" Han, putain, le mini-scandale mdrrrrr! Je crois que toute la journée m'a tellement énervée que je me suis défoulé, et y a tout le monde qui a assisté à la dispute, ça a été le spectacle mdrrr! Bon, ça n'a duré que deux minutes, mais j'étais tellement énervé que je me suis éclaté! Elle a abandonné après qu'une nana derrière nous lui ai lâché un savoureux "conne de vieille", et elle est partie à une autre caisse en me gratifiant d'un "vous n'êtes qu'une merde"! Je rétorque. Greumf n'est pas une merde!

    Le temps était toujours aussi pourri, et en plus, il y avait des petites gouttes qui commençaient à tomber. Je rentre chez moi, énervé et greumf jusqu'au bout de mes ongles rongés. A peine les courses rangées dans le frigo que je m'apprête à affronter ma hantise depuis plusieurs jours: changer l'ampoule dans ma salle de bains. Alors je prépare les armes nécessaires: une lampe de poche et une chaise. A part que mon petit coussin s'est coincé dans une des pliures de la chaise, et comme je ne voulais pas salir le coussin en posant mes chaussures dessus, ben j'ai commencé à m'exciter sur le coussin pour le décoincer. J'ai réussi. En déchirant le coussin. Avec plein de plumes qui se sont mises à voler en l'air. Putain, c'est vraiment pas mon jour. Mais vraiment pas. Mais alors absolument pas. Va falloir que je me réconcilie avec mon aspirateur, chose qui n'est pas gagnée. Je me dirige donc vers la salle de bains, et puis finalement, ça a pris dix secondes. J'ai retiré l'ancienne ampoule, et j'ai mis la nouvelle. Et ça a marché. Je me demande pourquoi j'en ai fait tout un plat. Ou alors je suis extrêmement doué. Oui. Ca doit être ça.

    Mais là, je reviens dans mon salon, battant des mains devant mon visage parce qu'il y avait encore des plumes rebelles qui flottaient, et là, ô surprise, mais c'est quoi, toute cette lumière? Mais haaaaaaaaan, le ciel s'est dégagé! Le ciel est tout bleu! Y a plus un seul nuage! Il fait super beau! Et en plus, il fait chaud! Mais haaaaaaaaaan! Allez hop, Coca light bien frais, clope, et Hed Kandi à volume 19, et je m'installe sur ma terrasse. Sachant qu'il n'y a que moi dans tout l'immeuble ce weekend, ben musique à fond et sensation de totale liberté. Et putain, qu'est-ce que c'était bon. House bien pumpin', et un orgasme musical à l'écoute du Stand Up de Wilder & Clarke (remixé par Dennis Christopher). J'étais en transe. Et là, coup de barre. Et je me suis laissé me reposer enfin sur ma terrasse. Et il a fait beau pendant longtemps, longtemps, longtemps. Parce que je n'ai quitté ma terrasse que vers minuit. Après une journée de merde, j'ai passé une soirée magnifique. Tout seul, mais c'était vachement bien.

    Bon, là, le temps est pourri, je suis encore dégoûté mdr! Mais je me sens beaucoup moins greumf aujourd'hui! Donc, je vais aller me préparer, me trouver une terrasse de café sympa, et éviter de m'embrouiller avec la moitié de la ville. Si, si. Je suis sûr que je peux y arriver!!!

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    Unity Power featuring Rozlyne Clarke - Eddy Steady Go! (Unity Power Mixes!) [255 UNI EDD 1]

    Ah ben Miss Gruik-Gruik est de retour! Et puis, ils te lui ont bien reboosté son Eddy, hein! Bref, c'est très eurodance circa '93, ça a mal vieilli, mais à l'époque, c'était de la bombe!

    May 18

    Laissons, laissons...

    Oui, lendemain de Nouvelle Star oblige, j'ai dans la tête la chanson de groupe de la saison un sortie en single... Laissons, laissons... Entrer le soleil... Laissooooons, laissons.... Mais ràgd, quoi, j'ai un weekend prolongé, et le temps est pourri. Il fait froid, il pleuviote... Ca me rendrait presque morose... Ah, si, je suis morose, autant (ou au temps, je m'en rappelle plus) pour moi. J'ai rarement la chance de pouvoir avoir un peu de temps libre, et je refuse de me morfondre enfermé. Je déteste Evelyne Dhéliat. Enfin, non, la pauvre, c'est pas de sa faute.

    Je ne pars pas pêcher. Pas parce que c'est annulé, mais parce que je l'ai décidé. Parce que je suis fatigué (oui, je sais, je suis toujours fatigué), et que je n'ai pas envie de faire des efforts de sociabilité avec des gens qui sont invités, que je ne connais (et apprécie) que peu ou pas. Et puis, qu'est-ce que vous voulez pêcher sous la pluie? Et puis de toute façon, j'ai rendez-vous chez le médecin demain, donc pas possible de partir ce soir. Non, rien de grave, juste que je n'ai plus du tout de Ventoline pour mon asthme, et ça craint. Parce que j'en prends quand même trois à quatre fois par jour. Au réveil, déjà. Et là, comme j'en ai plus, je suis obligé de me rabattre sur le Medrol dès le matin. A part que le Medrol, c'est pour quand tu as une crise d'asthme telle que tu rampes par terre tellement tu ne peux plus respirer. Et gober ça dès le matin, ben ça vous achève pour le restant de la journée. Et en plus, histoire de ne pas être très intelligent, moi qui était arrivé à lâcher les somnifères, je m'y suis remis en début de semaine, tout bêtement par lâcheté, parce que je préférais m'endormir plus vite que d'avoir à ressasser des pensées qui me perturbent, des messages mal exprimés, mal interprétés. Non, Nico, je t'arrête tout de suite, ne me fais pas la morale, c'est bon, j'ai arrêté les somnifères depuis hier. Ce qui n'empêche que je me suis un peu détraqué la santé cette semaine, arf, d'où mon besoin de me reposer, et aussi de me retrouver un peu avec moi-même.

    Ah oui, j'ai aussi des courbatures. Et des raideurs à la nuque. Mdrrrrr, aujourd'hui, c'est mon billet je-me-lamente mdrrrrr! En fait, ça, c'est de la faute de mes oreillers. Ils sont complètement nuls, ces oreillers. En fait, je sais ce qu'il me faudrait pour la nuit. Un torse sur lequel reposer ma tête, avec un bras qui passe derrière mes épaules pour me serrer un peu plus fort, pour que je puisse ressentir un peu de sécurité, et pouvoir m'endormir au rythme des battements de son coeur. Oh, oui, je sais, c'est niais. Niais à en vomir. Mais en ce moment, j'assume complètement mon côté niais.

    Et puis hier, méga-déception devant la Nouvelle Star. Non, c'est pas parce que Raphaelle est sortie, je suis bien content qu'elle soit sortie. Non mais, faut arrêter de déconner, quoi. Pierre se prend deux rouges parce qu'il a été jugé "trop académique", et elle, elle bouffe un couplet entier, obligeant tout un orchestre à devoir se réadapter sur elle, et elle se prend trois bleus??? Nan mais oh, faut se calmer, là. Donc, bamf, il était temps. J'en avais marre de ses performances dignes d'une croisière pour vieux sponsorisée par La Chance Aux Chansons. Même ma mère m'a appelé à 23h30 pour me crier dessus sa joie de la voir sortir, c'est pour dire. Non, la déception vient du fait que Tigane se soit révélé hétéro. Il me fait craquer un max. Oui, je sais. Niais, et pathétique. J'assume. Heureusement que ma soirée s'est terminée avec un très beau message reçu qui m'a beaucoup touché. Un message que je voulais entendre depuis plusieurs jours déjà, parce que je me sentais un peu seul et abandonné dans mon trip-piouffe.

    Bon, par contre, comme je l'avais dit, j'ai appris qu'en début de semaine que je faisais le pont aujourd'hui. Ben vous le croirez ou non, mes parents me saoûlent depuis le début de la semaine à cause de ça, parce que j'aurais pu descendre les voir à Toulon pendant quatre jours. Ben déjà, c'est pas de ma faute parce que le pont n'était pas prévu, mais c'est pas grave, hein, ils font comme si c'était de ma faute. Et tous les soirs, ils me le reprochent. Merde, j'allais pas y aller pour quatre jours, déjà, à cause de l'aéroport, y a deux demi-journées de bouffées, et puis, ils n'arrivent pas à comprendre que j'ai besoin de me reposer. J'ai une semaine de boulot de 44 heures qui m'attend, c'est pas pour, en plus, courir de partout entre Bordeaux, Marseille et Toulon. En plus, je suis sûr que j'aurais même pas pu voir mon Oli, tellement ça aurait été speedé comme séjour. Encore qu'Oli n'aurait pas eu le temps non plus, je pense. Je te fais un gros bizoo, mon Oli.

    Et puis pour terminer, toujours aussi drama-queen, j'ai en ce moment une hantise de chez hantise, c'est de m'électrocuter en changeant une ampoule dans ma salle de bain. Ben oui, je sais, c'est super con, mais ça me terrorise. Je vais faire ça ce soir. Si jamais je n'écris plus de billets pendant plus de deux semaines, ne vous inquiétez pas, hein, c'est que je me serais vraiment électrocuté, hein.

    Bon, je me prépare maintenant à entamer une danse indienne sur les paroles de The Cult Of Snap, pour chasser les nuages et faire revenir le soleil. Zumbawé, ago m'baya, zumbawé, ago m'baya, ago-ago-ago aya...

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    Enigma 2 - The Cross Of Changes [254 ENI CRO 1]

    Alors déjà, je vais calmer direct tous ceux qui disent qu'Enigma s'est trahi en ne faisant plus de chants grégoriens. Enigma n'a jamais été du chant grégorien. Le concept du premier album tournait autour des chants grégoriens, mais ça s'arrête là. A chaque album, un nouveau concept a été abordé. Et heureusement, parce que sinon, six albums de chants grégoriens, avec toujours les mêmes paroles derrière ("Sade, dis-moi, mea culpa, prends-moi, je suis à toi, lalalilalala..."), ben je me serais ouvert la carotide pour en finir plus vite. Avec ce deuxième album, c'est un concept beaucoup plus world-ambient, très appréciable. Les singles sont tout aussi bons les uns que les autres: Return To Innocence, Age Of Loneliness (réorchestré pour l'album, donc différent de la bande originale de Sliver), The Eyes Of Truth, Out From The Deep... Don't worry, vous les aurez plus tard. Pour la blogoML, ça sera I Love You... I'll Kill You. Ah, l'amour...

    May 15

    Arf, flûte, encore...

    La nouvelle est tombée hier alors que je débauchais... Ce n'était pas prévu, mais la haute hiérarchie l'a décidé au dernier moment... Je fais le pont!!!!!! Donc, je ne bosse ni vendredi, ni samedi! Ouh là, le mois de mai, trois ponts de quatre jours, on pourra pas dire que j'aurai été harassé de boulot!! Et d'ailleurs, je ne vais pas râler pour ça, non mais!

    Donc d'abord, évidemment, jeudi, si Sainte Evelyne le veut bien, j'espère qu'il y aura du soleil pour passer la journée en terrasse de café, oui, je sais, histoire de changer un peu lol! Pour vendredi, un collègue de travail m'a proposé de l'accompagner dans un sauna... Moi, naïf, bien sûr, je suis persuadé que c'est en tout bien tout honneur, hein... Donc, comme je suis pudique et que je n'aime pas les saunas, je prie donc encore une fois Sainte Evelyne qu'il fasse super beau pour que je me mette en terrasse de café.

    Ce weekend, j'ai un weekend gay avec plein de potes gay à la campagne. Deux-trois jours histoire de changer d'air, avec des promenades, des barbecues, des feux de cheminée et du champagne... Et cerise sur le gâteau, je vais pêcher!! Non, pas péché de la chair, pêché du poisson! Haaaaaan, ça, ça m'excite grave! J'ai jamais pêché de ma vie. Enfin, si, une fois, mais j'avais six ans, et avec mon père, on était allés sur les rochers des plages du Mourillon, mais comme on n'avait rien réussi à prendre, ben on avait dû passer ensuite au supermarché du coin pour acheter du poisson et faire croire qu'on avait réussi à pêcher lol! M'enfin, là, je me dis, une dizaine de pédés à pêcher avec leurs boots à semelles compensées, ça va pas être triste. Donc, j'y vais, à moins que Qui-Il-Sait revienne plus tôt... Parce qu'il est temps que les choses arrivent pour de bon cette fois.

    Sinon, ben Dallas avait son J.R. Ewing, Dynastie avait son Alexi Colby, ben maintenant, ma société va avoir son Axel! Bon, quitte à passer pour une garce sans scrupules, ce que je sais très bien faire aussi soit dit en passant, que feriez-vous si vous appreniez un méga-secret sur quelqu'un de la hiérarchie, et que ce méga-secret pourrait vous permettre de gravir plus vite les marches promotionnelles? Oui, vous avez bien compris, dans mon répertoire vient d'apparaître un tout nouveau mot: C-H-A-N-T-A-G-E, chantage! (Oui, dit comme ça, ça fait un peu pom-pom girl mdrrrrr!) Alors, je fais quoi? Parce que là, c'est du gros poisson que j'ai pêché!!! Et je sais, j'arrête pas de mettre des accents circonflexes sur le mot pêcher, mais je sais pas s'il en faut... Enfin, bref, dites-moi, je fais quoi? Je passe en mode garce manipulatrice???

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    Furious Beat ...Is Tekno Beat (A Tribal-Trance Concept) - Vol.2 [252 253 FUR BEA 2]

    Han mais han comme je l'aime, cette compil'! Déjà que le volume 1, c'était de la bombe, alors là, ça le surpasse! Bon, on passe sur les trois premiers morceaux exotico-tribaux (même si le Batucada de DJ Dero est toujours un vrai bonheur), et on retrouve toutes les perles trance qui ont fait les plus belles nuits du Boy's Paradise, comme le Fever Called Love de Rising High Collective, le Litchies de Le Park, le Snakecharmer de Carpe Diem, le How Much Can You Take de The Vision Of Shiva ou bien encore le Schöneberg de Marmion et l'entêtant The Beat Just Goes Straight On & On de Perry & Rhodan... De très beaux moments ambient aussi comme Marmions Island et Bliss de Halogen, sans oublier la reprise trance du célèbre classique blues Midnight Hour par Hysterie. Sur ces 23 morceaux, c'était super hard de choisir celui qui frapperait la blogoML, mais mon choix s'est porté sur le splendide Say Dance de Panel 4, dark et trancey comme il faut quand on se retrouvait au Boy's un samedi vers trois heures du matin, avec tous ces mecs qui dansent autour de vous et vous frôlent volontairement, vous savez, ce genre de moment où les mots n'ont aucune utilité...

    May 14

    Petit cours de conjugaison dominicale

    Oui, encore un billet que vous n'allez pas comprendre. Ben, euh, avec Nico comme blogomentor, j'ai été à bonne école.

    Hier, dimanche, sur Bordeaux, ça a soufflé pas mal. Même beaucoup. Presque une tempête. Au propre comme au figuré. Pour le coup, laissez tomber la terrasse de café, parce que ni l'humeur, ni le temps ne s'y prêtait. En début d'après-midi, un rapide coup d'oeil sur mon balcon pour voir les deux chaises de jardin voler allègrement pour aller presque s'écraser contre le mur. Là, j'ai poussé un "Tiens" à la Nico (les habitués de bétisier comprendront). Sortant pour les relever, le souffle du vent m'a tout de suite fait une coupe à l'iroquois, et ça a tenu, vu le gel que j'avais mis dans mes cheveux. J'ai relevé les chaises, mais à peine eus-je le dos tourné que les deux chaises partirent se promener aussi sec à nouveau. Morale de l'histoire: ne jamais tourner le dos à une chaise de jardin. Une chaise de jardin est traître.

    Bref, ça a bien soufflé, cette tempête, mais pas que sur Bordeaux. Dans mon petit coeur aussi. C'est marrant comme on ne peut rien faire dans une journée, et que, pourtant, elle soit super chargée émotionnellement. En fait, en peu de temps, mon temps lui-même s'est défait. Mon présent s'est cassé, sèchement et injustement, me faisant prendre conscience que, pour le coup, mon présent n'était rien. Déjà qu'il tend à ne plus être à peine on l'évoque... Et puis juste après, un pan de mon passé s'est réparé, reconstruisant quelque part toute la chaine jusqu'à mon présent imprésent, et remodelant mon approche de moi-même d'hier et d'aujourd'hui. Et pour terminer, le futur qui pointe le bout de son nez sans que j'ai demandé quoique ce soit.

    Alors, bon, je ne sais pas trop dans quel temps je me trouve actuellement. Entre un présent qui a un passé mais avec un gros doute sur l'avenir, un passé qui revient perturber le présent pour envisager sa place dans l'avenir, et un avenir qui pourrait bien devenir présent, ben euh, je suis un peu perplexe.

    Ca y est, j'ai perdu la moitié de mes lecteurs. C'est marrant, hier après-midi, j'étais à deux doigts d'appeler Nico. J'aurais donné n'importe quoi pour être avec lui et prendre un bon café, parce qu'on aurait eu beaucoup de choses à échanger sur le même sujet. Bah, c'est de sa faute, il habite pas à Bordeaux lol. Mais bon, à la lecture de ce billet, vous pourriez vous dire que je suis paumé, et que je vais encore affronter la tourmente d'une dépression de doutes et de remise en question. Ben non. Toujours pas. Axel reste debout. Parce que hier soir, pour me défouler, je suis sorti, et en rentrant vers minuit, ben je me suis posé sur ma terrasse, avec un ciel un peu apocalyptique. Juste moi, une clope, une magnifique mélodie jouée au piano derrière, et j'ai ressassé tout ça. Et je me suis rappelé d'un truc que j'avais écrit sur mon blog il y a très très longtemps, au tout début de ce blog, en fait.

    "Mais la vérité, MA vérité, c'est que je ne tiens sans doute pas à être trop heureux ou satisfait, parce que quand on a trouvé... Moi, j'aime cette quête, cette recherche... Mais c'est ça qui est excitant! Plus on se sent perdu, plus on espère trouver... Qui sait, au fond? C'est maintenant que je suis heureux, et je ne m'en rends même pas compte!"

    Je vais rester dans ce sentiment de no man's land, au moins, je ne serai pas déçu.

    La mailing-list commence ce soir!! D'ailleurs, Cam', mon petit Cam', merci de transmettre le mail à MiKL de ma part, je n'ai pas son adresse. Et merci aussi de me refiler encore l'URL de son dernier billet! Missi!

    Je voulais aussi laisser un message perso à Qui-Il-Sait, mais le problème avec les messages codés, c'est que comme ils sont trop bien codés, ben pour le coup, ils sont toujours mal interprétés, et ça créé des quiproquos et des disputes alors que ça n'a pas lieu d'être. Alors ce que j'ai à lui dire, ben je lui dirai. J'attends ton retour. =)

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    Rozalla - Everybody's Free-Style 1993 (Remixed To Perfection) [251 ROZ EVE 2]

    Ouh là, Rozalla sort un album remix! Déjà, quand j'avais débarqué à la Fnac, j'avais vu deux putain de descentes pour ce CD, presque autant que pour la sortie d'un album de Michael Jackson, et je me suis dit, ouh là, mais c'est de la bombe ou quoi? Bon, on ne va pas aller jusque là, on parle de Rozalla quand même, hein, mais il faut avouer, elle aurait pu nous balancer des remixes dance pouet-pouet pourris et commerciaux, mais non. Elle s'est entourée des meilleurs producteurs de l'époque (Stonebridge, Saunderson, Kelsey, Development Corporation...) pour nous livrer de la musique très appréciable et clubby. Une grande préférence pour le Project Reese Mix de You & Me, très Detroit.

    May 07

    Quelques petites nouvelles en passant...

    ...parce que oui, ça fait longtemps que j'ai pas posté... Mais là, en ce moment, vous voyez, c'est vraiment trop dur, j'ai encore un weekend prolongé jusqu'à mercredi... Et vous vous rendez compte, mais là, j'abandonne les terrasses de café pour vous!! Oui, bon, okay, je sais, le temps est pourri dehors, et il ne va pas tarder à pleuvoir. Ah ben il pleut. Faut que ça se dégage, tout ça, parce que quand je suis en congé, c'est pas pour rester enfermé chez moi. Ou alors, quitte à rester enfermé chez moi, autant, euh, bref voilà quoi!

    J'ai repris le boulot mercredi, mais bam, problème informatique, donc je suis passé plus tôt sur ma nouvelle mission à mi-temps. Qu'est-ce que ça a été le pied! Surtout que j'ai bossé tellement vite que j'étais dehors à 16 heures au lieu de 20 lol! Et pour le coup, pas bossé samedi. Ca tombait bien, parce que samedi soir, j'avais la pendaison de crémaillère de Choupinou, qu'il prépare depuis un mois. D'ailleurs, on en parlait mercredi à la reprise du boulot, et lui, tout content: "Il y aura le meilleur ami de ma copine qui sera là!" Oui, super, que je lui réponds, la tête encore dans le cul, en train de fouiller dans mon portefeuille à la recherche de pièces pour un café. "Il est homosexuel!!!" continue-t-il, débordant d'enthousiasme. "Oui, et?" que moi, je lui réponds, myope comme une taupe, incapable de trouver une pièce de cinq cents. "Je vais te le présenter!!!" Oui, oui, on verra. Ce qui ne l'empêche pas, le lendemain, de se jeter sur mon bureau et de s'exclamer: "Axel! Il a 22 ans et il est actif!" Et moi, comme chaque matin, toujours comateux: "Mais de qui tu parles?" "Ben du meilleur ami d'Elo!!" Han. Lui. Lol. C'est marrant comme, quand j'ai quelqu'un en tête, je suis fermé à toute autre rencontre lol!

    Bref, samedi soir, je débarque chez Choupinou avec Anne-So, avec son nouvel appart' déjà envahi de tous ses potes hétéro de Roman, plus quelques têtes de ma société. Il a un appart génial, avec une putain de méga-terrasse, mais je n'ai pas eu le temps de visiter sa double douche à jets masseurs que déjà, il y avait une téquila paf qui m'attendait, toute prête à l'emploi. Ca fait des siècles que je n'avais pas paffé. Quoique, si je me rappelle bien, j'avais paffé à l'Adaggio pour mieux supporter la soirée pourrie il y a quelques mois. Bref, j'ai paffé deux fois, et ça faisait à peine trois minutes que j'étais là. La soirée a donc tranquillement suivi son cours, entre bières, pafs et Smirnoff Ice... Oui, vous avez bien lu, Axel a bu de la bière! C'est même Choupinou qui me dégoupillait la capsule à chaque fois! Et pour les mauvaises langues, je parle de la capsule de la bouteille, hein... Anne-So voulait m'empêcher de répondre aux textos que je recevais (garce lol), et entre deux textos, j'entends un "Axel, je te présente Thibaud". Je lève la tête, déjà pas mal éméché, et je vois un mec mignon, cheveux mi-longs, souriant, et, toujours perdu dans l'orthographe du texto que j'essayais d'envoyer, je lui sers la main poliment, et je retourne à mon portable, une bouteille toujours à la main. Une heure plus tard, Choupinou me prend dans ses bras, bien titubant, en me disant, presque larmoyant: "Mais j'ai bien vu que tu l'as détesté, Choupinet..." Et moi, perdu dans mes textos: "Mais de qui tu parles?" "Mais Thibaaaaaaaaaaud-euh, tu as fait la grimace quand je te l'ai présenté, il te plait pas, j'ai la haaaaaaaaine-euh pour toi..." Et moi, complètement halluciné, la dernière paf ne m'aidant pas: "Ah, mais c'était lui? Mais je l'ai pas détesté, je le connais pas, j'ai rien dit, comment tu peux dire que je l'ai détesté?" Et Choupinou, titubant: "Lui aussi, il a la haaaaaaaaaaaaineuh de pas te plaire!" et il est reparti en titubant se chercher à boire. Je suis resté un peu con debout, puis j'ai envoyé mon texto et je suis allé me refaire une paf. Y a un couple qui a baisé dans les chiottes, un autre dans un camping-car garé en bas, et un mec de droite a dit à un anarchiste iroquois vers quatre heures du matin qu'il fallait des pauvres pour qu'il y ait des riches, ou un truc comme ça, parce qu'en même temps, moi, j'étais plus super frais, j'ai pas tout compris, mais pendant que ça risquait de dégénérer en baston, ben je me suis refait une paf tout seul dans mon coin. Je tiens d'ailleurs à dire que je n'aime pas du tout les téquila pafs. C'est dégueu.

    Hier matin, réveil fracassé, bien sûr. Réveil à 11 heures, avec Emilie et sa voix super trop dynamique. Si, Emilie, ma meilleure amie d'avance que j'ai retrouvée il y a une semaine! "Ax, c'est Mimile! Tu manges avec moi à midi?" Moi, grognant: "Je mange jamais à midi." "Pourquoi?" "Trop longue histoire?" "On s'est retrouvés, c'est énorme!" Oui, on commence à le savoir lol! "Mais sinon, pendant que je mange, toi, tu peux boire du café!" Ah, voilà ce qu'il fallait me dire!! J'accepte donc, saute sous la douche, en manquant quand même me viander, et je la rejoins sur les coups de midi sur le marché des Chartrons. Bien sûr, comme je m'y attendais, les discussions se mettaient à fuser dans tous les sens, donc, avant d'aller chez elle pour aller déjeuner, on a fait le tour de nos anciennes connaissances pour voir ce qu'elles devenaient. Ils ont tous des gamins, c'est déprimant. Plein de futurs chômeurs drogués ou prostitués. Et je débarque donc dans la maison qu'Emilie a fait construire avec son copain... Putain de claque dans la gueule! Un espèce de truc méga-géant avec déco super moderne hi-tech, un mélange entre Alice In Wonderland et Total Recall... Ca ne m'étonne pas d'elle, remarque lol! Elle a dû en bouffer, des bouquins de déco! Un écran méga-géant encastré dans le mur, le net relié, un autre dans la cuisine, un autre dans la chambre... La chambre, géante aussi d'ailleurs, avec une putain de baignoire en plein milieu, et les robinets du lavabo qui descendent carrément du plafond... Une superbe terrasse avec une piscine en marbre noir ou je sais pas quoi, mais ça a une putain de gueule... Un studio pour les amis au fond du jardin... Plein la gueule alors que j'ai que trois cafés dans la tête, c'est pas fair-play mdr! Là, on a commencé à se raconter nos dix dernières années, et son copain a débarqué. Direct, il m'a serré la main, très souriant: "Salut Axel! Content de te connaître enfin!" Une poignée de main et un sourire qui voulaient dire "bienvenue dans la famille". Ca fait plaisir. Et bref, ça a papoté dans tous les sens entre nous trois, nous (re)découvrant. Le mec d'Emilie veut même me présenter à ses amis gay lol. Apparemment, je ne sais pas ce qu'ils ont tous, mais ils veulent absolument me maquer! Et à peine je les quitte que je tombe sur Choupinou, toujours pas remis, et poumf, terrasse de café.

    Oui, la vie est très dure. Et là, je vais entamer un chant vaudou pour que les nuages dégagent pour laisser revenir le soleil. Je veux profiter de cette journée! Et au fait, merci de ne pas me saoûler avec la politique, c'est bon, hein, là, même si c'est pour rire, je vous zappe direct, (mal)heureusement que c'est enfin terminé.

    Petit message perso: arrête de nous ruiner en textos, et magne-toi, tu m'as promis une tournée-surprise, une tournée, mais je ne sais pas de quoi, donc magne-toi, quoi! Je veux savoir!

    ******

    M.C. Sar & The Real McCoy - Another Night [MCS ANO 1]

    Bon, je tiens à le dire, cette chanson, je ne peux plus la sentir! Mais plus du tout! Mais elle a quand même le mérite d'être un morceau dance qui a fait le top 40 du Billboard US, chose assez rare à l'époque pour le souligner. Mais bon, aujourd'hui, argh quoi. Dieu merci, le Inferno Mix remonte un peu le niveau avec son côté dark et les sirènes dans tous les sens.

     
    M.C. Sar & The Real McCoy - Another Night (Inferno Mix)