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    28 juni

    Barbecue d'adieu

    Samedi dernier, c'était la soirée barbecue chez Nath, ma sup'. Une soirée que nous attendions tous depuis un mois et demi. Et une soirée qui nous était vraiment nécessaire, aussi nécessaire que l'air que nous respirons. Suite à la fusion entre U et N, nous avions tous croûlé sous le boulot, la pression, la tension, le stress, des journées de dix heures non-stop sans répit... Mes collègues et moi ne nous voyions plus que dans l'urgence, et toujours entre deux coups de fil... Pas très saine comme relation, à vrai dire. Il nous fallait un moment, une soirée, quelque part où tous nous retrouver, dans un endroit neutre, loin du boulot, loin de tout. Et la soirée de Nath tombait vraiment à pic.

    Déjà, ça avait été dur de trouver un cadeau collectif pour Nath. Comme nous savions qu'elle avait un grand jardin, nous avions décidé d'offrir quelque chose qui s'y rapportait, mais quoi? Donc, j'ai joué le fabuleux agent secret discret et remarquable, doublé d'un psychologue hors-pair prêt à tout savoir par des questions anodines. Je suis allé la voir à son poste de travail, où elle se trouvait avec Marc, et l'air de rien, je lui ai demandé: "Nath, tu aimes les cerises?" Marc et elle ont levé des yeux écarquillés vers moi. "Euh, ben quoi?" que j'ai répondu, étonné. "C'est une vraie question?" demanda Nath. "Euh, ben oui!" Nath: "Parce qu'avec toi, je me méfie des questions normales!" Bref, oui, elle aimait les cerises. Mais peut-être qu'elle aimait autre chose, après tout. Alors j'y suis retourné, et je lui ai demandé si elle aimait les kiwis. Elle m'a regardé comme si je portais une camisole et que je sautais dans tous les sens en bavant. Je ne me suis pas découragé, j'y sui encore retourné cinq minutes plus tard pour savoir quelle était son opinion quant aux individus qui exhibaient des nains de jardins devant leur porte. Mais elle ne se doutait de rien, hein, j'étais trop discret pour ça. Hop, cinq minutes plus tard, quand je lui ai demandé si elle aimait les abricots et qu'elle m'a hurlé qu'elle voulait des pêches, je savais enfin ce que nous allions lui offrir: un pêcher!!!

    En plus de ce pêcher, qui finalement s'est transformé en abricotier en chemin, parce qu'Anne-Sophie a découvert qu'elle avait déjà un pêcher chez elle, nous lui avons un bon de réduction de 50 euros chez Sephora (histoire qu'elle ressemble plus à Melanie Griffith qu'à Dave), et je lui ai également offert une version collector reliée de mon roman Laser Terror, enfin achevé après une nuit blanche. Depuis le temps qu'on me harcèle au boulot chaque jour pour avoir la suite et connaître enfin le nom du mystérieux tueur qui décime tour à tour les conseillers clientèle, enfin, tout le monde était ravi! (D'ailleurs, pour ceux qui veulent lire ce roman loufoque et décalé, il suffit de me le demander ici ou par mail!)

    La soirée était très sympa. Nath était égale à elle-même, fofolle et intenable, à la fois femme de décision et mère poule affairée. Présentation avec son concubin, très sympa et bon vivant, ainsi que les deux gamines qui ont dû tous nous prendre pour des fous. J'ai pu revoir Blondinet (Blondinet qui m'a ajouté à ses contacts, et qui peut maintenant débarquer sur ce blog), qui a quitté LC le mois dernier. Il me manque beaucoup, nous avions l'habitude d'étudier ensemble de nombreux dossiers problématiques, échangeant nos différents points de vue et approches, et partageant les mêmes opinions quant aux merdes de la société et aux films d'horreur pourris et ratés des années 80. Jeremy, mon fantasme secret, après s'être pris un loquet de porte dans la tête, s'est retrouvé avec une putain de méga-bosse sur le front comme j'en avais jamais vu avant, et qui s'est finalement avérée être un kyste ce matin lol! Anne-Sophie avait préparé maison le punch et la sangria; la viande, les saucisses, les merguez et les pizza cuisaient à flot... La pluie menaçait, mais ce n'était pas grave, nous étions tous ensemble. Et ça nous a permis également de rencontrer les "conjoints" de certains de mes collègues. Romain, le sup' à qui il fallait demander la permission pour aller aux toilettes, était également invité, et il faisait un peu de la peine, parce qu'il essayait de parler avec tout le monde, mais personne ne le calculait. Il essaye de faire des efforts, on le voit tous.

    Cette soirée, l'air de rien, montrait également que le contrat se termine très bientôt. Vendredi prochain pour être précis. Si j'ai accepté de reconduire le contrat avec certains, et Dieu merci, des collègues que j'adore, comme Jeremy (ça aurait été invivable de bosser sans le savoir avec moi, sans l'avoir à venir m'embrasser en plein appel, me prendre dans ses bras ou me triturer le téton pour m'emmerder), Gaelle, Laila, Stéphanie et Marilyn, les autres n'ont pas renouvelé, ou bien on ne leur a pas proposé de renouveler. Finis les pétages de plomb avec Anne-Sophie (qui gagne vraiment à être connue, parce que c'est une fille géniale), finis les râlages avec Marjorie... Nous étions 26 au départ, nous ne restons plus que sept à l'arrivée. Cette soirée, c'était aussi le moyen d'être une dernière fois tous ensemble. Ca va être très douloureux vendredi à la débauche, et je ne cache pas que j'angoisse. Encore une fin d'une époque.

    *****

    Angelo Badalamenti - Wes Craven's A Nightmare On Elm Street Part 3 - Dream Warriors [134 BAD WES 1]

    Freddy 3, l'un des meilleurs de la série, gore comme il faut, avec un soupçon de psychologie (mais juste un soupçon), et la présence de Nancy Thompson. Angelo Badalamenti, lui, est plus connu comme étant le compositeur attitré de la majorité des films de David Lynch, et l'auteur du célèbre hymne de Twin Peaks. Il s'attaque ici à la bande orginale du retour de la revanche du croquemitaine défiguré, et rend une oeuvre au-dessus de la moyenne, même si trop courte, à peine une trentaine de minutes. A retenir surtout Opening, qui reprend le célèbre thème de Charles Bernstein, Puppet Walk, où l'on peut entendre les différents "schlak" que font les veines d'un personnage quand elles s'arrachent de son corps, et Magic Butterfly, féérique à souhait.

    22 juni

    Damned!

    Hier matin, je venais de me mettre à travailler à mon poste dans un état assez lamentable. Manque de sommeil évident, à cause d'un crétin qui s'était acharné sur ma sonnette à 2h30 du matin. Je n'aurai jamais su qui c'était, il était hors de question que je descende l'étage et que j'ouvre la porte complètement décoiffé. Tant pis si c'est un pote qui s'est fait agresser et qui voulait trouver refuge chez moi, il avait qu'à appeler avant pour prévenir de son passage. Enfin, bref, ce matin-là, le manque de sommeil venait s'ajouter à un goût vestimentaire assez lamentable et mes cernes monstrueuses, bizarrement brillantes et se mettant à peler, car j'avais mis dessus au réveil de la crème anti-hémorroïdes qui avait séché. Ah, et puis aussi mes cheveux, avec lesquels je n'arrive à rien faire de concret en ce moment. Plus une crétine de cliente furieuse au téléphone qui avait son service télévision mis en restriction car elle n'avait pas payé ses factures depuis trois mois, et qui hurlait tellement à cause de la coupe du monde qu'elle ne pouvait voir que j'avais enlevé mon casque des oreilles, mais que je continuais de tout comprendre. Bref, je lui ai dit qu'elle récupérerait la télé le jour où elle déciderait d'être honnête et moins radine, et j'ai rajouté un faux-joyeux "bonne coupe du monde!" avant de mettre fin à la communication. Et là, il est apparu. Patrice. L'un des ex que je déteste le plus au monde.

    Il ne m'avait pas vu, mais moi, j'avais déjà plongé sous mon bureau. Hors de question qu'un ex me voit dans cet état après toutes ces années passées. Il avait grandi, comme moi, restait beau mec avec un air arrogant assez sexy, mais il ne pouvait me voir comme ça, il fallait qu'au premier regard, il puisse se dire: "Putain, cet Axel, quel canon". J'attendais qu'il ait terminé de traverser le couloir, et j'ai tenté de me relever, en me pétant bien évidemment la tronche par terre.

    Ce Patrice, je l'avais rencontré il y a déjà pas mal d'années, je devais avoir 22 ans, il me semble. C'était au BHV, on a été présentés, et il ne m'a absolument pas aimé au premier regard, m'assimilant à toutes ces tapioles qui sautent dans tous les sens en piaillant et en imitant grotesquement les pseudo-chorégraphies pourries de la Mylène même si c'est du Cher qui passe. Puis après quelques papotages, il nous a proposés à moi et une conne boiteuse d'aller au In N Out, la boite où j'allais bosser quelques mois plus tard. Aucune place pour se garer, donc il a proposé qu'on aille passer le reste de la soirée chez lui (enfin, chez son père). Une villa assez en piteux état, par manque de ménage évident (je pensais qu'on puisse me battre à ce niveau-là, mais si, la preuve), et avec les merdes du caniche qui trainait de partout. Une frangine déjà mère à 15 ans, et le beau-frère aussi intelligent et fûté qu'un ongle sans vernis qui sortait de taule. Moi, très gentil fils de bourgeois bien élevé, je faisais un peu tache au milieu, je l'avoue. Mais je me disais que me mélanger au petit peuple, c'était la plus belle chose que je puisse leur offrir.

    La nuit passait, et Patrice était de plus en plus nerveux, ça se sentait. Pourtant, nous parlions et riions beaucoup, tout se passait bien. Mais il tremblait, avait la bougeotte, semblait mal-à-l'aise. Vers six heures du matin, la boiteuse voulait aller en after, et on la suivit. Mais plutôt que de descendre au sous-sol du Seven pour danser et boire, Patrice et moi, on s'est installés sur un canapé et on a continué à parler. Et il m'a avoué qu'il était super mal-à-l'aise depuis plusieurs heures, car il avait craqué pour moi et qu'il ignorait si c'était réciproque. Après lui avoir fourré ma langue dans son gosier, il s'est senti rassuré et libéré. Vers huit heures du matin, on est rentrés dans son appartement à lui, et on s'est embrassés jusqu'à midi. Nous sommes allés au lit, et je lui ai bien dit que je ne voulais pas de sexe tout de suite, et il a accepté tendrement. J'étais complètement crevé, mais lui n'arrivait pas à dormir, donc il a décidé d'aller m'acheter des croissants, et il n'arrêtait pas de me dire qu'il était content, et m'embrassait non-stop sur les paupières tandis que moi, j'étais tellement crevé que je n'arrivais pas à me débattre. C'était mignon tout plein. Et j'imagine Nico en train de se faire vomir avec deux doigts tellement ces beaux sentiments sont mielleux et dégoulinants.

    Le reste de la journée se passe super bien, plein de câlins, impossible de nous séparer. Je lui présente même Yen. Une deuxième nuit ensemble, et je passe à la casserole. C'était un bon coup à l'époque, à la fois tendre et sexe. Mais bon, bourré de problèmes, avec un loyer qu'il n'a pas payé depuis deux mois et le proprio qui le harcèle au téléphone, un patron qui veut le forcer à signer une démission et qui le harcèle aussi, un père démissionnaire après le décès de la mère et de la belle-mère... Je me rappelle, le matin, je l'avais entendu pleurer tout seul, pensant que je dormais. Et moi, je voulais tout faire pour l'aider.

    Le troisième soir, nous étions en train de nous embrasser, et il s'est mis à pleurer sur mes genoux. Moi, interloqué, je lui ai demandé ce qui n'allait pas, et il m'a dit qu'il m'aimait. Et qu'il avait besoin de savoir que je ressentais la même chose que lui. Comme je le pensais sincèrement, je lui ai dit que je l'aimais aussi, et suivit une nouvelle nuit passionnée.

    Le quatrième soir, dîner le soir chez le père (qui pionçait déjà) avec la frangine et le beau-frère. Suite aux fortes averses de l'époque, de l'eau s'était accumulée sur le toit, et le plafond a lâché pendant le repas. Le salon et le couloir ont été rapidement envahis, et moi, je me suis mis à friser, mais tout le monde s'en foutait. Le père continuait de dormir, ses enfants n'avaient pas envie d'aller le réveiller, et moi, j'ai appelé les pompiers. Le temps qu'ils arrivent, j'ai voulu rassurer Patrice en lui disant que l'assurance dégât des eaux allait tout rembourser, mais il m'avoua que son père avait résilié la semaine précédente cette assurance pour payer l'assurance de sa nouvelle voiture. Faut être con, aussi. Les pompiers nous ont fait sortir, mais on avait oublié le caniche, et comme personne n'en avait rien à foutre, je suis retourné dans la maison, au péril de ma vie, pour sauver ce con de caniche. Ce qui aurait été super risible si la situation n'était pas aussi catastrophique, c'est qu'à chaque coup de pioche d'un pompier répondait en écho le ronflement du père.

    Après le départ des pompiers, nous avons dormi sur place, Patrice et moi dans le canapé-lit du salon qui flottait, enlacés l'un contre l'autre, et c'est le père qui m'a souhaité le bonjour en me réveillant, avant de demander: "C'était quoi, tout ce bruit, cette nuit, vous avez encore fait les cons?" La famille de fous, quoi.

    La cinquième nuit, c'était assez bizarre chez Patrice. Au rez-de-chaussée, la frangine et le beau-frère pinaient, tandis que dans la mezzanine, Patrice et moi nous baisions aussi. Une sorte de partage à la fois malsain mais excitant, les uns pouvant voir les autres, et vice versa. Et j'avais le "je t'aime" de plus en plus facile.

    Le sixième jour, on a décidé de passer un peu de temps chacun de son côté, et je devais le rappeler le soir. Premier appel, sa soeur me dit qu'il est sous la douche. 20 minutes plus tard, il est toujours sous la douche. Une demi-heure plus tard, il ne m'a toujours pas rappelé. La frangine me dit qu'il est sorti faire une course. Je lui réponds qu'il faut arrêter de me prendre pour un con, et elle me dit qu'il ne veut plus me voir. Comme ça. Je n'aurai jamais eu d'explications. Et j'en ai grave souffert à l'époque.

    Et là, ce mec va bosser au même endroit que moi? On va devoir se voir tous les jours? A vrai dire, je ne sais pas quelle attitude adopter, l'ignorer, lui pourrir la vie, lui faire un croche-patte en haut des escaliers suivi d'un "oups", lui dire bonjour. Hier matin, je me suis grave inférioriser, et puis, je me suis rappelé de ce que m'a dit quelqu'un cher à mon coeur en février dernier, que, d'en plus d'être un mec fabuleux, j'étais canon. Ca, je l'ai pas oublié, et puis, il dit toujours la vérité. Je ne connais pas encore la stratégie que je vais adopter, mais ça va encore bouger au boulot!

    *****

    Zouk Machine - Kréol [133 ZOU KRE 1]

    Oui, je sais, encore un achat inutile. J'avais acheté ce disque car j'adorais la chanson D.J., mais ce que je ne savais pas, c'est qu'elle avait remixée pour sa sortie single, et la version album est pourratche. C'était l'époque (courte) où le zouk devenait cheesy avec des rythmes dance. Un truc gentil à dire sur ce CD? Euh, même pas. Y a les paroles dans le livret, mais j'y comprends rien!!

    19 juni

    Par une belle soirée de Pacs...

    Et oui, samedi dernier, c'était la grande soirée de Pacs de mon ami Eric et de Hippix (d'ailleurs, je me demande toujours pourquoi son pseudo, c'est Hippix, tiens...). Bon, c'est vrai, neuf mois, c'est quand même court pour ce genre de décision d'union à vie, mais en même temps, la vie est si courte, si on n'en profite pas... Que savons-nous de ce qui peut nous arriver demain? Autant profiter du bonheur présent... Tiens d'ailleurs, pendant que je dis ça, ça serait bien que je l'applique aussi concrètement, cette pensée!

    Dieu merci, on ne m'a pas demandé de faire de grand discours d'amitié, je pense que je me la serais joué assez aigri, style: "le bonheur, ça ne dure jamais longtemps, au départ, il y a la passion et le sexe, et quand la passion s'estompe, c'est là qu'on commence à communiquer dans le couple, et une fois qu'on n'a plus rien à se dire, soit on adopte un chat, soit on va voir ailleurs, mais quoi qu'il arrive, c'est mort, et blablabla..." J'aurais pu me la jouer aussi vieille fille blasée en lâchant un "de toute façon, les couples heureux et leurs beaux sentiments mielleux, c'est dégoulinant à en vomir..." Mais non, rien de tout ça... Faut profiter de la fête!

    Bien sûr, il y avait beaucoup de monde, des potes, de la famille, des amis... Pas mal de gens que je ne connaissais pas, et avec qui, à vrai dire, je n'ai pas fait trop d'effort pour parler. J'aurais aimé passer plus de temps avec Caroline (mon Dieu, qu'est-ce qu'elle est belle!), mais avec la chaleur qu'il faisait, je suis resté non-stop dans le jardin. Il y avait quand même quelques personnes que je n'avais pas particulièrement envie de voir, un ex-pote qui a dû atteindre aisément les 130 kilos, quelques ex-clients de l'époque où j'étais barman et que je n'ai jamais appréciés, et même un ex-plan pourri d'il y a trois ans que je n'ai même pas daigné saluer tellement sa prestation s'était avérée pathétique. Dieu merci, ma petite tribu était presque au complet, avec Ricou, Franck, Richard le Texan et Nadine, qui devait partir tôt car elle avait un premier rendez-vous amoureux avec un mec rencontré sur Meetic. Il faut que je l'appelle d'ailleurs pour savoir comment ça s'est passé, parce que ce mec a vraiment l'air d'être le bachelor: 25 ans, pilote de ligne, patron de sa propre entreprise, et virtuellement très sympa, tout en étant un canon de beauté.

    D'ailleurs, un Pacs, c'est comme un mariage, c'est toujours le même cliché pour les célibataires, l'espoir de faire une rencontre amoureuse, c'est teeeeeeeeellement romantique... (Et hop, je re-vomis un coup) Et là, pourtant... Il y avait ce grand garçon blond aux cheveux mi-longs, se tenant debout, à l'étroit, ne semblant connaître personne, une clope et un verre à la main, me regardant du coin de l'oeil, comme s'il me reconnaissait. J'ai dû passer devant lui, et là, il m'a arrêté en me disant: "Excuse-moi, tu n'es pas Axel?" Alors moi, adoptant tout de suite l'air dégagé et absolument pas surpris: "Si si, on a déjà couché ensemble?" Enfin non, j'ai pas dit ça, j'ai juste dit "si si" mdrrrrrrr! Là, il me dit: "J'ai beaucoup entendu parler de toi!" Alors, moi, je commence à me demander ce qu'on a pu dire sur moi. Que je suis une recracheuse, que je passe mon temps à râler, que je suis un éternel célibataire incapable de garder un mec plus de trois jours, que je suis névrosé schizopathe psychophrène... (Ce qui, dans l'ensemble, n'est pas tout-à-fait faux mdr!) Il me répond: "On m'a dit que tu t'habillais toujours en noir!" Super! J'imagine déjà comment on pourrait me qualifier pour parler de moi... On pourrait dire que je suis un mec génial, généreux, dévoué, formidable, mais non, je m'habille en noir! Bah, au moins, on n'a pas choisi l'adjectif "facile" pour me qualifier mdr!

    Ensuite, je me rappelle qu'on m'avait parlé de lui. Ce garçon s'appelle Julien, 25 ans, étudiant en épidémiologie (il m'a d'ailleurs appris que l'eau minérale et mon déo au cryo-menthol étaient cancérigènes!), hétéro, depuis huit ans avec une meuf qui s'appelle Tiphaine. On m'avait dit à son sujet qu'il refoulait grave son homosexualité. Et j'ai passé toute ma nuit avec lui, et effectivement, toutes nos discussions n'ont tourné qu'autour du thème de l'homosexualité, de la raison pour laquelle les icônes gay comme Madonna ou Kylie étaient des icônes gay, de la réaction des parents lors du coming-out, de mon vécu en tant qu'homo, de mon désir ou non-désir d'enfant en tant qu'homo... Lui-même m'a avoué que son désir le plus grand était d'être homo, un peu comme une forme de rebellion contre la société, mais qu'il était trop attiré par les femmes pour changer de bord et essayer autre chose.

    Mais bon, il a eu tout, sauf une réaction d'hétérosexuel à mon égard. Il m'offrait des clopes à chaque fois, me prenait sur ses genoux pour me faire manger à la cuillère dans son assiette, me prenait dans ses bras pour les photos-souvenirs, et laissait le contact de sa main dans la mienne le plus longtemps possible à chaque fois que l'occasion se présentait, que ce soit pour m'aider à monter une marche, me traîner à travers la foule ou m'allumer ma cigarette. Et puis on s'est pris lui et moi une bouteille de champagne, et on s'est installés tranquillement pour continuer à parler. Je me rappelle d'un moment, il était derrière moi, nous étions pas mal ivres, j'ai instinctivement mis mes deux mains en arrière, et il les a attrapées, et je les ai tirées pour les refermer sur moi, ce qui fait que je me suis retrouvé dans ses bras. Et je dois dire que cette sensation n'était absolument pas désagréable, loin de là.

    Bon, ça y est, je sens déjà qu'Oli se ronge les ongles, se demandant comment la nuit s'est terminée! Et bien, on a fini chez Richard, et Julien, (qui dormait chez lui) très glamour, s'est rapidement déshabillé pour se retrouver devant moi en boxer (miam!), sans aucune pudeur, s'est mis sous les draps, puis en est ressorti pour aller vomir dans les chiottes mdrrrrrrr! Quoiqu'il en soit, rien d'autre, mais il m'a dit être content de me revoir le 30 juin pour une soirée barbecue. Et je ne compte pas sortir avec lui si l'occasion se présente. Parce que j'ai déjà donné dans le style honteuse-qui-ne-s'assume-pas (rappelez-vous Terreur-Le-Grand-Con-Benêt), et que mon mec, je veux que ce soit un mec qui s'assume, et qui m'assume. Je me respecte maintenant trop pour laisser quelqu'un d'autre me manquer de respect à ce niveau-là.

    Et bien sûr, histoire de revenir au sujet principal du billet, je souhaite sincèrement plein de bonheur à Eric et Hippix qui, à cette heure-ci, doivent être dans le ciel en direction de la République Dominicaine pour leur lune de miel (et hop, je re-vomis encore un coup pour l'occasion). Profitez bien des moments de bonheur, ça ne dure jamais longtemps!!! (Et hop, j'ai encore fait ma garce sur ce coup-là!) Je vous embrasse très fort, tous les deux!!

    *****

    Sandra - I Need Love! [132 SAN INE 1]

    Encore une magnifique pochette. Et une de mes chansons préférées de Sandra. Excellente dance sans plonger dans le commercial, et pourtant, pour une raison inconnue, les media ont complètement boycotté cette chanson. Absolument aucun passage sur les ondes radio, un clip magnifique esthétiquement parlant qui n'est passé sur aucune chaîne, tout ça aussi bien en France qu'en Allemagne. Je crois qu'on ne connaîtra jamais les raisons de ce boycott. Quel dommage. En même temps, Virgin a toujours été un boulet pour la promo des artistes. A noter également le meilleur remix de Sandra, le Trance-Techno Mix, qui aurait été digne de passer au Boy's Paradise à l'époque, il se serait magnifiquement fondu entre un Play With The Voices de DJ Vannelli et un Love Stimulation de Humate!

    04 juni

    Pierre Pascual & Le Cartel Couture!

    Hier soir, mon ami Pierre Pascual se produisait avec son nouveau groupe à l'Heretik à Bordeaux. J'étais super content d'y aller, parce que, même si je connaissais la plupart de ses productions electro-pop qu'il m'avait faites écouter à l'époque où je l'ai rencontré (et surtout ce fameux "J'aime Sentir Ta Bouche Glisser" hum!), je n'avais jamais eu l'occasion de le voir sur scène, un, parce qu'il habite à Paris, et deux, parce que la fois où il avait fait un concert à Bordeaux, moi, j'étais en vacances à Toulon. Mais son talent m'avait littéralement laissé sur le cul, et il y a peu de gens pour qui je nourris autant d'admiration. De plus, Pierre et moi avons la même culture musicale, et j'étais curieux de voir quelle orientation il allait donner à sa prestation.

    Devant y aller à la base juste avec Eric (qui l'avait déjà vu la première fois, et qui avait fait connaissance avec lui à mon anniversaire), nous avons réussi à recruter Hippix (qui a bien voulu mettre de côté sa Fête De La Morue à Bègles pour l'occasion) et Francky (présent à mon annif également). J'avais pas mal d'appréhension. Ca fait toujours bizarre de se dire qu'on va voir un ami sur scène, avec un micro, et c'était également sa première prestation avec son groupe Le Cartel Couture. Je m'attendais à un concert intimiste, lui au micro, un accompagnement electro sympa derrière, mais j'étais loin du compte.

    Evidemment, grâce au retard d'Eric et Hippix (mdrrr!), nous avons dû speeder. En entrant, un mec tatoué de partout et piercé avec un gros trou dans l'oreille nous a encaissé l'entrée, alors que sur une télé, un espèce de film pop-art inquiétant en noir et blanc montrait des instruments de torture. Hum. J'ai bien fait de pas venir avec ma magnifique tenue de surfeur! Passant la grande porte, nous traversons donc un long couloir avec des photos couleur de femmes nues avec leurs ragnagnas, et des dessins-posters en noir et blanc de femmes nues octroyant des fellations à de gros membres bien veinuleux. Sans compter au bar que des extra-terrestres tatoués et complètement défoncés. Et moi, dans ma tête, qui n'arrêtait pas de me répéter "Putain, Pierre, c'est vraiment pour toi que je viens ici!!!" Francky, lui, était complètement enthousiaste devant la déco! Je prends donc l'air du mec blasé et je me rends au comptoir pour commander au barman (tatoué aussi, hein, sur toute la longueur de ses bras) une bière, parce que je suis pas un pédé, moi! Et je vais un peu admirer le mur tapissé d'une cinquantaine de petites annonces de chats et chiens perdus dans la rue. Bon, ça y est, vous arrivez à planter le décor?

    La bière à la main, une clope dans l'autre pour la prestance, nous descendons donc au sous-sol, là où a lieu les trois concerts de la soirée. Dans le noir, une vingtaine de personnes défoncées sont déjà là, debouts et statiques, regardant le duo qui tente de faire de la pseudo electro-pop-rock allemande. Un jeune super mal coiffé qui s'énerve sur sa guitare et une nana lookée étudiante à lunettes bourgeoise tout plein, sans aucune présence sur scène. Leur ordi portable qui s'occupait de l'accompagnement musical a planté, et ils ont dû faire leurs deux dernières chansons avec juste la guitare et la voix, et, euh, comment dire? Un mec bourré est monté sur scène, s'est amusé à faire des larsens devant le rire crétin de la chanteuse avec son attitude un peu je-m'en-fous-j'ai-hâte-de-rentrer-chez-moi. Je suis resté très perplexe devant cette prestation qui était, comment dire pour ne pas être trop méchant? Euh... On va dire, très fait-maison, quoi. Quelques applaudissements pour les motiver à quitter la scène, et hop, quelques minutes d'attente, pendant que la mini-salle continue de se remplir. Boudiou, mais qu'est-ce que je fous là, moi? Et là, hop, qui apparait devant nous? Céline! Si, si, rappelez-vous, mon ancienne sup' de mon ancien boulot, celle qui m'avait tant soutenu lorsque Gros-Con avait disparu pendant deux semaines! Allez hop, trois vannes dans la tête, et je la serre fort contre moi. Et une recrue de plus!

    DJ Jeff Crystal arrive sur scène, ayant un peu abusé du crayon noir pour les yeux et un chapeau melon sur la tête, habillé comme une sorte de néo-maître de cirque, et installe son Mac portable et sa table de mixage. Une intro electro très sombre commence, avec des nappes musicales qui montent lentement, instaurant une ambiance plutôt glauque, mais bandante à la fois. Nicolas Olivier, guitariste du groupe Akoufen, et beau petit mec au passage, débarque à son tour avec ses énormes lunettes noires, et se place à l'extrêmité de la scène. Puis Lady Lena Loop arrive à son tour, coiffée d'une longue perruque violette et d'un tutu en dentelle, ce qui m'a fait grave sourire, puisque j'ai reconnu tout de suite le côté kitsch des vieux clips de Stacey Q, une chanteuse que Pierre et moi aimont beaucoup (et qui m'a même envoyé un poster géant dédicacé pour mon annif, direct des States!). Puis Pierre a débarqué à son tour, dans une tenue plus qu'improbable, un chapeau de cow-boy, un polo bleu avec un "Paris" en diamant incrusté dessus, une cravate absolument pas assorti, un pin's "I love Kylie", un jean moulant noir et des espèces de santiags blanches, plus un étoile rouge maquillé sur un oeil. Et cet air electro-glauque qui monte, qui monte, alors que les applaudissements fusent avec les sifflets.

    Comment définir l'orientation des premiers morceaux? De la pop-trash? De l'electro-punk? De l'electro-trash-punk-pop? Non, c'est indéfinissable, vraiment. Mais je me sens monter comme un dingue, comme si j'avais gobé quatre Taz d'un coup. La musique electro à la production parfaite ferait sensation dans une rave, et Pierre assure au micro dans sa pop mi-française, mi-anglaise, aux textes mi-torturés, mi-ironiques. Une chorégraphie kitsch avec la Lady Lena Loop, qui joue à la perfection l'auto-dérision de ce spectacle. Et c'est là que je me suis rendu compte qu'en France, ce que faisait ce groupe, c'était complètement inédit. Mais même si je déteste faire du cataloguage, Pierre Pascual & Le Cartel Couture, c'est un peu les Scissor Sisters français. Et je pèse bien mes mots. J'en prenais plein la tête, et je restais bouche bée devant tout ce talent, dansant sur place avec Céline et Francky.

    J'ai adoré ce petit clin d'oeil personnel durant la chanson "J'agace", quand Pierre m'a regardé en chantant "J'agace, j'écoute Kylie et Stacey Q, j'agace!" Les montées étaient de plus en plus electro-acid, j'en étais virtuellement à mon quarante-troisième ecsta, et j'avais envie de me cogner la tête en me demandant comment j'avais pû ignorer ses dernières compositions musicales. Suivirent plusieurs autres chansons, dont une qui me semblait bien meilleure que les meilleurs morceaux de Depeche Mode, une autre, beaucoup plus ambient-expérimental, plutôt touchante. Puis Pierre a chanté un des morceaux qui lui tient le plus à coeur, et qui est le plus connu aussi, Geisha Kim Chen Shi, assez Towa Tei mais dans une réorchestration electro-trance avec des samples vocaux de Kylie Minogue. La prestation continue sur sa lancée, complètement décalée, hors du temps et de la mode, avec une Lady Lena Loop qui se surpasse également dans cet espèce de spectacle mêlant avec génie le vulgaire, le putassier, le mauvais goût, les excellents arrangements électroniques, le kitsch et les chorégraphies ridicules. Le concert se termine sur une reprise improbable de Living On Video de Trans-X, un vieux tube d'italo-disco early 80's, avec des samples savoureux de vieux morceaux dance ("Pump up the jam, pump it up" de Technotronic passant par dessus les "Everybody's Free" criés de Rozalla), avant de se terminer sur une reprise electro-punk du récent Sorry de Madonna. Et putain, cette musique!!!!!!

    Après le concert terminé, nous remontons tous au bar (beurf la bière, je reste au Pepsi mdr!), où Pierre me rejoint, ravi d'avoir eu un visage ami dans l'assistance, et également content qu'enfin, je le vois sur scène. J'avais tellement de choses à dire sur sa prestation que je ne trouvais pas mes mots tout de suite, et nous sommes donc allés boire. Après une tentative plus ou moins Axélienne pour essayer de savoir si Céline avait une chance avec la chanteuse (et moi avec le guitariste hétéro mdr!), Pierre m'a présenté à Lady Lena Loop et DJ Jeff Crystal, avec lesquels j'ai passé la soirée à parler de musique, de scène, de Bordeaux et de nos vies. Céline, qui connait pas mal d'adresses et de contacts, va aider Pierre à trouver d'autres lieux de concert sur Bordeaux. D'un côté, ça me tue qu'autant de talent reste encore méconnu, et de l'autre, je me dis qu'en France, nous n'avons pas de Scissor Sisters nationaux, et que Pierre Pascual & Le Cartel Couture pourrait faire un tabac dans le milieu indépendant. Je me suis vu offrir le CD maxi de Geisha Kim Chen Shi, et Pierre va me passer ses démos du concert pour que je puisse démarcher avec Céline différents lieux de concert. Je précise que les démos ne sortiront pas de mon appartement, et que personne d'autre que moi n'en profitera!! Et je revois Pierre toute cette semaine, y a encore tant de choses à dire! Merci pour ce concert, Pierre, j'ai beau être déjà passif, tu m'as troué le cul!!!!

    *****

    Sandra - Don't Be Aggressive [131 SAN DON 1]

    Magnifique pochette avec une Sandra très sexy, et le superbe Midnight Hour Remix, qui met en avant la nouvelle direction musicale de l'époque de la chanteuse. Petit bémol: un magnifique clip, mais à un moment, on voit la moustache de Sandra!!

    01 juni

    De pire en pire!

    Han, franchement, au boulot, je vous jure, ça devient grave de chez grave! Et l'ambiance, putain, c'est och! Presque par ma faute d'ailleurs! Mais pas och dans le sens où ça baise sans cesse dans les chiottes, mais och dans le sens où, putain, ça fighte, quoi!! Mais commençons par le début...

    Ce matin, en me levant, avec le magnifique ciel bleu et ce soleil qui frappait, je me sentais de super bonne humeur. Et j'ai décidé que, vestimentairement parlant, il fallait que je continue sur la lancée. Fini l'Axel qui met des chemises noires, des T-shirts noirs ou des treillis sombres! J'étais magnifique avec mes tongs en paille couleur camouflage, mon pantacourt blanc de chez blanc avec quelques petits cordons pendouillants et ma chemise bleu ciel avec des motifs de fleurs vachement style, un peu comme si ces fleurs étaient dessinées suivant le graphisme du dernier album de Björk. Je me suis regardé dans le miroir avant de partir et je me suis dit que la vache, jamais aucun de mes potes n'avait dû me voir habillé avec des couleurs aussi claires. Fier de moi, et radieux, je pris le chemin du boulot.

    En entrant à LC, il y avait Rachida, une superviseuse d'un autre plateau, responsable d'une mission de vente d'abonnements de magazines, qui se tenait assise sur son bureau d'une manière aguicheuse et vulgaire, avec ses deux gros melons qu'on aurait dit prêts pour la pesée. Cette nana, je ne lui ai jamais parlé, mais elle ne m'a jamais donné envie que j'aille lui parler. Et là, comme ça, elle me lance: "Ca va, c'est la fête, c'est les vacances?" Alors, moi, je m'arrête devant elle, et sans me départir de mon sourire, je lui réponds: "Je te demande pardon?" Elle: "Ouais, ben ça va, là, c'est les tongs, le bermuda et la chemise hawaïenne à fleurs, et si on continue, dans un mois, tout le monde est en string!" Moi, toujours avec ce sourire forcé: "Tiens donc, c'est interdit de mettre des couleurs vives pour venir travailler? Ca te choque tant que ça?" Et elle, avec son air médisant et hautain: "Oui, tu serais l'un de mes conseillers, je t'aurais refusé l'accès sur le plateau, et je t'aurais renvoyé chez toi te changer." Alors moi, qui ai fait tous les efforts possibles pour garder mon sourire, lui ai répliqué: "Mais je ne suis pas l'un de tes conseillers, et tu n'es pas ma sup'. Si j'ai des comptes à rendre à quelqu'un, c'est à mes sup', et pas à toi. Et sur ce, je te souhaite cordialement une bonne journée."

    Arrivant dans la salle de pause, j'attendais que mon café coule, me demandant si moi-même, de mon côté, je n'avais pas dépassé les bornes. Mais non, j'avais beau être habillé estival, en rien ma tenue n'était déplacée. Là, Marc, un de mes sup', débarque et me lance un joyeux: "Salut, le vacancier!" Alors moi, je démarre au quart de tour, et je lui réponds sur le ton d'un yorkshire hargneux: "C'est bon, vous vous êtes passés le mot ce matin ou quoi?" Marc, un peu interloqué, me demande ce qui me prend, et je lui raconte ma petite rencontre Rachida. "Mais quelle conne, de quoi elle se mêle, cette pétasse avec ses gros seins? Elle t'a vraiment dit ça mot pour mot?" Vi, que j'ai acquiescé en touillant mon café. "T'inquiète pas, Axel, je vais m'en occuper."

    J'arrive sur la terrasse et, m'allumant une clope, je vois Jeremy débarquer. "Ca va, le surfeur, où est ta planche?" qu'il me lance. Jeremy a de la chance que je l'adore, parce que là, je lui aurais volontiers fait bouffer ma tong. "Je rigole, Ax, qu'est-ce qu'il y a?" Et vas-y que je raconte encore. "Quelle sale pute, cette conne!" Et Jeremy m'explique que le mois dernier, Rachida l'avait appelé, lui avait montré ses doigts qui remuaient et lui avait demandé de dire stop. Quand Jeremy lui a dit stop, elle lui a fait un gros doigt. Jeremy, fou de rage, était allé se plaindre à Christina. Là, Marilyn et Blondinet arrivent, et re-belote, ça y est encore allé de "sale pute" et de "connasse".

    J'arrive donc sur mon plateau, et mes collègues commencent à me siffler d'admiration. Gaelle me lance que je suis superbe, habillé comme ça, et je lui réponds que c'est pour cette raison que je me suis fait réprimandé par une autre sup'. "QUOI?" hurlent en coeur Nathalie, Rarhiba et Nathalie numéro deux, respectivement mes deux sup' et ma responsable formation, se troupant autour de moi. Donc, bon, une fois de plus, je leur raconte. "J'y crois pas" répond Nath #1, "elle t'a dit ça mot pour mot?" Ben vi. "Je vais la démonter!!!" Alors moi, d'un seul coup inquiet: "Nan, Nath, fais pas ça, laisse tomber!" Rarhiba qui rajoute: "Mais je vais la déboîter, cette conne, mais de quoi elle se mêle!!" Moi, super mal: "Nan, Rarhiba, laisse wesh, quoi!" Nath numéro 2, me posant la main sur l'épaule: "Axel, ne fais même pas attention... Ce que cette pute t'a dit, ça devrait même pas atteindre la hauteur de ta tong..." Nath #1 rajoute donc qu'elle va demander à Krétine, qui est une très bonne copine de Rachida, d'aller voir sa "copine" pour la calmer, sinon, c'est quelqu'un d'autre qui va s'en occuper.

    Alors moi, je vais m'installer à mon bureau, en me disant que j'ai encore provoqué malgré moi une apocalypse, et j'en profite quand même pour raconter à mes autres collègues ce qui s'est passé. Ah, quand j'ai une bonne histoire, je la raconte! Là, Krétine (enfin, Karine, parce que, mea culpa, elle est pas Krétine, je l'apprécie), bref, Karine vient vers moi et me dit qu'elle est allée parler à Rachida, que Rachida me présente ses excuses, qu'elle plaisantait, qu'elle ne voulait pas offenser mon image, blablabla... C'est surtout que Rachida n'est pas venue faire ses excuses elle-même, parce que sinon, elle aurait été réceptionnée par tous mes sup' en chemin.

    La journée s'est bien passée, mais je ne vous cache pas que ça m'a quand même trotté dans la tête pas mal. Vers 19h30, je faisais une pause bien méritée avec Nathalie, parlant du magnifique bain beauté hydratant aux extraits naturels d'orchidée sauvage du Mexique avec mousse onctueuse que j'avais pris la veille, et on est revenus sur le cas Rachida. "Ne t'inquiète pas, ça m'étonnerait qu'elle t'adresse, ne serait-ce qu'un regard, après ce qu'on lui a mis dans la tête tout-à-l'heure!" Alors moi, je relève la tête et observe Nath, souriante. "Nan, t'es allé la voir???" "Ben tiens! Tu crois quand même pas que j'allais passer ça!!" Moi, affolé: "Mais raconte!!"

    Les deux Nathalie, Rarhiba et Marc sont allés la trouver et lui ont directement demandé de quel droit elle s'était permise de me faire une réflexion, que si elle avait un reproche à me faire, qu'elle passe par ses superviseurs. "Hein, quoi, je ne comprends pas..." Tandis que Marc empêchait Rarhiba de lui rentrer dedans, Nath a balancé direct dans les gencives de Rachida: "Mais de quel droit tu te permets de critiquer une chemise à fleurs alors que toi, à longueur de journée, tu fais dépasser ton string et que ton soutien-gorge déborde aux nez de tout le monde?" Mmhh, dans les dents! "Mais, mais, je m'habille comme je veux!" "Ah! On est donc d'accord!" Rarhiba a lâché une dernière insulte et menace de sang, et mes sup' sont retournés sur le plateau, sans se cacher de savourer leur victoire. Mais la vache, ça a fighté, quoi!!!

    Vous savez quoi? Ben c'est super touchant de se sentir soutenu comme ça par mes sup'. Nath et Marc, ça fait depuis janvier que je bosse avec eux, et on a dépassé eux et moi le stade de rapport sup'/conseiller. Rarhiba, ça fait juste un mois que je bosse avec elle, mais elle m'apprécie beaucoup, aussi bien humainement que professionnellement. Et Nath 2, ma responsable formation, on bosse tous les deux ensemble, s'entraidant mutuellement, parce que je peux lui apprendre plein de choses, elle également de son côté, et on a en projet elle et moi de créer des ateliers de formation sur le stress au boulot. Quoiqu'il en soit, je l'ai peut-être pas assez dit, mais c'est un bonheur de bosser avec des personnes comme elles. Et puis, comme je sens que c'est pas encore fini avec Rachida, ben je pense que d'autres billets raconteront la suite de cette aventure!

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    Dana Dawson - Tell Me Bonita [130 DAW TEL 1]

    Ah, encore une de mes chansons préférées que je chante à tue-tête avec mon Juju! Oui, lui et moi, on est très Dana! J'ai été obligé d'acheter ce deux-titres, car la version single a été remixée dance pour sa sortie, et n'était donc pas dispo sur l'album. Ca a mal vieilli quinze piges après, mais qu'est-ce que c'est bon de ré-écouter ce morceau! Il faudrait que cet été, j'organise une soirée chez moi sur ma terrasse rien qu'avec toutes ces vieilleries dance!