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June 26 Deuxième jour de désintox'Je ne me sens pas en manque. Je ressens juste comme une sorte d'immense frustration. Parce que je me prive d'un plaisir immense. Et en plus, comme j'ai pas mon shoot d'énergie pure, je suis super fatigué. Un pote m'a conseillé d'aller me palucher à chaque fois que j'ai envie d'un café. Mais bon, dix fois minimum par jour, je risque de passer pour un gros pervers. Ca existe, les chewing-gums au café? Quoique non, je suis capable de faire de l'aérophagie ou de m'étouffer. Ce qui me fait penser que je n'ai jamais réussi à faire de bulle avec un chewing-gum. Alors que je suis capable de faire un noeud à une queue de cerise rien qu'avec ma langue. Il y a des mystères comme ça dans l'univers...
Cette nuit, j'ai fait un sale rêve. J'étais en train de bosser quand Alex, le plus gentil de mes méchants-méchants collègues s'est mis à s'énerver contre sa responsable. Ils s'engueulaient pour une connerie qui m'échappait, mais ça devenait vraiment violent verbalement, et lui hurlait. Elle aussi, mais moins fort, et on sentait sa voix trembler de peur. Et plus il hurlait fort, plus moi je me faisais petit dans mon coin, pour ne pas qu'on me remarque. Et puis là, il a sorti un flingue et a menacé de tirer sur sa responsable. Elle se met à paniquer, moi aussi, et là, un des méchants-méchants collègues tout noir qu'on dirait tout droit sorti du Bronx se lève et se jette sur lui pour essayer de le désarmer. A part que, évidemment, la balle part. Là, je ne comprends pas tout tout de suite, je sens juste une sorte de grosse chaleur au niveau de mon torse. Et je vois que ma jolie chemise kaki est trempée de sang. Je me suis pris la balle juste au-dessus du coeur. Je m'écroule par terre pendant que Rachida hurle. Je me sentais comme dans une autre dimension, avec toutes les voix de mes collègues comme si elles étaient déformées, et qu'on ralentissait la vitesse d'un vinyle. Je ne sentais aucune douleur, je savais juste que voilà quoi, j'étais très mal barré. J'entendais au loin Alex en larmes qui se confondait en excuses, mais je n'avais vraiment pas la force et la générosité de pardonner à un mec qui venait de me tirer dessus. "Je veux pas mourir tout seul" que j'ai réussi à dire à Rachida, pleurant, penchée sur moi. "Va chercher Choupinou, je veux pas mourir tout seul." Et dans mon rêve, comme si c'était la réalité, je ne savais plus trop ce qui se passait et comment ça se passait, comme si le temps s'écoulait par à-coups. J'ai entendu Choupinou hurler de douleur, se jeter à mes pieds, crier mon prénom plusieurs fois, puis se relever et s'énerver violemment contre tout le monde, demandant à ce qu'on appelle une ambulance. Et moi, j'étais toujours là, allongé par terre, sans plus aucune force, et je sentais que j'étais en train de partir. "Jeremy" que j'ai réussi à murmurer. "Jeremy, me laisse pas mourir tout seul, s'il-te-plait. Reste avec moi." Parce que voilà, ça me faisait peur de passer mes derniers instants seul. Alors Choupinou a arrêté de hurler, et s'est assis à côté de moi. Il m'a relevé, ramené contre lui, passé un bras autour de moi, et avec son autre main, me serrait mon visage contre son torse et me caressait les cheveux, et, tout en pleurant, me disait que non, il ne me laisserait pas seul. Jamais. Et en même temps que je me sentais mourir, j'entendais un bip. Je me suis réveillé complètement déconnecté à quatre heures du matin. Je ne savais pas trop où j'étais, j'avais les larmes qui coulaient, je me sentais un peu con. Et puis le bip, c'était mon portable parce que j'avais un texto à 3h37. 'tain, ce sale rêve. J'ai pas envie de mourir, moi. Et mes méchants-méchants collègues nous ont invité, Rachida et moi, à un pique-nique nocturne demain soir après le boulot sur les quais de la Garonne. Peut-être qu'ils sont pas si méchants-méchants que ça. Est-ce que j'ai le droit de boire du Coca-Light? Parce que dans le Coca-Light, il y a de la caféine... Je veux du café. Ràgd. ****** 2 Brothers On The 4th Floor - Never Alone [265 TWO NEV 1] Ah, Heav' et Cam' vont être contents! J'ai découvert cette chanson par hasard dans le CD pourri Mega Dance Mix '93 que j'ai chroniqué il y a quelques billets, et j'avais surtout bien aimé le break instrumental, donc voilà, paf, acheté alors que personne ne connaissait. Je me rappelle même que je m'étais pointé au Texas avec le CD, et pendant que je le décellophanais, Jean-Marie, le barman de l'époque qui avait bien craqué sur moi, faisait comme un dingue pour que je lui file le CD pour le passer dans le bar. mais j'avais refusé, parce que moi, quand j'achète un CD, la première écoute, ben je veux la faire tout seul chez moi, ça fait partie de mes rituels. Bref, je préférais les 2 Brothers On The 4th Floor première période, où il y avait quand même un certain côté old-school (Can't Help Myself, Turn Da Music Up...), parce qu'à partir de Never Alone, plus que de l'eurodance au kilomètre, c'était vraiment de l'eurosoupe populaire... Néanmoins... Enjoy! June 25 Premier jour de désintox'Ràgd. Bon. Ca pourrait être pire. Je ne suis pas encore saisi de tremblements, ni de sueurs froides. Je n'ai insulté personne, je ne suis pas mis subitement à pleurer sans raison non plus. Mais qu'est-ce que j'ai été fatigué aujourd'hui. Mais ça aurait pu être pire.
Bon, quelqu'un de cher à mon coeur m'a prié hier d'aller voir absolument un médecin, sinon quoi... Mais bon, avec mes horaires de travail, pas possible d'y aller aujourd'hui. Ni cette semaine. Encore moins les prochaines semaines. Donc, j'ai fait ce que tout pédé fait dans les situations les plus désespérées... Je regarde mon répertoire d'ex. Enfin non, j'ai pas de répertoire lol, mais bon, c'est ça qui est bien avec les ex, c'est que, même dix ans après, ils peuvent encore servir à quelque chose. Et évidemment, tadam, j'ai un ex médecin urgentiste! Ca me fait penser d'ailleurs que je ne suis jamais sorti avec un plombier, mais bref. Donc, je l'appelle, l'air de rien... "Axel, ça fait plaisir, tu deviens quoi, et les amours, ben moi pareil, rah c'est dur, je ne sais pas, j'ai une piscine, t'es toujours passif, j'ai arrêté de sortir, le milieu c'est de la merde, tu te rappelles toi et moi, sinon tu deviens quoi, je t'ai déjà dit que ça fait plaisir? blablablabla..." Bref, vous voyez le topo. Donc, comme ça, l'air de rien, dans la discussion, je glisse un "Oh tiens, c'est drôle, je suis tombé dans les pommes y a trois soirs!" Et là, sans même qu'il me confirme si c'est effectivement drôle ou non, je lui déblatère mon cas, au risque de passer pour un mec qui appelle juste pour ses compétences de médecin et pas pour autre chose. A part que lui n'a pas tilté. Bon, ça va, il ne m'a pas fait la morale sur les 12 cafés, encore moins sur le Guronsan. Et m'a dit que mon malaise n'avait aucun rapport direct avec tout ça. C'est que, tout bêtement, en plus d'être fatigué ("tu devrais prendre des vacances, j'ai une piscine"), j'ai pris un bain bouillant, et qu'en en sortant, je me suis relevé trop vite, et bref tête qui tourne, blablabla, et paf le plancher. Donc, aucune inquiétude. Et a embrayé sur "Sinon, tu fais quoi ce soir? Je peux passer prendre un café?" Genre je le voyais pas venir. Donc, gentiment, je lui ai dit que je me mettais au lit parce que j'étais crevé (ce qui n'était pas faux), mais qu'une prochaine fois, promis. Genre. Mais par contre, chose qui m'a décidée aussi pour mon futur mode de vie (en plus de ce que m'a dit Jonathan hier), c'est mon proprio. Oui, vous cherchez un rapport, je sais. Ben ils m'ont appelé en fin d'après-midi pour me demander de passer cinq minutes chez eux boire un jus d'orange et parler. Ouh là. Mauvais signe. Pas bon. Ils vont me virer. Je me recoiffe, enfile un pantalon et vais taper à leur porte avec un pot de confitures fait maison que ma mère m'avait envoyé par colis, tout joliment présenté et tout. Oui, je suis le roi de la lèche, pas qu'au propre, mais aussi au figuré, qu'on se le dise. Après les mondanités d'usage, ils y vont cash: "Vous comptez rester en septembre?" "Grave! Euh, oui, je veux dire!" "Parfait, tout se passe bien alors?" "Carrément! Euh, oui, je veux dire!" Donc, ils m'annoncent qu'à cause des charges, ils m'augmentent mon loyer de dix euros mdr, ce qui n'empêche que je possède quand même le 55 m² le moins cher de tout Bordeaux lol, donc je n'ai pas râlé, et j'avais pas été augmenté depuis le passage à l'euro, donc... Puis ils partent en vacances pendant trois mois, donc l'immeuble pour moi tout seul, yallah! Je vais pouvoir faire des cochoncetés sur ma terrasse avec l'élu de mon coeur! Puis on parle des rapports de bon voisinage "Vous avez arrêté de fumer? Parce qu'il n'y a plus d'odeur au niveau de votre porte..." En fait, j'ai acheté du Oust lol! J'ai hasardement demandé si je ne faisais pas trop de bruit, et mon proprio: "Oh non non, c'est surtout nous qui en faisons, surtout moi et ma toux!" C'est vrai qu'il tousse à s'en tuer. Et là, il m'explique qu'au bout d'une trentaine d'années à coups de 10 cafés et deux paquets de clopes quotidiens, ben il a fait un infarctus à l'âge de 47 ans. Han. Et depuis, il se traîne une bronchite chronique. Bon, moi, j'en suis à moins d'un paquet, mais bon. J'ai pas envie d'avoir un infarctus. =( Donc voilà. Arrêter complètement le café n'est pas une solution. Je ne veux pas non plus me priver de ce plaisir. Mais je dois réduire drastiquement ma conso. Donc voilà, ça sera trois cafés par jour maximum. Et le reste, que des décas. Il faut que je m'achète du déca. A part que, ben, aujourd'hui, je l'ai senti à ma forme que j'avais pas eu ma dose d'excitant. Il va falloir que j'apprenne à vivre comme ça. Bon, j'ai l'impression de m'amputer moi-même d'un bras, mais je dois le faire. Et comme l'a si bien dit Jonathan, "si ce n'est pour moi, au moins pour ceux qui m'aiment". Oui, je te refilerai des droits d'auteur lol! Mais voilà quoi. Ràgd. Je ressens quand même un peu le manque. Faut que je trouve un substitut. J'ai déjà ma petite idée. Par contre, yallah, champagne! J'ai enfin obtenu le poste que je voulais! Je commence lundi prochain! Plus qu'une semaine à terminer la mission de merde de chez merde sur laquelle je suis en ce moment! 'tain, je suis trop content! Non seulement, ce poste convient mieux à mes compétences, mais en plus, je vais avoir des horaires beaucoup plus cools et ne plus finir tous les soirs à 20 heures! Axel content! Et en plus! Oui, mon collègue homo de 23 ans de mes nouveaux collègues, ben on parlait cet aprèm en plein boulot du poppers, bref, je lui disais que j'avais arrêté d'en prendre à l'époque où j'étais plus jeune que lui, et là, il me dit: "Mais t'as quel âge? T'es comme moi!" Ben non! "Combien tu me donnes?" que je lui demande. "Ben, euh, t'as 24-25 ans!" Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan! 'tain, si mon coeur n'était pas déjà pris, je l'aurais galoché sur le champ mdrrrrrr! "Roooooooooh, c'est le plus beau compliment qu'on m'ait fait cette heure-ci!" que je lui réplique, tout attendri! "Mais t'as quel âge, Axel?" Alors moi: "En vrai ou sur internet?" Bref, je lui avoue mes 30 ans, que j'ai l'impression d'assumer de moins en moins mal, et il est resté ahuri. "Mais t'es super bien conservé pour 30 ans!!" Eeeeuh, j'irais pas jusque là, mais bon, je vais pas jouer le mec contrariant... Vous vous rendez compte? Je fais cinq ans de moins que mon âge!!!! Chaaaaaaaaaaaaaaaaampagne!!! Bon, demain, je dois affronter ma deuxième journée de désintox'... Merde, maintenant, je vais devoir dire que je me fais des aprèm terrasse de déca... Ràgd. Et puis il fait froid. ****** Madonna - Remixed Prayers (Mini Album) [264 MAD REM 1] Ca y est, j'entends déjà tous les pédés piailler: "Aaaaaaaah, enfin, Axel nous met du Madonna!" Comme dirait Oli, gnagnagna. Oui, toi aussi, t'auras des droits d'auteur! Bref, revenons à Mamydonna. Ben, Like A Prayer, j'aimais bien à l'époque, et la version longue n'arrêtait pas de passer au Boy's Paradise tous les soirs, donc forcément... Et puis avec un meilleur ami de l'époque fan, ben je pouvais pas passer à côté, et je voulais absolument crâner devant lui en lui disant: "Regarde, j'ai l'import japonais avec gavé de remixes que t'as pas, gnagnagna!" Donc cinq remixes de Like A Prayer, et trois de Express Yourself. Et une pochette hideuse qu'on dirait peinte par un gamin de quatre ans aveugle et avec des moignons à la place des mains. Mais bon. June 22 Drogué.Yop, tout le monde! Bon, je comptais vous laisser ce billet hier soir en l’intitulant “Choupinet et ses méchants-méchants nouveaux collègues”, mais comme je suis tombé dans les pommes, manque de bol lol, je me suis dit qu’il y avait d’autres priorités et donc j’ai reporté de 24 heures lol!
Donc, mdr, si je n’étais pas tombé dans les pommes, je vous aurais dit que j’avais été super fatigué toute la journée lol. Mais une fatigue de chez fatigue quand même. Alors que j’avais fait une bonne nuit de huit heures et que je n’étais pas fatigué au réveil. Je pense sincèrement qu’il y avait plusieurs facteurs qui ont fait que poumf quoi. Bon, déjà, mon train de travail qui ne me ménage pas. Et puis je pense aussi que le film que j’avais vu au cinéma la veille n’a rien arrangé. Je suis allé voir A L’intérieur avec Dalle et Paradis avec Nerix et Nippix. Bon, je m’attendais à un film sans scénario, avec du sang gratuit, mais bon, faut bien passer le temps, hein. Bon, je ne m’étais pas trompé au niveau du scénario, vu que, je ne veux pas être méchant, mais bon, c’était vraiment un scénario sans relief. Mais par contre, j’en ai pris plein la gueule. C’est la première fois que je me prends une faciale de gore et de trash à ce point. Et quand on est pas préparé, ben voilà, quoi. Je crois que Dalle a trouvé là le rôle de sa vie. Parce que ce film vient de s’inscrire comme un très grand classique dans le gore français. D’ailleurs, je ne pense qu’il y a déjà eu auparavant un film français gore à ce point. La preuve, j’ai pas arrêté de me cacher le visage pour pas voir les aiguilles à tricoter crever les yeux, les paires de ciseaux éventrer, les flingues exploser les crânes… Même, à un moment, de peur, j’ai filé un coup de poing à Nerix mdr! Donc, ce film, si vous voulez aller le voir, accrochez-vous, je vous préviens! Donc, déjà, tant de sang et tant d’horreur, ben quelque part, je suis sûr que ça m’a épuisé. Et puis hier, comme il fallait débarrasser le plateau parce qu’il y avait une équipe de 110 nouveaux employés qui commençaient une nouvelle mission, ben Rachida et moi, on a été déménagés là où il y avait de la place. Donc, sur le plateau d’une autre mission. Rien qu’avec plein d’hétéros méchants de partout. Bon, pas tous méchants, parce qu’il y a Alex, un hétéro très sympa qui aime bien me faire râler, et Brice, un gay très taquin et qui se la joue très gamin, mais qui préfère draguer Rachida, allez comprendre mdr! Mais sinon, les autres, mais je n’ai jamais vu ça. Ils n’arrêtent pas de parler en termes très violents de leurs deux responsables (qui, au passage, nous laissent, Rachida et moi, gérer tranquillement notre boulot sans intervenir ou se la jouer chaperons), mais c’est assez grave parce qu’ils parlent tous de carrément les emplâtrer. Ils font un raffût pas possible, ne travaillent pas, cherchent non-stop la confrontation, c’est incroyable. Et les mecs hétéros ont des regards méchants, des voix méchantes, ils me font presque peur. Et puis attendez, y a même une fille à côté de moi, elle est arrivée ce matin après la fête de la musique, elle puait encore le vin, mais à un point que même toute la clim’ du monde n’aurait rien pu y faire. Et vu que les deux responsables, apparemment, se sont laissées déborder avec le temps, ben voilà. Et ça gueule, et ça chahute, et ça se lance des boules de papier… Mais j’hallucine. C’est là que je vois que, finalement, ben je suis devenu un adulte, moi. Argh, je déteste cette idée de me dire que je suis un adulte. Bref, je suis rentré chez moi hier, avec toujours cette fatigue dans le corps, et le Guronsan et les 12 cafés n’y ont rien fait. J’avais mal au coeur, à l’épaule, et je n’avais plus aucune force, donc je n’avais qu’une envie, c’était me jeter dans mon lit. J’ai quand même pris le temps de me faire couler un bon bain pour me détendre, à part que je l’ai fait un peu trop bouillant peut-être. J’en suis sorti rouge comme une écrevisse, avec le coeur qui palpitait encore plus. Et je suis arrivé vers mon lit, et je ne sais pas, je me suis senti partir. Comme ça. Tout en sachant ce qui se passait. J’ai rouvert les yeux, j’étais allongé par terre, à côté de mon lit. J’avais des larmes qui coulait sur mes joues, mais aucune tristesse, aucune douleur. J’allais bien, je savais que je venais de faire un malaise, donc rien de grave. Je suis resté sans bouger une dizaine de minutes. Pas que le plancher était confortable, hein, mais juste pour me reposer, comme si que si je bougeais, je risquais de me casser lol. Et puis bon, quand je me suis relevé, c’était pour me glisser dans mon lit, et je me suis endormi pas longtemps après. Aujourd’hui, tout allait très bien malgré mes nouveaux voisins de bureau que je ne supporte décidément pas. Heureusement que je n’ai plus qu’une semaine à tirer à leurs côtés. J’ai rebu 12 cafés pour tenir le coup, et ça m’a encore fait des palpitations au coeur et des douleurs au niveau de l’épaule. Je ne suis pas médecin, mais ce n’est pas bon signe lol. Donc, j’ai pris cette décision de moi-même, mais il faut que je ralentisse sacrément ma dose de café. A part que je ne m’en sens pas du tout la force. M’enlever le café, c’est comme m’enlever la clope ou ma chaine hi-fi. Sans rire, je suis en train de me rendre compte que je suis drogué au café. Et ça me fait super peur de lâcher le café. C’est horrible, hein? Je vais essayer de me limiter à quatre cafés demain. Je ne sais pas encore comment je vais faire pour y arriver. Et arrêter le Guronsan. Et prendre des vacances aussi, je crois. Et ne pas retomber dans les pommes ce soir lol! PS: Toi, si je t’avais en face de moi, je te frapperais lol! J’espère que mon message vocal a été assez clair! Je ne peux pas faire mieux en élan de sincérité! ****** Meat Loaf - I’d Do Anything For Love (But I Won’t Do That) [263 MEA IDD 1] Non, je ne suis pas fan de rock métalleux. Mais cette chanson, je l’avais entendue chez le coiffeur don’t j’étais amoureux à l’époque lol. Il était beau, typé indien, fin, des cheveux magnifiques lol, et lui me racontait que sa copine voulait qu’il la baise sauvagement lol. Mais moi, je continuais d’espérer qu’il allait tomber amoureux de moi pour la vie mdr! Bref, euh, voilà pourquoi j’ai acheté la chanson, ça me permettait de penser à lui, et c’est typique de moi, parce que, pour chaque mec qui a compté, il y a toujours une chanson qui lui est rattachée. June 18 Ambiance Saint Valentin...Ràgd. Voilà le cri que je pousse. Avec conviction, s'il-vous-plait. Ràgd. J'ai même envie de dire ràgdeuh. Comme si ça ne suffisait pas que Sunday ne me dise plus bonjour dans les couloirs.
En fait, ça a commencé hier soir. Et pour une fois, Choupinou n'y est pour rien. J'étais tranquillement dans mon lit, avec le ventilateur à fond sur moi, parce que j'ai acheté un bidule anti-moustiques, mais dans la boite, il n'y avait pas de recharges, donc le bidule sans recharges, ben c'est tout bénéf pour les moustiques, donc en plaçant le ventilo en plein sur moi, le souffle est tel que les moustiques peuvent pas passer devant, et pour le coup, moi, je suis sauf. Mais surtout, j'étais dans mon lit, en train de regarder le plus grand film de toutes les années 80, à savoir Cobra. Ah, Sylvester Stallone. Le John Wayne des eighties. Un grand film, un grand scénario, de grands dialogues, un grand méchant qui ne parle pas, et une Brigitte Nielsen coiffée comme le caniche de ma grande-tante Eliane. Grand, vraiment. C'était le moment du film où Stallone mitraillait un méchant-méchant preneur d'otages pas très-très mignon dans un supermarché que j'ai entendu un drôle de bruit sur ma terrasse. La pluie, que je me suis dit, vu qu'il y avait des éclairs et tout. A part que non. Lorsque j'ai entendu que ça mitraillait aussi sur mes portes-fenêtres, je me suis quand même interrogé. Donc, après m'être niqué le gros orteil du pied droit contre le ventilo, je me suis approché de ma baie vitrée (oui, je sais, je me la pète, surtout quand on voit la gueule de ma baie vitrée). Ben oui, c'était un orage. A part que c'était un orage de grêle. Et de la grêle tellement grosse (presque de la taille d'un parpaing, hein!) que j'ai bien cru que si je n'intervenais pas, ça allait m'exploser les vitres pour de bon. Mais bon, si je m'en prends un dans la gueule, ça risque de faire très mal, mais il fallait fermer les volets, donc pas con, j'ai foutu mon blouson de ski sur la tête. Je ne voyais rien, okay, mais je ne risquais pas de me retrouver avec un oeil crevé. Evidemment, le temps de trouver à l'aveuglette la poignée de mon volet, je me suis fait mitrailler l'avant-bras, ben j'ai bien gueulé tellement ça m'a surpris que ça fasse mal à ce point. Les volets fermés, je me suis vite réfugié dans mon lit, et je me suis dit que le cauchemar était enfin fini et que j'étais en sécurité. Meuh non. C'était juste l'acte un. Et Cobra, c'était vraiment pourri au passage. Réveil ce matin à 9h20. Bizarre, il a dû y avoir une coupure de courant cette nuit, parce que la télé était allumée et qu'il n'y avait pas l'heure sur mon magnétoscope (oui, j'ai encore un magnétoscope et je vous emmerde). Bah, pas grave, le courant est revenu, donc debout, café micro-ondes et lançage d'ordi (pas contre le mur). Vous savez, le premier café, avec la première clope, c'est le moment le plus important de la journée. C'est la façon dont ce moment va se passer qui va déterminer tout le reste de ma journée. Bref, l'ordi allumé, moi en train de me brûler les muqueuses avec le café, la clope coincée entre deux doigts, poumf, coupure de courant. Là, je ne peux qu'attendre, parce que le compteur est chez mes proprios. Une minute plus tard, l'ordi se relance tout seul (faudrait pas qu'il se fasse mal non plus). Et poumf à nouveau. Et il se relance. Et poumf. Merdeuh, ils savent pas changer un fusible correctement, mes proprios, ou quoi? Et poumf. Ah, ça y est, ça revient! Vite, pendant qu'on peut, toilettes! Et bien sûr, au moment fatidique, poumf. Fait chier en plus, j'ai un système sani-broyeur. Dans le noir, je n'avais pas grand espoir (qu'est-ce que je suis poète quand même), mais ô miracle, le sani-broyeur fonctionne. Mais? J'ai toujours pas de lumière. Comment se fesse? (Mmh, encore) (J'ai un humour à la Heav', moi, ce soir!) (Heav', sors de mon corps!) (Non, Cam', c'est pas ce que tu crois!) Pensant que j'avais halluciné, je sani-broye une seconde fois, et ça marche. Je retourne dans mon salon, tout fonctionne (même l'ordi, niqué par les multiples poumfs, et qui était en mode sans échec tout vilain), sauf la lumière. C'est graaaaave space. J'ai donc dû me coiffer avec une lampe-torche coincée dans la bouche, ce qui est un véritable exploit, vu que même avec de la lumière, je n'arrive pas à me coiffer. Quand même, à 10h10, ma proprio vient frapper à ma porte. Oui, c'est inexplicable, chez elle aussi, tout fonctionne sauf la lumière. Je lui dis que c'est pareil chez moi, mais vous le croirez ou pas, ben elle active mon interrupteur pour bien vérifier que je lui dis la vérité! Pas gênée! Moi, super cool (et super égoïste): "C'est pas grave, aujourd'hui je bosse, donc je ne rentre pas avant 20 heures!" Oui ben l'électricien, lui, ne passera pas avant neuf heures demain matin. Axel beaucoup moins cool pour le coup. Donc voilà. Bon, je ne devrais pas trop me plaindre. L'ordi, la télé, l'eau chaude et les chiottes fonctionnent. Mais pas de lumière pour toute la soirée. Oui, ça pourrait être pire. Et ça serait le parfait prétexte pour une magnifique soirée de Saint-Valentin à la lueur des bougies, jolies bougies en forme de mini-citrouilles d'Halloween que j'ai bien sûr déjà préparées. A part que mon Valentin est à des centaines de kilomètres, ràgd. Bon, je vais pouvoir me faire un splendide trip bain moussant à la lueur des bougies (c'te princesse que je suis, j'vous jure), mais bon, pas funky. Axel tout seul dans le noir ce soir (avec quand même l'ordi, la télé, la chaine hi-fi et les chiottes, certes), et personne pour le protéger des ombres maléfiques de la pénombre. Bouh. Vais-je survivre? ****** Co.Ro. - 4 Your Love [262 COR FOR 1] Ah, de la bonne eurodance bien poumf-poumf comme aiment en souper Cam' et Heav'! A part que bon, moi, perso, un peu indigestion 14 ans plus tard. A noter que, en plus de Taleesa, celui qui assure les vocaux masculins est le futur chanteur du groupe dance Egma. Par contre, je n'ai toujours pas compris pourquoi la version extended s'appelle "Panoramix The Druid"... Le rapport entre l'eurodance et Asterix, je la cherche toujours encore aujourd'hui... June 16 "Mais mes amis m'appellent Sunday!"En fait, tout est de la faute de Choupinou. Rappelez-moi que plus jamais je ne dois lui demander de service. Plus jamais.
Il faut savoir à la base que je suis une véritable pharmacie ambulante. Dans mon sac, j’ai tout ce qu’il faut: cachets pour les maux de tête et de ventre, les allergies, l’asthme, du mercurochrome si je me retrouve amputé d’une jambe par inadvertance à l’insu de mon plein gré, et même d’un masque de chirurgien au cas où il y aurait une attaque terroriste bactériologique. Mais bref, j’ai beau avoir tout ça dans mon sac, je file toujours un cacheton à droite, une seringue à gauche, et résultat, arrive le jour où moi, j’ai mal à la tête, du style mal à la tête quoi, et je n’ai plus de Doliprane dans mon sac. Et ça, je déteste, parce que c’est horrible de bosser comme ça, déjà que le boulot est chiant, et que moi, je n’ai pas d’autre choix que d’être au top. Donc, c’était la semaine dernière, j’étais là, à l’article de la mort (notez que je dramatise quand même un peu, hein), assis sur ma chaise, ma tête entre les deux mains, prête à éclater comme une pastèque trop mûre, et c’est pas trop cool pour mes collègues, parce que si ça éclate, une éjac faciale de pépins de pastèque, avec la veine que j’ai, ben je suis capable de leur crever un oeil… Là, Choupinou, toujours aussi taré, débarque en sautillant, tout joyeux, et se jette sur moi pour m’écarter virilement les jambes pour simuler une pénétration sauvage. Moi, soupirant d’enthousiasme: “Nan, Choupinou, pas maintenant, j’ai mal à la tête.” “Ouais c’est ça Choupinet, ma copine m’a dit pareil hier soir!” “Oui, à part que moi, c’est pour de vrai.” Je lui explique brièvement la tragédie du siècle (non, pas que Tigane ait perdu, mais ma migraine). “Bouge pas, Choupinet, je vais te trouver quelque chose!” C’est ça que j’aime chez mon Choupinou, c’est que, l’air de rien, il m’est super dévoué. Donc, il fait carrément tous les agents du plateau pour demander de l’aspirine, et revient, tout fier. Je me tazze rapidos, et lui demande qui il faut remercier. “Elle, là-bas.” C’est une nouvelle. A première vue, le style cruche. Blonde cendré, cheveux rattachés en arrière par un épouvantable chouchou de la taille d’un bouquet de fleurs de chez Jacques Martin, des lunettes sur le pif, une bouche en cul de poule et des hanches de la largeur d’un camion. Elle était debout devant son ordi, son casque sur la tête, en train d’effectuer une chorégraphie de danse contemporaine en se regardant dans le reflet de la baie vitrée pendant qu’elle parlait à un client. Et elle commence à me faire de grands signes ostentatoires des bras avec un sourire dégoulinant de générosité pour que je comprenne bien que c’était à elle que je devais mon salut. Moi, grimaçant, je lui fais un rapide coucou de la main, et je fais style de me remettre au travail. Une heure plus tard, je me lève pour aller aux toilettes, et forcément, je suis obligé de passer à côté du bureau de ma sauveuse, donc, bon, je suis quand même bien élevé, je m’y dirige pour aller la remercier en évitant d’en faire trop du style drama-couinesque “Merci, tu m’as sauvé la vie, j’ai cru que j’allais mourir, sans toi, c’était la fin, je te dois tout, blablabla…” Mais j’ai même pas eu le temps de dire quoique ce soit que, déjà, elle s’était jetée sur moi. “Salut, Axel-han!” Han, ‘tain, elle a un accent débile. Comme Mongolita à New-York, mais ça, c’est une autre histoire. Et comment elle connait mon prénom? “Euh, salut, je voulais te rem…” Mais elle me coupe tout de suite la parole en faisant de grands gestes avec ses bras et en braillant presque: “Moi, c’est Sindy-han! Sindy avec un S comme Sindy-han!” “Euh, ouais, ça me parait logique…” que je lâche, vraiment pas enthousiaste. “Mais mes amis m’appellent Sunday!” Tiens, quand elle dit sunday, elle met pas de han à la fin. En même temps, je suis pas son ami. Et elle commence à me tenir la tchatche sur les médicaments, et blablabla, et moi, qui veut éviter d’être impoli, j’abrège en la remerciant, repartant vers les toilettes. “A tout-à-l’heure, mon biquet!” qu’elle me hurle dessus alors que je lui avais tourné le dos. Je me suis arrêté une seconde sur place, surpris et horrifié. Mon biquet. Han, mais quelle horreur. J’en aurais pleurniché, tiens. Et j’ai passé la journée à faire semblant de ne pas voir les grands signes qu’elle me faisait de loin avec son rouge à lèvres qui débordait outrageusement. Deux jours plus tard, j’étais en appel avec un client, appel plutôt conflictueux, parce que ça faisait quatre fois que je lui demandais de m’épeler la ville où il habitait, et que le client ne voulait pas, quand je l’ai vue, Sindy, avec un S comme Grosse Conne, se diriger vers moi. Ouf, je me suis dit, je suis en appel, elle ne va pas me parler. Tu penses! Comme si ça allait la déranger! Elle pose la main sur sa poitrine, lève les yeux au ciel comme si elle était exaspérée, adopte sa moue cul-de-poule-sindyesque, et de sa voix prout-prout: “Mon biquet-han, c’est horrible-han, j’ai mal à la tête-han, et j’ai pas de cachet-han, faut que tu m’aides-han!” Moi, déjà, de mon côté, alors que je suis en train de menacer mon client que je ne lui enverrai pas de contrat s’il ne m’épelle pas son trou paumé, je saisis en même temps mon sac, fouille, en sort un Doliprane et lui tend sans la regarder. Il y a assez d’horreurs comme ça dans le monde sans en plus la regarder. “Merci, mon biquet-han, tu m’as sauvé la vie-han, je t’adore-han!” qu’elle me braille dans l’oreille, avec sa bouche-cul-de-poule en avant comme si elle allait me biser. Et elle veut me biser, en plus!! Alors je lui fais comprendre avec mon regard exaspéré que j’ai le micro de mon casque qui l’empêche d’accéder à ma joue. Elle, pas décontenancée pour un sou, toujours pendant que je suis en appel, elle me prend dans ses bras, et, accrochez-vous, comble de l’horreur, elle m’embrasse dans la nuque!!! Mais un putain de bisou baveux bien insistant en plus!! Mais haaaaaaaaaaan! Et pendant qu’elle s’en va, toute contente, moi, j’étais là, complètement horrifié, les yeux exorbités de terreur, paralysé et grimaçant de dégoût. Mais comment elle a pu?? A la pause qui a suivi, j’étais à deux doigts de contacter un thérapeute pour m’aider dans cette épreuve. Le lendemain, j’étais toujours en appel, et elle passe près de mon bunch, et, sans s’arrêter, elle me lance son inlassable “Salut, mon biquet-han!”, avec son inlassable bouche-cul-de-poule, et me fait de loin trois bisous rapides pmff-pmff-pmff. Je regarde Rachida, horrifié: “Mais c’est pas possible! Mais t’as vu! Mais c’est pas possible! Mais han, quoi!” “Mais elle t’a pris pour son meilleur ami ou quoi?” “Mais tu te rends compte, Rachida, elle ne connait rien de moi, elle ne doit même pas savoir que je suis passif, et elle se comporte comme si voilà quoi!” Et elle repasse en me relançant trois pmff-pmff-pmff, sa BCDP toujours en avant comme si elle avait une paralysie faciale. Si j’avais pas été en appel, je l’aurais attrapée par son chouchou et je lui aurais fracassé le front contre mon bureau. Le lendemain, elle me voit dans le couloir et commence à ouvrir en grand ses bras, un sourire épouvantable, et court vers moi pour me serrer contre elle. Je fais style que j’ai rien vu et je me réfugie dans la salle de pause pour ensuite aller me cacher sur la terrasse derrière un pot de fleurs. Le lendemain, sur la terrasse, je fais semblant de parler tout seul à mon portable d’un truc super-grave pour pas qu’elle m’approche. Dans l’ après-midi, passant devant mon bunch, elle me fait un grand sourire et m’envoie son pmff-pmff-pmff, mais je tourne la tête et lui met un vent, et là, elle a eu un grand moment de solitude, son pmff-pmff-pmff étant allé s’écraser contre la baie vitrée. Le lendemain, la garce, elle m’a eu par surprise, en arrivant dans mon dos. “Salut, mon biquet-han!” J’ai sursauté en poussant un petit cri. Je me suis retourné aussi sec. Et j’ai eu droit à un pmff-pmff-pmff. “Mais tu arrêtes! Mais je suis pas ton biquet! Mais tu me connais même pas! Et t’arrêtes de me bisouter comme si j’étais un petit chien! Je suis ni ton biquet, ni ton petit chien! Je suis pas ton pote!” Et de nerf, j’ai tracé dans le couloir en la laissant clouée sur place. Elle n’est pas découragée. A chaque fois qu’elle passe à côté de moi, elle cherche mon regard, mon attention. Mais je me suis promis, oh oui, que si, lundi, elle me relance un pmff-pmff-pmff, je la pousse d’en haut des escaliers. ****** Mega Dance Mix ’93 (A Non Stop Mix) [261 MEG DAN 1] Je me suis dit que ce serait un bon investissement. Ayant encore le bon souvenir du Dance Computer acheté précedemment, je me suis imaginé que celui-ci allait être tout aussi bon. Ce CD est une déception du début à la fin. Oh, il y a toute la fine crème, Captain Hollywood Project, Cappella, Double You, etc… Mais bon. Là, ce n’est qu’un seul morceau d’une heure (je déteste ça, c’est inclassifiable), les titres sont même pas indiqués dans l’ordre sur la pochette, c’est même pas re-mixé, c’est même pas bien mégamixé… Et en plus, ça commence par un sous-groupe qui reprend All That She Wants parce qu’ils n’avaient même pas assez de fric pour acheter les droits de l’original par Ace Of Base… Non, ce CD fait vraiment pitié. A la limite, je pourrais le passer à un apéro de la Blogosphère, et Cam’ et Heav’ s’extasieraient dessus (“Hé, tu te rappelles?” “Oui, c’était trop bon!” “J’ai les 18 remixes!” “Moi, je l’ai en deux-titres avec la pochette cornée sur le côté droit en bas!”), tandis que Nicow et moi soupireront, blasés, en nous rappelant au souvenir d’un bon vieux French Kiss! June 15 Back in my real life!J'en imagine certains qui doivent pouffer en se disant que la Axel a encore fait sa drama-queen en annonçant son grand départ du net pour finalement revenir deux semaines plus tard. Je n'ai pas fait ma drama-queen. Oui, okay, je fais souvent ma drama-queen quand je parle de mes cheveux, d'un bouton sur le froid ou sur mon incapacité à changer une ampoule en moins de 32 minutes... Okay, je fais ma drama-queen quand il s'agit de choisir des fringues quand mon ex m'attend en bas de ma rue, ou quand je pleurniche devant mon écran parce que Tigane n'a pas gagné... Mais il y a deux semaines, c'était nécessaire que je coupe certains ponts pour mieux pouvoir me retrouver avec moi-même dans la vie réelle. Parce que je pétais véritablement les plombs à cause d'une succession d'événements, aussi bien personnels que professionnels.
Est-ce que j'ai trouvé des réponses dans la vie réelle? Non. Est-ce que j'ai résolu mes problèmes avec le monde virtuel? Absolument aucun. Bon, si, j'ai déjà réglé un truc. Alors que j'étais au plus mal, ben j'ai appelé Nico. Mon Nicow de moi. Et il a eu l'intelligence de ne pas me demander ce qui n'allait pas. Donc, ben on a comméré sur notre paresse lol, mais surtout il m'a rassuré sur un sentiment d'abandon, de non-appartenance qui me faisait mal à tort. Merci mon Nicow. Et puis je vais passer un weekend chez ma Bambou et Claude!!!! (D'ailleurs, Nico, faut qu'on voit si tu peux venir aussi en juillet!) D'ailleurs, Bambou était pas contente, à peine je l'ai appelée que déjà L'gros, ben il lui a volé son téléphone pour qu'on parle d'homme à homme! Et Bambou derrière qui gémissait "L'gros, y m'a volé mon copain!" mdrrrrrrrrrrr! Et puis la voix toute enjouée de mon Heav' sur ma messagerie... Et le p'tit Celtic que je connais déjà en vrai d'il y a quelques temps (hum hum!)... Et puis les mots que vous m'avez laissés en mon absence... Les lecteurs muets qui parcourent ce blog ne savent pas à quel point je chéris la puissance divine là-haut de vous avoir. En ce qui vous concerne, il n'y a plus aucune virtualité. Prépare les transats, Bambou!!! Claude, prépare les boules de pétanque!!! Je ne parlerai pas de mes problèmes professionnels qui me renvoient trop en pleine face mon manque de confiance en moi-même (je le savais, j'aurais dû faire le chantage que je m'étais promis de faire!), mais comme mes plus proches le savent, je fais face depuis six mois à une très vieille connaissance qui ne m'a pas oublié depuis maintenant 12 ans. Elle aurait dû. Parce que les appels anonymes, les respirations haletantes, les mots anonymes alternant à la fois la menace et la démence, l'amour irréel et la haine, ça me saoûle. Ca m'énerve. Ca m'épuise. Parce qu'il n'a pas compris, et surtout qu'il ne veut pas comprendre qu'en 12 ans, on change. Que je ne l'aime plus. Parce que mon coeur a suivi son cours, et qu'actuellement, quelqu'un a su le voler malgré lui. Et qu'actuellement, mon coeur est très bien où il est. Parce que mon coeur bat relativement fort en ce moment, ce qui a ajouté à mon récent pétage de plombs, parce que les choses, les situations, les belles histoires ne peuvent jamais être simples. Comme s'il y avait une règle quelque part dans un contrat qui disait qu'il faut souffrir pour mériter le bonheur. Alors, effectivement, manque de bol, je suis arrivé au mauvais moment. Mais il y a des choses qui sont importantes, qui comptent plus que d'autres. Je le sais. Et je ne supportais plus les simples mots qui me faisaient me sentir irréel et stupide. Quelque part, je me sens toujours comme ça aujourd'hui. Mais j'ai foi. Bon, je n'ai pas encore passé le stade d'arrêter d'attendre désespérément à côté de mon téléphone lol, mais je sais que ce qui m'attend vaut certainement le coup d'attendre. Donc, j'attends. Avec ce sourire sur le visage, qui cache des douleurs plus profondes, mais avec ce sourire sincère et heureux. C'est moi tout craché, ça. Quand ça ne va pas, je préfère fuir. Parce que c'est plus simple. Mais je ne fuis jamais longtemps. Parce que j'ai cette espèce d'étrange pouvoir mutant qui fait que, au bout de quelques jours, je suis capable de me foutre moi-même des coups de pied au cul. Remarquez au passage cette splendide souplesse... Ca me rappelle d'ailleurs une époque où j'étais carrément capable de... Oups, je m'égare. Bref, quoi. Je me suis exilé, je n'ai presque rien résolu lol, mais j'ai pu me retrouver avec moi-même, et surtout m'affronter moi-même pour analyser ce qui n'allait pas. Maintenant, je sais ce qu'est ma vie réelle à moi. Et, vous l'aviez compris, mais vous en faites partie. Je m'arrête de parler maintenant, sinon je vais plonger dans les niaiseries et les grandes déclarations d'amour/amitié, et ça va vous arracher des larmes d'émotion mdrrrr! PS: Boudiou, faut que j'vous parle du nouvel ennemi à abattre: Sunday!!!! ****** Kim Wilde - The Singles Collection 1981-1993 [260 WIL SIN 1] Bon, alors remettons les choses dans leur contexte. Quand j'ai acheté cette compil' pour mettre sous le sapin de Noël, je ne connaissais que peu, et surtout de vue la mère Kim. Bien sûr, Kids In America avait bercé mes voyages en voiture quand, tout petit, mes parents nous emmenaient, mon frère jumeau et moi, de Toulon aux plages du Canadel... Je n'avais que cinq ans, mais j'étais déjà super sensible à la musique... Tout petit, sur le siège arrière, la ceinture bien attachée, je balbutiais à tue-tête le "oh-oh" du refrain, devant attendre plusieurs années avant de savoir qui était cette chanteuse. Je me rappelle aussi le clip de Love Blonde qui passait non-stop chaque samedi soir dans Les Enfants Du Rock sur Antenne 2. J'avais aimé moyennement la reprise de You Keep Me Hangin'on qui squattait les bonnes places du Top 50 en '86, alors qu'aujourd'hui j'adore cette version... Et je n'avais pas du tout accroché à la période You Came & co... Mais... Mais... Je voulais Kids In America. Donc, j'ai acheté le best of de Kim. Et j'ai bien fait. Parce que ça m'a vraiment ouvert l'esprit sur l'évolution de la pop anglaise, en partant du punk-pop early 80's en passant par la phase electro-new wave... Parce que Kim, intentionnellement ou non, autant sinon plus que Kylie vu qu'elle chante depuis plus longtemps, ben elle est la véritable incarnation de la pop anglaise, puisqu'elle a suivi avec elle son évolution musicale à travers les années. J'ai découvert des perles dans sa discographie (Chequered Love, l'énooooorme The Second Time, Another Step...), mais rien, ô non rien, ne peut surclasser View From A Bridge, sombre, nocturne, electro à souhait, très Felix-Da-Housecatien. Si vous voulez me faire monter sans aucune substance illicite, vous savez quelle chanson me faire écouter! June 12 Ca faisait longtemps!Ca faisait longtemps que je ne l’avais plus fait. On en oublie presque le plaisir que ça procure. Oh, sur le coup, on ne s’en rend pas vraiment compte, on est trop dedans pour en prendre conscience. C’est surtout après-coup qu’on en jubile, et qu’on se retrouve un peu épuisé, s’adossant contre une chaise ou un mur, avec un sourire bête, savourant une clope, un peu comme si c’était un rituel de victoire… Oui, ça faisait longtemps que je n’avais pas pratiqué… Depuis le temps… J’en étais frustré… Ce manque… Et là, ça m’a fait un bien fou. Je vous raconte?
Pause déjeuner à 14h30. Je déteste mon job en ce moment, et je passe mon temps à intérioriser mes vociférations, parce que si ça devait sortir, ça ferait très mal. Je sors donc du boulot en tirant la gueule, et je m’installe en terrasse de café, terrasse d’ailleurs complètement vide, je me demande d’ailleurs comment ce café a fait pour ne pas avoir encore fermé. En attendant la commande, je sors mon portable, et je reste fixé dessus. J’appelle? J’appelle pas? Mon coeur se met à battre plus vite, et je me lance. Et hop, répondeur. Je déteste tomber sur un répondeur, j’ai toujours l’impression qu’on a fait exprès de ne pas prendre mon appel. Comme si on voulait m’éviter. Comme si j’étais trop harcelant. Oui, je sais… Et si j’appelais Heav’? Nan, il doit être en cours. Bambou? En train de bronzer, je ne vais pas la déranger. Nico? Il faut que je lui rende tous ses bizoos qu’il m’a textotés, mais répondeur aussi. Cam’? Flûte, j’ai laissé son numéro dans mon agenda qui est resté sur mon bureau. Et puis, de toute façon, je ne suis pas d’humeur à parler, et si j’ai quelqu’un au téléphone, ça va être pour prendre ma voix de mec pas bien qui se lamente, et je n’en ai pas envie. Et y a personne qui vient prendre ma commande, au fait? Au bout de cinq minutes, une jeune fille blonde sort sur le pas de la porte du bar, regarde à droite et à gauche, et s’attarde quelques secondes sur moi. C’est la nouvelle serveuse? C’est vrai que dans ce bar, les serveurs changent tous les deux jours. D’ailleurs, je suis intimement persuadé que le patron ne les paye pas, et que c’est pour ça qu’ils se barrent au bout de deux jours, et qu’il y a un tel turnover. Donc, elle me regarde, puis rentre à l’intérieur. Raté. Une cliente qui devait attendre quelqu’un qui devait la rejoindre. J’ai envie de me lever pour aller commander, mais non, je suis crevé. Déjà qu’ils n’ont personne, ils vont quand même faire un petit effort pour venir me voir. Je reste donc assis, m’allume une clope, et soupire à cause de cette chaleur harassante. Je me perds vite dans mes pensées, toujours aussi douloureuses et pleines de doutes. Je me rends compte à la fin de ma clope, que ça fait un quart d’heure que je suis assis. La blonde est ressortie, m’a regardée à nouveau droit dans les yeux, et est re-rentrée aussi sec. Déjà que je suis de mauvaise humeur, là, les nerfs commencent à me monter d’un seul coup. Je regarde ma montre, ça m’énerve encore plus. Il ne me manquait plus que ça. Un café qui ne vient pas. Entre mon boulot et Lui, il ne fallait pas que ça se rajoute par dessus. Quand ça déborde chez moi, ça déborde vraiment. Je me lève, contrôlant mes nerfs, et j’entre dans le bar. Et là, qu’est-ce que je vois? La petite blonde derrière le comptoir. Putain, mais je rêve! Cette nana est bien la serveuse, elle est sortie à deux reprises, m’a bien vu, et n’a rien fait. Mes nerfs sont remontés d’un seul coup, et j’ai lâché, super énervé: “Mais vous vous foutez de ma gueule ou quoi?” Pour le coup, je l’ai clouée sur place, et elle n’a rien su répondre. Ce qui m’a énervé encore plus. “Ca fait 20 minutes que je suis en terrasse, vous m’avez vu, et vous ne m’avez même pas pris ma commande???” Et elle, presque terrorisée, qui ne trouve rien à répondre. Et moi, mais ça monte, ça monte, putain. Et étrangement, j’en ressens presque de la jubilation. C’est marrant comme sensation, on est super énervé, et en même temps, on prend son pied. Vu comment elle semblait paniqué, j’ai encore grogné: “Maintenant que vous n’avez pas le choix, je peux avoir un café et un verre d’eau?” Elle a hoché la tête, et j’ai fait demi-tour. Je me suis rassis, et ça ne m’a pas étonné d’attendre encore cinq minutes. Et là, une petite brune sort sur le pas de l’entrée, et me demande si je désire commander quelque chose. Là, par contre, j’ai cru que j’étais dans un rêve, dans une autre dimension. J’en restais bouche bée. Mais je me suis repris, parce que là, l’accumulation de nerfs de ces dix derniers jours, ben tout est ressorti. “Mais vous vous foutez de ma gueule aussi, vous ou quoi? C’est la caméra cachée, c’est quoi?” D’où vérification que les brunes ne sont pas plus dégourdies que les blondes, parce qu’elle est restée conne elle aussi. “Ca fait 25 minutes que je suis là, 25 minutes, alors est-ce que je peux avoir un café et un verre d’eau, bon sang!!” Elle est repartie aussi sec, et moi, je bouillonnais, je bouillonnais. Envie de frapper quelqu’un. J’ai failli appeler un ex pour me défouler sur lui (c’est toujours bien les ex, à eux, on peut se permettre de leur reprocher plein de choses d’un coup comme ça sans que ça fasse bizarre, même cinq ans après), mais non. La brune, cinq minutes plus tard, revient avec son plateau, mais je ne daigne même pas la regarder, parce que là, si elle avait croisé mon regard, elle aurait vraiment compris que j’étais la haine incarnée. Même les plus grands films d’horreur n’auraient pu préparer qui que ce soit contre moi. Pendant que je soupire d’exaspération, elle dépose la tasse devant moi. Mais il y a un truc qui cloche, parce que sa main reste sur la tasse qu’elle vient de poser, et elle n’a pas encore saisi le verre d’eau. Je tourne la tête vers elle, et là, c’est la totale. Elle est là, à me regarder, avec un sourire gêné, presque suppliant, mais elle est là, à sourire bêtement. Malgré moi, j’ai tapé de mon poing sur la table, faisant déborder pour le coup mon café, et je lui ai lancé un sale “Oui, ben quoi? Vous voulez quoi?” Mais vous le croirez pas, elle n’arrive même pas à répondre, elle reste avec son sourire gêné, et elle ne bouge pas. Je soupire à nouveau, prend ma tête à deux mains, la relève vers elle, re-soupire encore. “Il vous faut un carton d’invitation pour mon verre d’eau?” que je lui balance d’un seul coup. Elle a sursauté, a perdu son sourire, a adopté l’air de l’enfant qui a fait une bêtise, a posé le verre d’eau et est repartie sans même encaissé mon euro 50. Bon, pour le coup, il était trop tard pour que je me rallume une clope pour pouvoir savourer le café. Donc, je ne l’ai pas bu, et je suis parti sans payer, super énervé, en train de grommeler d’énervement. Et passé le bar, me retrouvant à quelques mètres du boulot, je me suis posé à l’ombre contre un mur, et je me suis surpris à sourire. Parce que je me suis rendu compte que, en plus de trouver un moyen de défouler mes nerfs, j’ai pris un de ces putain de pieds à gueuler et être méchant… Incroyable. Je me sentais comme après un acte sexuel. Vidé de mon énergie physique, mais tellement bien. Comme, je ne sais pas, comme apaisé. Pour le coup, comme après le cul, ben je me suis allumé une clope, et tant pis si j’arrivais en retard au boulot, mais je l’ai bien savourée, cette clope. Putain! Ca faisait des siècles que j’avais pas fait un scandale!!!! Dans le prochain billet en fin de semaine, je vais revenir sur ma période d’exil. J’ai des choses à vous dire, aussi bien sur moi que sur vous. Mais j’ai bien lu tous vos messages, ils m’ont réchauffé le coeur à un point que vous ne pouvez pas imaginer. On en parle bientôt. Mais une chose est sûre, je suis de retour. Et pour longtemps. Je vous embrasse fort! ****** U 96 - Replugged (The Future Item Containing No Natural Ingredients) [259 UNI REP 1] Deuxième album des producteurs allemands. Moi, qui était encore en plein dans le sublime Love Sees No Colour, et découvrant le nouveau single, presque aussi bon, Night In Motion, je me suis naïvement dit que tout l’album allait être génial. Oui, mais j’étais naïf à l’époque. Parce que, finalement, cet album, c’est juste un assemblage merdique de sous-expérimentations techno sans intérêt. Ouh comme je suis sévère! Bon, allez, y a deux-trois trucs sympas comme le rappy Je Suis Selected, ou bien le triste The One Russian, ou bien encore le passable Without You… Mais le reste… D’un chiant… Et le Das Boot Kennedy Megamix qu’on nous refout en bonus, alors que ce morceau m’eeeeeemmerde… Bref, hein. |
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