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July 26 Superstar!Ce que les gens peuvent être cons, parfois… Non mais, je veux dire, vraiment cons…
Hier, bon, après avoir réglé le compte de Dominique (nique, nique) (dont je vous parlerai plus tard), j’ai quitté le boulot, heureux de me retrouver en weekend dès le début de journée. Sachant que se tient le sommet européen de je-sais-pas-quoi-et-je-m’en-bats-les-restounes, je prie pour que les tram’ se soient remis à fonctionner… Bon, en dépassant les Quinconces, le tram’ se met à ralentir dangereusement parce que les rames sont envahies par au moins 200 personnes, acculés contre des barrières, appareils-photos bien sanglés et bien en mains… Et les diling-diling du tram’ ne les ont pas affolé, hein, ils préfèrent se faire écraser plutôt que de rater une apparition… Mais ils attendent quoi, ces crétins ? Y a Madonna qui loge au grand hôtel ou quoi ? Bon, je me dis que comme y a que des vieux et aucune pédale au milieu, je pense fugacement à Jeanne Mas, mais juste fugacement… Et c’est là que je me dis, ah mais oui, ah mais non, non, c’est pas possible… Y a pas 200 personnes hystériques avec leur appareil-photo juste pour Sarkozy… Non, c’est pas imaginable… Bon, finalement, après avoir mis 15 minutes pour faire trois mètres, je descends du tram’ en pestant intérieurement et en souhaitant à tous ces crétins qu’ils ne voient pas le nain, et je m’en vais un peu plus loin, me mettant à pester encore plus contre mon KyliPod qui m’abandonne lâchement, déchargé… Et c’est là que j’entends des cris poussés… Une bombe ? Un attentat ? Chouette, j’y vais, p’têt que je verrai des morceaux de bras qui volent en l’air ! Bon, un peu déçu, pas de giclées de sang sur le pavé, ni de bougnettes… Mais un immense système de sécurité déployé tout autour d’une terrasse de restaurant. Et deux fois plus de cons se pressant contre les barrières et hurlant « Nicolas ! Nicolas ! Nicolas ! » Et les flashes qui mitraillent. Non, je vous assure, il faut le voir pour le croire, parole ! Notre cher président, tant qu’à faire, a loué tout le restaurant (bon, c’est compréhensible, en même temps), mais tous ses fans sont là, à scander son nom. « Nicolas ! On t’èèèèèèèèmeuh ! » Non, je peux pas le croire ! Et j’explose de rire tout seul dans mon coin. « On t’èèèèèèèèmeuh, Nicolas ! » Et le nain, dont je vois juste le crâne et la main qui se lève : « Je vous aime aussi ! » Et là : « Nicolas ! Nicolas ! Nicolas ! » Non, sérieux, c’est obligé, je m’esclaffe. Et là : « Et Carlaaaaaa ! Comment elle vaaaaa ? » Et tous les autres : « Carla ! Carla ! Carla ! » Et la main qui parle : « Carla va bien, je vous remercie ! » Je repars donc, repasse par le Grand Hôtel, où tous les autres attendent, et j’arrête un vieux pour lui dire : « Vous vous êtes fait enculer, il est de l’autre côté ! » Et une trentaine de cons autour qui m’ont entendu se mettent aussitôt à courir pour faire le tour mdrrrrrr ! Bon ben, sérieux, je regrette pas d’avoir été coincé pendant un quart d’heure dans le tram’ pour avoir assisté à ce spectacle ! ****** The Prodigy – No Good (Start The Dance) [348 PRO NOG 1] C’EST QUI ? Bon, faut remonter au début des 90’s, au départ un groupe de techno-rave bruyant, The Prodigy a rapidement évolué vers du big-beat agressif et violent, sans éviter les clichés d’heroin-addicts, tatouages, doigts d’honneur en-veux-tu-en-voilà et têtes de méchants aux cheveux verts. C’EST QUOI ? Le titre qui leur a permis d’être véritablement connu du grand public, grâce à un vieux sample vocal de house pitché en +16. VERDICT ? C’est, euh, comment dire… Tonique ? Oui, on va dire ça. C’est rapide, ça fait beaucoup de bruit, ça agresse tout de suite et pendant six minutes, mais, mais, mais y a quelque chose qui fait que voilà, on y trouve un intérêt… Est-ce que c’est cette sensation d’urgence et, quelque part, de détresse qui semble se dégager de ce titre ? En tout cas, il faut le reconnaître, le sample vocal joue énormément dans l’appréciation, même limitée, de ce morceau… « No, no good for me, I don’t need nobody, don’t need no-one, that’s no good for me »
July 20 Chouette, encore un nouveau jeu !!Vendredi, 19h30. Avec Marjorie et Fred, nous nous étions tous les trois avachis à la terrasse de l’Odivin, épuisés de la fin de semaine, nous réfugiant dans une bonne bière pour nous détendre. C’est marrant, mais à nous trois, on trouve un certain équilibre, un peu comme les Quatre Fantastiques, à part qu’on est trois, et vues nos gueules ce soir-là, c’était pas fantastique. D’ailleurs, je n’avais qu’une seule envie, c’était rentrer chez moi, me prendre un bon bain bouillant et me pieuter. Fred me demande si je connais le client qui vient de partir du bar. « Non. D’après les bribes de conversation que j’ai entendues de ses échanges avec le serveur, c’est un touriste de passage… » Fred me demande ce que je pense de ce mec. Dans les 28 piges, belle gueule, un débardeur qui met bien en avant ses bras musclés, les pecs bien prononcés… « Mouais, voilà, quoi » que je réponds. Et là, Fred me fait remarquer : « Parce qu’il a bloqué sur toi pendant près de 20 minutes… » Rààààààààààgd ! Mais pourquoi je vois jamais quand un canon bloque sur moi !!
Donc, nous étions là en train de siroter nos breuvages avec un regard éteint de zombie, et Fred déclare qu’il veut qu’on sorte ce soir, qu’on fasse la fête et qu’on boive. Mon long gémissement exprimant mon désaccord est couvert par l’enthousiasme retrouvé de Marjorie. « Non, je veux pas, je suis fatigué, je suis mal habillé, je suis pas beau aujourd’hui, et j’ai un épi dans les cheveux qui fait comme une antenne de transistor… » (Vous remarquez que j’ai toujours des raisons valables pour pas sortir, hein !) Mais Fred ne me laisse pas le choix et appelle directement Choupinou : « Hé, Djé, on débarque chez toi dans une demi-heure avec à boire et à manger ! » Non, je veux pas… Bref, soirée tranquillou sur la terrasse de Choup’, Marjo me montre comment on fait des pates en lâchant de temps en temps des phrases-choc (« la rouille, c’est pas cool »), Fred se fout de ma gueule pendant que je malaxe des boulettes de steack haché pour faire des brochettes, à part que mes boulettes avaient la taille de pelotes de laine, Choup’ joue de la guitare avec le mec de Marjo, grande discussion sur la manière de chacun de trouver le plaisir sexuel tout en en donnant, un autre pote arrive… Et là, Choup’ veut jouer à notre jeu alcoolisé préféré du tape-dans-les-mains. Moi, j’aurais pas dit non, mais j’avais pas la force de taper dans les mains. Et puis comme je suis plus intelligent que les autres, moi, j’arrive à suivre les mains qui tapent, et je tape quand il faut, et donc je bois jamais. Fred propose un pocker, mais je sais pas y jouer… Moi, je veux jouer au Monopoly, mais Monopoly et bières, ça va pas ensemble… Là, Choup’ a une idée. « Et si on jouait au jeu du dé ? » Moi, soupirant : « Et pourquoi pas aux p’tits chevaux, nan ? C’est nul de lancer un dé ! » Choup’, avec son sourire tout fier : « Oui, mais on va jouer à MA version du jeu du dé ! » Et là, quand Choup’ adapte des règles de jeu, il faut se méfier. Et lorsqu’il se ramène avec un dé, un tapis de jeu, et à peu près 40 bouteilles de bière, je me dis que j’avais bien raison de me méfier… Alors, notez bien les règles du jeu, parce qu’on y jouera ensemble chez la Bou ! Déjà, on tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, et chacun à son tour tire le dé sur le tapis de jeu. Si on loupe, le tapis de jeu, c’est normal, on boit. - On tire le 1 : C’est le voisin d’avant qui boit. - On tire le 2 : C’est le voisin d’après qui boit. - On tire le 3 : On fait « gofio », et le dernier qui a fait gofio boit. Dans le doute entre deux personnes, on refait gofio ! - On tire le 4 : On va en prison et on trinque avec tous ceux qui sont en prison (et on boit). Si on est déjà en prison, on sort de prison en trinquant avec tous ceux qui restent en prison. - On tire le 5 : On boit. - On tire le 6 : On désigne quelqu’un qui doit boire et on lance un gage permanent. Avec le 6, on peut également annuler un seul gage permanent ou tous les gages permanents, mais pas deux ou trois choisis parmi les 12 gages en cours de jeu. (Oui, parce qu’on est monté à 12 gages permanents en même temps lol !) En ce qui concerne le gage permanent, ça peut être tout et n’importe quoi, tant que ça n’est pas dirigé vers une seule personne : interdiction de désigner quelqu’un du doigt (sinon, tu bois), tout le monde doit parler en anglais (sinon, tu bois), faire un lancer de dé original (sinon, tu bois), se vouvoyer (sinon, tu bois), mettre la main derrière la nuque quand tu bois (sinon, tu re-bois)… En cas de litige, tribunal et chacun vote, et quoiqu’il arrive, qu’on soit coupable ou innocent, on doit quand même re-boire… J’ai jamais vu des bouteilles de bière se vider aussi vite… Choup’ distribuait les bouteilles comme il aurait distribué des cartes… Au bout de trois quarts d’heure seulement, on était tous tellement bourrés qu’on n’arrivait même plus à tirer le dé correctement… Mais moi, j’adore ce nouveau jeu !! Moi, je dis, voilà comment on va occuper nos nuits chez Bou mdrrrrr ! ****** Enigma – Out From The Deep [347 ENI OUT 1] C’EST QUI ? Han, c’te affront ! C’EST QUOI ? Le quatrième et dernier single extrait du deuxième album. Chanson bien dans la veine de l’esprit de ce deuxième album, mais rien de tubesque pour autant. Ce single ne serait pas sorti, ça n’aurait traumatisé personne. VERDICT ? Pourquoi mettre un Radio Edit et un Short Radio Edit ? A part pour les radios qui auraient 3 minutes 30 de libres et qui se diraient « tiens, et si on casait le Short Radio Edit, ça sera toujours ça ! », aucun intérêt. Le Rock Version est basiquement la version longue, mais Jens Gad va lorgner du côté de la dance allemande à la Jam & Spoon 2.0 pour nous concocter un Trance Mix à 168 BPM… Attention, ça va vite, et ça fait même un peu de bruit !
July 17 It was the place to be...Le dimanche 13 juillet, à 21 heures, the place to be, c’était à l’Odivin. Quand je pense que, quelques heures plus tôt, je pensais à annuler mon anniversaire, parce que, parce que, parce que je ne savais pas comment m’habiller, je ne me trouvais pas beau, j’avais peur que personne ne vienne, j’avais peur que tout le monde s’ennuie, veuille partir le plus vite possible… J’avais sous-estimé mes amis. Je m’étais sous-estimé aussi.
Pendant les chamailleries habituelles avec Nico et Hervé, les deux patrons du bar, lorsque nous faisions l’installation de l’arrière-salle qui n’était réservée rien que pour moi, tous mes amis sont venus, tous… Fred est arrivé plus tard, je n’ai pas trop compris pourquoi, avec son air épuisé, mais je comprendrais plus tard… D’ailleurs, je me suis rendu compte en regardant l’assemblée, que j’avais plus d’amis hétéros qu’homos… La roue tourne, et je n’ai pas trop eu le temps de me poser l’éternelle question « pourquoi est-ce que les hétéros m’aiment », parce que je n’arrêtais pas d’aller d’invité en invité pour trinquer avec eux, tandis que Choupinou emmerdait Armand à son bar pour tenter de négocier le prix de la Vodka-Redbull. L’est con, parce que, pour mon annif, le punch – bien chargé d’ailleurs – était à volonté ! Question cadeau, j’ai été gâté… Des CD, le dernier album de Madonna (non, Nerix et Nippix, vraiment, vous n’étiez pas obligés lol !) (d’ailleurs, ‘tain, dans les photos du CD, on dirait une vieille traînée de bar à putes de 60 piges !), un vinyle collector australien de Shocked de Kylie, une machine à café Senseo (je vais pouvoir me la péter comme Bou !), et bien sûr, Nico au micro pour annoncer à tout le bar mes 26 ans lol ! D’ailleurs, quand Choupinou, déjà émeché, a saisi le micro pour me faire une déclaration, Nico a coupé le son lol ! Et puis Greg, travesti (tant bien que mal) en Eve Angeli, et qui allume tous les hétéros avant de se rendre au bal des pompiers un peu plus loin. D’ailleurs, quand il s’est approché de Choup’, ce dernier lui a dit : « non non, chuis le mec d’Axel », et il m’a attrapé au vol pour m’embrasser sur les lèvres. Nan mais ! Et puis Armand qui me gâte en me versant non-stop des triples doses de Get 31 dans mon verre… Et on se retrouve à ce moment-là, où Gaétan a fait rapatrier la totalité des invités dans l’arrière-salle, et où Fred ferme le rideau en velours rouge qui nous sépare ainsi du reste du bar. Là, je comprends que quelque chose se trame. Parce que Gaétan m’oblige à rester retourné, que je vois des regards qu’échange Nico avec quelqu’un derrière moi, que j’aperçois dans le miroir Fred qui surveille le rideau, et que tous mes amis semblent impatients de ce qui va arriver… Et j’espère à ce moment-là qu’ils ne se sont pas cotisés pour m’offrir un Chippendale torse nu qui va se frotter contre moi en me chantant joyeux anniversaire et me faire sentir encore plus ridicule que je peux me sentir ridicule à ce moment-là… Et là, Gaétan me dit de me mettre au milieu de la salle et de me tenir debout sans bouger… Il faut vivre cette situation pour comprendre à quel point on déteste ce genre de moment. Parce que je suis seul au milieu de la salle, tous mes amis en arc de cercle autour de moi, armés d’appareils-photo et de caméscopes. Parce que je sais que quelque chose va arriver, mais que je ne sais pas quoi, mais que je sais que tous les autres sont au courant. Et là, les premières notes reconnaissables de l’intro de Can’t Get You Out Of My Head résonnent dans tout le bar. Et derrière le rideau, j’entends tous les clients du bar crier et applaudir derrière le rideau. Mais qu’est-ce qui se passe donc ? Et là, Fred ouvre le rideau… D’abord, je vois un gâteau avec plein de bougies. Et puis je vois cette femme. Avec cette robe à capuche blanche. La musique est de plus en plus forte, la pièce est bombardée de flashes, tous mes amis crient et applaudissent, et c’est là que je comprends. Cette robe à capuche blanche, c’est la robe que porte Kylie dans son clip. C’est une amie de fraiche date que Fred m’a présentée, Gaelle, qui s’avance devant moi, habillée de cette robe, chantant les paroles. Pas comme un concert, non, elle s’avance vers moi en chantant et me regardant droit dans les yeux, me montrant bien qu’elle ne chante rien que pour moi. Bon, moi, j’étais complètement déconnecté de la réalité, Kylie devant moi, mes amis hurlant et applaudissant, et Fred me dira plus tard que ce moment-là fait partie des plus beaux qu’il garde de moi, parce que, à cet instant, il a eu l’impression qu’il s’est passé quelque chose de mystique. J’ai souri, les yeux pétillants d’un enfant, et j’ai joint mes deux mains devant mes lèvres. « Kylie » s’est retrouvée face à moi, sa capuche blanche brillant des reflets des bougies, me chantant désormais happy birthday, et m’a embrassé. Magique, mystique, ça allait au-delà… C’est tout ce moment qui est énorme… Dans cette pénombre de l’arrière-salle, avec comme simple source de lumière les flashes, moi et Kylie en face à face, avec tous mes amis que j’aime si fort tout autour de moi, nous tous ensemble. Brrrr, j’en ai encore des frissons, là. L’une des plus belles images qui restera à jamais en moi. J’ai croisé le regard de Fred ; il était encore plus heureux que moi, parce qu’il me voyait heureux. Alors que je me débattais à essayer de couper le couteau en parts égales, Choup’ arrive, et m’attrape par la main pour me faire sortir dehors. Il nous filme alors que nous tentons tous les deux de traverser le bar en bousculant les clients, et nous faisons quelques mètres à l’extérieur, et il commence son interview filmé : « Alors, mon Choupinet, qu’est-ce que tout ça te fait ? » Moi, ivre de toutes ces émotions, je commence à parler, mais deux mecs complètement bourrés s’écroulent contre le mur juste derrière moi. « Merde » dit Jeremy en commençant à les filmer ramper par terre, et moi qui lui fait relever la caméra : « Hé ! C’est mon anniversaire ! C’est moi qui parle, c’est moi que tu filmes ! » Et c’est là que Choup’ m’explique que c’est Marjorie, il y a trois semaines, qui a eu l’idée de cette Kylie. Fred a tout fait pour obtenir le patron de la robe, réalisée en un seul exemplaire pour 65.000 dollars, et a fait toutes les boutiques spécialisées pour avoir le même tissu, et l’a cousue entièrement de ses propres mains, assisté de Marjo. Il a même fait passer un casting pour savoir qui la porterait, et a trouvé Gaelle, et a tout prévu en me la présentant quelques jours plus tôt comme si c’était une copine à lui de longue date. Ce sont Fred et Marjo aussi qui ont tout prévu avec Nico pour l’organisation de la soirée depuis ces trois semaines, dans mon dos. « Choupinet, j’ai plus de batterie, il te reste plus que dix secondes, dis quelque chose ! » Là, Marjo qui arrive derrière moi, et moi : « Marjo, c’est toi qui a eu l’idée de la robe !! » Marjo, bourrée : « Qwaaaaa ? » Et caméra coupée. Croyez-moi, cette vidéo va valoir de l’or entre les deux ivrognes qui s’écrasent par terre et la tête de Marjo ! La soirée a continué dans la même lignée, Armand me triple-dosant toujours mes verres, et nous avons re-fait en plein milieu de la rue, tous ensemble, notre célèbre jeu d’alcool « tape-dans-les-mains » (déjà relaté dans un précédent billet pour ceux qui s’en rappellent), et ça a été énorme ! Imaginez, deux heures du matin, une dizaine de mecs bourrés qui frappent dans les mains et qui doivent boire dès qu’ils se trompent. Même les clients du bar étaient morts de rire en nous voyant perdre ! Et lorsque tous les verres étaient vides, le gage était de faire une série de dix pompes… Ben croyez-le ou pas, on peut se foutre de la gueule de la Power-Plate, mais, malgré tout l’alcool ingéré, j’ai été le seul à faire quatre séries de dix pompes sans aucune difficulté ! Je me traîne lamentablement au comptoir en suppliant Armand de me servir un verre d’eau. Là, un client m’aborde et me dit : « Hé ! J’adore ton blog, je le lis très souvent ! » Ralala, suis trop star-pipole, moi ! Lecteur, si tu te lis, je te fais un bisou ! Et Armand a profité de la diversion pour me re-servir une triple dose de Get blanc, le traître ! La soirée s’est continuée jusqu’à la fermeture du bar à quatre heures, et Nico, qui en avait déjà trop fait, a sorti une bouteille de champagne. Ivrogne jusqu’au bout ! Et on a tiré tranquillement jusqu’au lever du jour, Armand et moi, chillant tranquillement chez moi au thé à la menthe, histoire de débarbouiller un peu l’estomac. Quelques heures plus tard, j’ai envoyé un texto de remerciement à tous mes amis pour leur présence à mon anniversaire et leur dire que j’avais de la chance de les avoir, et voici le message de réponse de Rabia : « Les amis qui t’entourent sont là grâce à ta générosité et ta gentillesse. C’est plutôt nous qui avons de la chance de connaître quelqu’un d’aussi vrai que toi. » Fred et Marjo ont passé des nuits blanches pour terminer à temps la robe. Ils se sont démenés pour tout organiser dans mon dos, pour réunir tout le monde sans que je me doute de quoi que ce soit. Et la présence de tout le monde, et ce message de Rabia. C’est encore une grande claque en pleine gueule. De savoir que je peux compter autant pour eux. De savoir qu’ils m’aiment autant. Autant que je les aime. Parce qu’ils sont partie intégrante de ma vie. Parce que je ne sais pas où j’en serais sans eux. Je me plains parfois de tout, de rien, de la solitude, du fric, du boulot… Mais je me rends compte de cette richesse, ce trésor que j’ai et que personne d’autre n’a. Parce que c’est quelque chose vers quoi je ne cessais de courir depuis mon adolescence, et que j’avais déjà depuis bien longtemps. Des amis dévoués qui m’aiment autant que je les aime. A l’heure actuelle, je n’ai jamais été aussi heureux, et aussi serein. Et avec autant de foi en l’avenir. J’ai la vie que j’ai toujours voulu avoir au fond de moi. Et ceux qui sont présents et à mes côtés aujourd’hui, ce sont eux que je voulais et personne d’autre. J’ai 32 ans, j’ai réussi ma vie, et je ne compte pas m’arrêter là ! ****** The Reese Project – The Colour Of Love (’94 Remixes – PlayBoys, Bump and Kevin ‘Reese’ Saunderson) [346 REE COL 1] C’EST QUI ? The Reese Project est l’un des nombreux « projects » de Kevin Saunderson. Et Saunderson est l’un des trois parrains de la techno qui est apparue à la fin des années 80. Venant de Detroit, il est plus connu pour son projet techno-pop Inner City (remember « Good Life » et « Big Fun »), mais a également été très actif en solo sous divers autres pseudos pour des morceaux bien plus techno (et parfois même penchant dans le gabber). Avec The Reese Project, il a voulu créer tout un album de garage (deep house avec du gospel), mais avec sa touche si particulière qui le rend reconnaissable tout de suite au niveau des bleeps et des samples vocaux. C’EST QUOI ? Ici, il re-sort The Colour Of Love, enregistré deux ans plus tôt, avec de nouveaux remixes plus actuels signés par Play Boys. Ca reste de l’eurodance, mais de l’eurodance qui est bien-bien meilleure que toute la daube qu’on a pu se farcir, et de loin. REMIXES-CLE ? « Play Boys Vocal » pour son côté uplifting, « Reese Deep Mix » pour tout ce que j’ai pu dire sur Saunderson, et « Underground Resistance Dub Mix » pour son côté quality-garage.
July 11 Horoscope(s)L’autre matin, j’avais commencé ma journée par donner des coups de tong de rage à la borne de distribution de tickets de tram’. Parce que de bon matin, elle te facture à ma Mastercard deux tickets hebdo, mais elle t’en donne qu’un. Et là, t’as aucun moyen d’aller râler ou de déposer plainte. Parce que j’imagine très bien cette conne d’hôtesse de comptoir : « Il me faut votre relevé bancaire pour attester de votre bonne foi, Monsieur… » Moi, je lui aurais répondu hargneusement : « Jeune homme, connasse, jeune homme ! Pas Monsieur ! Connasse ! » Et là, elle aurait continué en ajoutant que rien ne lui prouvait que j’aurais conservé le second ticket mais que j’essayais de grapiller dix euros. Merde, cette connasse d’hôtesse, je la connais même pas, mais je la déteste quand même déjà…
Le matin commençait mal, quoi. Et déjà, j’avais perdu 25 minutes à essayer de me coiffer, et comme je ne suis arrivé à rien au bout de 25 minutes, ben j’ai rabattu tous mes cheveux sur le front, et ça m’a valu les moqueries de tous mes collègues de travail. Peu importe. Avalant cul sec mon café tout en dégainant une clope, je demande à Gaétan de me lire mon horoscope, vu qu’il zieutait le Metro du jour. « T’es quel signe, Axou ? » « Très drôle » que je ronchonne, « je te rappelle qu’on fête mon anniversaire ce weekend… » « Ah oui, tes 34 ans ! » Si j’avais eu une hache sur moi à ce moment-là, je l’aurais frappé, frappé, frappé, jusqu’à ce que tout mon corps soit recouvert de son sang. Mais je me suis contenté de faire mon petit grognement de yorkshire avec la lèvre supérieure qui se soulève du côté gauche. Gaétan entame donc sa prose : « Cancer. Faites attention, votre santé est en péril ! Méfiez-vous de tout ce qui pourrait vous rendre malade. » Han. J’ai jamais vu un horoscope aussi violent. De toute ma vie, j’ai jamais lu ça dans un horoscope. Oh, parfois, l’horoscope de Femme Actuelle lâchait un innocent « vous devriez limiter le tabac », mais je n’ai jamais lu dans aucun horoscope « faites attention, votre santé est en péril ». Avec en plus, un point d’exclamation. Han. « Tu vas te faire écraser par un tram’ ! » tente de me rassurer Gaétan. Mais non, ça ne peut pas être ça. C’est ma santé qui est en péril, pas une partie de mon corps. « Tu vas tomber dans les escaliers en te retournant une tong ! » Ma santé, c’est ma santé qui est en péril ! Mais c’est la seconde phrase qui me choque aussi. « Méfiez-vous de tout ce qui pourrait vous rendre malade. » Hop, direct, j’envoie un texto au mec que je devais rencontrer le soir pour annuler le rencard. D’ici-là qu’il me file une chaude pisse… Je pense que le mec ne voudra jamais me revoir, parce que dans la panique, je lui ai envoyé : « Mon horoscope m’a dit que ma santé est en péril aujourd’hui, je ne peux pas te voir ce soir. » Oui, dans la panique, je suis loin d’être fûté. Le mec doit penser que je suis un connard qui lui pose un lapin et qui, en plus, se fout de sa gueule par texto. Bon ben, hein, comme on dit, un de perdu, un de perdu ! Je m’installe à mon poste de travail, relativement terrorisé, et encore sous le choc de la violence des mots de mon horoscope. Dans ma tête ne cesse de résonner la première phrase. « Faites attention, votre santé est en péril ! Faites attention, votre santé est en péril ! » C’est décidé, aujourd’hui, pas de clope, pas d’olive non dénoyauté, pas de café… Pas de plan cul, pas d’escalier, pas de changement d’ampoule… Pas de bain d’ailleurs, ni de douche… J’en deviens complètement paranoïaque pour le coup. J’essaye de me rassurer en me disant qu’un douzième de la population mondiale est du signe astrologique du cancer, et que ça serait irréaliste que la santé d’un douzième de la population mondiale soit en péril aujourd’hui. Mais si c’était le cas ? Si Nostradamus avait fait une prédiction dans ce sens que personne n’avait réussi à traduire justement ? Et là, panne de courant général au boulot. Ca vous parait banal ? Pourtant, ça ne l’est pas. Une panne de courant général dans toute une entreprise de télémarketing, ça ne s’est jamais vu nulle part. Imaginez 300 personnes qui ne peuvent plus appeler des particuliers pour les arnaquer d’une assurance ou d’un crédit, imaginez le manque à gagner énorme pour l’entreprise et les problèmes avec les gros clients que ça engendre. Parce que, même une seule heure de panne, ce sont des milliers d’euros qui sont perdus. C’est pas grave, Axel, c’est une panne de courant, ne t’inquiètes pas, à la limite, tu rentreras plus tôt chez toi. Genre. Une heure passe, on a compris d’où vient la panne. C’est un crétin d’ouvrier qui faisait des travaux au sous-sol et qui a percé un cable électrique. J’étais en train de m’émerveiller du fait que mon KyliPod 2.0 continuait de charger sur mon ordi même avec la panne de courant quand je me suis dit que, euh, c’était pas super malin, ça risquait de bouffer de l’énergie dans mon ordi. J’ai quand même demandé à une collègue de débrancher le cable USB, juste au cas où je prendrais une décharge (on sait jamais, hein), et à peine a-t-elle enlevé le cable, j’entends un grésillement. Les ampoules du plafond commencent à vaciller. La lumière revient alors, moins d’une seconde, et disparaît aussi vite, suivie par quelques bruits secs d’explosion éloignés. Tiens, qu’est-ce que c’est ? C’est drôle, c’était quelques « pop » comme ça, mais c’était quoi ? A part que, quand la lumière a refait une rapide apparition, ça a fait pop à quelques mètres de moi. Un pop, suivi d’une fumée. A deux bureaux de moi, l’unité centrale d’un ordi venait de sauter. Enfin, d’imploser, quoi. D’autres pop se firent entendre au loin. Et là, j’ai compris. Pendant que ce con de réparateur tentait de remettre le courant, à chaque fois, il faisait sauter une dizaine d’unités centrales. Et une entreprise de télémarketing sans ordi, ben laissez tomber. Et là, je me suis imaginé dans un trip style Destination Finale 8. Je me suis mis à imaginer que l’écran de mon ordi allait exploser, et qu’un morceau de verre brûlant allait me trancher la carotide ou me crever un œil. Tous mes collègues ont dû me prendre pour un fou quand ils m’ont vu encercler mon écran par une horde de classeurs et de cartons d’enveloppes. Je les emmerde. Je suis peut-être taré, mais au moins, je ne mourrai pas ! Mouahahahahahahaha ! (Rire de psychopathe) Bref, la journée s’est passée, et je ne suis pas mort. Et ma santé n’a pas été mise en péril. J’ai décidé de porter plainte contre la nana qui fait l’horoscope de Metro. Pour détresse émotionelle délibérée. Je demande 300.000 euros. J’estime que c’est raisonnable. Mais heureusement qu’Armand m’a égayé ma journée en me lisant l’horoscope de Têtu. Parce que je suis le signe du mois. Dans les grandes lignes, le mois de juillet, c’est MON mois. Je ne sais plus trop à cause de quel astre, mais je vais passer mon mois à chopper. Dans tous les coins et tous les sens. Je ne dois refuser aucune invitation, car toute invitation sera prétexte à une rencontre. Avec un point culminant pour le 12 juillet. Et ça m’a rappelé que dans l’horoscope annuel 2008 de Femme Actuelle qui était paru début janvier dernier, ça disait que j’allais faire LA rencontre de ma vie le 12 juillet. Et le 12 juillet, c’est demain. C’est pour ça que ma journée de demain commencera chez le coiffeur. Parce que, hein, autant mettre toutes les chances de mon côté. Comment je vais m’habiller demain ? Si mon coiffeur me loupe ma coupe, je porte plainte contre lui aussi. Après l’avoir tué en lui ayant explosé le crâne à coup de sèche-cheveux. ****** Madonna – Secret (The Remixes) [345 MAD SEC 1] C’EST QUOI ? Le lead-single de l’album Bedtime Stories, chroniqué précédemment. Mais là, c’est un maxi spécial remix. On est en 1994 à ce moment-là, et dans les clubs new-yorkais, la mode musicale a encore changé. Shep Pettibone, qui était le principal remixeur de l’époque Erotica, était déjà bien has-been à ce moment-là, et Madonna s’est offerte les services du producteur-remixeur à la mode, j’ai nommé la vieille tante de Junior Vasquez ! VERDICT ? Les remixes sont très bons. Bon, aujourd’hui, ça sonne très out-dated (avec l’accent, hein !), mais à l’époque, Madonna a révolutionné les clubs avec ces remixes. Bon, les Luscious Mixes sont, somme toute, très commerciaux, avec la formule couplet-refrain bien respectée pour que toutes les folles puissent chanter en même temps qu’elles se trémoussent, mais les Sound Factory Mixes sont bien plus trippants. Un bon point pour Madonna. Et Junior Vasquez aussi.
July 10 M-M-M-Music Please!Et oui, ça y est, grâce à la précieuse aide de mon NicoW et ses patientes explications, vous pourrez désormais écouter directement en live sur mes billets la sélection de la chronique musicale du jour ! Plus de boites mail encombrées… Est-ce la mort de la BlogoML ? Non, que nenni. Si certains d’entre vous veulent continuer de recevoir la sélection par BlogoML, qu’ils se fassent connaître. Vous pouvez également demander ponctuellement la sélection, il suffira de l’indiquer dans les comm’ !
Mode d’emploi (parce que Bou a eu du mal lol !) : sur le lecteur, il faut cliquer sur la flèche de droite ! Encore merci, mon NicoW ! ****** Tous En Boîte – Vol. 5 [344 TOU BOI 5] C’EST QUOI ? Le concept est simple : comment ruiner encore plus une compil’ dance qui est déjà pourrie en soi ? Ben en foutant, en plein milieu de morceaux dans leur version club déjà bien tronquées dans leur longueur des annonces de DJ ridicules style « teuh-teuh-tous en boîte » ou encore « c’est show, c’est chaud, c’est teu-teu-tous en boîte ! » Bref, histoire de vous rappeler que les boites de nuit hétéro sont encore plus ringardes qu’on ne le pense ! CHANSONS-CLE ? DJ Bobo « Everybody », Dr. Alban « Away From Home », Heavy D & The Boyz « This Is Your Night », Black Box « Not Anyone », MC Sar & The Real McCoy « Run Away »… VERDICT ? Le verdict est dans le concept !!
July 04 It won't be long now...Le verdict est donc tombé aujourd’hui. Et moi debout depuis 4h30 du mat’ avec impossibilité de me rendormir. Je suis donc arrivé au boulot, boosté au café. Parce que huit cafés alors qu’il n’est même pas neuf heures, je dois dire que je bats des records. Oui, des records de stupidité, mais on fait avec ce qu’on a, hein. Et évidemment, la RH est débordée de bon matin. Ca tombe bien, moi aussi, le stress déborde. J’ai déjà bien dans l’idée que je n’ai pas le poste, suite à de nouvelles rumeurs survenues sur la terrasse le matin-même, mais hein, voilà, quoi.
Finalement, c’est dans l’après-midi que la RH vient me chercher à mon bureau pour me demander de la suivre dans le sien. Je m’asseois et elle attaque direct. « Tu n’as pas le poste. » Bon, comme ça, au moins, hein… « Okay » que je dis en me relevant. « Je n’ai pas fini » qu’elle rajoute. « Okay » que je re-dis en me rasseyant.
« Sur les quatre sélectionnés, mon choix s’est porté sur deux personnes qui, à mon avis, ont été les meilleurs pour le poste de relais qualité. Toi et Sylvine. D’un côté, Sylvine a déjà la connaissance du poste, de par la mission de six mois qu’elle a déjà réalisée, mais pas celle de la production. Toi, tu as une parfaite maîtrise et connaissance de la production, mais tu n’as pas l’expérience du R.Q. Moi-même et le DRH, nous avons beaucoup discuté à propos de vous deux. A savoir ce qui était préférable. Vous auriez dû disposer de deux semaines de formation, mais la personne que vous devez remplacer s’en va plus tôt parce que sa grossesse se passe mal. Et il fallait déterminer qui, en trois jours, était le plus apte à maîtriser le plus rapidement toutes les procédures. La décision a été difficile, mais c’est Sylvine qui a été choisie à cause de son expérience. »
« Okay, merci » que je dis en me levant. « Je n’ai pas fini » qu’elle rajoute en souriant. Ràgd, mais laisse-moi sortir, c’est bon, je l’ai pas, le poste. Mais je ne me rasseois pas, je reste debout. « Le DRH est de passage sur Bordeaux aujourd’hui et veut te voir. » Naaaan, je veux pas. « Il a été très très impressionné par ton CV » Ah ? C’est vrai ? Comme dirait Nico dans le photomaton, « tiens… »
Et… Et…
Et croyez-moi, je suis bien content de ne pas avoir eu ce poste ! Parce que, ce qui m’attend dans les prochains mois, c’est bien-bien-BIEN plus fort que ça !
Et non, je ne veux pas vous laisser sur cette phrase, mais je ne peux parler de rien ici, je suis tenu par le secret. Argh, je sais, c’est pas cool de ma part… Bon, allez, deux-trois tuyaux, mais pas plus !
- Si j’avais eu ce poste maintenant, je n’aurais pas été disponible pour ce qui m’attend, et quelque part, la décision du DRH de prendre Sylvine était motivé par ça aussi : que je sois disponible. - Septembre… Septembre… Octobre ? Plutôt septembre… Mais au pire, octobre… - Et ce n’est pas pour une mission de juste six mois… Ce n’est pas pour une mission, d’ailleurs…
Ma bonne étoile continue de me suivre, je ne devrais jamais cesser d’y croire. Et ces derniers jours, en plus de vous, je me suis découvert un autre soutien inattendu et qui me tient à cœur. Merci d’être là, vous tous. Parce que cette « victoire » (mot du DRH), c’est bien sûr la mienne, mais je la partage avec chacun d’entre vous ! =)
C’est Kylie qui avait dit « it won’t be long now »… Kylie a toujours raison !
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Plus De Dance [343 PLU DAN 1]
C’EST QUOI ? Oh, la bonne compil’ daubesque qu’on trouve dans tous les bons bacs de Carrouf lol ! Bon ben, de la dance au kilomètre, quoi…
CHANSONS-CLE ? C+C Music Factory « Do You Wanna Get Funky », 2 In A Room « El Trago », Double You « Run To Me », Maxx « No More », Jam & Spoon « Find Me »…
VERDICT ? Naaaan, je vous ferai pas l’affront de dire que c’est un bon disque lol ! July 03 Gnnnnnnniiaaaaaaaaaaaaaaaa...Les rumeurs, les rumeurs… J’ai passé la semaine à me nourrir des rumeurs qui se faufilent dans mon entreprise en ce qui concerne le poste de relais qualité… Nous aurions dû avoir la réponse lundi ou mardi dernier, mais non, ça traîne… Alors toutes sortes de rumeurs circulent, à tort, à raison, peu importe, faut nourrir la flamme… Tiens, en parlant de flamme, j’ai suivi mardi ma formation incendie, je vous raconterai ça !
Bref, cette semaine, j’ai entendu tout et n’importe quoi… Comme quoi, finalement, il y aurait deux personnes choisies pour le même poste… Comme quoi, deux étaient désormais sur le podium, mais qu’un seul serait choisi, et que je faisais partie de ce duo de tête… Quatre personnes : moi, Céline, Salima et Sylvine. Et Sylvine (une petite boulotte maquillée comme une pute le jour de son entretien) a une longueur d’avance sur les autres, parce que, l’année dernière, elle a déjà effectué une mission de six mois en tant que relais qualité. La rumeur veut donc qu’elle et moi soyons en sprint final. A part que Sylvine ne veut pas de ce poste, parce qu’elle n’a pas envie de partir pour revenir six mois plus tard sur son activité d’origine une fois la mission terminée. Mais elle s’est quand même présentée, même si elle ne veut pas le poste, parce que ça aurait semblé illogique d’un point de vue cursus qu’elle ne se présente pas alors qu’elle avait déjà effectué une mission. Et maintenant, la nouvelle rumeur veut que, officieusement, c’est Sylvine qui a été choisie, mais que si elle décide de ne pas accepter, ce serait moi. Bref, au bout d’un moment, on ne sait plus quoi croire. Et j’en ai parlé avec Salima et Céline, on pète un plomb tous les trois. Il faut que la réponse tombe, quoi. Qu’elle soit positive ou négative, peu importe, mais il faut qu’on sache.
Cet après-midi, vers 14 heures, je croise ma vénérée et fabuleuse RH (vénérée et fabuleuse RH, si tu me lis, hé hé ^^), et elle me demande mon pass magnétique pour accéder au plateau sécurisé où se trouve le bureau de mon manager. Hop, bip. Et là, elle rajoute : « Axel, toi et moi, on se voit tout-à-l’heure ! » Ouh là. Ca y est, le moment fatidique va tomber. Elle va me recevoir dans son bureau. Pour me dire si c’est bon ou si c’est pas bon. « Okay, Emmanuelle, pas de problème » que je réponds, l’air cool et super zen. A part que le stress et le trac sont montés encore plus vite que treize taz d’un coup.
15h30. Je n’arrête pas de me lever et de me rasseoir. Je vais au bureau de Marjorie, reste debout sans rien dire. « Ben quoi, Axel ? » « Ben rien » que je réponds en haussant des épaules pour aller me rasseoir. J’ai envie d’aller aux toilettes, mais je n’ose pas y aller. Parce que si la RH revient vers son bureau et qu’elle me cherche et que je ne suis pas là… Bref, j’attends, je trépigne, je m’amuse avec le coupe-papier… Finalement, je ne tiens plus et je file aux toilettes. C’est marrant, d’ailleurs. Dans les toilettes, y a trois cabines les unes à côté des autres. Je suis rentré dans celle la plus à gauche, celle du milieu étant occupée, et enfin, n’y tenant plus, je me suis déversé dans la cuvette en poussant un long gémissement de soulagement. Et pour accompagner ce plaisir intense, j’ai filé un grand coup de poing contre la paroi. Non seulement, j’ai entendu le mec de la cabine à côté tomber de sa cuvette tellement il a été surpris par mon coup de poing, mais en plus, et je ne sais pas si c’est moi, mais ça a déclenché l’alarme incendie. Une sonnerie épouvantable, hypnotique, qui vrille les tympans à une telle intensité qu’on est obligé de se boucher les oreilles. Bon, j’ai quand même fini de pisser, hein, puis, suite à ma formation incendie de deux jours plus tôt, j’ai couru vers mon plateau pour évacuer tous mes collègues par la sortie de secours. Tout ça en une minute trente. J’ai pu secouer jusqu’à la dernière goutte et faire sortir une cinquantaine de personnes sans bousculade. Je suis vraiment trop fort, y a pas à dire.
Bref, je me retrouve dehors, ne perdant pas l’occasion de m’allumer une clope, à pester contre le destin, parce que, pour le coup, cette putain de simulation, ça repousse mon entretien avec la RH. Et ça repousse ce putain de moment fatidique où je vais savoir si oui ou non. Je rejoins Salima et Céline, toutes les deux en train de parler entre elles. « Hé, les filles… Je suppose qu’Emmanuelle est venue vous voir tout-à-l’heure… » Elles me regardent, étonnées. « Elle est pas venue vous voir ? » Grand silence. « Pour vous dire qu’elle voulait vous voir tout-à-l’heure ? » Autre grand silence. « Parce que moi, vers 14 heures, elle m’a alpagué dans le couloir pour me dire qu’elle me verrait tout-à-l’heure… » Et là, la surprise qui se lisait dans leurs yeux s’est transformée en lance-roquettes. « Bon ben j’ai rien dit, hein… » Et je suis reparti en traînant la patte, style de pas trop montrer que je leur ai ruiné leur pause-clope-simulation-incendie.
Bref, on fait rentrer tout le monde, et je me retrouve dans la même situation, tout seul devant mon bureau avec mon coupe-papier. Je regarde ma montre, 16h34, et je débauche à 17 heures. Je me dirige donc d’un pas décidé vers le bureau de la RH, et alors que je m’apprête à frapper à sa porte, celle-ci s’ouvre. « Oh, tiens, Emmanuelle » fais-je d’un air surpris lol. « Tu m’as dit que tu voulais qu’on se voit tous les deux ? » Elle commence à avancer d’un pas décidé, m’invitant à la suivre. « Oui Axel, mais tout-à-l’heure, là, à cause de cette putain de simulation d’incendie de merdeuh, j’ai pris énormément de retard, j’ai trois trucs super importants à faire, et ensuite, on se voit. » Moi, suivant le rythme derrière elle : « Oui, parce que moi, je débauche dans 20 minutes… » Là, elle s’arrête, se retourne et, réfléchissant un instant, me dit : « Ah… Oui, donc, il vaut mieux qu’on se voit demain matin à la première heure. » Et elle reprend sa marche. Mais je l’interpelle une dernière fois : « Dis, Emmanuelle, c’est à propos du poste, c’est ça ? » Elle me regarde, on dirait presque qu’elle esquisse un sourire (mais j’ai pu halluciner, hein), et elle me répond : « Oui. » Et là, j’ai même pas eu la force de lui demander si c’était positif ou négatif. En fait, j’avais pas envie de lui demander ça devant 30 personnes.
Et je me retrouve à ce point. Le seul convoqué entre moi, Céline et Salima. Sylvine a-t-elle déjà été convoquée ? Emmanuelle veut-elle me voir pour me dire que ce n’est pas bon ? Si c’est pour ça, pourquoi n’a-t-elle pas également dit à Salima et Céline qu’elle voulait les voir également ? Sylvine a-t-elle refusé le poste si on lui a proposé ? Est-ce qu’on n’a rien proposé à Sylvine et que c’est moi qui ai le poste ? Est-ce que d’ailleurs, j’ai le poste ou je ne l’ai pas ? GNNNNNNNNNNIAAAAAAAAAAA !!! Maaaaais-euh, je veux savoir !! (Pleurnichement de chiot qui chouine) Putain, ce soir, c’est une torture… Je sais pas comment interpréter tout ça… Est-ce que je suis le premier à être convoqué pour qu’on me dise que j’ai pas le poste ? Ou alors on me convoque en premier parce que j’ai le poste ? Est-ce que j’ai le poste ? Bouhouhouhouhou… Gnnnniiiiiaaaaaaaaa… Et me voilà à taper du pied, tiens…
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Laurent Garnier – Shot In The Dark (Album) [342 GAR SHO 1]
C’EST QUI ? Laurent Garnier, LE maître, que dis-je, le grand prêtre de la techno en France, bien loin devant ces usurpateurs de Sinclar ou Guetta. Cam’ vous l’avait fait découvrir récemment avec son Crispy Bacon, et bon, Bou, ça l’avait laissée un peu perplexe… Et pourtant, Garnier, ce mec, au niveau de la techno, il est énorme, il a beaucoup apporté en France, et a eu une carrière sans faute et sans faille. Merci, Monsieur Garnier.
C’EST QUOI ? Son tout premier album. Les artistes techno français étaient surtout réputés à l’époque pour ne sortir que des maxis (des « EP » pour Extended Play), et Garnier en avait déjà sorti une bonne dizaine, avant de nous balancer ce long format, à mi-chemin entre la mélancolie de Detroit et la trance mélodique d’Allemagne.
MORCEAUX-CLE ? Shapes Under Water, qui ouvre l’album, une spirale trance hypnotisante qui nous entraîne, entraîne, sans jamais nous faire mal ; Astral Dreams, et ses bleep-bleep entêtants ; The Force, pur house de Detroit, très dark…
VERDICT ? Putain d’album techno, sûrement l’un des meilleurs albums techno de cette époque où la techno ne s’appelait pas encore musique électronique mais techno. Encore merci, Monsieur Garnier. |
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