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    August 28

    Le sort s'acharne sur moi...

    Han. Décidément, le monde entier m’en veut. S’il fallait choisir un nouveau martyr de la société, ça serait moi. Et d’ailleurs, tien, j’en profite pour filer un taquer derrière le crâne de MiKL, parce qu’il m’a porté malchance, le gamin!

    Ma mère m’appelle et me demande où je suis. Bah chez moi. “Tu es assis ou debout?” Bah dans mon bain. “Alors accroche-toi.” Je m’accroche donc à mon porte-savon, qui me sert parfois accessoirement de cendrier. “Ton frère jumeau a annoncé qu’il se mariait.” J’ai failli en lâcher mon portable dans le bain.

    Bon, mon frère jumeau et moi, c’est pas un scoop, ça va faire 14 ans que nous ne parlons plus. Parce qu’il m’a fait énormément de coups de putes si mesquins qu’ils en sont inexcusables. D’accord, il avait un complexe d’infériorité à l’époque, mais chacun a sa croix à porter, et je ne pardonne pas, quand bien même c’est mon jumeau. Et à chaque repas de famille, il a toujours sorti les pires horreurs homophobes qui auraient fait rougir Hitler. Je n’ose même pas les répéter, ça risque de déclencher un lynchage. C’est vrai qu’il a fait quelques efforts ces dernières années, à me prêter des DVD, à échanger quelques phrases amicales, mais il n’y aura plus jamais de lien dit fraternel. Ca va en choquer certains, mais c’est comme ça. Aujourd’hui, je ne lui souhaite aucun mal, aucune souffrance, je lui souhaite même le meilleur, au contraire, je ne le déteste pas, mais bon, après tant de temps, on n’a absolument rien en commun, un peu comme deux inconnus. A moins que ça change avec les années (je ne serais pas contre d’ailleurs, mais je ne le recherche pas, et lui non plus, je pense), mais bon, le seul point commun qu’on a aujourd’hui, c’est nos parents. Il faudrait carrément qu’on refasse connaissance depuis le départ, vous voyez, quoi.

    Et il se marie. Avec sa copine. Oui, c’est con ce que je viens de dire, il n’allait pas se marier avec sa console de jeux. Quoique lol. Et ma mère qui rajoute: “Et tu ne te défiles pas au dernier moment, tu as intérêt à être là!” Comme si j’avais le choix. Quelle horreur. Le 9 août 2008. Ca va, ils ont assez prévu à l’avance? Quoique. En un an, y en a, des choses, qui peuvent se passer. Ils ont tout le temps de se détester et de se séparer lol. Hé, qui a osé dire que je n’étais pas gentil-gentil tout plein? Mais ça va être la pire journée de toute ma vie!! Je vous jure sur la tête de Val que je préfère encore faire l’actif avec un mouton! Ca va être horrible. Entre tous les potes de mon frère qui vont me dévisager comme un monstre de foire (“regarde, un homosexuel, un vrai, ça existe”) et toute la famille avec laquelle je n’ai absolument aucun lien (exceptés mes parents et mes grand-parents) qui seront tous là à me demander à tour de rôle quand est-ce que sera mon tour, et est-ce que j’ai une fiancée… Vous savez quoi? J’espère qu’il y aura au moins trois caisses de champagne rien que pour moi. Et de la coke. Beaucoup de coke. Et des ecstas. Des centaines d’ecstas. Une fontaine d’ecstas. Et je les goberais tous comme des roulés à la saucisse. Et j’exploserai, et il y aura du sang de partout sur la robe de mariée de ma future belle-soeur, et tout le monde hurlera, histoire de niquer leur cérémonie. Et en plus, surtout, que le prêtre ne demande pas si quelqu’un veut s’opposer au mariage, parce que là, ça sera carrément avec un mégaphone et une corne de brume que je vais m’exprimer. Et vu le super écho qu’il y a dans les églises… Bien sûr, toute la Blogosphère est invitée, je suis certain qu’aucun de vous ne veut rater le carnage que ça va être ce jour-là. Ah, et bien sûr, pour couronner le tout, je ne leur jetterai pas de riz à la sortie de l’église, je leur balancerai des coquillettes à la place!!

    Voilà. J’ai donc un an pour me préparer à tout ça. J’ai déjà pris un rendez-vous pour qu’on me prescrive une cure de valium sur 12 mois. Putain. Ca va être un cauchemar. J’espère bien mourir d’ici-là. Si ce n’est pour attirer l’attention sur moi, au moins pour éviter cette journée. Ràgd. Doublé d’un groumf.

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    Cappella - U Got 2 Know [281 CAP UGO 1]

    Aaaaaaaah, s’exclament joyeusement en choeur Cam’ et Heav’! Suivi d’un soupir de Nico lol! Oui, Cappella, je pense que ça a été un marquant musical, au moins pour moi et les deux premiers pré-cités lol. Autant j’avais vomi U Got 2 Let The Music (langage texto avant l’heure), autant j’avais pleuré de bonheur pour U Got 2 Know, Move On Baby, U & Me… Et l’album, à part un ou deux morceaux spécial-remplissage-pour-atteindre-le-quota-des-dix-titres, ben l’album tient ses promesses. De la bonne eurodance de consommation rapide, avec ce petit truc qui les différencie des autres productions à la pelle, et qui fait qu’on reconnait tout de suite la marque de fabrique Cappella. Un bon, bon souvenir.

    August 27

    Déceptions et trahisons

    C’est marrant. Bon, tout le monde sait que je suis rancunier. Mais quand on trahit mon coeur, c’est plus que de la rancune, ça se transforme en vengeance. Et j’ai une drôle de manière de me venger. Parce que je me venge par le sexe. Du sexe rapide, bestial, sans sentiment. Je ne réfléchis même pas au principe de plaisir. Autant quand je suis énervé, je vais me défouler sur une clope ou en dansant, mais la trahison, ben non, ça va passer par le sexe. Ce n’est aucunement intelligent, je suis le premier à le reconnaître. Mais il ne reste même pas un goût d’amer ou d’insatisfation après, non, même pas, a été fait ce qu’il devait être fait. J’en parlerai à un thérapeute quand j’aurais du temps de libre, histoire de le distraire un peu.

    En fait, depuis quelques temps, je suis déçu par certaines personnes. Bon, il y en a un, comme il n’a pas représenté tant que ça, je l’ai déjà oublié depuis belle lurette, mais il continue de m’envoyer de temps en temps des messages, interprétant mon silence comme une souffrance. Mouahahaha. Oli et Heav’ savent de qui je parle, d’ailleurs. Simplement, quand je reste silencieux et que je ne réponds pas aux messages, c’est que le mec, je l’ai complètement rayé de ma vie. Donc, qu’il fasse sa vie de son côté et qu’il me laisse faire la mienne, et surtout qu’il comprenne qu’il doit sortir de la mienne, parce que je ne vois aucun intérêt à ce qu’il fasse partie de ma vie, j’ai passé l’âge de jouer aux billes.

    On continue avec un ami (bon, qui a été un ex aussi, accessoirement), quelqu’un qui a beaucoup compté pour moi, qui a été presque comme un mentor pour moi. Amant, puis ami, confident… On a si souvent ri, pleuré ensemble, à danser, se serrer dans les bras… Et aujourd’hui, il a changé. Oh, il n’a pas changé d’un claquement de doigt, ça s’est fait sur la durée. A part qu’aujourd’hui, il représente tout ce que je déteste chez un mec. Exemple numéro un, à une terrasse de café: “Au fait, Ax, ton ex, elle mesurait combien sa queue?” “Tu es con.” “Ben dis combien! Il avait une petite queue?” “Tu es vraiment con. Où est la pertinence de ta question?” Aucune réponse, tiens. Exemple numéro deux, en soirée: mon ami a forcé plusieurs clients à se mettre torse nu, et s’est mis à palper sans délicatesse le paquet de certains, puis vient vers moi et me balance: “T’as vu ça, il y a une putain d’ambiance! C’est vraiment génial, tu trouves pas?” Je l’ai regardé en soupirant, n’ai pas répondu, ai payé ma note et me suis barré. Exemple numéro trois: toujours la même soirée, après mon départ, il a coincé un mec complètement bourré dans les chiottes du bar, l’a sucé, et a beuglé ensuite à qui voulait l’entendre que la victime avait une petite bite. Pitoyable. Sans compter toutes ces soirées qu’il organise chez lui où le mot d’ordre est “tout le monde torse nu, et il faut que ça chauffe”… Bon, vous avez compris, tout ce que je déteste chez quelqu’un. Et ce qui me fait le plus mal, c’est que je suis en train de chercher ce qu’il me reste encore en commun avec lui, à part les souvenirs du passé. En fait, je me rends plus ou moins compte que je suis peut-être en train de faire mon deuil de cette amitié morte. Ou alors j’espère encore qu’elle existe encore. A part qu’elle ne peut pas continuer d’exister comme ça. Et moi, ça me fait mal.

    Je ne parlerai pas à nouveau du psychopathe suisse (oui, toi) qui continue de m’appeler, comme s’il y avait encore quelque chose douze ans plus tard. Tire un trait, fais ta vie.

    Je ne parlerai pas non plus du petit névrosé israélien qui devrait vraiment aller voir un bon thérapeute, parce que celui qu’il a depuis un an et demi, il fait vraiment du mauvais travail. Il devrait porter plainte contre lui, d’ailleurs, parce qu’un aussi mauvais travail, ça mérite un procès et des dommages et intérêts…

    Et puis aussi il y a… Non. A vrai dire, il n’y a rien à dire. Sûrement plus rien. Tu m’as appris beaucoup sur ce que je ne ferai plus jamais à l’avenir. Où j’ai compris que ce qu’il y a à vivre, il faut le vivre réellement. Ca m’a permis de comprendre aussi que, avant de respecter les autres, je dois apprendre à me respecter, moi, mes valeurs et mes principes… Et donc me donner aussi les moyens de me respecter moi-même.

    En fait, là, maintenant, je me rends compte que ma confiance, je n’ai plus envie de la donner. Sauf à de rares personnes. Oli. Merde, j’ai une confiance aveugle en lui, je sais que je n’aurai jamais rien à craindre de lui, que son amitié et ses intentions sont aussi pures que son coeur. J’ai aussi envie d’un ciné avec Nerix pour qu’on puisse parler et critiquer tous les mecs qui m’empoisonnent la vie. Et puis je veux aussi être avec Nico et Bambou, et les serrer tous les deux très fort contre moi. Sans rien dire. Pendant au moins dix minutes, juste pour les sentir, et puis ensuite, sans aucune transition, qu’on parte dans nos délires. Putain, qu’est-ce que je donnerais pour être là en ce moment avec vous deux, j’en ai jamais eu autant envie que maintenant, putain!!!!

    Bref, donc, oui, en fait, de toutes ces déceptions et trahisons, j’ai retenu une grande leçon: avancer. Toujours. Quoiqu’il arrive. Et vivre. Enfin, je veux dire, vivre vraiment, goûter chaque instant, sans se sentir enchaîné par des mensonges ou de fausses promesses. Est-ce que je me sens anéanti, vous demandez-vous? Non, au contraire, pas le moins du monde. Qu’est-ce que je me sens fort en ce moment. La promotion dont je rêvais depuis des mois, ça y est, je l’ai, et je l’ai méritée, parce que je me suis battu et j’en ai chié pour l’obtenir… Je ne doute plus de moi, je suis de plus en plus conscient, chaque jour, de mon potentiel, aussi bien professionnel que personnel… Je le sais que je plais, j’en ai eu de nombreuses preuves ces derniers temps. J’ai ce que je veux, et j’en veux encore plus. En fait (et là apparaît un franc sourire sur mes lèvres sans que je le prémédite, c’est marrant), là, maintenant, tout de suite, je suis un mec heureux. Vraiment heureux. Parce que, pour la première fois depuis plusieurs mois, je me rends compte que la vie m’appartient enfin, et que j’en suis maître en plus. Et même cette petite hospitalisation de quelques jours en septembre qui devient inévitable ne peut m’enlever ce sourire. Cette force, cet optimisme, ce sourire, tout ça, je l’ai. Alors faites attention, parce que j’ai décidé d’en profiter, de la vie! Et ça va être aussi violent qu’une apocalypse!!!!!

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    Soul II Soul - Club Classics - Volume One [280 SOU CLU 1]

    J’avais un peu zappé Soul II Soul quand ils avaient sorti Keep On Movin’, c’était un peu trop mou du genou pour moi à l’époque, mais c’est Rodolphe, mon meilleur ami de l’époque, qui m’avait fait découvrir cet album, et j’étais tombé amoureux de l’acapella de Back To Life et des vocaux de Caron Wheeler. J’ai profité qu’il y ait une promo mini-prix à Carrouf sur les vieux CD de chez Virgin, et pouf, voilà. Verdict: C’est sympa, rien de transcendant, mais ça se laisse agréablement écouter. Toujours sympa de le balancer en fond musical pour une soirée sur mon balcon hin hin!

    August 26

    Promotion!!!!

    Oui, je sais, ça fait des siècles, style une semaine, que je ne vous ai pas donné de nouvelles... Mais c'est que cette semaine a été assez chargée, en bien d'ailleurs. Mais bon, tellement chargée que je n'étais chez moi que pour prendre mon bain, dormir ou recharger la cafetière lol! Donc, vous allez avoir une flopée de billets cette semaine, ça va être un vrai marathon qui va se terminer par un jeu-concours pour fêter les deux ans de mon blog! Donc, soyez à l'affût!

    Lundi matin dernier appartenait à ces matins que tout le monde déteste. Le réveil venait de sonner pour la quatrième fois, et je me suis trainé jusqu'à la salle de bain directement, parce que je n'avais pas le temps de me préparer mon café. C'est ce genre de matin où on ne comprend pas ce qui se passe et où on perd toute notion du temps. 40 minutes à réussir à m'habiller. Pourtant, c'est pas compliqué d'enfiler un pantalon en lin, une chemise et des tongs, hein, mais 40 minutes, quoi. Et pour le coup, même pas le temps de me coiffer, et croyez-moi, pourtant, ça n'aurait pas été du luxe. Et évidemment, toujours sans café, à courir dans tous les sens, parce qu'il manque ci, parce que ne va pas ça.... Et une insulte pour le chauffeur du tram' qui a failli m'écraser... Bâtard.

    J'arrive au boulot, donc, prêt à buter tous ceux qui voudraient m'empêcher d'accéder à la machine à café, parce que, si je n'avais pas au minimum six shoots d'affilée, j'aurais été capable d'aller jusqu'à appeler tous mes ex par téléphone pour les insulter, tellement que j'étais énervé. Et là, je manque me cogner contre Nath, mon adorable ex-responsable. "Groumf, Nath, ça groumf bien?" (Ah oui, Heav', t'as raison, je dis groumf!) Elle: "Oh, speedée, tu sais, aujourd'hui, on doit recruter quelqu'un pour le poste que tu avais demandé quand tu avais signé ton CDI pour bosser avec moi..." Cling. Groumf. Quoi? LE poste que je veux depuis huit mois? Quoi? Groumf. On m'aurait injecté une seringue pleine de café directement dans le coeur, ça ne m'aurait pas filé une telle décharge. Fou de rage, je fais demi-tour et commence à me diriger vers le bureau de ma manager, prêt à faire sauter l'entreprise, et Nath derrière qui me courait après pour m'empêcher de provoquer une catastrophe. "Non, Axel, la manager est pas d'humeur, elle vient à peine de rentrer de vacances, elle a appris qu'en son absence, il y avait eu 75% d'absentéisme, elle est en train de mettre plein d'avertissements et de mises à pied, elle est de très mauvaise humeur, elle est passée en mode Terminator, elle va te tuer..." M'en fous, au dernier test de Nico, j'étais Iron Man. Je suis invincible. Et je n'ai toujours pas pris de café. Et je déteste le monde entier.

    Pas que je manque d'exploser la porte vitrée quand je pénètre dans le bureau de ma manager, mais presque. "Je sais que tu as un emploi du temps très chargé, mais tu dois m'accorder 15 minutes!" Et je m'asseois direct. Ma manager arbore alors un sourire du style "tiens, le petit va me divertir pendant quelques minutes". Et je me lance, toujours dans cet état-manque-de-café qui terroriserait Rambo, dans un long monologue de rage et de frustration, comme quoi c'est scandaleux, après ma montée en compétences pendant un an, de m'avoir fait stagner, puis régresser dans l'entreprise, que j'avais déjà fait toutes mes preuves, que j'étais exploité et sous-exploité, et ma manager qui ne dit mot, toujours avec son sourire. Nath apparait à la porte, semblant encore plus furieuse que moi, et elle prend le relais, encore plus passionnée dans son discours que moi, et elle se met à vanter toutes mes compétences et mes qualités de travail. Moi-même, je suis resté un peu bouche bée, parce que j'ignorais que j'avais autant de compétences professionnelles. Merde, Nath aurait voulu vendre une voiture ou une maison, elle n'aurait pas été aussi meilleure. Ca m'a profondément touchée. Puis Nath a terminé, et on est restés tous les trois silencieux, à bout de souffle. Et ma manager a enfin brisé le silence par un réfléchi "je ne m'y oppose pas!" Hein? Groumf? Quoi? Elle rajoute: "Je ne suis pas la seule à décider, sept personnes doivent être d'accord là-dessus, mais je te tiens au courant cette semaine, Axel." Groumf? C'est vrai? Han? Alors il suffit de gueuler pour se faire entendre?

    Nath et moi sortons donc du bureau de ma manager, un peu vidés tous les deux, puis elle se met à sauter de joie: "Axel! C'est génial! On va rebosser ensemble! Viens, je vais te présenter deux des personnes qui doivent donner leur accord!" Et, toujours sans avoir le temps de prendre un café, je me retrouve trainé devant ces deux personnes à qui Nath ressort son long discours sur mes compétences, en rajoutant que, si je suis pris, je commence directement en tant que son support commercial (donc, à savoir, son bras droit), avec pour but de passer, d'ici six à douze mois, relais formation et donc, de m'occuper de la formation de tous les nouveaux recrutés de l'entreprise. Han! Mais han! Ces deux personnes, avec un grand sourire enthousiaste, donnent leur accord, et je me retrouve à parler avec elles pendant une demi-heure de mes motivations, ils m'expliquent mon futur job, etc... Une responsable de mon entreprise passe alors dans le couloir, et me glisse dans l'oreille: "J'ai appris ce qui s'est passé ce matin, tu as besoin de mon accord, et tu l'as!" Han! Mais han! Il ne me manque plus que deux accords!!!! Celui de ma responsable actuelle et celui du mec qui va devenir mon nouveau manager et qui ne rentre de vacances que mercredi.

    Toujours sans café, je demande un entretien en urgence à ma responsable actuelle. Et, comme je m'en doutais un peu, elle reste tendue après ma demande, disant que ça ne peut pas se faire comme ça, qu'elle a besoin de mes compétences, qu'elle a auparavant joué en ma faveur pour que j'intègre sa mission à elle, que je suis un peu girouette, que je ne peux pas changer tous les deux mois... Hop, un bon coup de poing sur la table (je faisais presque actif à ce moment-là lol!), histoire de remettre les choses à leur place, et j'ai dit que, bordel, voilà quoi! Ca se termine par un "je dois réfléchir, et je remonte vers toi..." Merde, il me manque toujours deux accords. Pour le coup, je me fais une putain de séance café pendant 20 minutes, alors que mes collègues avaient déjà commencé le travail depuis trois quarts d'heure. Putain, je crois qu'on peut dire que je n'ai jamais autant mérité un café que ce matin-là.

    Mercredi. Ma responsable me demande en entretien individuel. J'apprends avoir obtenu l'accord de mon futur manager. Et elle me dit qu'elle, de son côté, travaille avec moi depuis un an et demi, qu'elle a pris énormément de plaisir à bosser avec moi, que mes compétences ne sont plus à prouver, qu'en plus de mes qualités humaines, celles professionnelles sont également conséquentes, et elle est d'accord pour reconnaître qu'il est temps de mettre un terme à ma sous-exploitation et ma torture. "Tu as mon accord, Axel, tu commences le 3 septembre!" Groumf!!!!!!!!!!!!

    A peine sorti de l'entretien, je me jette sur Choupinou qui passait dans le couloir, et je lui annonce la nouvelle. Et lui m'annonce qu'il aura la réponse le 30 août pour savoir si la promotion qu'il attend depuis aussi longtemps que moi est acceptée. On se met à sauter sur place de joie dans les bras l'un de l'autre en poussant de petits cris aigüs. Putain, Choupinou et moi, on est arrivés ensemble dans l'entreprise, on a signé notre CDI ensemble, et on obtient notre promotion ensemble... Oui, Choup' fait définitivement partie de ceux que le destin a voulu me faire rencontrer. Donc, le weekend prochain, Choup' et moi organisons une putain de soirée pour fêter ça, ça va être une soirée qui va faire date, croyez-moi.

    Alors, tout le reste de la semaine, ben, les personnes avec qui je vais travailler prochainement sont venues, chacune à leur tour, se présenter à mon bureau pour me féliciter et me souhaiter la bienvenue. Ca fait plaisir. Elles ne savent pas encore que je vais être au-dessus d'elles lol! Ca va les calmer lol! Et mes collègues actuels n'ont pas arrêté de me féliciter aussi. Et évidemment, une promotion, ça se fête, hein. Les festivités ont commencé jeudi, avec un long tête-à-tête avec Brice, garçon avec qui je pensais ne boire qu'un café pendant une demi-heure, mais finalement, le feeling est tellement bien passé que plusieurs cafés et plusieurs verres ont suivi. D'ailleurs, petit message perso à Nico et Matthieu: espèces de vieilles commères curieuses, essayez d'être un peu plus discrètes quand vous essayez de capter mes discussions avec un garçon!!!! Puis vendredi soir, ben cuite avec Gaetan et Pascal. Et samedi soir, malgré une mauvaise nouvelle, cuite à nouveau qui s'est terminée sur mon légendaire balcon. Enfin, presque, il y avait du monde sur le balcon en face lol! 'tain, et c'est pas fini, parce que les festivités continuent cette semaine, et se cloturent donc vendredi prochain avec la méga-soirée que je fais avec Choupinou, soirée barbecue-piscine avec une quarantaine de personnes!!!! Putain, quoi!!!! J'ai eu ma promotion!!!!!!

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    Furious Beat ...Is Tekno Beat - Vol. 3 [279 FUR BEA 3]

    Troisième et dernier opus de la série des Furious Beat. Et pas le meilleur. Pas décevant, mais presque. Je ne sais pas pourquoi, mais ils ont décidé que cet opus serait mixé. Moi qui adore avoir les versions intégrales non coupés, pour une musique de qualité, ben ça frustre. Et puis, au niveau sonorité, ça s'éloigne de la trance germanique circa '92 pour se rapprocher de l'esprit rave de l'époque. Oh, ne nous plaignons pas, on a quand même de putains de bonnes pièces comme The Realm de C'hantal, Electric Guitar de Fluke ou The Beat Just Goes Straight On & On de Perry & Rhodan, et surtout, le putain de Opus de Beyond que je vous blogoMLe, juste pour que vous vous rappeliez ce que c'est vraiment, de la musique de rave!!

    August 19

    Petit jeu de la séduction...

    Bon bah hier, j'ai encore eu confirmation de mon récent questionnement... Ce qui m'a d'ailleurs confirmé que je ne dois plus chercher à comprendre lol!

    Hier, bah samedi, donc le weekend, donc farniente au soleil en terrasse de café avec mes potes. Vous savez, c'est le genre de journée où il n'y a rien à faire, donc on ne fait rien d'autre que de boire des cafés, critiquer les ex, les actuels et les futurs, siffler les mecs qui passent... Et plus on ne fait rien, plus on a envie de rien faire, et plus on s'avachit dans son siège, en gémissant de temps en temps un caverneux "caaaaaaaaaaaaaafé"... Là, mon ex-collègue du Traxx Pascal (appelé aussi affectueusement "Mon Petit Poney", aussi bien pour sa coupe de cheveux que pour son membre) a débarqué, accompagné d'un mec qu'il me semblait connaître. Evidemment, on échange les politesses habituelles ("pitain, t'as encore pris des rides depuis la dernière fois!", "c'est encore ta mère qui t'a habillé?")... Là, le mec, il reste debout à côté de moi, en me regardant. Cheveux noir jais très courts, 1m70, à peu près 35 ans, bronzé, super bien gaulé de chez gaulé. "On se connait, non?" qu'il me demande. "Il me semble, oui" que je réponds, cherchant dans ma tête si j'ai déjà couché avec lui. Et là, ça me revient, c'est le meilleur ami parisien de Pascal, homme marié et père de famille, qui vient souvent passer ses vacances sur Bordeaux, histoire de s'amuser un peu avec les garçons pendant que Bobonne torche les gamins. Et moi, pendant que je me rappelle, lui continue de me regarder, style il me regarde, mais moi, je ne comprends pas trop de quelle manière. Et ça continue de bavasser, et Pascal dit qu'il aimerait bien un petit café. Donc moi, je lance au mec, R.: "Ben viens t'asseoir à côté de moi!" C'est sorti tout seul. Aucune intention impure dans ma tête, non, c'est juste que je sais pas, je voulais l'avoir à côté de moi. Sa façon de me regarder m'intriguait. Les cafés arrivent, et Pascal me balance une vacherie, style je vieillis mal. Là, R. intervient: "Arrête, Pascal. C'est dingue, Axel, t'as vachement changé depuis que je t'avais vu au Traxx." "Changé dans quel style?" que je réponds, intérieurement sur ma défensive. "T'es bien mieux aujourd'hui, t'es devenu un beau mec en vieillissant." Hop, bouffée de chaleur interne. Pascal: "Ah, ça y est, R., tu repasses en mode chaudasse, tu vas te sauter la Axel! Elle est toute vieille, flétrie et flasqueuse!" (Sympa, le pote mdr!) Mais R. rétorque: "Non non, il est vraiment bien!" Et là, il pose sa main sur mon torse, un peu comme pour tâter la marchandise. Et là, je me suis rappelé qu'il avait quand même à l'époque une réputation de prédateur. Et Pascal qui rajoute gentiment que j'ai intérêt à vite aller me faire un lavement, parce que je vais bientôt y passer. Quelle classe, ce Pascal lol!

    On est restés une heure à papoter, et je voyais R. me regarder de temps en temps, parfois avec ce regard de prédateur qui, quelque part, ne me dérangeait pas du tout, et parfois, avec un réel intérêt, parce qu'il me découvrait au-delà du physique, aussi bien à travers mes réparties que des opinions plus "sérieuses". Il s'est levé de table car il avait un repas en famille, et a dit qu'il passerait au bar le soir vers minuit. Puis il s'est tourné vers moi et m'a demandé si j'y serai. J'ai feint de râler en me plaignant que non, il y avait une neuvième rediff' de NCIS, que j'étais fatigué, que j'avais beaucoup bossé cette semaine (23h), que j'avais des courbatures de la veille, blablabla, et j'ai cloturé par un "peut-être" lol. Il m'a lancé son regard de prédateur, a posé sa main sur mon épaule et est parti. Dix minutes plus tard, j'avais décidé de rester chez moi pour la soirée parce que j'étais crevé, mais Laurent m'a dit que je restais tous les samedi soir chez moi, et que, bien évidemment que je ne viendrai pas le soir. Bah rien que pour le faire chier, je me suis décidé à sortir.

    Début de soirée donc tranquille avec Gaetan et Pascal, y a même un crétin d'ex qui était là et qui a feint de ne pas me connaître, alors qu'il m'a harcelé de textos pour que j'accepte de le revoir. Je me rends compte que la majorité de mes ex sont quand même cons. R. est arrivé pile à minuit, avec un débardeur blanc qui mettait en valeur son torse et ses bras musclés. Direct, il s'est pointé devant moi et m'a lancé son regard, sa marque de fabrique, apparemment. On a échangé pour commencer des banalités, mais bon, c'est pas qu'on était serrés, mais nos bras étaient toujours collés l'un à l'autre. Il avait trop chaud, il a enlevé son débardeur, et nos bras ne se sont pas décollés. Il y avait un jeu de séduction qui était installé, et quelque part, ça ne me déplaisait vraiment pas, ça me flattait, même. Oh, je n'étais pas con, il y avait un intérêt sexuel de son côté, et moi, je n'avais pas forcément envie de sexe, mais ce jeu de la séduction, ben j'ai décidé d'y participer aussi. On a parlé, de choses sérieuses, de choses drôles, et de rire était toujours une excuse pour se toucher le torse, l'épaule ou le bras. "Au fait, Axel, on m'a parlé de ton légendaire balcon, c'est quoi?" "Oh, c'est l'after chez moi! On y finit parfois les soirées!" "Ah, et qu'est-ce que tu proposes sur ton balcon?" Moi: "Café ou Coca Light!" "Et si je viens sur ton balcon, j'aurais droit à une petite pipe?" qu'il réplique avec son regard de la mort qui tue. Fallait qu'on y arrive lol! Je lui ai lancé mon petit sourire en coin, et on a continué de parler en jouant un peu la provocation, parce que, quelque part, moi, je trouvais la situation amusante.

    R. repartait dimanche matin, mais à la fin de la soirée (ne me demandez pas l'heure, après six verres, j'avais perdu la notion du temps), il s'est posté devant moi et m'a dit, avec un grand sérieux: "Tu sais, Axel, tu es vraiment quelqu'un, toi." Et il m'a déposé un baiser sur la joue. Et il a rajouté qu'il espérait bien me revoir à ses prochaines vacances.

    Bref, donc, rien d'affolant, je ne suis toujours pas marié avec la bague au doigt, mais ce qui s'est passé hier, et surtout cette dernière phrase, ça m'a confirmé que voilà quoi, je ne sais pas, je dois avoir un magnétisme, quelque chose, bref je marque les gens. Au boulot, tout le monde veut toujours être avec moi, même ceux que je ne connais pas veulent faire ma connaissance, et bref, je sais pas, c'est con. Mais je suis content de ça, quoi. Ca montre que, euh, "je suis vraiment quelqu'un" lol! Je vais p'têt sortir un peu plus souvent lol!

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    Unity Power featuring Rozlyne Clarke - Dancin'is Like Making Love (Unity Power Mixes) [278 UNI DAN 2]

    Ah ben quitte à tenter de relancer Gruik-Gruik, autant continuer de la remixer à la sauce eurodance! On aurait pu s'attendre à ce que Gorgeous ressorte avant, mais les Unity Mixers ont dû penser que la chanson était un peu mou du genou. Bref, pas de surprise, le remix de Dancin'... est dans la même veine que le remix précédent de Eddy Steady Go, très pumpin'... P'têt qu'ils auraient dû continuer de s'occuper de sa carrière ensuite, parce que, ce que Gruik-Gruik a sorti ensuite, c'était d'un ennui...

    August 15

    "Pourquoi, ô grands Dieux, pourquoi?"

    Donc, le billet qui suit n'est en aucun cas un moyen d'auto-flattement, une forme de manque ostentatoire de modestie, ou bien même un moyen de se venger d'un quelconque ex, actuel ou futur mari, mais bon, hein, il m'arrive quelque chose dans ma vie, je ne vais pas m'auto-censurer! (Ca y est, je commence enfin ma période de rebellion adolescente lol!)

    Pendant mes vacances, mes parents m'ont emmené dans un super restaurant au Lavandou pour fêter mon anniversaire un peu en retard. Moi qui avais appris la journée-même une nouvelle que je n'avais pas du tout appréciée, je me suis dit qu'après tout, j'allais me venger sur la bouffe. Et je savais que je ne serais pas en reste de ce côté-là, parce qu'en plus du cadre avec vue sur la mer, ben le resto était top. Okay, le menu était à 75 euros (non, le vin n'était pas compris dans le prix lol), mais ce n'était pas un menu de pédé: quatre entrées de dégustation fine; en plat principal, un pigeon en croûte dans une assiette nappée de rondelles de truffe; et une putain d'assiette de 15 mini-desserts et un fouchtra de fondant au chocolat qui te tue le ventre. Yallah, aurait dit Princesse!

    Bon, évidemment, dans ce genre de resto, tu as au moins 12 serveurs par table, histoire de te faire sentir grand-de-la-jetset. En même temps, je n'en mérite pas moins, parce que je suis Axel. Mais à peine j'étais rentré dans le resto, tous les regards se retournant vers moi (parce que oui, j'avais osé de m'habiller super-classe avec veste col mao et tongs aux pieds), moi, je n'ai croisé le regard que d'une seule personne, un serveur qui me mâtait fixement. Pas méchamment, hein, mais fixement quand même, assez fixement pour qu'il reste sur place sans bouger avec deux assiettes sur le bras. Assez fixement pour qu'on se regarde quand même pendant 15 secondes. 1m80, blond court, bronzé, mince, dans les 25 ans, et quand même canon. Je fais style que je suis super connu et que je suis super blasé des regards du petit peuple, et je m'installe à ma table avec mes parents (vous avez remarqué que j'ai dit MA table lol). Le patron vient serrer la main de mon père, saluer ma mère... "Oh, c'est donc votre fils! Depuis le temps que vous m'en parlez, Monsieur P!" Il me tend la main, je fais un rapide sourire en coin sûr-de-moi, ma marque de fabrique, et je la lui serre furtivement, faisant style que c'est un serrage de main sans importance. Oui, je sais, parfois, j'adore jouer les mecs hautains puants, je tiens ça de mon père. Mon thérapeute dirait que c'est une carapace, mais je ne paye pas mon thérapeute pour avoir des opinions. Bref, je commande direct une coupe de champagne, parce que sans elle, je risque de manquer de prestance rapidement.

    C'est le serveur canon qui vient m'apporter ma coupe de champagne. Là, il ne cherche pas à croiser mon regard, mais il colle sa cuisse contre la mienne pendant qu'il pose ma coupe devant moi. Bon, j'évite de me faire des films, je me dis qu'il a mal calculé la distance et qu'il n'a pas fait exprès. A part qu'il refait exactement la même chose lorsqu'il nous apporte la première des quatre entrées. Donc, moi, pas érotomane pour un sou, je me suis dit qu'avec trois assiettes plus le manque d'espace entre notre table et celle des voisins, il s'est senti serré et n'a pas eu d'autre choix que de se coller à moi. Oui, parfois, je m'en vais chercher des explications logiques très loin... Bref, deuxième entrée, comme je m'y attendais, cuisse contre cuisse à nouveau, et là, quand même, je me dis qu'il y a quelque chose... D'un côté, je me dis: "Nan, quand même, il serait pas assez culotté pour me faire du rentre-dedans devant mes parents, et puis il peut perdre son boulot en draguant un client", et de l'autre, je me dis: "Han, je rêve, j'adoooooore sa cuisse!" Je ne suis plus à un fétichisme près. Lorsqu'il a apporté la quatrième entrée, il a commencé à attaquer un long speech de dix minutes avec plein de jolis mots de plus de trois syllabes, enfin, tout ça pour dire qu'on allait avoir du pigeon en croûte, mais là, sa cuisse ne faisait que frôler la mienne. Donc moi, l'air de rien, j'ai laissé tomber ma main dans le vide, et pour le coup, ça a fait plus que frôler sa cuisse à lui. Et là, il s'est mis à bredouiller la fin de son speech! Je ne l'ai pas regardé, je n'ai pas souri, mais j'étais mort de rire quand même.

    Je ne revois pas le serveur les 20 minutes suivantes. Je me suis dit que j'avais dû y aller trop fort et qu'il était traumatisé. Evidemment, comme maintenant, tout est non-fumeur, même les lieux de drague en plein air (oooooh, faudra que je vous raconte un truc là-dessus!!!), ben à la fin de mon pigeon, je suis sorti dehors pour fumer ma clope. Evidemment, je n'allais pas me foutre devant la vitrine, donc je me suis un peu éloigné, et je suis allé me mettre pas loin de la sortie des cuisines. J'allume ma clope, tranquille, et là, devinez qui sort des cuisines en s'allumant une cigarette? Le serveur! Et là, il croise mon regard, et on sent de suite la panique monter en lui. Et moi, je ne sais pas pourquoi, parfois, je peux faire preuve d'un putain de culot aussi, je lui fais mon sourire en coin et je lui lance un "Re-bonsoir!" poli mais appuyé. Il bredouille quelque chose, tire trois fois sur sa clope, la jette et re-rentre aussi sec, la tête enfouie entre les épaules. Ràgd. Encore un coup foiré. Je m'étais fait des idées.

    J'ai cru que j'allais mourir après m'être engouffré l'assiette des quinze desserts et ce putain de fondant. Je me sentais encore plus obèse qu'une baleine ménopausée, donc là, pas le choix, il me fallait une clope pour digérer. Je retourne donc dehors, et alors que j'écrivais un texto, ben le serveur est ressorti à nouveau. Je l'ai vu, et j'ai tourné la tête de suite. Je ne voulais pas qu'il me voit complètement enflé par la bouffe. Mais comme je sentais qu'il me regardait, j'ai levé la tête, et effectivement, il me regardait, avec toujours cette espèce de panique dans les yeux. Puis finalement, il a dit: "C'est moi ou il y a quelque chose?" Moi, qui revêt alors mon costume de fragile victime: "Quelque chose?" "On s'est regardés tous les deux?" Bon, là, je ne peux pas mentir, je réponds que, effectivement, oui. Il a avoué se sentir gêné de la situation et ne voulait pas causer de problèmes avec mes parents. Je lui ai dit que non, non, on est là pour fêter mon anniversaire. Toujours gêné, il me souhaite un bon anniversaire, et me demande mon âge. 28, que j'ai répondu d'un jet! Oh, c'est bon, arrêtez de me huer! Vous le savez tous qu'à un premier rencard, on ment! C'est la règle numéro un du rencard! Mentir! Evidemment, entre-temps, j'avais refermé mon portable, le texto attendrait. Il me demande si je suis du coin, je lui réponds que je suis en vacances à Toulon pour encore quelques jours. Et là, grand silence de chez grand silence. Nos clopes étaient en train de se terminer, et je ne sais pas, il fallait faire quelque chose. Non, je n'allais pas le galocher comme ça à la sauvage, même si c'est ce que j'avais fait avec Big lors de notre première rencontre lol! Non, ben j'ai dit la première chose qui me passait par la tête: "Vous voulez mon numéro?" Il l'a pris, m'a dit qu'il s'appelait Anthony et est retourné travailler.

    Bon, ensuite, vous ne saurez pas s'il m'a appelé, parce que, après tout, j'aime bien maintenir le suspense. Enfin si, Heav' et Oli savent lol! Mais tout ça pour dire que voilà, parfois (ou pour être honnête, très très souvent), je me demande ce que les mecs peuvent me trouver. Oui, je sais, ça fait partie de mon manque de confiance en moi, mais je ne comprendrai jamais comment un mec peut être attiré par moi. Je me rappelle, il n'y a pas si longtemps, je tchattais avec Big, et il m'a demandé si je savais ce qu'il aimait le plus chez moi. Alors moi, tout de suite, je me suis dit que ça devait être mes lèvres, mon visage, ma façon d'embrasser ou de tchouquer, mes avant-bras... Alors je lui ai répondu: "Mes cheveux?" Et là, il m'a dit: "Voilà, c'est exactement ça que j'aime chez toi!" "Quoi, mes cheveux?" "Non, mais ton humour! Tu as de ces réparties à chaque fois! C'est ça que j'aime chez toi!" Bon, il avait de la chance d'être sur Msn, parce que je l'aurais eu en face de moi, je l'aurais frappé. Mon humour, mon humour, je t'en foutrai, moi. Mais il a dit ensuite qu'en fait, ce qu'il y avait entre lui et moi, depuis le temps (sept ans déjà), ça allait bien au-delà du physique, bien au-delà de tout. C'est vrai. Je suis d'accord.

    Tiens, pareil, hier! Hier, comme j'ai fini de bosser à 15 heures, je suis allé prendre un café à l'Odivin, où avec le patron et le barman, on a parlé des mecs, des ex, des films d'horreur (non, non, il n'y a pas d'intrus lol), et j'ai repris le tram' pour rentrer chez moi. Oui, parce que depuis qu'il y a le tram' qui me dépose juste devant ma porte, je suis devenu super feignant. Le tram', c'est la plus belle invention du monde avec le bouton snooze du réveil. Bref, je monte dans le tram', et là, je remarque un mec dedans qui me fixe du regard. La trentaine, 1m75, une casquette blanche sur la tête (bien sûr,sur la tête, il ne l'avait pas sur le genou), un T-shirt sans manches, bronzé, et des bras joliment dessinés. Et ben, il me regardait. Merde, qu'est-ce qu'il me trouve, lui aussi? Je me suis alors bizarrement dit qu'avec mon Kyliepod dans les oreilles, je n'étais pas très sociable, parce que je me fermais aux autres. Donc j'ai fait un compromis, j'ai enlevé une oreillette. De temps en temps, il m'a regardé, mais deux arrêts plus loin, c'est là que je descendais. Donc, je descends, et lui descend par une autre porte. Et ben il vient quand même m'aborder! Très sympa, d'ailleurs, une voix souriante, agréable: "Bonjour, est-ce que vous savez où est le musée du CAPC?" Oui, bon, c'est un moyen comme un autre d'aborder la discussion lol! Je lui demande d'attendre que le tram' passe pour lui montrer. Nous traversons ensemble la voie tout en discutant, et devant ma porte, ben il me regardait en souriant, et là, ben comme un con, je lui dis: "Bon ben bonne visite!" Han, Axel, mon Dieu. Bonne visite. Il me sourit encore, reste sur place deux secondes, et me souhaite une bonne journée. J'aurais pu le rattraper par le bras, le plaquer contre un mur et lui dire: "Attends, je viens au musée avec toi!", mais non lol, ça aurait fait too much. Et puis j'ai bien fait de toute façon, parce qu'à peine rentré chez moi, j'ai eu un important saignement.

    Mais c'est pareil, lui aussi, il me regardait fixement et il est venu m'aborder. Qu'est-ce qu'il m'a trouvé? Pareil, un ex-collègue de travail s'est rendu plus présent et sollicitant pour moi par téléphone en une semaine qu'il ne l'a été durant toute l'année où 'jai bossé avec lui? Est-ce qu'il s'est rendu compte que je lui plaisais? Même mon Grand Prétendant m'a dit le mois dernier, je cite: "Et oui. Tu es mignon. Charmant. Intéressant. Sensuel." Waou, tout ça? Bon, il a oublié "merveilleux", mais je ne l'en blâme pas lol. Mais j'en viens à me demander, mais pourquoi, et comment, je plais?? Et là, Nicow, la voix de la raison et de la sagesse, va me dire qu'il n'y a pas de réponse, et que c'est nul de se poser ce genre de questions, que c'est comme ça, et qu'en plus, c'est normal parce que je suis merveilleux et fabuleux. Et oui, il a raison quoi, je devrais arrêter de tout analyser, parfois.

    Merde. Je suis en train de me rendre compte, petit à petit, que j'ai un potentiel de séduction. Putain. Le jour où j'en aurai pleinement conscience, planquez-vous, parce que là, ça va être carrément l'émeute, la guerre, que dis-je, l'apocalypse!!!!!!

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    Indra - Best Of [277 IND BES 1]

    Waou, un best of après seulement deux albums? A mon humble avis, je pense qu'Orlando voulait se payer de nouveaux rideaux, et qu'il a sorti ce CD easy-cash-in pour se financer sa nouvelle déco. Mais on rigole, on rigole, on se moque, mais bon, en écoutant ce best of, on se rend compte quand même qu'Indra, ben c'est quand même franchement sympa à écouter. C'est frais, insouciant, sans prétention, ça bouge bien, ça se retient facilement, et ça file le sourire. Indra a beaucoup été dénigrée par les critiques, et très peu se souviennent qu'elle a quand même assuré la première partie de Prince à Paris, mais finalement, Indra, malgré son côté poupée-Barbie-sans-cervelle, ben elle (ou son producteur) avait tout compris au sens et à l'essence mêmes de la dance-pop. Donc, ben euh, vive Indra! (Oui, je sais, c'est pas ma phrase la plus pertinente de la journée!) Pour la BlogoML, je vous mets ma chanson préférée, Gimme What's Real, et écoutez bien l'intro, parce que cette putain d'intro, elle est vraiment trop puissante, rien que cette intro, c'est vraiment un "epic anthem", comme ils disent.

    August 14

    Oui, trois secondes, j'arrive!

    Je suis rentréééééééééé! Bon, okay, je suis rentré depuis vendredi dernier lol, mais je n’ai pu revenir sur mon blog qu’aujourd’hui, parce que, euh, ben, euh, ben j’avais plein de choses à faire, quoi! Et comme mon weekend a été overbooké, et que hier soir, ben pareil, ben voilà! Bon, malgré mes courbatures, je dois reconnaître une chose, c’est que vous m’avez manqué, mais un max. Arf, je dois être accro-dépendant à vous… J’ai connu pire comme dépendance!

    Alors qu’est-ce que j’ai fait pendant ces dix jours? Sérieux? Absolument rien! (Enfin si, un peu quand même lol!) A part deux sorties nocturnes de la nuit et une longue après-midi à gnagnater, mon programme de la journée était paradisiaquement banal… 10h30: lever et petit déj’ dans le pool-house avec les chats et le yorkshire; 11h45: préparation de l’huile solaire sur tout le corps; 12h00: transat marocain avec mon Kyliepod sur les oreilles, avec plongeon dans la piscine toutes les 30 minutes; 15h00: déjeuner melon; 16h00: douche intensive pour m’enlever toute l’huile de mon corps; 16h30: ben ça dépendait de la chaleur, si c’était supportable, j’osais m’attaquer au super-sudoku multigrilles de TéléStar, si c’était vraiment trop chaud, ben DVD bien au frais avec un ventilo de la mort qui tue qui souffle tellement fort que le yorkshire s’envolait à chaque fois qu’il passait devant! Et bien sûr, mon père qui me harcelait pour que je boive du champagne… Par contre, je suis content, j’ai enfiçn appris à dire non à ma mère à chaque fois qu’elle me proposait de manger quelque chose lol!

    Ma mère a eu la bonne idée d’adopter un bébé-pie tombé de son nid à cause d’un coup de patte d’un de mes chats. Bref, la pie est devenue encore plus apprivoisée qu’un canard, elle chie de partout, s’attaque à mes tongs, fait de la balançoire sur mon pied pendant que je sudoke, et piaille comme une tarée en battant fort des ailes à chaque fois qu’elle veut que je lui donne à manger… Même les chats n’en peuvent plus et la fuient… Même moi qui adore les animaux, j’étais prêt à l’étriper à chaque instant… Et pourtant… A un moment, alors que je bronzais, j’ai entendu flap-flap-flap dans la piscine malgré Kylie qui m’assurait que c’est mieux le diable tu sais, et tournant la tête, j’ai vue la pie qui se noyait dans la piscine… Je me suis demandé ce que je faisais, si je devais attendre la fin de la chanson avant de me lever, mais bon, généreux que je suis, j’ai appuyé sur pause, et je me suis levé. Mais bon, comme je suis pudique, j’ai pris le temps d’enfiler une chemise à manches courtes pendant que l’autre piaillait insupportablement. “C’est bon, c’est bon, j’arrive!” Chuis en vacances, merde! Ben comme elle battait tellement fort des ailes, je n’arrivais pas à l’attraper, donc je me suis quand même demandé si, après tout, ben tant pis, j’avais fait tout ce que j’ai pu et que je devais retourner sur mon transat, parce que là, j’étais en train de perdre déjà trois minutes de bronzage, et puis bon, je me suis dit que ma mère ne s’en remettrait pas si la pie mourrait. Déjà qu’elle me tenait responsable de la mort du bébé-souris qu’elle avait appelé Bat-Man… Donc, il fallait trouver une solution… La seule que j’ai trouvée fut d’enlever mon short de bain pour le passer dans l’eau sous la pie et relever d’un coup sec mon short… Dont acte. Mais apparemment, les couilles à l’air, je ne connais pas ma force, parce que la pie est allée s’écraser sur le toit du pool-house. Et même pas un merci, hein. La prochaine fois, elle mourra noyée. Et puis attends, elle est super con! Au lieu de piquer les bijoux de ma reum, elle piquait tous mes mégots de clope et elle faisait style qu’elle fumait! Crapoteuse, va!

    Evidemment, même sans rien faire, il ne m’est arrivé que des drames… Dès le premier jour de bronzage, je me suis retrouvé brûlé. Normal, vous allez me dire, j’avais mis de l’indice zéro. Alors, bien sûr, je vous dis pas la douleur et comme ça chauffait… Intelligent, je suis passé à l’indice deux le troisième jour. Le quatrième jour, à peine je m’étais allongé sur le transat, plein de petites bulles d’eau se sont formées sur mon ventre, mon torse et mes bras… On aurait dit que j’avais choppé la peste bubonique… Le sixième jour, j’ai failli me tuer en me retournant une tong… Le huitième, la pédale d’embrayage de ma voiture est restée coincée au plancher de ma voiture, et pourtant, Dieu sait que c’est pas la pédale qui manque dans ma voiture…

    Bon, par contre, plus sérieusement, maintenant, je peux vous en parler. Je ne l’ai pas fait avant de partir, parce que, ben je sais pas, j’avais peur qu’on se fiche de moi, qu’on me dise que je dramatisais, etc, donc j’ai préféré attendre d’aller voir un spécialiste pendant que j’étais chez mes parents. J’avais tous les symptômes d’un cancer de l’anus, mais après deux visites, c’est bon, ce n’est pas ça. Bon ben je suis soulagé, vous vous en doutez. Surtout qu’un cancer de l’anus pour un pédé, c’est vraiment le comble du ridicule… Bon, ce n’est toujours pas soigné, et au pire des cas, début septembre, ça sera de la chirurgie au laser… Arf, j’ai même eu droit à un toucher rectal, et il y est pas allé de main morte, le doc… Moi, comme un con, les jambes relevées comme si j’essayais d’accoucher, regardant tristement le plafond, et le doc’ qui me demande si je n’ai pas trop mal, et moi, blasé: “C’est bon, c’est juste un doigt…” Je crois que je l’ai choqué. Mais bref, je suis content quand même (pas du doigt lol), et ça me fera une occasion de plus d’ouvrir une bouteille de champagne pour fêter ça (pas le doigt lol!)!

    Et puis, bon, y a eu quand même trois belles rencontres pendant ces vacances! La troisième vous sera relatée dans le prochain billet, mais déjà, enfin, depuis le temps, ça y est, comme disait Ce Ce Peniston, finally, j’ai rencontré Seb-HeavenCan-OverTheHill-Seb!!! Plus grand que prévu (ouh, je vais me faire tuer lol!), super-mimi tout plein, c’était super-marrant, parce que ce n’était pas comme si que c’était la première fois qu’on se rencontrait. C’était comme si qu’en fait, ça faisait au moins deux-trois ans qu’on se connaissait. Il n’y avait pas cette gêne des premières rencontres, ce toisement de bas en haut, ces blancs… Non, on n’a pas arrêté de papoter, de partager et de trinquer… J’ai même eu droit à ses conseils avisés, que j’ai suivis à la lettre d’ailleurs lol! Donc, non, super-content, et j’ai hâte de le revoir! Bon, maintenant, je sais que les prochains que je vais me mettre sous la dent sont Nico, Bambou et L’gros dans moins de deux mois, et je veux aussi absolument mon p’tit Cam’ et MiKL! A très vite, Seb, te fais un gros bizoo!

    Et puis y a eu mon Oli aussi, toujours plus beau d’été en été… Bon, comme je me devais de me venger de toutes les méchancetés dont il me gratifiait inlassablement à chaque tchat, je l’ai accueilli comme il se devait avec un “oh, c’est joli, ce que tu essayes de faire avec tes cheveux!”… Ca a donné le ton pour toute la journée lol! Moi, j’aime bien, il cherche un crêperie pour manger une crêpe, et dès qu’on s’asseoit, il demande la carte des glaces lol! C’est lui tout craché! Et comme d’hab’, on a alterné nos discussions sérieuses et nos caprices, on aurait laissé Nico épuisé de nos blablas perpétuels s’il avait été là lol! D’ailleurs, Nico, je ne te croyais qu’à moitié quand tu me disais qu’Oli était devenu un petit morveux capricieux qui fait gnagnagna, mais je l’ai vu en vrai! Style comme le mec qui se transforme en Hulk, ben Oli qui commence à adopter une moue de gamin de huit ans, faire des mimiques grimaçantes avec sa bouche et sentir le gnagnagna qui tente de se frayer un passage à travers ses lèvres mdrrrrrr! Non, une journée avec Oli, pour moi, c’est toujours un de ces moments privilégiés qu’on se repasse souvent dans la tête avec un doux sourire, et moi, je me dis que c’est le destin qui me l’a mis en plein milieu de mon chemin, comme ce fut le cas avec Asma. Merci, mon Oli. T’aime fort, tu sais.

    Arf, y aurait encore des milliers de choses à raconter, mais je ne peux pas tout dire. Juste que, malgré mes petits problèmes de santé encore présents, ben je suis heureux de vivre, quoi. Peu importe ceux qui me trahissent d’une manière ou d’une autre, ils n’ont finalement que très peu d’importance et de valeur face à ceux qui me donnent inconditionnellement tout leur amour et leur attention. Oui. Donc, ceux qui se reconnaissent et qui savent qui ils sont, bah je vous aime fort. Et quand je dis que j’aime fort, ben moi, je le pense. Et puis depuis hier, mes pensées vont aussi pour Oli.

    Allez, à très vite!!!! (P.S.: Laissez-moi du temps, je me donne jusqu'à ce weekend pour tous venir vous visiter!)

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    Prince - Collection [274 276 PRI COL 1]

    Ben la Fnac s’était trompée!!! ‘lle avait mis le coffret trois-CD à balles trente!! Bah j’ai acheté, m’enfin! Prince fois trois à balles trente! Ben en fait, c’est un coffret avec les albums Controversy, Around The World In A Day et Parade. Ben comme d’habitude avec Prince, du bon et du jetable, du chef d’oeuvre et de l’insipide. Oui, mais bon, balles trente, quand même!!!