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August 30 En attendant la prochaine fois...Noël 2000. Particulièrement froid. Je devais repartir le lendemain sur Bordeaux (les barmen payés au black n’ont pas de congés payés), mais je devais au moins voir Tonton Yves avant de quitter la ville. Bah, une petite soirée au comptoir d’un bar gay, ça ne me faisait jamais peur à l’époque. Seul au comptoir, c’est toujours plus facile pour se faire aborder. Mais en même temps, sachant que je partais le lendemain matin, je ne voyais pas trop l’intérêt de rencontrer quelqu’un. Mais en même temps, c’est moi tout craché, hein. En entrant dans le bar, je remarque que Tonton Yves a engagé un nouveau barman. Et je souris intérieurement. Parce que depuis le premier jour où j’ai mis un pied dans ce bar, je suis sorti avec tous les barmen qui y ont bossé, ce qui a entraîné un nombre incalculable de soupirs de la part d’Yves. Celui-là, le nouveau, est plutôt très charmant, ma foi. Mon âge, plus grand que moi de plusieurs centimètres, châtain clair court, mince et élancé, une chemise blanche entrouverte sur un torse imberbe, un collier ras-de-cou, une assurance sans faille et un sourire dévastateur. Bref, je n’ai aucune chance lol. Bah, en même temps, faut des exceptions aux règles, hein. Yves me prend dans ses bras, me présente Didier, ce nouveau barman, la double bise d’usage dans le milieu, et hop, mon café. Parce que oui, même quand je sors le soir dans un bar, je commence toujours par un café.
La soirée se passe bien. En fait, je ne remarque pas les autres clients parce que je ne fais que parler et délirer avec Didier. Il est aussi sarcastique que moi, donc ça aide. Et on s’envoie rapidement de petites piques pour se titiller. Un mec à l’autre bout du comptoir m’offrira un verre, et ça énervera Didier. Et moi, ça me flattera. A minuit passé, je me force à contre-cœur à devoir quitter le bar, pour ne pas risquer d’être décalqué au petit matin pour l’avion. Didier me demande si on peut prendre un café ensemble le lendemain après-midi. Lorsque je lui annonce que je quitte la ville dans à peine quelques heures, une déception évidente se lit sur son visage. Il me demande alors d’attendre la fermeture du bar pour qu’on puisse aller boire un verre au Boy’s ou chez lui. J’en ai sacrément envie. Mais je décline aussi cette invitation. Il me donne son numéro de téléphone et souhaite qu’on reste en contact. Le baiser d’au revoir sur la joue dure. La pression sur l’épaule aussi. Je me retiens de l’embrasser dans son cou offert. Il m’appellera dès le lendemain pour vérifier si je suis bien arrivé, et on restera plus d’une heure au téléphone. Le surlendemain, alors que je suis déjà complètement bourré à mon bar, il m’appelle pour me souhaiter la bonne année, et l’alcool le motivant, il m’avoue que je lui plais beaucoup et que, malgré la distance, il veut sortir avec moi. Le champagne a eu raison de moi, je trouve que c’est le bon moment pour avoir un petit ami. Et tous les soirs, nous restons des heures au téléphone, à faire connaissance, à parler de nous, à imaginer comment ce sera quand nous nous retrouverons, à exprimer le manque qui se fait de plus en plus ressentir… Je le soupçonne même, une fois, de s’être masturbé pendant que je lui parlais. Et puis un soir, lui et moi pétons un plomb. Pendant que je m’occupe de prendre un billet d’avion, lui, qui était en colocation, se charge de réserver une chambre d’hôtel pour une semaine. Ca me terrorise. Parce que je vais retourner à Toulon sans le dire à mes parents. Parce que là, je n’ai qu’une envie, c’est être avec Didier et personne d’autre. Et si je préviens mes parents, je serais harcelé de questions, obligé à dormir chez eux. Non, pas question. Parce que déjà que le bonheur n’est pas simple à trouver, si, en plus, on n’en profite pleinement quand on l’a… Quand la boite de nuit où je bosse ferme à 5h30 du matin, Dan, le DJ hétéro qui, parfois, aimait bien m’embrasser sur les lèvres (oui, lui aussi !), m’a emmené jusqu’à l’aéroport et on a pris un petit déjeuner ensemble. Je lui ai confié mes craintes, mon trac, et lui m’a avoué qu’il m’admirait pour prendre des risques, pour me donner les moyens de faire aboutir cette relation. Comment allait se passer le premier baiser avec Didier, quand ? Cette question me tracassait tellement. En atterrissant à 7h30 à Marseille, j’ai pu voir que Didier, qui avait fait lui aussi une nuit blanche, avait une gueule encore plus pourrie que moi. Mais il n’a pas pu attendre d’arriver jusqu’à Toulon, parce qu’à peine sorti de l’aéroport, il a garé sa voiture sur le bas côté pour m’embrasser. Un peu sauvagement, mais j’ai bien aimé. Au moins, ça, c’est fait. Et arrivé à l’hôtel, tant pis pour la fatigue, on s’est jeté l’un sur l’autre pour se déshabiller et faire l’amour. Le soir même, il bossait. J’ai traversé à pied le centre-ville en baissant la tête, de peur de croiser ma mère. Ca serait vraiment un manque de bol, hein. Alors que Didier me servait un café, Tonton Yves a débarqué. « La Bordelaise est déjà de retour ! Mais ça fait trois semaines à peine que t’es parti ! A tous les coups, c’est pour un mec ! » Et là, je regarde Didier pour l’interroger silencieusement. N’avait-il rien dit à Yves ? A ses yeux qui me faisaient de grands signes de bras croisés, j’ai compris. Yves aussi a compris en nous regardant nous regarder. « Oh non, Axel, pas encore un de mes barmen ! Et moi qui pensais que celui-là, tu allais le laisser tranquille ! » Qu’il se rassure, après Didier, je ne suis (presque, si on excepte Greg, le fan de G Squad) (et si on excepte aussi le gentil Fabien qui était soi-disant hétéro) (et si on excepte également, euh, je ne me rappelle plus son prénom à lui) plus jamais sorti avec un seul de ses barmen. Mais c’était drôle, parce que parfois, Didier me volait un baiser, mais était obligé de rester quelques instants à côté de moi, parce que ce baiser lui avait provoqué une érection, et qu’avec son pantalon en lin blanc avec rien en-dessous, ce n’était pas très pratique. Il faut dire que pendant ces quelques jours, on a baisé comme des lapins lui et moi. C’est peut-être avec lui d’ailleurs que j’ai pu ressentir un certain épanouissement sexuel. Il a acheté une paire de menottes, que nous n’avons jamais utilisée, et quand il m’a raccompagné à l’aéroport, il a gardé les menottes et moi la clé en pendentif. Symboliquement, quelque part, ça signifiait que lui et moi ne pouvions rien faire l’un sans l’autre. Trois semaines plus tard, il m’a appelé en larmes. Ses sanglots étaient si bruyants que je ne comprenait rien à ce qu’il me disait. La distance était pour lui trop douloureuse. On s’est séparés en coupant un peu les ponts. Je l’ai revu un an plus tard. Ca s’est bien passé, mais on n’a rien fait. Et puis, ça n’a pas aidé que je sorte avec son meilleur ami, remarquez. Et l’année suivante, quand il est parti sur Montpellier, on a perdu contact. Jusqu’à il y a six mois où on s’est retrouvés sur le net. Quelques (longs) appels, la promesse de se voir prochainement, mais le manque d’argent ne facilitant pas les retrouvailles, les repoussant. ****** Août 2008. Je décide d’arrêter la phase bronzage au bord de la piscine de mes parents. Quatre heures sur le transat importé du Maroc, avec cinq plongeons par heure dans la piscine à 27 degrés, je pense que c’est bon pour la journée. A peine je rebranche mon téléphone que Didier m’appelle. « Quoi ? Tu es à Toulon ! Chuis dég’ ! Attends, une seconde, je te rappelle ! » Et il me raccroche au nez. Bâtard. Mais il me rappelle. Pour me dire qu’il vient passer quelques jours sur Toulon chez une copine, et qu’on va enfin pouvoir se revoir. Et là, le stress comme pas possible. Parce que j’ai tellement changé. Entre 2000 et 2008, il y a huit ans. Et je ne suis plus l’anorexique défoncé à l’ecsta que j’étais à cette époque. Il va me trouver horrible et repoussant, c’est obligé. On se file rendez-vous devant le péage du port. Tellement stressé que j’en arrive une demi-heure en avance. Ca me laisse le temps de me défouler sur mes clopes. Merde, même sur ma Power-Plate, les minutes passent plus vite. Et puis je le vois arriver. Bon, avec les cheveux qui ont vachement poussé, style Rahan. Mais c’est lui. Avec quelques années en plus, mais qui ne l’ont pas défiguré. En me voyant, il semble comme émerveillé. Il me prend dans ses bras et m’embrasse directement sur les lèvres, soutenant son baiser. « Euh… Ca veut dire que je te plais toujours ? » Oui, parfois, j’ai des questions bêtes quand on m’embrasse. Nous passons la soirée au Tex, main dans la main, jambe-dessus jambe-dessous, échangeant des baisers et mêlant pêle-mêle souvenirs et actualité. Il passe une bonne partie de la soirée à me complimenter sur moi, sur mon physique… Il bave devant mes pecs, sa main droite reste greffée sur l’un d’eux. J’avais oublié certains plaisirs simples. Celui de me faire mettre la main au cul en plein milieu de la rue, acte suivi d’un sourire coquin. Celui de sentir des doigts glisser le long de ma main, cherchant à se frayer un chemin entre les miens. Celui de poser ma main sur une cuisse. Celui de laisser ma tête reposer sur une épaule sûre, un bras sécurisant passé autour de mes épaules. Celui d’être lové contre son mec sur une balancelle qui nous berce doucement. Celui de passer la nuit à la belle étoile, à juste regarder les étoiles filantes, et se serrer un peu plus contre son mec sous le duvet quand le vent souffle trop fort. Si j’ai bien appris quelque chose, c’est qu’on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Il y a huit ans. Maintenant. En septembre ? Dans six mois ? Je ne sais pas. Je laisse juste les choses se faire, et j’en apprécie chaque instant, mon cœur n’arrêtant pas de photographier chacun de ces moments. Parce qu’on ne sait jamais le temps que ça va durer. =) ****** Janet [351 352 JAN JAN 1] C’EST QUI ? Janet, la seule artiste qui était capable (parce que ce n’est plus le cas maintenant) de perdre 40 kilos et attraper une putain de plaquette de chocolat en moins de deux semaines. C’EST QUOI ? L’album éponyme, premier de son long contrat avec Virgin Records. Pour info, si Virgin a pu acheter Janet pour 50 millions de Dollars, c’est grâce aux 200 millions de Dollars que Paula Abdul leur a fait gagner avec son premier album Forever Your Girl. Il faut quand même rendre à César ce qui lui appartient. Pour revenir à l’album Janet, n’hésitons pas à le dire, c’est ZE album de Janet Jackson, l’ultime, celui qui se vendra par millions qui ne se comptent plus. Inutile de rajouter que c’est un excellent album. Ici, c’est l’édition limitée que je possède, un double CD dans un coffret-livret deluxe, avec de splendides photos. CHANSONS-CLE ? Ca ne sera pas prétentieux de le dire, mais ABSOLUMENT toutes les chansons de cet album sont taillées pour être un hit interplanétaire. Que ce soit l’intemporel That’s The Way Love Goes, la chanson groovy par excellence, bien placée sur mon ultime top ten ; If, un mix rock/R’n’B puissant mettant en avant la recherche de plaisir assumée de la femme, et dont le clip nous offre peut-être la chorégraphie la plus aboutie et sexy des 90’s ; Throb, pure house new-yorkaise produite par David Morales ; This Time, véritable hymne de vengeance féminine avec des vocaux d’opéra ; Again, LA ballade larmoyante de Janet… Je ne peux pas vous énumérer chaque chanson qui compte. Pour le CD-bonus, à noter la version française de Again, traduite par Rachelle Des Bois, chanteuse française qui a eu un succès discret, un superbe medley live That’s The Way Love Goes/ If, dark et ténébreux à souhait, et l’incroyable Brothers In Rhythm Swing Yo Pants Mix de If, sur lequel j’ai performé nombre de spectacles, et qui m’a permis de décrocher les Rencontres Chorégraphiques Nationales. VERDICT ? Est-ce vraiment utile de le préciser ? =)
August 20 Le nouveau croquemitaine des temps modernesJ’aime les enfants. Ce n’est un secret pour personne. D’ailleurs, j’en veux quatre. Au moins. Je suis né pour avoir et aimer des enfants.
Bon, j’arrête de blasphémer commer ça, parce que vous vous êtes tous étranglés en lisant cette introduction, me connaissant, la seule exception est p’têt le p’tit Tom (et encore, quand il dort). Non, c’est comme ça, j’y peux rien, et même mes treize thérapeutes n’ont pas su trouver une explication logique à cette haine féroce que j’ai pour ces mouflets baveux. (D’ailleurs, c’était quoi, la marque du célèbre frigidaire ?) Quand j’étais à l’aéroport ce samedi matin-là pour prendre mon avion, j’avais l’espoir d’avoir une place hublot. J’aime bien, parce qu’on peut s’enfuir de l’ennui en regardant les nuages, s’imaginant y courir (ou passer à travers), et quelque part, on est tranquille, on est dans son coin, personne ne vient nous ennuyer. Je demande toujours à avoir une place hublot. A part que là, il n’y en avait plus. Bon, pas grave, je vais prendre une place couloir, comme ça, je pourrai étendre mes jambes et faire des croche-pattes à ces greluches laquées. Ah, plus de place couloir non plus ? Bon ben, je vais être pris en sandwich alors. En espérant que ce soit par deux canons, histoire que les cuisses se frottent un peu. Quand j’arrive à ma place, j’ai cru étouffer un cri d’horreur. Il y a une petite fille à la place hublot. Une petite fille de sept ans, avec des lunettes, et des cheveux longs bruns. Je réprime un frisson et m’installe en prenant un air austère. Une pétasse de vingt ans vient s’asseoir à ma gauche. Ca ne pouvait pas être pire. Etre pris en sandwich par un enfant et un vagin sur pattes. Et cette putain de gamine qui commence déjà à gigoter pour parler à son frère (qui est à peine plus âgé) qui est à la place juste derrière. Je pousse un premier soupir. Je déteste les enfants. Encore plus ceux qui voyagent seuls dans un avion. Pendant que la gamine, mal élevée, parle fort, j’observe le vagin qui sort quelque chose de son sac à main. Oh mon Dieu, mais on dirait un baladeur cassette ! Attendez, je vais un peu frimer avec KyliPod 2.0 (de marque Zicplay à 39.90 euros en solde) ! Mais je le range vite quand je me rends compte qu’elle a à la main un putain d’iPod dernière génération à écran géant. Parfois, vaut mieux s’abstenir que de passer pour un petit joueur. Je me résigne donc à sortir le bouquin de Patricia Cornwell qui affirme avoir résolu l’affaire Jack l’Eventreur. Mais la gamine qui parle fort me crispe. Alors je serre les mâchoires et je soupire. L’avion décolle. Et la morveuse hèle l’hôtesse pour aller faire pipi. « L’avion est en train de décoller, il faut attendre. » Et elle commence à se trémousser capricieusement sur son siège, me filant des coups de genou sans s’excuser. Je soupire, je ne dis rien, je m’inquiète juste qu’elle se pisse dessus et qu’elle me nique mon pantalon en lin blanc. Et elle n’arrête pas de se retourner pour demander à son frère en braillant quand est-ce qu’elle peut aller aux toilettes. Ca commence à m’exaspérer sévère. Je déteste les enfants. Une fois l’avion stabilisé, elle se lève, et sans demander, force le barrage de mes jambes et de celles du vagin. Je la regarde sévèrement, mais j’évite de faire un scandale. Je soupire (encore une fois) et je me mets en position amazone pour la laisser passer. Ah, si seulement elle pouvait se retrouver enfermée dans les chiottes jusqu’à la fin du vol. Hélas, ça n’arrivera pas, parce qu’elle est de retour en moins de cinq minutes. Elle se rasseoit en donnant des coups de pied contre le fauteuil en face d’elle, fouille bruyamment dans son sac à dos et en ressort une Nintendo DS. « Ca vous dérange, le bruit ? » qu’elle me lance sans gêne. Je lui réponds par un grommellement. Mais apparemment, à sept ans, on ne comprend pas les grommellements, parce qu’elle met le son. Et allez, vas-y les bleep-bleeps insupportables. Et apparemment, je ne sais pas comment, mais elle doit jouer en réseau avec son frangin derrière et deux morveux trois rangs devant, parce qu’ils se gueulent tous les quatre leur score à travers tout le cockpit. Et ces connasses d’hôtesses qui laissent faire ça, trop occupées à tenter de se la jouer Toxic avec leur chariot. Connasses. Ràgd. Pas possible de prendre un café parce qu’il y a un problème avec l’eau chaude. Il me faut un café, la connasse se rend pas compte. Bon allez, un Pepsi light. J’aurais espéré que la connasse remette la merdeuse à sa place, mais là, comme par hasard, elle ne bouge plus, se tient tranquille et a éteint sa console. Je rêve. A peine sept ans et déjà manipulatrice et mesquine. J’ai envie de la broyer en deux. De lui tondre les cheveux. De lui couper la langue, les bras et les jambes, pour qu’il ne reste plus qu’un tronc avec une tête. Et un tronc avec une tête, ça ne bouge pas. La connasse continue son chemin, et la gamine repart de plus belle, se retournant pour demander (toujours en braillant) à son frère ce qu’il a pris à boire. Et là, elle file un coup de chaussure à la tablette, renversant son Pepsi. J’ai juste le temps de pousser mes jambes pour éviter de me faire bousiller mon pantalon blanc. Et là, ça sort, parce que mes mots sortent de ma bouche sans que je puisse les arrêter. « Hé, mais c’est pas bientôt fini !! Mais tu arrêtes de bouger dans tous les sens et de brailler ! Mais tu vas te tenir tranquille ! » Et cette morveuse, qui me regarde effrontément dans les yeux, et qui me répond : « T’as rien à dire, t’es pas mon père ! » Et elle me tire la langue. HAN ! Je me rapproche d’elle pour lui parler moins fort, mais pour être sûr qu’elle comprenne bien. « Tu sais quoi ? Je n’aime pas les enfants. Je les déteste. Encore plus les petites filles. Si je t’entends encore, je vais être très méchant. Je déteste les enfants. » Bon ben ça a pas loupé. Elle s’est mise à chialer. Tellement fort que tout l’avion l’a entendue. Moi, pour le coup, j’ai fait l’air de rien, j’ai vite sorti mon KyliPod pour me le mettre sur les oreilles, style hein quoi, je comprends pas, je sais pas pourquoi elle chiale, j’écoutais mon KyliPod. La connasse réplique, et entre deux sanglots, la naine dit que je suis méchant. Je prends mon air super étonné et innocent, et que je ne lui ai rien fait. L’autre continue de chialer, et je fais remarquer que ses pleurs sont quand même insupportables et qu’il faudrait la calmer. La connasse disparaît pour aller lui chercher un verre d’eau, et l’air de rien, je lance un dernier regard à la gamine pour lui rappeler que je déteste les enfants. C’est marrant, à mon époque, il y a 20 ans, j’étais terrorisé par Freddy Krueger. Maintenant, cette gamine, elle va être traumatisée par moi. Moi, le nouveau croquemitaine des enfants du 21ème siècle. Carrément plus sexy que Freddy, quand même ! ****** Lisa Lisa and Cult Jam – Straight Outta Hell’s Kitchen [350 LIS STR 1] C’EST QUI ? Lisa Lisa est un peu la Samantha Fox américaine. Pas parce qu’elle est naine, mais parce qu’elle aussi a deux gros bons melons prêts pour la pesée. Et elle a sorti quelques tubes accrocheurs dans les années 80 dans le style soft-hip-hop. Lisa Lisa et Cult Jam, c’est un peu comme Janet Jackson et Jam & Lewis, c’est la même fusion. Quelque part, Lisa Lisa, c’est la Janet du Bronx, quoi. C’EST QUOI ? Si je ne me trompe pas, c’est son troisième album. La première partie est produite par Clivillés & Cole (si si, C & C Music Factory, c’est eux), et la seconde par Cult Jam. L’album est lancé par le lead-single Let The Beat Hit’em, qui va faire un carton dans les clubs du monde entier sous sa version remixée (rappelez-vous, « balalaboum-badoum ! »), mais snif, la version remixée ne fait pas partie de l’album… CHANSONS-CLE ? Ben les trois quarts de l’album, à vrai dire. Dans le style soft-hip-hop, tout passe très bien, c’est bien produit, c’est pas saoûlant, c’est bien chanté. Rien d’absolument renversant, mais ça garde de la gueule. VERDICT ? Un bon album, qui va au-dessus des productions SHH de l’époque. Oh, il n’est pas indispensable (surtout que ça sonne un peu daté maintenant), mais si vous le possédez, il sera un bon compagnon de voyage durant les longs trajets en voiture.
August 17 Le pire jour de ma vieLe réveil a été difficile. Très peu d’heures de sommeil, la nuit passée dans un jardin avec Didier à regarder les étoiles (entre autres hin hin !). Mais il me fallait au moins ça pour affronter la journée qui s’annonçait. Je me lève en retard, je me dis que tant mieux, j’ai échappé à mon frère qui est venu plus tôt pour que ma mère l’habille. Je me traîne, décoiffé, jusqu’à la cuisine, et là, déjà, première vision d’horreur. Sur le comptoir, une assiette avec des miettes panées. Je peux pas le croire. Mon frère m’a bouffé les deux cordons bleus que ma mère m’avait achetés pour moi. Mes deux cordons bleus. Je soupire et je le déteste.
J’avale mes deux cafés-clopes, histoire de me réveiller, encore bercé par les souvenirs de la nuit précédente. Merde. S’il n’y avait pas eu ce putain de mariage, j’aurais pu passer toute la nuit sous les étoiles et me réveiller dans ses bras aux premiers rayons de soleil. Je ne suis même pas levé depuis 30 minutes que j’ai déjà la haine. Je me retraine jusqu’à l’étage, vais m’observer dans le miroir. Bon, mon bronzage de Marocain c amoufle un peu les cernes. Un rapide passage sous la douche pour déssouiller certaines parties de mon corps (hin hin !), et je m’habille. Un magnifique costume italien marron avec de fines rayures grises, une chemise blanche, une cravate mauve avec des rayures diagonales plus sombres, les nouvelles chaussures en cuir qui me font déjà mal, les cheveux avec des spikes au premier rang, et mes lunettes-de-soleil-œil-de-mouche avec les branches en cuir… Ben vous savez quoi ? Je suis canon comme ça. Ma mère en est restée bouche bée quand elle m’a vu descendre les escaliers. Autant j’ai envie que personne ne me remarque pendant cette horrible journée, autant je veux qu’on ne voit que moi. Bon ben maintenant, v’là qu’on risque d’arriver en retard à la mairie ! Si seulement, en même temps… Mon père est déjà sur place, vu qu’il a fait le chauffeur des mariés. J’avais oublié que ma mère avait fait de la formule un avant de m’avoir… Ah ça, la formule un, je l’ai bien sentie !!! Mais c’est en arrivant à la mairie que je me suis rendu compte à quel point la journée allait être horrible. Parce que je ne connais personne. Que des potes de mon frère. A part mes grand-parents et mes deux tantes, je suis définitivement tout seul. Alors je me suis isolé de moi-même derrière une colonne pour me griller une clope. La première d’une longue lignée. Et je crève déjà de chaleur, et j’ai soif. Et ma dent commence à me faire mal. Deux copines de mon frère viennent me voir à grands coups de « Oh, Axel, tu es là, tu n’as pas changé, bla bla, oh, tu as toujours autant de répartie, tu es mauvais, j’adooooore » Par pitié. Je veux juste qu’on me laisse tranquille. Je veux rentrer chez moi. J’ai pas ma place ici. Je rentre à l’intérieur de la mairie, presque tiré de force par ces deux copines qui, je suis quand même mesquin, sont super sympas, mais ça fait 15 ans que je les avais pas vues, et je peux pas recréer comme ça des liens en claquant des doigts. Je m’installe évidemment seul au premier rang, avant d’être rejoint par mes parents. La mère de ma belle-sœur vient se présenter à moi. Un p’tit coup de public relation, et mon regard revient sur le bureau du maire où prône un portrait géant du nain (pas toi, Heav’, Sarko). Putain, ça fait too much. Ma belle-sœur passe sans me dire bonjour (pas de surprise) et je trouve mon frère un peu boudiné dans son costume noir avec un gilet crème. Un photographe se place devant moi et me demande de sourire. « Pas de photo, il y a un copyright sur mon image. » Ah ben oui, je suis sous exclusivité avec Oli. Le photographe a cru d’abord que je plaisantais, mais en voyant mon regard mitrailleur et ma mâchoire qui forçait, il a finalement compris. Bref, le speech du maire, l’assistante qui lit le texte de loi, j’apprends que les autres prénoms de ma belle-sœur sont Odette et Simone, je soupire, et je re-soupire. A la fin de tout ça, le témoin de mon frère vient à ma rencontre. Vous savez, quand on avait 13 ans, déjà, c’était le beau gosse : mignon, belle gueule, les yeux bleus, un beau sourire, les cheveux un peu longs sur la nuque… Maintenant, il les a courts, une ou deux pattes d’oie, mais, mais, voilà quoi, toujours aussi charmant. Avec un grand sourire, il s’avance vers moi, me serre la main et me dit : « Axel, ça me fait vraiment plaisir de te voir aujourd’hui, ça fait tellement longtemps ! » Je prends un air exaspéré, mais déjà, j’entends une petite musique d’Ally McBeal dans ma tête, j’entends le cui-cui des oiseaux et je me sens décoller doucement à deux mètres du sol. Ouh là, mais y a carrément une quarantaine de moineaux ! Je flotte, je flotte ! Et là, une brunasse vient se greffer au bras du beau gosse, qui m’explique que c’est sa future fiancée. Je garde mon air exaspéré, mais intérieurement, je fais une chute de deux mètres de hauteur, et les moineaux ont tous été abattus à coup de lance-roquette. Et mon frère ne m’a toujours pas dit bonjour non plus, hein, au passage. Putain, il me faut une clope. En sortant de l’église, je file rejoindre mes grand-parents et ma tante qui ressemble à un mort-vivant avec des couettes. Ma grand-mère est subjuguée par ma classe et mon costume. Non, c’est vrai, je dois dire que je suis super canon comme ça. Dommage qu’Oli ait pas immortalisé ça. J’en profite d’ailleurs pour envoyer aux Blogopotes le premier S.O.S. de détresse. Quelques pas sous la chaleur étouffante pour arriver jusqu’à l’église. Tout le monde me regarde bizarrement, ça en devient presque gênant. Soit ils se disent que mon frère a perdu 15 kilos en deux jours (non, je ne fais pas ma mauvaise), soit ils se disent que ah, c’est lui, le pédé. Un homme avec la tête de Popeye vient vers moi pour me dire : « Allez, je te laisse encore quelques minutes de liberté avant que tu épouses ma fille ! » Par pitié. Et ça va être comme ça toute la journée. Ca m’apprendra à avoir un frère jumeau. Le curé était une vraie folle. La mariée est entrée sur Kissing You de Des’ree. Autant cette chanson était superbe, autant là, ça fait enterrement. Puis elle rejoint mon frère sur Endless Love de Richie et Ross. Texto. Tiens, une vidéo. Je vois un espèce de robot dinosaure sur l’écran, et les trois rangs derrière moi entendent : « Crrr-crrr-crrr // Mais qu’est-ce que tu fais ? // C’est pour Axel // Bonjour Axel ! » Bon ben maintenant, l’église connaît les voix de Harriet, Oli et Bou mdr ! Ce qui ne m’empêche pas de détester ce qui se passe. Pas que je suis jaloux que toute l’attention soit portée sur mon frère, pas du tout, mais surtout que moi, même si je suis le frangin, je n’ai pas du tout ma place ici. Deux psaumes lus, ma tante qui massacre le hallelujah, moi qui refuse de faire le signe de croix… Les vœux sont prononcés sur Angel de Robbie Williams. Et cette folle de curé ne demande même pas si quelqu’un s’oppose au mariage ou se taise à jamais. Et j’ai même pas eu le temps d’acheter le réveil-sirène-qui-vole de Heav’… Et une mouche s’attaque à moi… L’église est géante, il y a 150 personnes, mais non, hein, cette conne de mouche n’a trouvé que moi. Finalement, elle va s’en prendre au témoin. Chacun sa croix à porter. C’est con, une mouche. J’essaye de sortir discrètement de l’église. En fumant ma clope, j’échappe à la traditionnelle photo de groupe sur les marches. Bien sûr, ma tante est au premier rang. Ma mère est très belle avec sa longue robe verte et son chapeau fuschia, et mon père est fier comme un pape, il y est même allé de sa petite larme à l’église. Mais il m’attrape pour me présenter à ses associés, dont j’en connais déjà certains. Franches poignées de main, sourires pas trop forcés, discussions légères… Je suis obligé de passer par cette phase de relationnel… Ils glisseront à mon père quand je m’éloignerai que j’ai beaucoup de classe, de charisme (plus que mon frère) et qu’ils espèrent me connaître plus, plus tard dans la journée… Il fait une chaleur épouvantable, pas de clim’ dans l’église, et j’ai soif, putain que j’ai soif… Et maintenant, il faut aller dans un parc pour les photos… Ma tête et ma dent (parce que je me démerde pour avoir ma première carie que maintenant à ce moment-là) me font mal, je suis complètement déshydraté, et la fatigue accumulée et le manque de sommeil se font également sentir… Alors que je continue d’être dévisagé ou ignoré par les invités, le photographe se la joue moniteur de colonie de vacances… « Les mariés, les témoins et les demoiselles d’honneur ! Allez, on se rapproche ! Et on dit tous en chœur ‘vive les mariés’ ! » Suivi inlassablement d’un beuglement de sourires forcés et soutenus : « vive les mariééééééés »… Je me planque à l’ombre pour griller une nième clope, et je les regarde tous défiler… Bon, apparemment, il a compris, il est pas venu me chercher pour une photo… Mais son assistant débarque avec une caméra : « Allez ! Tu es le frère du marié ! Dis un mot à ton frère ! » « Non » que je réponds poliment en grimaçant, l’écartant d’un mouvement de doigts, « j’ai un début de polype au fond de la gorge, je ne peux pas beaucoup parler. » Là, l’assistant pose sa main sur mon épaule et commence à me faire un laïus paternaliste sur l’importance de cette vidéo et de ma contribution fraternel, que l’amour de cette journée sera capturé dans cette vidéo que nous regarderons tous encore dans 30 ans, la larme d’émotion à l’œil. Là, je lui pose à mon tour ma main sur son épaule, je m’approche assez près pour qu’il puisse sentir mon haleine de fumeur, et je lui dis : « Alors écoute, tu me parles comme à ton pote, alors je vais te parler comme à mon pote. Avec mon frère, ça fait 15 ans qu’on ne se parle plus, et c’est pas aujourd’hui que ça va changer. Déjà que cette journée est une torture, ce n’est pas pour que tu en rajoutes par-dessus. Okay, mon pote ? » Z’auriez dû voir sa tête. Il s’est confondu en excuses, répétant qu’il ne savait pas, qu’il était désolé… Je l’ai dégagé, surtout que je sentais les boules de ma gorge gonfler… Faudrait pas que mes nerfs lâchent aussi tôt… Alors je me rattrape sur une autre clope en fantasmant sur une putain de bouteille d’eau. Une heure de battement avant de rejoindre la garden-party. Dans le trajet de voiture, mes parents échangent leurs impressions (chaleur, monde, curé…), et mon père me rappelle tous les compliments de ses amis à mon sujet. Mais à peine arrivé, je me jette sur une bouteille d’eau qui était dans le frigo. J’ai vidé un litre et demi en quatre minutes. Le meilleur moment de la journée. Puis je monte enlever mon magnifique costume italien pour aborder ma tenue de soirée : pantalon en lin noir léger et bouffant aux extrémités, chemise noire à manches longues plutôt près du corps et cravate mauve négligemment dénouée… Et mes tongs en cuir ! Ca, j’allais pas les oublier… Mon père a été dubitatif en les voyant à mes pieds, mais il a compris que la journée était déjà assez pourrie pour moi sans en rajouter. Le cadre de la garden-party était splendide : un magnifique jardin, champagne à volonté (j’ai harcelé le serveur lol), temps magnifique, chaleur moins écrasante grâce à l’ombrage des arbres… Je pensais que j’allais encore rester seul dans mon coin, assis avec mes grand-parents qui ne bougeraient pas d’un centimètre et qui refuseraient de se mêler aux invités sous le prétexte qu’ils ne les connaissent pas et qu’ils n’ont rien à leur dire, mais non, j’ai été assailli par les amis de mes parents, anciens voisins de l’époque où je vivais dans une résidence quand j’étais gamin, et que je n’avais pas revu depuis près d’une quinzaine d’années. Pour le coup, le relationnel n’a pas été forcé, et c’était marrant, ils se battaient tous pour me parler, savoir ce que je devenais, etc… Plus tard, ils ne cesseront de me complimenter à ma mère, mais c’était super étrange et inattendu… Décidément, faudrait que je prenne conscience de mon charisme… Et je suis fier de moi, parce que je suis le seul en tongs, et que je suis super classe quand même ! Une pétasse que je ne connaissais pas a trinqué avec moi en m’envoyant un baiser de loin… Il est vraiment temps d’aller dans l’immense salle de restaurant… Ma mère a bien fait les choses quand même… En donnant le thème de la mer pour la soirée, elle a parsemé sur toutes les tables plein de coquillages et de galets, et a cousu des étoiles de mer sur les toiles de dragées. Le cadre est magnifique ici aussi. Tout le monde est assis, mais les mariés se font attendre. Parce qu’évidemment, les mariés ont prévu une entrée de scène. Une voix au micro les annonce, « You’re The One, The Last, My Everything » de Barry White démarre, et les voilà qui apparaissent sous les applaudissements et un stand up général… Allez, tous avec moi, deux doigts au fond de la gorge et on vomit tous ensemble… Dieu merci, je ne suis pas à leur table… Après avoir fait le tour de toutes les tables en souriant bêtement, ils se rendent au milieu de la piste et nous intiment de les rejoindre. Là, mon frère prend le micro et dit : « Une soirée, avec moi, ça se passe comme ça ! » Et retentit l’épouvantable I Will Survive de la Gaynor, et se mettent à danser les mariés, elle incapable de bouger dans sa robe, lui, qui n’a jamais de chez jamais eu le rythme dans la peau, remuant les doigts devant lui… C’était tellement ridicule que j’ai explosé de rire et me suis empressé de filmer ça pour l’envoyer aux Blogopotes… Ma tante, elle, d’un seul coup, s’est réveillée et ruée sur la piste pour se déchaîner… Ah, on lui aurait mis un bandeau autour de la tête, elle nous aurait fait Flashdance !! Oh, y aura plusieurs animations qui ponctueront, dont une où on pose des questions à l’un pour savoir si l’autre répondra plus tard pareil… Evidemment, mon frère balance qu’il a couché avec la mariée dans le lit de mes parents, la décapotable de ma mère et la piscine de mon père… Plus jamais je me baignerai dans la piscine… Je me suis souvent éclipsé pour fumer, et des amis de mon frère fumaient aussi, mais m’ignoraient totalement… A un moment, je suis obligé de passer devant le frangin qui fume avec ses potes pour retourner m’asseoir, et vous croyez qu’il en aurait profité pour me présenter ? Que dalle… Je passe pour le parfait étranger. La prochaine fois, j’irai fumer ma clope bien plus loin. D’ailleurs, alors que je m’étais éloigné à 350 kilomètres pour être tranquille, un mec est venu m’aborder pour se présenter. D’ailleurs, je n’ai pas retenu son prénom, mais il était sympa, ouvert, et il a le mérite d’avoir fait le premier pas. On a parlé scolarité et boulot, puis on a abordé, bien sûr, le sujet de ma relation avec mon frère. Ce dernier lui a dit qu’on ne s’entendait pas (sans blague, ses propos sont tellement homophobes que ça ferait rougir Hitler lui-même), mais c’est tout, il ne dit pas de mal de moi, blabla… Dixit le pote sans prénom, le frangin serait aussi borné que moi pour faire le premier pas et rétablir la communication. A part que cette communication, je n’ai pas envie de l’établir. Pas avec un mec qui a des opinions aussi extrêmes, et qui me fait subir un calvaire depuis mon adolescence… Parce qu’à moins d’un changement inattendu (et des tonnes d’excuses), c’est pas gagné. Je me suis éclipsé de la soirée vers une heure du matin. Une dernière coupe au bord de la piscine à soupirer, soulagé, que c’est enfin terminé. Parce qu’émotionnellement, ça a été l’une des journées les plus éprouvantes de ma vie. Par contre, je ne veux pas en entendre un seul qui me dise, comme Oli : « Ah ben finalement, ça s’est plutôt bien passé ! » Parce que, quand Oli m’a sorti ça, j’ai failli lui faire bouffer sa coupe de chocolat liégeois ! (Bisous, mon Oli de moi !) De toute façon, quand je me pacserai, mon frère, je vais l’inviter. Pour qu’il comprenne ce que j’ai ressenti. Et puis un homophobe au milieu d’une cinquantaine d’homos, ça risque d’être pas mal !! ****** 2 Unlimited – Get Ready ! [349 TWO GET 1] C’EST QUI ? Comment ça, c’est qui ? M’enfin, Anita, la pouffe naine sans voix, et Ray, celui qui danse comme un chimpanzé désarticulé. Le groupe techno-dance mythique que tout le monde connaît. C’EST QUOI ? Get Ready est leur tout premier album. En fait, le succès techno-rave Get Ready For This a été tellement énorme et inattendu qu’il a fallu se dépêcher de balancer un album. Pris de court, les producteurs ne feront enregistrer au duo (qui s’est toujours cordialement détester) que sept chansons, et complèteront le reste de l’album avec six instrumentaux. CHANSONS-CLE ? Bien sûr Get Ready For This, que tout le monde connaît, mais aussi Twilight Zone et The Magic Friend, sur lesquels on s’est tous déhanchés dans les boites de nuit hétéros quand on étaient ados… Les autres morceaux sont plus anecdotiques, mais restent dans la même veine. VERDICT ? Cet album est très rare. C’est sa seule valeur. (Han que je suis méchant mdr !)
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