impossible 的个人资料Stick Or Twist... The Ch...照片日志列表更多 工具 帮助

日志


9月28日

Panique, panique, panique!

Arf… C’est comme ça à chaque veille de départ… Je stresse, j’ai pas envie de partir de chez moi, je dois me lever tôt pour aller à l’aéroport… J’ai peur de m’ennuyer, j’ai peur, au contraire, de pas avoir assez de temps… Mais là, c’est complètement différent, cette fois-ci… Parce que là, ben c’est un grand événement qui m’attend… Oh, j’imagine déjà Oli, avec sa modestie habituelle, hausser les épaules, mais si… C’est sa première exposition… Et c’est con, mais je dois avouer que j’ai le trac…

Ouaip, j’ai le trac. Un, surtout, parce que je ne sais toujours pas comment m’habiller. Et ne riez pas, je suis super sérieux, ça me tracasse, vous pouvez pas savoir à quel point. Un blazer? En treillis militaire? En mode banal? Argh… J’ai peur de trop en faire ou pas assez… Et puis, est-ce qu’il va faire froid? Est-ce que je pourrai mettre mes tongs en cuir de chez Eram? Et puis, mes cheveux… Han, mes cheveux, parlons-en… Je n’ai même pas eu le temps d’aller chez le coiffeur… Je suis en totale panique, vous ne pouvez pas imaginer à quel point.

Ah, et puis! Et puis! Et puis je vais voir Nico et Bambou! Argh! Et s’ils me détestaient d’entrée de jeu? Et si je me retrouvais tout seul dans mon coin? Et si Oli me mettait dehors? Et si les visiteurs, lors de l’expo, regardaient mes photos et se disaient: “De quel film d’horreur ces photos ont-elles été prises?” Et si… Et si…

Argh! Mais je suis mort de peur pour ces vacances qui arrivent, moi!!!!

******

Aretha Franklin - A Deeper Love [290 FRA DEE 1]

Ah, putain d’hymne! 12 minutes de pur bonheur! A fond, ce morceau est énorme! Et il transcende la première version sortie deux ans plus tôt. Et au Boy’s Paradise, à chaque fois, toutes les pédales hurlaient et se battaient pour monter sur le podium uniplace dès que les premiers “deeper-love-deep-deeper-love” acapella retentissaient… En fait, comme Arista éditait un best of d’Aretha, il fallait un tube pour booster auprès du grand public les ventes de cette compil’, donc, hop, on fait appel aux grands producteurs à la mode du moment, Clivillés & Cole… Ah, putain d’hymne!

9月23日

Venez, venez, c'est le petit déjeuner...

Venez, venez, c’est le petit déjeuner. J’ai fait du bon café, on va le prendre tous ensemble sur ma terrasse. J’ai mis une couverture, comme ça, ça fera un petit déjeuner pique-nique. Y a de la place! Bambou, arrête de faire des mamours à Nico et Oli, et commence à beurrer les tartines! Heav’ et Cam’, lâchez un peu mes CD et venez vous asseoir! MiKL! Parle un peu, que tu fais ton timide, assis tout seul! Et toi, Celt’, arrête de télécharger des films de cul sur mon ordi! Allez, venez tous vous asseoir qu’on se prenne ce petit déjeuner ensemble, avec ce bon café qui fume encore et qui sent si bon! Oui, je sais, il fait un peu frais dehors, mais bon, on arrive en octobre, hein, et ce beau temps qu’on a encore, ben il faut en profiter un maximum, surtout avec la pluie qu’on s’est pris hier!

Oui, Heav’, observe bien, c’est bien la célèbre terrasse d’Axel. Depuis le temps que tu voulais la connaître. En fait, vous êtes peu à la connaître. Y a Celt’ qui la connait, à l’époque où hum-hum, y a Oli, y a Bambou lors de notre café virtuel en webcam avec Willem à fond derrière, et bien sûr, y a Big aussi, avec qui j’avais “inauguré” la terrasse pour la première fois, une certaine nuit lorsqu’il était venu me récupérer à la débauche du boulot. D’ailleurs, bon, je ne reçois pas TF1, mais apparemment, il y a une série qui y passe le jeudi soir, et qui est tournée sur Bordeaux, et mon pote Ricounet m’a appelé pour me dire qu’on avait vu ma terrasse dans la série… Y a pas star-pipole, là!

Hop, en fond musical, l’album de Just Jack, et suivra ensuite celui de Sia, pour une matinée toute en douceur. Oh non, Oli, arrête de gnagnater à chaque fois que Bambou te serre fort contre elle! Non, Cam’, n’y pense même pas! Repose ta cuillère remplie de confiture de fraise et ne vise le pauvre petit MiKL! Tsss! Ces gamins! Bah pourquoi cette petite réunion domini-matinale, vous vous demandez? Ben pour rien, comme ça, juste pour le plaisir qu’on soit ensemble, qu’on se retrouve, qu’on papote entre nous… Oui, bon, c’est vrai, comme c’est mon billet et mon blog, c’est surtout moi qui vais parler lol! Bah, j’ai pas grand chose à dire, mais j’avais envie de papoter, donc voilà.

J-11. Je répète, J-11. Et hop, Bambou vient de me vriller les tympans, et sûrement ceux de tous les chiens du quartier. Oui, dans 11 jours, c’est l’inauguration de l’expo photo de mon Oli. (Et hop, une pression supplémentaire pour toi, Oli, je t’en ai pas mis assez sur les épaules hier au téléphone mdrrr!) Dans 11 jours, je vais enfin serrer Bambou et Nico dans mes bras. Euh, oui, dans 11 jours, ça va être l’apocalypse sur Marseille mdrrrr! Et ça ne sera pas seulement parce qu’on aura pris un supermarché en otage mdr! Je chéris à l’avance tous ces moments que nous allons partager, et pourtant, c’est comme un rêve, j’ai l’impression que ces 11 jours, ce sont 11 mois… J’ai hâte, et j’ai plein d’appréhension en même temps. Une appréhension pas négative, hein… Je crois que j’ai le trac surtout. Pour Oli, pour Nico et Bambou, pour comment ça va se passer… Dans dix jours, je débarque chez Oli, avant tout le monde hin hin! Dans six jours, j’arrive sur la Côte d’Azur. ‘tain, j’y crois pas, à peine j’ai ma promotion que je me barre en vacances mdr! Et après, il me reste encore trois semaines de vacances à prendre avant la fin de l’année! Je sens que je vais voyager un p’tit peu… Oh, pas loin, hein, mais j’ai envie de me sentir vivant, de dire au monde entier qu’Axel n’appartient pas qu’à Bordeaux.

Mon père ne comprend pas tout. Cette semaine, il y a eu une conférence téléphonique à trois avec lui, ma mère et moi (mon père a enfin découvert la fonction haut-parleur de son portable), pour me confirmer que mon billet d’avion était bien réservé (l’était temps, le bougre!), et il a commencé avec son interrogatoire: “Mais c’est qui, ce mec, mais tu le connais d’où, et pourquoi tu vas à son expo, mais tu ne nous l’as jamais présenté, mais tu le connais d’où, mais c’est un garçon bien?” Et ma mère: “Mais c’est son ami de Marseille, c’est normal que Toutou [oui, c’est mon surnom familial mdr!] le soutienne, c’est sa première expo photo!” Et mon père: “Ah ben on y va aussi!” Moi: “Bah non, P’pa, tu seras en séminaire en Italie avec Môman, tu pourras pô! Mais l’expo dure deux mois, tu pourras aller voir ton Toutou en photo géante!” Mon père, toujours inquiet: “Mais tu vas dormir où, et comment, et pour reprendre ton avion, et Marseille, mais c’est dangereux, et fais attention quand tu traverses, et blablabla…” Mes parents ont un gros problème de déni, ils ont toujours l’impression que j’ai 12 ans, et que je suis incapable de me débrouiller tout seul. Bon, c’est vrai, je vous l’accorde, la dernière fois, il m’a fallu trois quarts d’heure pour changer une ampoule, et je ne sais toujours pas utiliser une plaque chauffante lol! Mais maintenant (écoute, Cam’, c’est Breathe Me de Sia qui passe, là, j’adoooooooore cette chanson!) (Oui, Oli, là, tu connais, cette chanson qui donne envie de se jeter de ma terrasse passe dans toutes les séries TV!), à mon âge, il est temps que je vive comme un adulte, et ça, ça leur fait peur. S’ils savaient à quel point je suis plus fort qu’ils ne le croient. Je les aime, mes parents. Même si j’ai brisé le coeur de ma mère en lui disant que mes prochaines vacances, je les passerai ailleurs que chez eux mdrrrr! “Mon fils ne m’aime plus, il ne veut plus revenir à la maison, il veut aller dans une autre ville, il ne m’èèèèèèèèème plus!” Mdrrrrrrr! Donc non, mon père n’a rien contre Oli lol, il a juste peur qu’il m’arrive quelque chose de grave. Il a peur qu’on fasse du mal à son Toutou. Et puis, il sait que je suis gay, même si on n’en a jamais discuté ouvertement, et il ne sait pas trop comment “ça” fonctionne. Il marche sur des oeufs, quoi, mais il sait qu’il peut avoir confiance en mon jugement, et aux valeurs et principes qu’il m’a inculqués.

Ah bah, sinon, je profite que je vous ai sous le coude pour vous dire deux choses. D’une, bonne nouvelle, mes problèmes de santé sont complètement résolus depuis une dizaine de jours, même pas besoin d’une intervention chirurgicale au laser. Cool. De deux, ben j’ai un p’tit projet qui me trotte dans la tête depuis quelques jours. La semaine dernière, je me suis encore mâté le cartoon qu’avait fait Nicow sur notre rentrée, et encore une fois, j’ai beaucoup ri. Et moi qui arrête pas de tourner en rond en ce moment pour attaquer mon nouveau roman, ben je me suis dit, et si le prochain roman incluait comme personnages principaux tous mes Blogopotes? Alors bon, ce ne sera pas une nouvelle comique de 20 pages, hein, ça serait un projet bien plus ambitieux, plus dramatique et plus long, mais, hé, qu’est-ce que vous en dites? Evidemment, j’ai plusieurs idées de scenarii qui n’arrêtent pas de s’entrechoquer dans ma tête, et je ne sais pas encore exactement lequel je vais choisir, mais une chose dont je suis sûr, c’est qu’il y aura des meurtres, des rires, des larmes, et un p’tit soupçon de surnaturel… Heav’ qui connait bien Limbo, va pouvoir s’attendre à quelque chose de dix fois plus puissant… Donc, ben j’attends vos avis, et si, parmi vous, il y en a qui ne veulent pas faire partie de ce projet, ben qu’ils me le disent, je ne leur en voudrai pas. Mais ce projet, ben il me tient à coeur.

Ah bah, il fait moins frais que tout-à-l’heure… MiKL, va te débarbouiller, t’as plein de confiture sur le visage… Ah, c’est bien, Nico, tu as mis un baillon à Oli, et tu lui as attaché les pieds avec une corde, ça va lui éviter de nous sabrer notre petit déj’ avec ses caprices! Oui, Cam’, tu peux aller regarder mes disques! Non, Heav’, nous n’écouterons pas d’eurodance! Celt’, lâche mon ordi, j’ai plus qu’un seul giga de libre dessus maintenant à cause de toi! Oui, Bambou, on sait, J-11! Bon, je vous re-sers un peu de café? =)

******

Cappella - Move On Baby (4 Special Club Remixes) [289 CAP MOV 1]

Bon, là, ce sont Heav’ et Cam’ qui m’ont explosé les tympans en criant de bonheur, non seulement parce que je chronique du Cappella, mais également parce que je vous blogoMLe aujourd’hui l’épique anthem de plus de 11 minutes de Move On Baby, mix assez rare puisque ce CD-single-là n’a été diffusé qu’en infimes quantités en France. Donc, ben, enjoy! 11 minutes 40 de move-on-baby et de montées eurotrance rien que pour vous!

9月22日

Oups

Oups… Je crois que j’ai fait une bourde… Mais c’est pas de ma faute…

Ce matin, debout depuis 7h30 du matin (arf, même quand je peux enfin faire une grasse mat’, j’y arrive pas), je me shootais au café tout en luttant contre l’idée que j’avais p’têt choppé la crève… Et comme je m’ennuyais un peu et que j’étais disposé au dialogue, ben je me suis “en ligne” sur mon Meusseuneu… Parce que oui, je suis toujours en “hors ligne”… Bref… Qui est connecté? Ah ben l’hétéro que j’ai si bien accueilli mercredi dernier lol! Mais bon, je ne vais pas lui parler, je me dis que s’il veut me remercier de mon hospitalité, c’est lui qui engagera la conversation, et moi, j’évite de passer pour la fille facile qui en veut encore…

Moins de dix minutes plus tard, il m’aborde. “Slt”. Oh, c’est froid. Il était un peu plus expressif il y a trois jours… Je lui renvoie son bonjour et lui demande s’il est bien rentré. “Tu es à Bordeaux, c’est ça?” qu’il me demande. Moi, surpris: “Ben tu plaisantes? T’as déjà oublié cette fabuleuse pipe que je t’ai administrée?” Et là, une trentaine de secondes avant qu’il réponde: “Okay, je vois.” Toujours interloqué, je lui balance trois points d’interrogation. Suit le message suivant: “Ce n’est pas ***, je suis sa copine.” Oups. Et elle se déconnecte. Re-oups.

Je viens peut-être de foutre la merde dans un couple, et pour une fois, ce n’est même pas ma faute lol!

******

Top DJ - Volume 3 [288 TOP DJ 3]

Encore une compil’ dance que je me demande pourquoi je l’ai achetée… Ca devait être ma période que l’argent me brûlait les mains dès que j’en avais… Bah, yallah, on prend les mêmes et on recommence: Robin S., M People, Corona, Haddaway, Cappella, Culture Beat… Bah, il y a quand même aussi Right In The Night de Jam & Spoon qui cartonnait au Boy’s, et l’horrible Doop que Nico affectionne tant lol! Pour la BlogoML, bah, Turn Me Up de Standee, bien représentatif de la bonne soupe dance qu’on servait à la populace: vite appréciée, vite digérée!!

9月19日

Sans salive (ou presque)

Non, Tom! Non, je ne suis pas d’accord! Ne lis pas ce billet! Oui, je sais, nous sommes en 2015, et tu as décidé de te taper l’intégrale de mon blog depuis que tu sais lire, et je sais que tu adores quand Tonton Axel te raconte toujours plein de trucs drôles qui lui sont arrivés, mais il y a certaines choses pour lesquels tu es encore trop jeune! D’ailleurs, même MiKL, je vais lui conseiller de passer ce billet, de peur de heurter ces chastes yeux, parce que bon, ce billet, vous êtes prévenus, il est pour lecteurs avertis, avec des propos explicites et susceptibles de choquer les plus prudes…

Mais ce n’est pas de ma faute non plus. Je me rappelle, en début d’année, je vous avais promis de vous raconter tous mes rencards sans rien vous cacher… Si si, je m’en rappelle. Je me rappelle même qu’Oli avait trépigné sur place en gnagnatant “sexe, sexe, sexe, seeeeexe!”… Mais cette année, bon, j’ai vécu une certaine relation atypique qui a fait que, bêtement ou non, je me suis montré exclusif à cette relation. Pendant plusieurs mois. Plusieurs mois à rejeter toutes les propositions qui m’étaient faites, tous ces regards, ces clins d’oeil, ces cafés en terrasse… Bon, maintenant, les choses sont ce qu’elles sont, et bon, il était temps que je me reprenne un peu en main avec les mecs.

Seulement, bon, aujourd’hui, je veux dire en ce moment, ben je ne me sens pas désespérément à la recherche de cet enfoiré de prince charmant. Mon nouveau boulot, même s’il est super-crevant, me procure beaucoup de plaisir, de même que mes amis que je revois un peu plus souvent, et je me trouve plutôt canon en ce moment. Bref, je traverse une très bonne période comme ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Mais bon, je me suis dit, c’est bien beau tout ça, tu rentres crevé chez toi en fin de journée, mais même si c’est une bonne fatigue et que tu as gagné le droit de te reposer, ben ce n’est pas une raison pour te couper socialement des autres et replonger dans un train-train café-tram-boulot-48-cafés-tram-bain-dodo… Donc, et voyant qu’il y avait quelques garçons qui insistaient pour me rencontrer “en tout bien tout honneur”, ben je me suis dit, ben merde quoi, quitte à avoir une bonne fatigue, ben autant y aller complètement dedans, quoi. Donc, à droite et à gauche dans mon emploi du temps chargé, dès que je trouve une heure ou deux de libre, ben bam, rencard.

Attention, je ne parle de plan et de galochage sauvage à s’en détarter les dents, hein. Bizarrement, depuis un mois maintenant, j’ai instauré le concept des rencards sans échange de salive. Je m’explique. Avant, quand je rencontrais un garçon et qu’il me plaisait, ben il fallait absolument que je l’embrasse avant qu’il prenne congé, par peur qu’il n’ait plus envie de moi après. Aujourd’hui, ça m’est passé. Parce que je sais que je plais. Parce que j’ai de plus en plus confiance en moi chaque jour qui passe. Donc, maintenant, j’ai envie de rencontrer de nouveaux mecs, de passer du bon temps autour d’un café, à apprendre à les connaître, à leur donner le temps d’apprendre à me connaître… En fait, je crois que je ne veux rien précipiter du tout… Je veux pouvoir apprécier chaque rencontre, chaque sourire, pour que, si vraiment le mec me plait, ben je serai sûr que ce sera le cas, et non pas une impression provoquée par mes pulsions libidinales. Donc, pas d’échange de salive. Après plein de rencards, je serai peut-être apte à savoir enfin qui je veux.

Bon, les premiers rencards n’ont pas été sensasses. Le premier, il me l’avait bien caché, était un fan de Mylène Farmer. Il s’est montré outré quand j’ai critiqué le fait qu’elle pleure quatre fois par concert, et il a passé une demi-heure à me relater sa passion pour elle. Moi, qui ne veut pas l’effrayer dès le premier rencard, acquiesce poliment approximativement toutes les minutes 38, feignant de m’intéresser sincèrement à la sensibilité exacerbée de son idole de merdeuh, mais il a dépassé les bornes quand il m’a foutu la honte sur la terrasse de café en se levant et reproduisant la chorégraphie de Désenchantée. C’était une situation très gênante. Et j’ai eu peur, surtout, que tous les mecs qui le dévisageaient pendant qu’il faisait un-pas-en-avant-un-pas-en-arrière-je-tourne-et-je-gigote-des-bras-n’importe-comment puissent penser que j’étais fan de Mylène moi aussi. J’ai donc fait ce que je sais faire le mieux. J’ai penché la tête de côté, j’ai fait un grand sourire forcé, je me suis levé et je suis parti, tout en rétorquant à voix basse que à tous les mecs attablés que non, je n’étais pas un fan de Mylène Farmer.

Un autre rencard non plus n’a pas été très fameux. Il voulait me rencontrer, je n’étais pas très chaud parce que je n’avais pas beaucoup discuté avec lui sur le net encore, mais bon, il était bien foutu, et il n’y avait rien à la télé. Il m’a donc invité dans un salon de thé spécialisé dans le targuilet. Enfin, je crois que ça s’appelle comme ça. Quel rencard foiré. Bon, je suis un peu responsable aussi, vu que je n’étais pas à mon aise. Et j’ai quand même réussi à me défoncer avec un targuilet aromatisé aux fruits rouges. Parfois, je bats des records. Bon, ce garçon, aussi gentil et mignon soit-il, ben on avait absolument rien à se dire. Tellement rien à se dire qu’on a fumé à tour de rôle, puis on s’est fait un blind-test avec son iPod, puis il a fait venir son meilleur ami, un ancien client de l’époque où j’étais barman et que j’avais galoché le soir de mes 24 ans quand le patron avait offert une tournée à tout le monde en mon honneur. Bref, ils voulaient aller au BHV, je les ai donc quittés pour aller me saoûler la gueule à l’Odivin et fêter ce rencard de merde. Là, j’y ai retrouvé mon ami Pascal, et on s’est mis au bout du comptoir à critiquer tous les vilains de la soirée. Apparemment, c’était soirée Téléthon tellement ils étaient moches. Vous vous rappelez le Muppet Show, où il y avait deux vieux au balcon qui critiquaient non-stop? Ben voilà, c’étaient Pascal et moi mdr! Mais on a quand même bien rigolé jusqu’à la fermeture, et il y a même un mec qui est venu se placer derrière moi pour me lécher l’oreille!

Bon, je vous rassure, tous mes rencards ne sont pas aussi pourris. Il y a un garçon, ça fait trois fois que je le vois. En fait, voilà, avec lui, il y a une véritable communication, un vrai partage, un respect de chacun… Il est drôle, mignon, cultivé, gamin, sérieux… Je me plais vraiment beaucoup à passer du temps avec lui. Bon, on n’a pas beaucoup le temps de se voir tous les deux à cause de nos emplois du temps surchargés, mais on s’appelle souvent. Je ne sais pas trop si on va devenir petits copains ou juste de très bons amis avec le temps, mais je sais que là, avec lui, je veux prendre mon temps. A la fin du troisième rencard, alors qu’il devait aller dans l’autre sens, ben il m’a raccompagné à mon arrêt de tram’ et m’a dit: “C’est incroyable, encore une fois, je n’ai pas vu le temps passer. Quand est-ce qu’on se revoit?” C’est bon signe, vous croyez?

Sinon, j’ai eu un autre rencard aujourd’hui. Bon, le mec m’a abordé sur le net lundi, mais n’avait que des photos de son torse, relativement sympa soit dit en passant. Mais bon, les hommes-tronc, merci bien. Moi, j’aime bien connaître la tête. Je m’en fous de ses pecs, moi, je marche au feeling, et le visage y fait beaucoup quand même. Le mec est sur Bordeaux jusqu’à jeudi, parce qu’il est en formation management, lui cadre RH de son entreprise dans le nord. Bon, il a l’air sympa, et puis bon, qui ne tente rien… Mais bon, comme je ne prends plus de café après 16 heures, ben je lui ai proposé de passer à la maison boire un verre. En même temps, un verre chez moi, c’est très limité, puisque je n’ai que de l’eau, du café et du Coca Light décaféiné… Et aussi une bouteille de champagne, mais celle-là, je me la garde pour les grandes occasions. Je me suis dit que ce mec, de passage sur Bordeaux pendant quatre jours, voulait surtout tirer son coup avec un inconnu, histoire de rentabiliser son voyage, mais bon, moi, ce soir, je n’étais pas d’humeur à hum-humer. Il fait sonner mon téléphone, je descends lui ouvrir, et je suis agréablement surpris. Il n’avait pas une gueule de top-model, mais il avait une gueule. Un peu comme Stallone qui n’est pas beau, mais qui a une gueule quand même. Et ce mec, ben allez savoir pourquoi, il dégageait quelque chose de carrément sexe. Quelque chose qui vous fait dire qu’il ne serait pas désagréable de s’exciter un peu. En montant les escaliers jusqu’à mon appart’, ben conversation polie d’usage, style “est-ce que tu as trouvé facilement”, et quand il m’a demandé ce que je faisais, et que je lui ai répondu “relais qualité dans une société prestataires de services”, ben il n’a pas compris. Arf. On arrive dans mon salon, et lui tournant le dos pour poser mon téléphone sur une étagère, je lui propose que p’têt qu’il a envie de boire quelque chose, style un café. Toujours moi le dos tourné, je l’entends répondre non avec un “cling” de boucle de ceinture qui se défait. Mes yeux s’écarquillent, et je me retourne. J’ai halluciné. Il avait effectivement défait sa ceinture, et avait déboutonné les boutons de son jean pour laisser apparaître son bâton durci bien moulé à travers son boxer blanc. Han. Et hop, une bouffée de chaleur. Et Axel sans voix. Remarquez qu’un Axel sans voix, c’est assez rare pour le souligner. Et là, debout, dans une posture de macho dominateur, ben il a sorti son bâton bien dur et sauvagement dressé. J’ai soupiré. “Tu ne veux pas de déca non plus, je suppose?” Bon, vingt minutes plus tard, je lui ai quand même fait reconnaître qu’il était hétéro et qu’il voulait profiter d’être dans une autre ville que la sienne pour assouvir son envie secrète de se faire sucer par un mec.

Oh non, me faites pas des grands yeux comme ça. C’est pas de ma faute. On m’a obligé. Je ne voulais pas. Bon, je n’ai pas eu le temps de dire “non”, c’est vrai. Je n’ai pas pu beaucoup parler non plus, je le reconnais. Mais c’est pas de ma faute. Moi, je voulais juste des rencards sans salive… Ou presque… Bon, samedi, j’ai rencard avec un nain qui boite et qui est bossu, on va voir ce que ça donne!!!

******

Nightcrawlers - Push The Feeling On [287 NIG PUS 1]

Han! Okay, celui-là aussi, on l’a entendu des millions de fois, mais quand je l’ai acheté, il commençait à peine à passer dans les clubs, et le single était introuvable. Pour la petite histoire, cette chanson était sortie dans sa version originale un an plus tôt, dans une veine funky house sympa mais un peu mou du genou pour vraiment affoler les danseurs… Le remix a donc été confié à Marc Kinchen, un producteur house à la mode à l’époque pour ses remixes pour Inner City entre autres, et c’est devenu le hit imparable qu’on connait. Hit tellement imparable qu’il fournira un nouveau remix un an plus tard. Mais ce morceau, putain, enjoy, quoi!

9月16日

C'est tellement plus facile...

Il m’est arrivé un truc bizarre mercredi dernier. Un mercredi où j’étais le seul à faire une heure supp’ (bonjour la solidarité, hein, les collègues) à cause des trois tonnes de boulot qu’il y avait… J’avais déjà refusé une bonne vingtaine de dossiers sur les 47 traités, et je suis même tombé sur mon premier cas de fraude!! Qu’est-ce que j’étais fier de moi!

Oui, pour vous expliquer, là, actuellement, je valide des demandes de cartes rattachées à une réserve d’achat et une réserve de crédit pour une célèbre enseigne, et je dois étudier les demandes, voir si la personne est solvable, gagne assez, est dans la tranche d’âge, et surtout, vérifier qu’elle n’a pas trafiqué ses justificatifs (pièce d’identité, bulletins de salaire, avis d’imposition, etc…)… Et je tombe sur le dossier de Mme Xe, née Y. Tiens, aide-soignante pour des particuliers avec 2700 euros par mois… Ca va, elle se fait pas chier… Voyons voir son mari… Tiens, enseignant avec 7000 euros par mois… Dites donc, Cam’ et Heav’, vous nous aviez caché que vous gagniez autant mdrrrrr! Je comprends maintenant comment vous faites pour vous acheter autant de CDs pourris mdrrrr! Bref, je suis pas con non plus, 7000 euros, ça fait beaucoup quand même, avec ça, t’as pas besoin de faire une demande de réserve d’argent de 3000 euros lol! Et quand j’attrape le passeport, je vois “Mme Y, veuve X”… Veuve X? Veuve X? Han quelle garce mdr! Son mari est mort au moins depuis 1997! Et puis c’est marrant, entre le passeport et le contrat, elle a retiré un “e” à son nom de famille, et a transformé son prénom aussi! Et, oh, sur son passeport, elle a raturé son lieu de naissance, Cameroun, pour le remplacer par Martinique mdr! Bam! Fraude! Délation! Rien que le fait de la dénoncer, ça m’a procuré un plaisir vicieux mdr! C’est pas joli-joli de freuder, mam’zelle!

Bon, malgré ce pic d’excitation où j’ai failli aller me terminer dans les chiottes tellement c’était intense, j’ai pesté toute la journée contre les commerciaux. Des commerciaux don’t le boulot pas facile est d’alpaguer les petites vieilles à la sortie des caisses de supermarché et de leur faire souscrire en leur promettant monts et merveilles. Bon, on ne leur demande pas grand chose, juste de demander une vingtaine de renseignements (dates, salaires, professions, antécédents, signatures…), mais nan, hein, c’est trop dur… Et dire que les commerciaux trafiquent eux-mêmes les contrats ensuite… Je dois reconnaître que Claudine et Josiane, nos fabuleuses commerciales d’Antibes sont les meilleures lol, elles arrivent à nous trouver des cartes d’identité délivrées en 2016 mdr!

Bref, je pestais, je pestais, et je pestais encore plus à chaque ouverture de nouveau contrat, quand je suis tombé sur ceux envoyés de Paris. Un commercial dont le prénom sonnait très breton, et que nous appellerons Abdel, je l’ai maudit tout de suite. Pas de contrat complet, pas de signature, et vas-y que ça se suit dossier après dossier, avec une écriture épouvantable digne d’un enfant de sept ans, avec des boucles à chaque “o” majuscule, et des fautes d’orthographe à faire rougir un illettré, et, et… Et je ne sais pas, il y a eu comme un flash, je ne sais pas, mais je me suis pris d’affection pour cet Abdel sans même le connaître. Mais d’une vraie affection. Je me suis imaginé son visage, son physique, mince, dans les 1m85, avec une chemise blanche et un pantalon de ville gris anthracite, un ensemble qu’il n’aurait jamais porté de toute sa vie avant… Je me suis imaginé son attitude serviable envers les petites vieilles, cachant derrière son sourire sûrement sincère une certaine honte à écrire mal et à faire des fautes d’orthographe… Et ce mec, qui semble avoir manqué d’éducation, ben il se donne les moyens de vouloir s’en sortir, d’avoir un job, d’avoir un salaire, et tout ça avec ce job pourri de chez pourri et ingrat que je ne souhaite même pas à un ennemi… Et cet Abdel, ben malgré tous ses contrats incomplets, ben il a suscité chez moi un élan de tendresse et aussi d’admiration. Et là, tout d’un coup, sans prévenir, ben j’ai été envahi d’une profonde tristesse.

Il était 18 heures passées, et j’étais là, comme un con, à me demander pourquoi je me sentais tellement triste. Mais triste. Et j’ai compris pourquoi. C’était à cause de l’écriture d’Abdel. Parce que Terreur, mon ex, avait exactement la même. Là, j’ai eu plein de flash-backs. D’abord Terreur assis à mon bureau chez moi, moi derrière lui, l’aidant à rédiger ses lettres de motivation, ne disant rien quant à son écriture de gamin de sept ans malgré ses 21 piges à lui. Dans ce flash-back, je revoyais tout, mon bras droit qui passait par-dessus son épaule pour lui montrer un mot, tandis que mon autre bras passait autour de son cou. Je le revois qui me dit: “Merci, Axel.” Moi, faisant semblant de râler: “Ne me remercie pas et finis ta lettre!” Lui, souriant: “Personne n’a jamais rien fait pour moi avant, pourquoi toi, tu fais tout ça pour moi?” “Ta lettre!” Puis il m’a lancé son sourire coquin qui tue: “Tu me donnes envie de certaines choses!” “Ta lettreuh!!” Un autre flash-back. La première fois qu’il a enlevé son pull, qu’il s’est retrouvé en débardeur devant moi avec ses bras et son torse musclés. Flash-back. Dans mon lit, avec son regard qui brille comme un gamin devant ses cadeaux de Noël, avec ce regard qui brille tellement, et lui me demandant à quoi je pense, et que je lui réponds que je vais m’endormir dans ses bras et que je suis le plus heureux des mecs, et là, un autre sourire avant qu’il m’attrape avec force dans ses bras musclés pour m’attirer contre lui. Autre flash-back. Quand nous couchions ensemble.

Et là, là… A ce moment-là, cette tristesse s’est transformée en haine. Mais une haine si forte que je m’en suis surpris tout seul. Et je me suis mis à le détester. D’avoir fui. D’avoir été si attentionné avec moi. De m’avoir embrassé. D’avoir osé venir travailler là où je bossais à l’époque. Il n’y serait pas venu, je ne l’aurais jamais rencontré, et je n’aurais jamais autant souffert par sa faute. Et, suite logique ou non, je me suis mis à détester tout aussi fort tous mes ex qui ont compté. Les détester de m’avoir abandonné, d’avoir croisé mon chemin, de m’avoir fait croire à chaque fois que c’était le bon. Oh, tous ceux qui ont compté, morts ou vivants, y sont tous passés. Et là, une fois que je les ai tous maudits, je me suis mis à détester ceux qui auraient pu être mes petits copains mais qui ne l’ont pas été par un concours de circonstances X ou Y. Je me suis à détester tout ceux qui m’avaient fait du mal. Et qui m’ont complètement oublié et qui sont tranquilles, alors que moi, j’en souffre peut-être encore des mois ou des années après.

Détester profondément, c’est tellement plus facile, en fait. Détester, ça évite de se poser des questions, ça évite de re-considérer sa propre responsabilité dans l’issue des événements. Et là, en moins de cinq minutes, de passer de la tendresse à la tristesse à la haine intense, ça m’a complètement épuisé. Je me suis retrouvé devant mon ordinateur, incapable de faire quoi que ce soit, avec ce contrat d’Abdel toujours à la main. Nath est arrivée, a vu ma tête, n’a pas posé de question, et m’a dit de rentrer chez moi. Je n’ai pas rétorqué, et à peine rentré, je me suis couché. Dormir aussi, ça évite de se poser les bonnes questions.

J’aimerais pouvoir dire que je ne laisserai plus jamais personne me faire du mal, mais je sais que ce serait mentir, et à vous et à moi-même. Je suis incapable d’empêcher les gens de me faire du mal. Et je refuse aussi de fuir toute belle relation par peur de souffrir encore. C’est con, mais des souffrances comme ça, ça fait partie de la vie, et ça montre qu’on vit aussi. Non, je ne ferai pas comme ces petites pintades de 20 ans qui clament qu’elles n’aimeront plus jamais tout en imitant une chorégraphie de Mylène Farmer alors que c’est du Cher qui passe. Je tomberai à nouveau amoureux. Amoureux d’un mec, hein, pas amoureux de l’idée de l’amour comme beaucoup le font. Ouaip, je tomberai à nouveau amoureux. Et de temps en temps, je détesterai mes ex. Pas aussi intensément que mercredi dernier, hein. Mais un peu comme ça de temps en temps, pour que ça me rappelle que ce sont vraiment de gros cons de m’avoir laissé!!

******

Xpansions - Elevation [286 XPA ELE 1]

Ouh là, y a pas old-school, là? “O-oooooooooh, move your body!” Quel putain de bon morceau! Je me rappelle encore du clip qui passait le soir sur MCM en 1991… Je ne pensais jamais trouver ce morceau un jour, mais si, dans un vieux kiosque de disques d’occasion… Mais comment les gens peuvent-ils se débarrasser d’un petit bijou comme ça? Ca me troue vraiment le cul… Donc, Cam’ et Heav’, mais écoutez un peu ça avant de vous extasier sur un épouvantable Jump For Joy lol! Rah, c’est bon, je vous taquine! Higher, higher!

9月15日

Les nouvelles aventures passionnantes de Choupinou et Choupinet!

Ràgd! Bah là, qu’est-ce que j’aimerais tellement mieux être dans mon lit que de m’endormir sur mon clavier à écrire ce billet que je ne veux pas écrire! Mais si je vais dans mon lit là maintenant tout de suite sans lâcher de billet, Bambou est capable de m’appeler à huit heure du matin pour me hurler joyeusement “Révèèèèèèèèille!” mdr! Et puis groumf, je préfèrerais largement être en terrasse du Café Crème avec vous tous à vous raconter en direct live ma life (ouh là, le retour de Mya Frye me franglise, ça y est!), mais je suis loooooooin… Quoique… Prépare-toi, Nico, et puis Cam’ et Heav’ aussi, parce qu’apparemment, on va me forcer à prendre des vacances au boulot, et il se pourrait bien que je fasse des infidélités à la Côte d’Azur! Bah vi, je veux être avec vous… Mais si là, je vais dans mon lit et que je lâche pas de billet, comment vous allez savoir comment je va? J’ai à peine terminé ma formation, j’arrive à peine au terme de ma première semaine de travail officielle que j’ai déjà fait des heures supp’, et que je suis crevé de chez crevé… Je comprends ce que ressentent Cam’ et Heav’ de se lever aussi tôt… Je suis tellement pris par le boulot que je n’arrive même pas à vous appeler… Une tentative ratée avec Oli, mais voilà, même juste pour vous dire que je vous fais un bizoo, je n’arrive pas à trouver le temps… Même pas le temps d’avoir un petit copain, tellement je n’ai pas une minute pour moi… Quoique… Mais c’est une autre histoire, ça… Et sinon, c’est nul, à peine 30 secondes suffiraient pour vous faire un bizoo rapide au téléphone… Juste pour entendre votre voix. Vous êtes dans mon coeur, vous savez.

Lundi, 11 heures du matin, j’étais tranquillement assis sur la terrasse de mon boulot, en train de savourer un bon café, mon Kyliepod sur les oreilles, commençant à transpirer sous la chaleur. 11 heures du matin. Ca faisait juste deux heures que j’avais embauché, deux heures que je m’étais mis à travailler avec mes nouveaux collègues, et je m’étais déjà arrangé pour m’engueuler avec eux mdr! Oui, j’ai battu un record: me faire détester par une vingtaine de personnes à peine arrivé mdr! Okay, j’ai peut-être manqué de tact en leur faisant remarquer, moi le p’tit nouveau, qu’ils étaient feignants, râleurs et langue-de-pute. Le premier contact avec moi laisse rarement une bonne impression. Bref, 11 heures du matin, assis au soleil, les yeux fermés, à me prendre une faciale solaire, avec la version acoustique de Trippin’me Up de Kylie, franchement, c’était le paradis. Et là, je sens quelqu’un qui saute derrière moi et qui me cache les yeux avec ses mains. Blasé, je retire mes écouteurs, et je fais: “C’est qui?” Pas de réponse. Je re-tente deux fois mon “c’est qui”, et c’est au bout de la troisième qu’on me hurle dans les oreilles “Choupinééééééé!!” Tel un acrobate, Choupinou saute par-dessus moi, s’asseoit à califourchon sur moi et me fait un gros bisou sur la joue. “Comment s’est passée ta première matinée, Choupinet?” Moi, soupirant: “Ben tu me connais… Ils m’adorent tous.” Il grimace: “C’était si horrible que ça?” Moi, re-soupirant: “Putain, il est même pas midi, et j’ai déjà envie de me suicider.” Choup’ me désenjambe, s’asseoit à côté de moi, et jette sa clope dans mon gobelet de café que j’avais même pas terminé. Si ça avait été quelqu’un d’autre que Choup’, il serait déjà mort pour avoir fait ça. Et je lui raconte qu’en plus, j’ai un nouveau collègue homosexuel qui m’a déjà appelé trois fois ce matin-là pour me demander si j’allais bien, alors qu’il est à quatre bureaux de moi. Et là, cling, Choup’ et moi, nos regards s’illuminent en même temps, parce qu’on vient de comprendre quelque chose.

On a eu du mal à le verbaliser, mais Choup’ y est arrivé avant moi. “On a des téléphones?” Et moi: “Ben oui, on n’est plus de simples agents… On a nos propres bureaux et nos propres logs téléphoniques…” Bon, Choup’ a répété: “On a des téléphones????” Je déteste quand Choup’ bloque et qu’il n’écoute pas ce que je lui dis. Et puis, d’un seul coup, il a compris et s’est levé en braillant qu’on avait des téléphones. L’est trop fort, mon Choupinou. “Mais c’est quoi, nos numéros de poste?” “J’en sais foutre rien, Choup’, je veux juste un autre café…” “On a des téléphones!!!!!!”

Donc, bref, maintenant, j’ai mon propre téléphone, avec mon propre log, et que quand j’appelle quelqu’un dans mon entreprise, ben y a mon nom qui apparait sur le téléphone. Pour vous, c’est nul, ça représente rien, mais pour Choup’ et moi, c’est symbolique, ça nous montre à quel point on a progressé lol! Et quand je reviens de pause, sous le regard haineux de mes collègues, mon téléphone se met à sonner. Je ne pense pas avoir été standardiste dans une vie antérieure. J’ai appuyé sur tous les boutons du modem, en espérant que l’un d’eux permettrait de prendre la ligne. “Aaaaaaaaaxel, c’est Piiiiiiierre! Comment ça va depuis tout-à-l’heure?” Pierre, c’est ce nouveau collègue homosexuel à quatre bureaux de moi. “Ràgd!” que je lui réponds avant d’appuyer sur plein de boutons en espérant que l’un d’eux servirait à raccrocher. Gagné. Mais le téléphone se remet à sonner. Je décroche du premier coup. “Pierre, lâche-moi!” Mais là, j’entends la voix de Choup’. “C’est bon, ça fonctionne!!!” Et tout content, il me raccroche au nez! Le petit con!!

Bref, Choupinou m’a appelé quatre fois avant la pause-déjeuner pour bien vérifier que ça marchait pour de vrai et que ça n’avait pas été un coup de chance. Et maintenant, on s’appelle toutes les heures pour se dire qu’on va en pause-café, pour se dire que le distributeur de café est en panne, pour se dire que le distributeur re-fonctionne, pour se dire qu’il y a une coupure d’eau, pour se dire qu’il y en a un dans les chiottes qui nous a refait Platoon… Bref, que des trucs extras mdr! Ben oui, avant, on aurait été virés pour s’appeler pendant nos heures de production, mais maintenant, on est dans la cour des grands! On a même le droit de prendre huit pauses si on veut!

Il y a d’autres choses dont je veux vous parler, mais là, je n’ai ni la force physique, ni la force morale, donc promis, vous aurez un autre billet ce weekend! Je vous embrasse fort!

******

Reel 2 Real featuring The Mad Stuntman - I Like To Move It [285 REE ILI 1]

Ca y est, Bambou s’est mise à entamer le refrain en prenant sa voix de ténor… Et hop, un coup de hache sur le crâne de Bambou… Bon, plus sérieusement lol, on est tous d’accord pour dire que cette chanson, on l’a tellement entendue que c’est comme Scatman, on n’en peut plus, on en fait une allergie auditive… Mais pourtant, quand j’ai acheté ce single à l’époque, ben les Français ne connaissaient pas encore la chanson… C’est ma prof de danse qui avait découvert ce titre avant tout le monde lors d’un stage à New-York… Et, euh, ben j’ai grave adoré… Oh, pas le ragga super lourd de Mad Stuntman, mais la musique, très “progressive underground”… Mais maintenant, non, on est tous d’accord, hein… Même Cam’ et Heav’, hein…

9月8日

Mon choupinou de moi!

Ah bah oui, parce qu'avec cette formation cette semaine, cette terroriste qui, j'en suis sûr, voulait poser une bombe dans mon entreprise, et puis le recrutement massif, et tous ces mecs qui m'ont provoqué que des bouffées de chaleur, et puis la fatigue, et la fin de la saison deux de Desperate Housewives, et puis le début de la saison quatre de The Practice, ah bah oui, j'ai pas pu vous raconter le weekend dernier de méga-fête de double promotion de Choupinou et moi. Cette soirée, symboliquement, était importante pour nous deux, parce que, comme je vous l'avais dit, nous sommes liés lui et moi, aussi bien amicalement que professionnellement; nous sommes arrivés le même jour dans l'entreprise, nous avons bossé pendant un an main dans la main à travers les larmes et la douleur pour la société que Nico et Cam' détestent par-dessus tout, nous avons signé notre CDI le même jour, et nous avons obtenu notre promotion le même jour. Non, il fallait fêter ça. Et j'ai même refusé une soirée avec Big pour ça. Je ne pense pas que Big ait compris l'importance que cette fête avait pour moi, mais c'est pas grave. Et vous savez quoi? Pitain, c'est énoooorme, vous vous rendez pas compte, mais la vache, ce truc, c'est énorme!!!! On a essayé de me piquer mon Choupinou!!!

Je retrace quand même le cadre, hein, parce qu'on n'allait pas faire la fête chez moi, hein, mon balcon, c'est sacré, ni chez Choupinou, je lui avais déjà ruiné ses chiottes pour mon anniversaire. Donc, nous nous sommes faits invités chez un collègue de travail (alcool et bouffe à volonté!) (d'ailleurs, merci Stéphane!) (d'ailleurs, Stéphane, ton coloc hétéro, je le kiiiiiiiiffe!), ben oui, tant qu'à faire lol, pendant deux soirs! Une maison sur quatre niveaux, un putain de luxe, une iiiiiiiiiiiimmense piscine intérieure (Gaetan a d'ailleurs été le premier à l'inaugurer), MA musique (oui, j'avais apporté mes CD, je voulais de la vraie bonne musique), barbecue... Non, vraiment, bonne ambiance, même si l'alcool révèle quand même la véritable nature de certains, et qu'on voit là le manque d'éducation et de tenue... (M'enfin, danser à quatre sur une table basse sur du Abba tout en beuglant, m'enfin...)

Bon, à peine au bout d'une heure, Choup', Gaetan et moi, on avait déjà six verres dans la tête... Choupinou et moi, on s'est un peu exilés au fond du jardin, parce qu'il fallait quand même qu'on ait un petit moment à nous, histoire de parler au calme et à l'abri des oreilles indiscrètes des autres collègues de certaines raisons secrètes (je vous promets, c'est un mélange entre Alias et 24 Heures Chrono dans mon entreprise!), et puis, égoïstement, on voulait quand même ce moment rien que nous deux pour apprécier cette double promotion arrivée si rapidement, après seulement huit mois de CDI. Nous l'avons bien mérité, et nous pouvons vraiment être fiers de nous deux. Et vous savez comment c'est, quand l'alcool commence à monter, ça décuple les démonstrations d'affection et les déclarations d'amitié... J'en ai encore le sourire, c'était tout beau comme moment... Et puis, avant de rejoindre les autres, bon, Choupinou remontait sa braguette (non, trop long à vous expliquer), et il s'est coincé le doigt dans sa braguette (oui, vous en avez la preuve, on avait bien bu lol, parce que faut le faire de se coincer le doigt dans sa braguette mdrrrr): "Aïeuh, Choupinet, je me suis fait mal!" Et il me montre son doigt, et effectivement, ben il s'était coupé, et il saignait. Alors moi, tout de suite, qui voulait appeler SOS Médecins (oui, sous alcool, je suis très protecteur lol), et là, ben il m'a caressé mon doigt avec le sien ensanglanté, me laissant une trace de sang rouge vermeil, et me dit, tout fier avec un sourire de gamin de quatre ans: "Comme ça, on est frères de sang!" "Qu'est-ce que t'es con, Choup'!" Et on est retournés boire pour fêter ça.

Et on a continué à boire. Autant Choup' ne tenait pas, autant moi, ben, assez étonnamment, je restais digne. Pendant que Marie-Thérèse me flattait sincèrement sur ma nouvelle silhouette, ce qui m'a fait très plaisir, parce que j'en ai chié à faire du yoyo ("Mais Axel, tu ne te rends pas compte comme tu as changé depuis que tu es rentré dans l'entreprise, là, mais tu es beau, tu es canon, tu es mince, mais tu es canon"), et je me suis donc mis à exhiber mon nombril pour bien lui montrer qu'il n'y avait pas de tricherie sur la marchandise, Choupinou était en train de remettre en place une nana qui avait osé m'appeler Choupinet. "Ah non, hein! Y a que moi qui appelle Choupinet Choupinet! *Hips!* Parce que c'est mon Choupinet! *Hips!*" Et lorsqu'il a vu les voisins allumer la lumière vers une heure du matin, bourré, il appelle la police pour les prévenir qu'il est en pleine fête et qu'il y aura un peu de bruit. Nous tous, on était complètement ahuris. "Mais nan, hips, vous inquiétez pas, si on les prévient, ils sont prévenus, ils peuvent rien faire!" Euh, là, je lui explique qu'effectivement, si tu les préviens deux heures avant le début d'une fête, oui, ça marche, mais pas à une heure du mat' alors que la fête a commenc à 21 heures... Ca a pas loupé, nous avons donc eu trois gentils flics qui sont venus sonner chez nous une demi-heure plus tard lol!

La fête a donc quand même continué, et Choupinou, qui n'avait toujours pas compris la leçon, me dit: "Hips, je vais appeler Christina!" Han, Christina, notre manager, grand manitou, grand chef, celle-là même qui doit valider notre promotion!!!! "Non, Choup', tu l'appelles pas!!! Il est deux heures du matin!!!" "Mais siiii-euh, tu vas voir, je vais lui demander si elle avale ou si elle recracheuh!" Et il commence à composer son numéro. "Jeremy, tu arrêtes tout de suite!" Là, j'avais arrêté de rigoler, parce qu'à cause de l'alcool, il allait foutre en l'air sa promotion. "Maaaaaheuh tu vas voir, Choupinet, hips!" "JEREMY! Si je t'appelle Jeremy au lieu de Choupinou, c'est qu'il y a une bonne raison! Alors maintenant, tu me donnes ton téléphone tout de suite!!!" Et là, ben il a dû comprendre, parce qu'il a pris un air tout penaud et il m'a tendu son téléphone en baissant la tête, tout honteux. "Confisqué!" que j'ai rajouté, tout dominateur que je suis!

La soirée suit encore son cours, avec de la Smirnoff Ice qui continue de couler le long de mon gosier et de mon torse. A cette soirée, il y avait une petite pédale que personne n'apprécie vraiment, parce qu'il est mytho, il parle que de cul, et c'est rapidement saoûlant. Hé ben, vous allez pas le croire, mais il est allé voir Choupinou, et han, j'en tremble encore rien que d'y repenser. Mais putain, quel culot. Vous savez ce qu'il lui sort? "Hé, Choupinou..." "Ouh là, toi, tu te calmes tout de suite, y a que Choupinet qui a le droit de m'appeler Choupinou, hips." "Oui, ben, hé, Jeremy, tu sais quoi? Ben tu me plais grave, donc c'est quand tu veux et où tu veux. Je vais à l'étage, t'as qu'à me rejoindre." (Han mais han!!!) Là, Choup' a gardé un temps de silence, sûrement pour étouffer un hips, lui a répondu très sèchement: "Alors écoute, au cas où tu ne l'aurais toujours pas compris, je suis hétéro, et si j'avais été homo, ça ferait depuis belle lurette que je serais avec Axel. Est-ce que tu me vois en train de sortir avec Axel, là? Non. Alors c'est pas pour coucher avec toi. Maintenant, tu dégages de ma vue." Han! Mon Choupinou de moi, mon héros! Putain, quand il m'a raconté ça cinq minutes plus tard, j'étais super vert de rage. Ce sale petit bâtard de merdeuh, il a voulu me piquer mon Choupinou sous mes yeux!!! Mais! Putain! Mais quel culot!!! Lui, au boulot, dès la première occasion où je me trouverai derrière lui en haut d'un escalier, ben hop, croche-pied, suivi d'un "oups" lorsqu'il dévalera les marches et se cassera au minimum un bras et un tibia!!

Bon bah, je dois dire qu'il a été relativement difficile de se remettre de ce weekend de célébration, mais cette semaine, Choup' et moi, ben nos regards n'ont pas arrêté de briller. Parce qu'on est super contents de notre promotion, et qu'on kiffe grave notre nouveau poste! Maintenant, on passe nos temps à traverser les couloirs, des dossiers plein les bras, et même plus besoin de culpabiliser parce qu'on prend huit pauses, et même plus besoin d'avoir peur qu'un supérieur nous demande: "Mais, vous êtes pas en prod'?" Maintenant, on est dans la cour des grands!!!

******

Madonna - I'll Remember (Theme From With Honors) [284 MAD ILL 1]

Encore un CD que je ne sais même pas pourquoi que je l'ai acheté. Ca m'apprendra à acheter un CD sans connaître la chanson au préalable. Déjà, c'est la bande originale d'un film que je ne connais pas, et qui doit être vraiment pourri, vu comme est pourrie la chanson. Et sur la pochette, elle a déjà le look qu'elle avait pour Jump 13 ans plus tard. Rien ne s'invente, tout se recycle, hein, Mamydonna! Et puis en plus, j'arrive toujours pas à trouver la différence entre la version originale et le Orbit Remix. Vous voyez, il me saoûle, ce single. Bon, pour la BlogoML, je vous ai mis le Guerilla Beach Mix, surtout parce qu'on l'entend pratiquement pas chanter, la recycleuse. Et non, ne vous fiez pas à l'intitulé du remix, ça n'est pas violent, c'est juste le nom du studio où le remix a été réalisé. Tssss, même pas originale dans les noms de remixes!!!!!

9月5日

Pitain, c'est ENORME!!!

Han pitain, c’est ENORME! Je veux dire, ce qui vient de se passer aujourd’hui, c’est énorme, quoi! Je veux dire, un truc aussi énorme que le bâton de Terreur, c’est pas peu dire! (Et pour ceux qui demandent bêtement qui est Terreur, faut se taper les archives octobre-novembre-décembre 2005!) D’ailleurs, j’aurais pas bossé cet aprèm, j’aurais appelé chacun de vous pour vous raconter en direct live ce qui s’est passé! C’est énorme, je vous dis! Et même si ça s’est passé il y a plus de 12 heures maintenant, j’en suis encore tout excité!

Alors bon, je voulais vous faire un billet sur les deux ans de mon blog, mais vu que je n’ai pas arrêté de repousser, maintenant, ça fait presque un mois de retard, donc tant pis, on attendra les trois ans lol! Et puis je voulais vous raconter la soirée de fête de double promotion avec Choupinou, mais à cause de ma formation et de la fatigue qui en résulte, je n’ai pas pu le faire tout de suite, mais avec ce qui s’est passé aujourd’hui, ben je vais encore reporter, parce que ce truc énorme, ben voilà quoi, j’ai pas le choix! Alors, je vous le promets, je le fais pas exprès, hein… MiKL va encore s’écrier qu’il m’arrive que des trucs de fous dans ma vie, Heav’ va encore s’extasier sur le fait que je ne croise que des psychopathes sur ma route, Oli va pas encore tout comprendre, Nico va encore secouer la tête, dépité, mais putain, ma vie, je l’adore!!!

Bon, déjà, comme vous le savez tous, j’ai attaqué ma formation lundi matin, tête dans le cul, parce que maintenant, je dois me lever beaucoup plus tôt. Et j’ai appris au cours des derniers jours que, derrière cette promotion, ben il se cachait beaucoup de choses secrètes et inconnues de tous, sauf de moi et d’une grosse tête hiérarchique. Evidemment, je n’ai pas la possibilité de vous en parler, mais bon, en quelques jours, j’ai eu l’impression d’être plongé dans une saison entière d’Alias, et je n’exagère qu’à peine en disant ça. (Ouh là, là, je viens de lâcher un putain de rot, vive le Coca light!) Bon, pour faire un résumé compréhensible de tous, là, mon nouveau job, pour faire simple, c’est de l’analyse de contrats à caractère, entre autres, bancaire, et c’est moi, quelque part, qui valide ou qui refuse, mais mon boulot, c’est compliqué, c’est multi-tâches, je deviens hyper-polyvalent, et pour le coup, c’est super intéressant, et super gratifiant aussi, parce que je suis maintenant au-dessus du niveau de simple salarié. Bref, on ne me regarde plus comme un salarié normal. Et il y a beaucoup de jaloux, hin hin! Et c’est bizarre, mais ça doit se ressentir dans mon attitude, parce que voilà quoi, faut que je vous raconte un truc qui est arrivé hier, et qui n’a rien à voir avec le truc énorme. Hier, je traversais les couloirs pour apporter un dossier à Stéphanie, une de mes nouvelles futures collègues, et bon, maintenant, je peux traverser le couloir autant que je veux sans avoir à me justifier, je ne suis plus juste tenu de ne plus bouger de derrière mon ordinateur. A ce moment-là, il y avait un recrutement, et une quarantaine de personnes attendaient dans le sas d’entrée. Là, en passant dans le couloir, là où il y a toutes les plateformes d’appel, ben je croise un mec en chemise blanche qui attendait de passer en entretien. Et il a scotché sur moi. Mais un de ces regards… Ca m’a rappelé le regard de Big le jour où on s’est rencontrés et qu’on a eu un coup de foudre réciproque. Donc, il a scotché sur moi comme s’il venait de voir le messie. Moi, je soutiens son regard quelques instants, mais fort de mes nouvelles fonctions, ben je me la pète un peu et je me la joue mec haut placé inaccessible au petit peuple. (Oui, je me la joue Axel, quoi…) (En même temps, c’est marrant, j’ai le mollet qui me gratte…) Je m’agenouille près de Stéphanie pour lui donner le dossier, et là, le mec me regarde encore. Donc je me la joue style “Tiens, employée, traite-moi ce dossier, c’est un ordre”, et ça a l’air de le rendre encore plus scotché. Donc, plus bas, je dis à ma collègue: “Surtout, ne te retourne pas, mais y a un mec avec une chemise blanche, il bloque grave de chez grave sur moi!” Je tourne la tête, et il bloque encore. “Je peux regarder?” demande Stéphanie. “NAN!” Je donne un coup sur le bureau où j’ai posé le dossier, style “Hue, cheval!” et je repars, prenant bien soin de soutenir le regard du mec, et je retourne dans le mini-bureau où je suis ma formation avec ma formation et deux collègues dont je vais vous parler juste ensuite. Le mec me regarde partir loin des plateformes, dans les bureaux administratifs, et je trouve ça génial qu’il me bloque comme ça. (Quand je vous disais que j’ai enfin décidé de déchaîner les passions!) Là, en arrivant dans le mini-bureau, ma formatrice de faire une présentation orale (sans préparation, hein, sinon ce serait trop simple et il n’y aurait plus l’effet de surprise) du processus de traitement de contrat, du moment où l’emprunteur décide d’envoyer au contrat à celui où le contrat est validé et renvoyé pour archivage. Evidemment, grâce à mon esprit concis, ma faculté d’analyse sans précédent et ma rigueur légendaire (et ma fabuleuse modestie), je te ponds une présentation orale béton de la mort qui tue et qui assomme de bonheur d’ailleurs ma formatrice. Mais pendant que je parle avec passion et ferveur, le mec à la chemise blanche passe juste devant le mini-bureau avec la RH pour passer son entretien, et bloque comme un dingue sur moi. Encore. Et là, à me voir parler comme ça, il doit me prendre pour un mec encore plus important qu’il ne l’avait pensé mdr! La RH est d’ailleurs obligée de lui tapoter sur l’épaule pour le sortir de sa fascination pour moi et le faire entrer dans son bureau! J’étais trop mort de rire! Et vous savez quoi? J’ai kiffé grave ce moment! D’ailleurs, j’espère que le mec aura été pris, j’ai bien envie de le revoir. Mais voilà quoi, je n’appartiens plus au club de l’employé moyen, je suis au-dessus, je le revendique, et je n’ai pas à en avoir honte, j’adore ça. Bref. Où j’en étais? Ah oui, le truc énorme!

Ma formation, je la fais avec deux personnes, un mec recruté en interne et une nana recrutée en externe. Le mec, que nous allons affectueusement appeler Greunaz, est détestable dès le premier regard. Il a une gueule de rat, est petit, bedonnant, toujours en costume deux-pièces avec un chapeau cubain vissé sur la tête, et se la pète alors qu’il n’est rien, avec un rire détestable, un humour pourri et des ongles coupés maniaquement à la perfection. Lors de sa présentation, il explique qu’il a monté sa propre entreprise au Maroc, qu’il était donc grand chef d’entreprise, d’une entreprise de quatre personnes, et qu’il a fait faillite, s’est retrouvé à la rue et s’est fait rapatrié par le consulat. Que comme le veut la tradition là-bas, il a deux épouses, mais il aime pas trop la première, il préfère la seconde parce qu’elle est plus jeune. Déjà qu’à première vue, il est détestable, mais en disant ça comme si c’était naturel, il ne l’est qu’encore plus. Et la nana, ben à première vue, on dirait Carla Bruni à 50 piges, toute liftée et babouinée des lèvres, à part qu’elle dit en avoir 33. Ouais, enfin, si elle en a 33, moi, chuis actif… Mais bon, malgré son côté space et ses moues babouinées, ben ma foi, elle m’a l’air vive, elle comprend vite, et puis bon, elle a dix ans d’expérience dans le recouvrement, donc…

La formation s’avère super intéressante. J’ai passé deux jours à étudier la fraude, et maintenant, je suis incollable pour reconnaître les vraies pièces d’identité des fausses, et également en ce qui concerne la falsification de bulletins de salaire, de factures… Non, n’essayez pas de me soudoyer, je suis tenu par le secret professionnel et la confidentialité… Quoique… Si vous m’offrez un café… D’ailleurs, Babouine-Girl a refusé qu’on fasse des exemples sur sa carte d’identité à elle, parce que dessus, il y a les deuxième et troisième prénoms qui viennent de ses deux grand-mères, et elle dit en avoir super-honte. Bon, moi, curieux que je suis, j’ai quand même réussi à regarder dessus, et c’est Martine et Collette. J’ai connu pire. Je m’apprêtais à vérifier que sa carte était vraie, mais c’était l’heure de la pause café-clope. Et puis, on a également commencé à étudier la manière de reconstituer un numéro de RIB à partir d’un simple numéro de compte, grâce à un dictionnaire géant qui détient tous les codes banque et guichet de toutes les agences bancaires de France et à un logiciel informatique qui te calcule la clé RIB. Bref, euh, sans déconner, je kiffe ma race, là, ça rigole plus… Une formation fraude, des outils informatique que tous les méchants-méchants rêvent d’avoir… Bon, c’est vrai que Babouine-Girl était un peu pressée d’utiliser le logiciel pour voir comment ça faisait en vrai et de feuilleter le dictionnaire pour voir de quoi il avait l’air… La la, cette nana, elle en veut vraiment, elle est sérieuse et appliquée…

Hier, à la débauche, j’étais allé faire un bisou à Rachida, et Christina, ma désormais ex chargée de production, m’alpague dans le couloir et me plaque presque contre le mur, mais pas pour me galocher. “Axel, dis-moi, comment s’appelle la fille qui suit la formation avec toi?” “Babouine-Girl.” (Bon, évidemment, j’ai pas dit Babouine-Girl, mais bon, je suis un peu tenu par la confidentialité là aussi…) “Okay.” Et j’ai pas le temps de dire ouf que Christina était déjà repartie, furieuse, me laissant continuer tout seul mon monologue dans le couloir: “De rien, Christina, oui, la formation se passe bien, oui, toi aussi, passe une bonne fin de soirée”, ce qui d’ailleurs a fait beaucoup rire mes anciens collègues. (Skizopatt n’est plus là d’ailleurs, son contrat de vacataire n’a pas été renouvelé, comme c’est étrange…) Bon, pas trop étonné du comportement de Christina, je me suis dit que Babouine-Girl avait dû déjà bosser il y a deux ans dans l’entreprise et qu’elle avait dû être virée pour avoir raccroché au nez d’un client ou un truc comme ça.

Arrive ce matin. Troisième jour de formation. Pas bu assez de café, pas beaucoup dormi à cause d’une nuit trop chargée, et puis la tête remplie à ras-bord de la formation fraude. J’étais cassé, quoi. Et je n’entendais même plus ce que me disait ma formatrice, mes pensées allaient vers Brice qui m’avait filé un rencard romantimental devant la Catédrale Pey Berland pour 18 heures, après mon boulot. ‘tain, vous vous rendez compte! Un rencard devant une église!! Si je me démerde bien, je vais réussir à me pacser avant le mariage de mon frère, et foutre sa cérémonie en l’air! Bref, revenons-en à nos babouines, oups, nos moutons. J’étais donc en train de rêvasser quand la RH a débarqué comme une furie. “Babouine-Girl, vous me suivez dans mon bureau.” C’était très sec. C’était même pas une proposition, hein, c’était un ordre. Moi, toujours dans mes petits nuages, je me dis que ça doit être une histoire de feuille de salaire à aligner avec son agence d’interim… Dix minutes plus tard, elles reviennent toutes les deux, la RH toujours l’air super vénère. Alors que Babouine-Girl retourne à sa place pour prendre son sac, la tête baissée, sans un mot, la RH lance, toujours aussi sèchement: “Maintenant, vous me rendez votre badge électronique, le book de formation, tout ce qui a rapport avec l’entreprise, et vous quittez les lieux sur le champ.” Bon, là, ça m’a réveillé. Un coup de bite dans le cul n’aurait pas pu être plus violent. (Oups, désolé Oli, je t’ai choqué) (Bambou, arrête de rire!) Babouine-Girl rend le badge, le book, nous lance un au-revoir tout penaud sans même relever la tête et se fait raccompagner relativement brutalement. Putain. Vous imaginez le froid que ça a jeté. Mon coeur battait super fort, et c’était le cas de tous les autres. “Qu’est-ce qu’elle a fait?” demande ma formatrice. Personne n’avait la réponse. Bon, moi, je suis intervenu d’une manière pertinente et constructive: “Je sais pas vous, mais moi, j’aurais bien besoin d’un putain de café!” Oui, je sais, je perds pas le nord. Et j’avais grave envie d’un café. Et j’intime ma formatrice à aller se renseigner.

C’est sur la terrasse que j’apprends la vérité. Christina avait reconnu Babouine-Girl. Quatre ans plus tôt, dans une filiale de mon entreprise, Bab’ avait été virée après avoir utilisé des dizaines de références bancaires de clients pour faire des détournements de fonds. Han. J’en ai recraché mon café. Là, tous les détails étranges que j’avais ressentis prenaient leur place comme un puzzle. Dix ans dans le recouvrement, mouahahaha… Sa fausse carte d’identité et les soi-disant prénoms pourris de ses grand-mères… Sa vivacité d’esprit à comprendre les rouages de la fraude… Putain, on lui avait assuré une formation fraude en plus à cette nana… Heureusement qu’elle n’a pas eu accès au logiciel informatique qui calculait les coordonnées RIB pour qu’elle puisse le graver sur un CD… Mais han, quoi… Et là, évidemment, je continue d’apprendre qu’elle a un casier judiciaire encorme plus gros que ma légendaire modestie, aussi bien dans le détournement de fonds que dans le trafic de stupéfiants… Et là… Et là… Ben je me mets à sauter sur place, sans pouvoir m’empêcher de m’exclamer à tout-va: “Pitain, c’est énorme! Pitain, c’est énorme!” Sans même finir mon café, je cours colporter la rumeur à Choupinou, puis je reviens, tout aussi excité, pour appeler ma mère, puis mon père… Han, mais vous vous rendez pas compte! C’est énorme mdrrrrr! J’ai passé deux jours avec un vrai escroc!! Et on lui a assuré une formation fraude en plus mdrrrr! Pitain, quoi!! Ce genre de choses, mais ça n’arrive qu’à moi mdrrrrr! Putain, mais qu’est-ce que j’adore mon job!!!!!

******

Donna Summer - The Donna Summer Anthology [282 283 SUM DON 1]

Bouh, la méchante vieille dame qui tient des propos homophobes alors que ce sont les gays qui l’ont rendue célèbre! Bouh qu’elle est hypocrite et pas reconnaissante! Bouh! Tiens, un coup de pied dans le ventre! Bouh, honteuse! Bon, on va pas passer des lignes et des lignes à la traiter de faux cul, à force d’aller de secte en secte, ça lui a un peu chamboulé le ciboulot. Mais reconnaissons qu’elle a quand même sorti de bons morceaux dans le passé, surtout avec les énormes Love To Love You Baby et I Feel Love, énormes, que dis-je, gigantesques. C’est d’ailleurs Love To Love You Baby qui a été le premier single à avoir une sortie en maxi-45 tours pour sa version de 17 minutes. Version que je n’ai toujours pas, d’ailleurs, et c’est une honte pour le collectionneur que je suis. Bref, comme je le disais, sur toutes les périodes, il y a eu de bons morceaux, pour n’en citer que certains, I Love You, Last Dance, MacArthur Park, Hot Stuff, Bad Girls, Dim All The Lights, No More Tears (Un Oeuf Est Un Oeuf), On The Radio, She Works Hard For The Money, There Goes My Baby… Par contre, je n’ai pas du tout été fan de sa période reliftage par Stock/Aitken/Waterman… Bref, pour la BlogoML, je vous ai choisi un single peu connu, dont l’album dont il devait être issu n’a jamais vu le jour, I’m A Rainbow, beau, mignon, laissant une drôle d’impression de mélancolie et de nostalgie mêlées à l’écoute.