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September 26 Sauf parfois quand la nuit est noire...Peu importe ce qu’on dit sur la lune. C’est toujours mieux quand on ne la voit pas. Parce que c’est quand la nuit est noire que tout est clair. Parce qu’avec la lune, il y a toujours ce reflet qui nous fait remarquer ce qu’on préfèrerait ne pas voir.
Il y a quelque chose en moi. Comme un pouvoir. Une phéromone particulière, je ne sais pas. Quelque chose qui fait que j’attire les mauvaises personnes. Quelque chose qui fait que je déclenche chez eux une sorte de fascination malsaine, perverse. Quelque chose qui fait que ces personnes ne peuvent imaginer autrement leur vie qu’avec moi à leurs côtés. Je n’ai jamais compris. Je ne sais même pas s’il y a une explication. Je n’ai rien fait pour, je n’ai rien forcé, rien simulé. Le premier mec, c’est en 1995. Heav’ sait très bien de qui je parle. Un garçon beau comme un ange rencontré sous la douce neige de Suisse. En juste une nuit, il aura décidé que j’étais l’homme de sa vie. Et de peur de se confronter au bonheur, ou plutôt à la vérité, il aura choisi de se réfugier dans le confort de la distance en me traquant sur une période de 12 ans, avec plusieurs breaks, ressurgissant toujours quand je ne m’y attendais plus. Une longue traque de 12 ans, avec pour seul point d’ancrage le téléphone. Il savait où j’étais, comment j’étais habillé, ce que je tenais dans les mains… Il était juste là, derrière moi, à m’observer, à l’abri des regards, invisible, insaisissable. Une longue traque de 12 ans qui s’est terminée il y a un an pratiquement jour pour jour. Une nuit de septembre, alors que je fumais ma cigarette sur ma terrasse avant d’aller dormir, écoutant la splendide reprise de Forever Young par Tiffany. Le téléphone sonne, et quand je décroche, il me demande juste de lever les yeux. De lever les yeux vers la seule source de lumière dans la nuit. Cette fenêtre de chambre d’hôtel d’où il m’observait. D’où il a pu m’observer un nombre incalculable de fois dans ma propre intimité. Quelle drôle de coincïdence que j’écoutais notre chanson à ce moment-là. Comme si cette chanson l’avait appelé à moi. Ce fut la première fois de ma vie que je me suis senti envahi d’un sentiment d’horreur pure. Comme une main qui attrape les boyaux de l’estomac et les serre brutalement. Comme si vous perdiez le contrôle des mouvements de votre corps et que vous étiez destinés à ne plus jamais sortir de cette paralysie. 12 ans de traque. Qui se sont terminées dans la violence cette nuit-là. Terminées pour de bon. Il s’appelait Eric. Et pensait que je resterais éternellement jeune. Le deuxième mec à avoir voulu me posséder entièrement, c’était en 2001. Mais comme il ne pouvait pas m’avoir, il a préféré chercher à me tuer. Je le comprends, quelque part. S’il ne pouvait pas m’avoir, pourquoi quelqu’un d’autre en aurait-il eu le droit ? C’est d’une logique implacable. Je n’ai jamais compris pourquoi, ni comment on pouvait m’aimer autant, s’attacher à moi, ne vouloir qu’être avec moi, ce pouvoir d’attirance que j’ai en moi. Une traque de plusieurs mois là encore. A me rappeler chaque jour que la mort m’attendait à chaque coin de rue, et qu’il aurait le privilège de m’infliger le coup de grâce. A notre ultime confrontation, c’était la première fois que j’approchais la folie d’aussi près. Voir cette déconnection de la réalité dans ses yeux, c’était terrifiant, et le souvenir aujourd’hui l’est tout autant. Le voir se rouler par terre en pleurant, puis se relever d’un rire démoniaque sans aucune transition, c’est… Il a tenté de se suicider sous mes yeux, reconnaissant que son amour pour moi s’était transformé en une haine sans pareil. Il s’appelait Bruno. Et a juré ma mort, peu importe le temps qu’il lui faudrait. Le troisième mec, c’est récent, et vous le connaissez tous. C’était en février dernier. Vous savez tous ce qui s’est passé durant cette nuit sans fin, pas la peine de le rappeler. Il s’appelait Maxime. Et m’a volé une partie de mon âme. Oli et Heav’ m’ont vu cet été. Ont pu voir que j’allais bien. Et je vais bien, c’est vrai. Sauf que parfois, sans prévenir, une main invisible se faufile à l’intérieur de moi pour attraper mon cœur et le tordre. Pour me rappeler que rien n’est jamais terminé. Que ces trois hommes sont toujours là. Qu’ils m’aiment, me détestent, peu importe, ils ont renié toute frontière à ce sujet. Parfois, quand la nuit tombe, cet étrange sentiment d’oppression me terrasse soudainement. Et me fait me sentir en danger. Me rappelle que ce qui s’est passé continuera d’arriver, avec eux ou avec d’autres. Ca peut être un simple bruit dans mon couloir, une pensée, une association d’idées, et je me sens terrorisé. Une angoisse terrassante. Qui ne s’éteint qu’à l’aide d’un somnifère. Parce que cette fuite est la seule solution. Le crétin qui a dit qu’une profonde inspiration est le meilleur remède à la panique, je lui défoncerais volontiers la gueule. Parce que j’essaie de comprendre comment ça a pu se produire. S’il y a des signes. Parce que s’ils m’ont voulu du mal, d’autres voudront m’en faire aussi. Je ne cesse de me demander ce que j’ai pu leur faire qui a provoqué tout ça, mais la seule chose que j’ai pu faire au tout départ de chacune de ces histoires, c’est un sourire. Un simple sourire. Sincère. Vrai. Je vous ai souvent exprimé mon étonnement d’être aussi bien apprécié. De mes amis, de mes collègues de travail. D’être aussi bien accepté par les hétéros. Tout simplement parce que je suis Axel. Il y a quelque chose en moi qui les attire. Qui fait qu’ils m’estiment, m’admirent, me respectent. Me détestent profondément. J’aimerais avoir la clé qui me permettrait de comprendre. Parce que je ne comprends rien. Parce que j’ai ce pouvoir d’être un garçon naturellement adorable. Parce que je peux aussi être naturellement très cruel. Et je me surprends de cette facilité d’être cruel. Ca me fait peur d’être aussi facilement cruel. Mais jamais à tort. Quand je me sens trahi, j’ai ce pouvoir d’être capable de détruire quelqu’un. Et je me dis qu’un jour, je rentrerai chez moi, et alors que j’ouvrirai ma porte, quelqu’un derrière me hèlera par mon nom, et quand je me retournerai, je verrai son visage, l’arme qu’il tiendra à la main. Et il me tuera d’une balle. Parce qu’Eric reviendra. Bruno reviendra. Maxime reviendra. Parce que chacun à leur manière, ils ont détruit une part de moi. Ca s’est fait progressivement, au cours de toutes ces années. Je ne me rends compte que maintenant, c’est tout. Vous savez quoi ? Mon handicapée aussi viendra me tuer. Parce que tout le monde veut me tuer. Et le plus drôle, quelque part, c’est que je me dis que je l’ai mérité. Il y a juste quelque chose qui me fait peur. C’est de mourir seul. La chose la plus atroce, ça serait de mourir seul, allongé sur le trottoir, devant ma porte, avant même d’avoir pu réussir à me réfugier chez moi. Rester là à me vider de mon sang, sans que quelqu’un que j’aime me serre dans ses bras. Je veux juste que quelqu’un que j’aime me tienne la main durant mes derniers instants. Continue de me tenir la main quand le lourd chariot grinçant m’emmènera à la morgue. Continue de me veiller même si je ne respire plus et que je n’ouvrirai plus jamais les yeux. Continue de me serrer ma main froide, juste pour me rappeler que… Je n’ai pas de préférence, ça peut être l’un de mes parents, ça peut être toi Oli, Nico, Heav’… Ca peut être Choupinou, Fred… Juste quelqu’un qui m’aime, qui continuera de m’aimer, qui se rappellera, et me rappellera à quel point j’étais bon… Juste pas mourir seul. Juste me tenir la main. Je ne veux pas aller voir un thérapeute. Parce qu’en voir un, ça serait reconnaître la réalité de mes angoisses. Quoique je suis con, si j’en parle ici avec vous, c’est que je les reconnais. Je sais plus. J’espère le meilleur, mais je m’attends au pire. Il fait froid. Je vais me faire un bon café. Je vais bien. Sauf parfois comme maintenant quand la nuit est noire.
September 21 Dominique, nique, nique...Y a des personnes, des fois, à qui on a envie de démonter la gueule. De les plaquer violemment contre un mur pour leur fracasser le crâne, puis leur mettre un bon coup de genou bien remonté dans l’estomac, et les terminer par terre à coup de pied. Et c’est pas grave qu’ils soient handicapés. Enfin, handicapés… Y a handicapé et handicapé pour certains, hein…
Oui, vous devez trouver que depuis quelques billets, je suis un peu énervé. Mais quelque part, je crois que c’est vrai. Je suis pas mal dominé par mes nerfs en ce moment, au boulot comme à la maison. Vous vous rappelez, au moins du juin, je vous avais annoncé que je devenais tuteur d’une travailleuse handicapée, Dominique (nique, nique…), et que j’étais un chouïa fier de devenir mentor et d’enseigner mon savoir à quelqu’un que la vie n’avait pas épargné par la vie, fier de l’aider à se ré-insérer dans la vie professionnelle et se reconstruire. Vous savez quoi ? DES NEFLES !!! Cette garce, elle m’a eu ! Moi, Axel ! Je me suis laissé abuser ! Par un vagin sur pattes en plus ! Dès le premier jour, elle s’est victimisée. Normal en même temps, processus psychologique banal dans ce genre de situation. Son époux l’a quittée il y a sept ans quand son hernie discale s’est manifestée, depuis, sa fille est en dépression, elle n’a jamais réussi à retrouver un travail, deux jours par-ci, une demi-journée par-là, obligation de se lever toutes les heures quand elle est assise, ne peut pas voyager, doit regarder la télé allongée, ne peut pas aller au cinéma… Et moi, en tant que tuteur, débordant de compassion… O pauvre femme, déjà pas gatée dès le départ par la nature… Dès le premier jour, elle m’explique qu’elle vient de Langon tous les jours en train, et qu’elle ne peut pas partir plus tard que 17h00, parce qu’après, les trains pour retourner chez elle ne sont pas directs, s’arrêtent à toutes les petites villes, rallongeant le trajet de 20 minutes à 1h15. Moi, courant dans le bureau de la RH, bataillant pour lui obtenir pour toute la durée de son contrat pro des horaires 9h-17h. Et elle me regardant avec les noeils louchants qui pétillent de petites étoiles comme si j’étais le Christ réincarné… Seulope ! M’a bien eu ! Bien sûr, je me renseigne. Non, elle n’a pas mal. Non, elle n’est pas sous médicamentation. Pourquoi elle ne se fait pas opérer ? Je lui assure sa formation pendant trois jours. Elle écoute, ne pose pas de questions, dit qu’elle a compris. Mais devant l’écran, elle semble n’avoir rien retenu de toutes les procédures. Toute une journée de coaching de proximité et un certain affolement. La nana demande un poste de back-office administratif, mais tape avec un doigt, et surtout, le plus grave, fait des erreurs de frappe. Or, pour un pôle de saisie de coordonnées client pour valider des demandes de réserve d’argent, les erreurs de frappe sont graves et à bannir. Taper « lancelat » à la place de « lancelot », taper « 13/01/1964 » à la place de « 23/01/1964 », faire naître un client en Ukraine alors qu’il est Allemand… C’est assez inquiétant. Je lui demande si autant d’erreurs est normal ou si c’est le stress. « C’est le stress » qu’elle me répond. Ben pourquoi elle stresse, c’te conne ? Elle n’est pas objectivée, elle est là pour apprendre… Le stress, mon cul, oui. Etant moi-même très occupé dans mes tâches, j’en informe le responsable, lui demandant d’être particulièrement attentif au traitement des dossiers de Miss Dominique et qu’il les vérifie un par un, car les erreurs sont plus que fréquentes. Et aussi qu’elle ait une seconde formation d’assurée. Parce qu’elle est un peu lente à la détente. A part que le responsable ne fera pas du tout son travail, et que le mois d’essai sera déjà passé quand il y aura enfin un début de réaction de sa part. Fin juillet, juste avant de prendre mes vacances, je me retrouve en séminaire pour quelques jours, dont le thème est « Tuteur d’un travailleur handicapé : mode d’emploi ». Je trouve l’idée pas très judicieuse d’assurer ce séminaire un mois et demi après que les TH aient intégré l’entreprise, mais bon, c’est plutôt cool, ça prend rapidement la forme d’une analyse de la pratique, et avec mes autres collègues aussi tuteurs, nous confrontons nos expériences. A ce moment-là, je ne peux mettre en avant que le côté réservé et passif de Dominique, ainsi que ses problèmes de saisie. Mais c’est là que j’apprends que le diplôme qu’elle doit passer en février est un diplôme de conseiller clientèle téléphonique. Ben qu’est-ce qu’elle fout dans du back-office alors ? Pourquoi elle a demandé une activité administrative alors que tous ses examens vont porter sur du téléphone ? « Ah ben oui, c’est embêtant » que me fait remarquer la formatrice. Gnagna. Et quoi ? Comment ça, ma stagiaire devait me montrer son livret de professionnalisation qu’elle doit remplir tous les jours ? C’est quoi, ce livret ? Ouh là, y a des choses qu’on me cache. J’envoie un message à une de mes collègues pour qu’elle prenne une vingtaine de dossiers de la Dominique pour les vérifier. Une autre collègue me prévient par téléphone que ma protégée a profité de mon absence et de celle du responsable pour rallonger sa pause-déjeuner de 20 minutes et a tranquillement dégusté un bon capuccino avec sa clope pendant que les autres avaient repris le boulot. Je déteste les gens qui abusent et qui profitent. Et c’est ce qu’elle a fait à ce moment-là, sachant que personne n’était là pour la surveiller. Un texto : « Alerte, Axel ! J’ai vérifié 20 dossiers, ils sont tous faux ! Si tu peux, passe vite ! » Je m’excuse platement auprès de la formatrice et traverse le long couloir en courant. Des dossiers validés ou refusés par erreur, des fautes de frappe dangereuses… Je parcours un dossier, cherchant à comprendre pourquoi il a été refusé alors que tout est bon. Ah ben oui, 2000 euros de revenus et 83601 euros de charges, tu m’étonnes que le système de l’ordinateur le refuse, alors qu’en réalité, il n’y a que 836 euros de charge. Hop, entretien individuel de recadrage. « Tout va bien sur un dossier, mais il est refusé, et tu ne cherches pas à comprendre pourquoi ? » « Je ne sais paaaaas » qu’elle me répond, baissant la tête. Je lui rappelle donc la gravité et l’importance de ce qui se passe. Et je rajoute par-dessus son extension de pause. « J’ai pas fait exprès, ils ont mis du temps à nous servir en bas à la crêperie, je n’ai pas vu le temps passer, c’est sur la terrasse que je me suis rendue compte qu’il était treize heures quiiiiiiinze… » Et lorsque je me mets à lui faire un laïus sur les règles RH strictes au niveau du temps de travail et de pause, d’un seul coup, elle geint un peu, grimaçant et portant une main à son dos, suivi d’un petit « Ooouh, ça me fait mal ». Han. Genre. La hernie discale a bon dos à ce moment-là, comme par hasard. Et je pète encore un plomb quand, ensuite, ma collègue m’appelle pour me dire que, une demi-heure avant la débauche, la Dominique avait déjà tout rangé dans son casier et attendait tranquillement l’heure de la sortie. Je mets donc en place un plan d’urgence, à la fois pour le bien-être de l’activité et pour celui de Dominique. Cette garce m’a cachée qu’elle devait passer un diplôme de conseiller téléphonique parce qu’elle ne veut pas faire de téléphone, et elle ne m’a pas parlé du livret de professionalisation parce qu’elle a la flemme de le remplir tous les jours ? Allez hop, je la mets en relance téléphonique où elle devra contacter tous les clients dont les dossiers sont incomplets afin d’obtenir les informations manquantes, soit verbalement, soit en leur demandant de nous retourner les justificatifs. Avec deux formations dans mon entreprises et trois ateliers téléphoniques d’une semaine chacun dans l’association qui s’occupe des TH, ça devrait pas être compliqué. Mais pensez-vous. « Allo ? Madame Leroy ? Il me faut votre RIB. » Han, j’ai failli faire une crise cardiaque sur place en entendant ça. Elle est censée assurer la relation clientèle d’un grand établissement bancaire, merde. Je lui dégage le casque de la tête et lui rappelle comment réussir une bonne présentation téléphonique : « Bonjour, Jeremy Lillier de BC, je souhaite parler à Mme Leroy… Bonjour Mme, je vous contacte aujourd’hui suite à votre demande de carte de paiement BC ; je suis en train de finaliser votre dossier, et il me manque votre RIB. Vous serait-il possible de nous le faire parvenir dans les plus brefs délais ? » Voilà, aussi simple que ça, ce n’est pas compliqué, hein ! Même Tom y arriverait ! Je lui redonne le casque et attend, plein d’espoir. « Allo ? C’est Dominique de BC. Il me faut votre RIB. » Je me prends la tête entre les mains, et je la secoue en soupirant, dépité. Dominique revient encore en retard de sa pause déjeuner. Six minutes. Six minutes, c’est rien dans une vie, me direz-vous. Mais on n’est pas dans une vie, on est au boulot. « Dominique ? » « Ce n’est pas de ma faute, ils ont mis du temps à servir au restaurant. » « Ce n’est pas mon problème, on est tous logés à la même enseigne, et tes collègues ont bouffé au même endroit que toi et sont pourtant revenus à l’air. » Et blablabla les règles RH. Ben vous le croirez ou non, dès le lendemain, elle s’offre royalement 16 minutes de retard. Et elle arrive tranquillement, hein, surtout, ne nous pressons pas. ‘tain, elle strappe comme Speedy Gonzales quand il est 17h, et là, d’un seul coup, c’est marrant, à l’heure de la débauche, il n’y a plus de douleur au dos, mais pour revenir de pause déjeuner, attention hein, doucement, pas trop vite, on a le temps. « Dominique, tu me suis en salle de réunion, s’il-te-plait ? » Bon, là, elle a senti que je n’étais pas très-très content, mais elle fait style qu’elle ne comprend pas. Je ferme la porte et attaque direct. « Qu’est-ce que je t’ai dit hier sur les retards ? Apparemment, tu n’as pas tout compris. » Et elle me ressort exactement la même excuse que la veille, mot pour mot. Elle me provoque, quelque part. « Très bien. Donc je vais un peu te responsabiliser, tu rattrapes ce quart d’heure à la débauche, tu partiras à 17h15. » « Ah non, impossible, mon train. » « Donc, demain matin, tu embaucheras un quart d’heure plus tôt. » « D’accord » me répond-elle sèchement sur un air de défi. « Et je te rappelle que ta place que tu as ici dans l’entreprise, il y en a 1000 dehors qui attendent de l’avoir, alors ça serait bien que tu prennes les choses un peu plus à cœur, et surtout, que tu te sortes les doigts du cul. » J’ai volontairement été vulgaire, pour la réveiller, et lui montrer que j’étais énervé et déçu de son comportement laxiste. « Le médecin du travail a dit que j’avais le droit de me lever cinq minutes par heure » me lâche-t-elle soudainement. « Oui, et ? » que je réponds. « Il m’a dit que j’avais le droit de me lever cinq minutes par heure pour aller marcher à cause de mon dos. » « Oui, et ? Où est le rapport avec ton retard ? » que je me répète. « Et bien, parfois, ces cinq minutes, je ne les prends pas. » me lance-t-elle, style je devrais lui être reconnaissant de son sacrifice. « OU EST LE PUTAIN DE RAPPORT AVEC TON RETARD DE PAUSE-DEJEUNER ? » J’ai tellement crié qu’on aurait dit que mes paroles étaient comme un ventilateur devant son visage, y a ses cheveux qui se sont envolés. Ne s’attendant pas à mon emportement, elle se met à balbutier : « Oui, euh, parce que mon retard, ben c’est comme si que voilà, j’avais pris mes cinq minutes. » « Ca n’a rien à voir. Un, on parle de pause-déjeuner, et deux, le médecin du travail a dit que tu avais le droit de te lever toutes les heures, il n’a jamais spécifié que c’était cinq minutes. Ca fait déjà trois retards que tu as. » « Non, deux » qu’elle répond aussitôt. « Non, celui d’aujourd’hui, celui d’hier, et celui où tu t’es pris 20 minutes sur la terrasse. » Et là, elle fait semblant de réfléchir, et me répond : « Non, je ne me rappelle pas. » Han, et je vois dans son regard qu’elle voit bien ce qu’il y a dans mon regard. Et elle me ment effrontément en me regardant droit dans les yeux. Putain, elle ment à son tuteur ! Et en plus, Nerix m’apprendra par la suite qu’un train indirect sur Langon ne met pas 1h15, mais 40 minutes. Putain, même là, dès le premier jour, elle m’a menti ! Evidemment, elle ne s’est pas gênée pour aller voir les autres agents, et se faire passer pour une victime, se lamentant d’une fausse voix plaintive et tremblante : « Axel a été injuste avec moi, il m’a crié dessus, je suis tellement bouleversée que je ne peux pas passer d’appels. » Si Choupinou ne m’avait pas attrapé dans ses bras pour me tirer jusqu’à la salle de pause à ce moment-là, je lui serais rentré dedans. J’espérais seulement qu’elle allait s’améliorer au téléphone, mais c’est encore pire qu’avant. Mon poste de travail est juste à sa droite. C’est stratégique, je peux bosser tout en la surveillant. Elle croit que je suis concentré sur mon travail, mais ce qu’elle ignore, c’est que j’ai aussi des yeux au niveau des oreilles, style, si si, je peux voir par les oreilles. (Oui, Axel est toujours plus fort que les autres, je sais !) Bref, je me suis rendu compte de beaucoup de choses. Elle passe au minimum dix minutes entre deux appels, faisant semblant d’analyser un dossier ; elle indique sur le dossier que l’appel est en statut NRP (ne répond pas) alors qu’elle n’a pas passé d’appel ; au lieu d’appuyer sur les touches numérotées du téléphone, elle appuie sur les autres touches, pour que les « bip-bip » sonores nous fassent croire qu’elle compose vraiment un numéro ; elle laisse défiler pendant trois minutes un répondeur pour éviter de passer un autre appel ; elle fait semblant de parler au téléphone pour faire croire qu’elle a vraiment un client en ligne… Quand je vous disais qu’elle est très forte. Opportuniste, feignante et vicieuse par-dessus ça. Du coin de l’œil dans mon oreille, je la vois faire son numéro de faire semblant de composer un numéro, puis attendre, style elle a une tonalité. Je tourne ma tête vers elle en soupirant : « Dominique… » Bon, prise au piège, elle compose le numéro. L’air de rien, je prends mon combiné de téléphone, style je passe un appel, mais en fait, je me mets en double écoute sur elle. « Allo ? » dit une voix d’enfant. « Euh, allo, Dominique de BC, Mme X est là ? » Prise d’appel toujours aussi catastrophique, mais bon, passons. « Oui, Maman est en haut, je vais la chercher ! » On entend le gamin monter bruyamment des escaliers. Et là, mon oreille voit un truc énorme. Dominique baisse la tête, fait rouler vicieusement ses yeux vers moi pour voir si je l’observe, et ne sachant pas que j’ai un œil dans l’oreille, elle coupe d’elle-même la communication. Là, ma tête se tourne si rapidement vers elle qu’on en entend le déplacement de l’air. « Dominique, pourquoi tu as raccroché ? » On la sent paniquer, parce que je l’ai prise en flag’. « Euh, euh, c’est la cliente qui m’a raccroché au nez ! » Rappelons qu’elle ne sait pas que j’étais en double écoute sur elle. Elle me ment, ça, il n’y a plus aucun doute. Mais elle veut jouer au con, je vais jouer avec elle. « La communication a peut-être été interrompue, Dominique, tu devrais rappeler la cliente. » Elle, style elle a réussi à s’en sortir : « Oui-oui, je le ferai tout-à-l’heure ! Hi hi ! » Moi, le sourire forcé et le ton beaucoup plus sec : « Non-non, TOUT DE SUITE. » Bon, là, elle sent que je ne rigole pas, recompose le numéro, mais raccroche dans la seconde, sans même que la première sonnerie ait pu retentir. Elle se tourne vers moi et réplique : « Ah, la garce, elle s’est mise sur répondeur, elle savait que j’allais rappeler ! » Et elle me tire la langue ! Han !! HAN !!! J’attrape son combiné téléphonique, appuie sur la touche bis, et on décroche. « Bonjour, Jeremy Lillier de BC. Ma collègue a tenté de vous joindre il y a quelques instants, mais apparemment, il y a eu un petit dysfonctionnement technique. » La cliente me répond qu’effectivement, le temps qu’elle descende les escaliers, il n’y avait plus personne au bout du fil. Là, Dominique se fait toute petite. Une réunion s’impose donc il y a dix jours, avant que la feignante ne reparte pendant une semaine en atelier. Elle, moi et le responsable de l’activité. Bon, lui, c’est son boulot, il est obligé de formuler d’une certaine manière les reproches, style transformer la réprobation en encouragement, blablabla… Mon Dieu, moi, ce n’est pas du tout ma méthode. Moi, je suis plus du style un bon coup de pied dedans pour faire bouger les choses. Bref, pendant une demi-heure, elle acquiesce, fait des petits sourires de victime style « je suis fragile, la vie ne m’a pas épargnée, je suis une victime de la société, je fais partie d’une nouvelle race de martyrs, même le Christ sur sa croix n’a pas autant souffert que moi, blablabla »… J’en ai eu tellement marre que j’ai pris la parole. « Dominique, je vais être honnête avec toi. Je doute complètement de tes motivations. Tu n’es pas ici pour te ré-insérer professionnellement, apprendre un nouveau métier et obtenir un diplôme, tu as juste trouvé une bonne planque pour toucher le SMIC pendant huit mois. » « Non, ce n’est pas vrai » rétorque-t-elle d’une petite voix. M’en fiche, je continue. « Si tu veux réussir tout ça, cela doit passer par une confiance entre le tuteur et toi. Mais tu nous as abusés, et j’utilise le mot abuser pour ne pas dire mentir. » « N’importe quoi, n’importe quoi » qu’elle maugrée en secouant ridiculement la tête. Je lui ressors pour exemple le coup du raccrochage sauvage. Et là, elle prend un air outré en lâchant : « Ah ben si on ne me fait même plus confiance ! » Là, c’était trop. J’ai tapé un grand coup de poing sur la table, sous le regard presque amusé de mon responsable. « Oh non, Dominique, ne me joue pas le coup de l’indignation ! J’ai cinq ans de métier derrière moi, alors n’essaie même pas de me bourrer le mou, tu le regretterais ! Tu veux garder ce job ? Alors bouge ton cul maintenant ! » En début de semaine, j’avais ma première conférence téléphonique, en compagnie des autres tuteurs, avec la formatrice remplaçant celle qui est en congé maladie. Avant que je passe l’appel, l’ambiance est sympa, j’ai même été promu responsable des tuteurs… On rigole de nos problèmes respectifs avec nos TH… Choupinou, lui, a une nana vachement space qui s’arrache les cheveux pendant qu’elle appelle, et elle insulte même les enfants au téléphone. Elle a l’air cool ! La conférence commence : « Bonjour, Axel ! Alors j’ai reçu ce matin Dominique en entretien, pour qu’elle me parle de son ressenti par rapport à l’entreprise et son tuteur… » Mes collègues ont rigolé, et Choup’ rajoute à voix basse : « Elle a dû te dé-mon-ter ! » La formatrice continue : « Dominique m’a dit que tout se passait très bien, qu’elle était très contente de l’ambiance, qu’elle travaillait super bien, et qu’il ne lui restait plus que la directivité à travailler au téléphone ! » J’ai cru m’étouffer sur le coup. J’attrape le téléphone pour placer le micro juste au niveau de ma bouche : « Alors Béatrice, on va éviter la langue de bois et le politiquement correct : DOMINIQUE EST UNE FEIGNANTE ET UNE MENTEUSE !!!! » Choupinou s’esclaffe de rire pendant deux longues minutes jusqu’aux larmes. Je ne vous raconte pas tout ce que j’ai écrit dans le compte-rendu de la conférence qui a été mailé à toutes les grosses têtes de la boite. Croyez-moi, j’adore faire le méchant, mais ça ne m’amuse pas pour autant. C’est même très usant d’être méchant. Je me rends compte que, surtout, je me sens trahi. Parce que j’étais prêt à aider quelqu’un à se ré-insérer dans la vie professionnelle et à se re-construire, et en échange, je n’ai eu que mensonges, manipulations et absolument aucun effort d’apprendre. Et mes ex le savent mieux que personne, quand je suis trahi, c’est la guerre. Même pas une question de fierté, rien à voir. Décevez et trahissez Axel, et c’est la guerre déclarée. La victime revient demain matin, la bataille va pouvoir poursuivre. ****** Sandra – Heaven Can Wait [359 SAN HEA 1] C’EST QUI ? (Soupir) Je ne répondrai même pas. Mais j’en profite pour dédicacer cette chanson à Heav’, parce que Heav’, ça vient de cette chanson ! =) C’EST QUOI ? Ben la chanson de Sandra préférée de Heav’ ! Aussi le lead-single de l’album Into A Secret Land, abordant un nouveau virage musicale pour la Teutonne. Parce que le père Cretu, il était toujours à la pointe de la mode musicale, et en ’88, ben la house music commençait enfin à envahir les boites de nuit. ANECDOTE ? Bien sûr que j’ai une anecdote ! Pendant le tournage du clip qui se faisait sur la corniche d’une île, le caméraman était dans un hélicoptère pour faire des plans en hauteur de Sandra qui gigotait dans une tenue très légère, et à un moment, l’hélico a fait peur à une armée entière de mouettes qui se sont jetées sur Sandra qui, déséquilibrée, a failli tomber de la falaise. Malheureusement, elle n’est pas tombée. VERDICT ? Pas ma préférée de Sandra, mais on ne peut renier le potentiel de ce single. Les synthés de l’intro, le poumf-poumf typique de la house européenne du début, une mélodie et un refrain qui accrochent, les flûtes de pan pour le côté exotique, et puis la voix de Sandra, identifiable tout de suite. Un niveau bien, bien supérieur à la pop de l’époque.
September 13 Message destiné à mes futurs amants (et optionnellement aussi aux anciens avec qui je serais susceptible de re-fricoter...)Messieurs, Messieurs, Messieurs… Vous savez que je vous aime… Nul besoin d’être tanké comme un acteur de film de cul ou d’avoir un doux visage à la Josh Hartnett (quoique, ça aide quand même un peu), je vous aime pour votre charme, vos qualités, aussi vos défauts. Je vous aime pour ces garnements de papillons que vous arrivez à enfermer dans mon estomac, je vous aime pour les sourires que vous réussissez à dessiner sur mes lèvres, je vous aime pour toutes ces petites choses qui font que je vous aime. Mais... Mais... Mais... Mais... Mais... Mais... Mais... Mais... Mais... MAIS RASEZ-VOUS LA QUEUE, BORDEL !!!! Putain, c’est incroyable, quand même ! Vous arrivez à foutre 30 euros dans une coupe de cheveux merdique ou dans la dernière daube de la Mirlaine Farmer, mais vous êtes incapables de vous entretenir l’espèce de truc qui fait office de bâton sous votre nombril ! Les couilles, passe encore, je suis pas un fana du lèche-boule, mais la queue, putain ! Tu suces une queue, t’as une rangée de poils tout du long ! Et comme ça te dérange, t’es obligé de te limiter au gland, et le gland, au bout de dix minutes, ça te saoûle déjà ! Putain, le troisième mec en six mois qui est poilu de la queue ! Merde, un coup de rasoir, ça prend dix secondes maxi ! Bordel ! ****** Counting Crows – Mr. Jones [358 COU MRJ 1] C’EST QUI ? Counting Crows est un groupe américain de rock alternatif, formé en 1991, mais qui ne se fera remarquer qu’en 1993 avec leur premier album dont est issu ce single. C’EST QUOI ? Mr. Jones, leur tout premier single, dont les paroles sont inspirées de l’enfance d’un ami du chanteur. Original… VERDICT ? Ben, ben… Ben cette chanson, même 15 ans après, on a toujours beaucoup de plaisir à la ré-entendre. Parce que ça évoque des souvenirs, parce que la mélodie et la voix du chanteur restent dans la tête, parce que c’est une chanson intemporel, parce qu’on l’entend au hasard du zappage de stations radio au moins quatre fois par mois… Parce que c’est un bon morceau, quoi.
September 06 BouhouhouHOUHOUhouhou...Bouhouhouhou… BOUHOUHOUHOU… Boooooooooouhouhou… J’ai perdu à l’Euromillion…
Bon, j’arrête de chouiner, mais j’y croyais tellement fort… Hier soir, à une heure des résultats, j’en tremblais et mon cœur palpitait si fort… C’est marrant comme parfois on y croit… Parce que j’étais persuadé que c’était moi qui allait gagner ces 114 millions d’Euros… Je n’imaginais pas possible qu’il en soit autrement… Et j’ai commencé à psychoter comme un dingue dans mon bain, à la limite de la paranoïa… Je me voyais déjà appeler ma mère et lui dire de s’asseoir, de rester calme et de prendre une grande inspiration pour lui éviter de faire une crise cardiaque à l’annonce du gain. Je me voyais déjà rater le boulot lundi, parce que j’aurais pris l’avion jusqu’à Paris pour aller empocher le chèque. Je me disais à quel point ça serait dur de ne rien dire à mes amis, de peur qu’ils débarquent chez moi pour me tuer et me voler mon ticket gagnant. Parce que, oui, quand il y a 114 millions d’Euros à empocher, il n’y a plus d’amis qui tienne. Et je me disais encore que ce serait encore plus dur de dire à mes parents que je refuse qu’ils m’accompagnent à Paris pour aller chercher le chèque, parce que j’aurais peur qu’ils me tuent, eux aussi. Han, mes propres parents qui m’assassinent. Et le chauffeur de taxi qui comprend que j’ai gagné lorsque je lui demande de m’emmener à la Française Des Jeux et qui me massacre sur la banquette arrière de son véhicule. Je me voyais donc chercher le nom d’une rue à deux pâtés de maison de là… Han, et puis je pourrais rien dire au téléphone à mes parents, parce que quelqu’un m’aurait mis sur écoute, aurait enregistré mes conversations, aurait su où j’irais, et m’aurait attendu pour me trucider. Seul, seul, seul face au monde entier. Et je suis devenu complètement paranoïaque dans mon bain. Donc, j’ai essayé de me concentrer sur le principal… Oublions tous ces complots contre moi, et passons directement à l’étape suivante : le chèque est encaissé. Ca y est, j’ai les 114 millions d’Euros sur mon compte. Han. Mon Dieu. Je suis riche. Je suis sous le choc. Je ne m’en rends même pas compte encore. J’ai 114 millions d’Euros. Han. Mais par quoi commencer ? Déjà, filer 100 euros à mes parents. Parce que bon, je suis un bon fils, ils se sont toujours sacrifiés pour moi, c’est normal que je sois généreux. Et deux euros à mon frère, comme ça, s’il a un gamin, ça sera un bon premier apport financier pour les études supérieures. Naaaaan, je plaisante, je file 20 millions cash à mes parents, et rien à mon frère ! Et puis je leur finance un tour du monde, mais pas d’un seul coup, parce que je ne voudrais pas que Nutsy, le Yorkshire de ma Môman, déprime d’une si longue absence. Donc, la condition sine qua none, c’est que mes parents partent deux semaines à chaque fois, puis break d’un mois et demi, afin de ne pas déstabiliser le chien. Quand je vous dis que je psychote tellement que je pense à tout ! Bon, maintenant, on va un peu penser à moi. Pas de folie. Mais d’abord, je m’achète une baraque. Un triplex. Avec un iiiiiiimmense jardin. Avec une pièce réservée rien qu’à mes CD, mes 2898 CD. Une déco super high-tech, des écrans géants greffés de partout sur les murs, des méga-baffles dans chaque pièce, même dans les chiottes, pour que je puisse entendre la musique partout, même entre deux flocs. (Oui, je sais, la classe…) Une femme de ménage trois fois par semaine, et un masseur super-sexy une fois par jour, sauf le dimanche. Oh, si, aussi le dimanche. Et je ne m’emmerde pas avec une voiture, j’aurais un chauffeur. Super-sexy lui aussi. Ce qui ne m’empêchera pas de rester simple et humain, et accessible, hein, je porterai toujours mes tongs. Bien sûr, je quitte le boulot. Je compte bien monter ma propre entreprise avec Choupinou, Nath et Fred, mais ça sera pour plus tard, pour l’instant, je dois gérer l’aménagement de mon triplex. Me faire plaisir avec un ou deux coups de bistouri (ben oui, hein, on a tous nos complexes secrets), et préparer le reste. Alors déjà, les potes qui vont venir pleurnicher pour avoir une petite donation, je les envoie chier. J’ai du fric, je suis radin. Mais… Mais… Mais j’organise des vacances de six mois à Los Angeles avec toute la Blogosphère. Oui, vous avez bien entendu. Hé, les copains ! On part tous à Elle-Hey !! C’est moi qui invite !! Six mois ensemble au soleil !! Avec le soleil, le sable, les lunettes de soleil, les fringues de la mort qui tue, les méga-parties chaque soir ! NicoW pourra insulter tous les gens qui l’emmerdent sur le trottoir, Bou pourra défiler en paréo, méga-lunettes de soleil et chapeau en paille, Oli pourra baver comme d’habitude à chaque fois qu’un mec torse nu passe, Heav’, euh, Heav’ pourra faire du vélo… Looooooos Angeleeeeeees ! Ensuite, je vous abandonnerai pour partir au Chili retrouver enfin mon super-sexy correspondant Nikolaz. Ca fait maintenant sept ans qu’on chatte très régulièrement tous les deux et qu’on est à fond l’un sur l’autre, mais le coût du billet est un sérieux frein à notre bonheur. Et les webcams chaudes et humides n’en sont que plus frustrantes. Donc, je me prends un aller simple, le retour peut attendre. Peut-être même le ramènerai-je avec moi. De retour en France, là, je m’occuperai de monter ma propre méga-entreprise avec Choup’ & Co. Je sais pas encore une entreprise de quoi, mais je sais juste que ça sera encore plus classe que le cabinet d’Ally McBeal ou que celui de la série Eyes. Méga high-tech, et en tant que PDG, mon seul boulot sera de défiler chaque jour dans les locaux avec de superbes fringues de grands couturiers et de boire des cafés en faisant des courses de chaises à roulettes avec Choup’. Donc, non, pas de yacht, pas de jet personnel… J’ai pas envie de dilapider tout mon fric comme un crétin. Peut-être que je m’achèterais quand même une petite île. Et on y vivrait tous ensemble. Pour que la distance ne soit plus jamais un frein à notre amitié. Bon, je rejoue le mois prochain !!! ****** Centory – Point Of No Return [357 CEN POI 1] C’EST QUI ? Groupe dance allemand apparu en 1994 et disparu deux ans plus tard avec une reprise de Girl You Know It’s True des ridicules Milli Vanilli. Turbo D au rap braillard et Lori Glori, chanteuse dance de troisième zone, au refrain. C’EST QUOI ? Point Of No Return, le lead-single de leur seul et unique album Alpha Centory. Une poignée de singles, dont la qualité ira en décroissant. VERDICT ? Efficace. Et ce n’est ni Heav’, ni Cam’ qui me contredira. Efficace, parce que l’intro prépare une bonne montée, parce que ça pète, que le refrain est très accrocheur et assez passionné pour nous provoquer le petit plus qui manque à pas mal de morceaux d’eurodance de l’époque. Bon bah enjoy !
September 02 Ah bah ça, je l'avais oublié!Ah bah ça, je l’avais oublié !
J’étais en train de faire un peu de ménage dans mon mythique couloir, et armé de ma poche-poubelle taille-famille-de-six-enfants, je me débarrassais de vieux bouquins, et là, je tombe sur une dizaine d’exemplaires d’un magazine gay gratuit qui n’existe plus d’ailleurs aujourd’hui. Et je suis là à me demander pourquoi j’en ai gardé autant, alors je me mets à en feuilleter un, et HAN ! Mais je suis en interview dedans !! Mais j’avais complètement oublié ça !! Interviewé pour un numéro spécial sexe !! Tout ça parce que j’étais tenancier de bordel à l’époque ! Je vous laisse découvrir cette pleine page !
Pour télécharger cette page >>> http://www.sendspace.com/file/bidien ****** Best Of – Techno [353 356 BES TEC 2] C’EST QUOI ? Ne vous fiez pas à la pochette un peu cheap et aux couleurs horribles de ce coffret 4 CD, ni au nom de la maison de disques (Low Price Records)… Issue de la courte série Best Of (House, Rave, Drum’n’Bass), cette compilation nous offre des morceaux devenus très rares, sinon carrément introuvables, provenant de la techno de Detroit de la fin des années 80 (à l’époque où on appelait techno tout morceau de musique électronique), mais pas des trucs assommants, plus des essais expérimentaux, limite industriels, et des trucs plus ambient, plus calmes. MORCEAUX-CLE ? Rhythim Is Rhythm « Beyond The Dance » (preuve que la techno peut être poétique) et « Strings Of Life » (morceau mythique sous sa forme ambient), Rtyme « Illusion », Suburban Knight « Art Of Stalking », et surtout le splendide « Off To Battle » de Model 500, qui est à lui seul un condensé de toute la qualité qui émanait de Detroit à l’époque. VERDICT ? On n’échappe hélas pas dans ce genre de formule à des morceaux qui assassinent les oreilles, soit par leur bruyante interpétation, soit par leur qualité inexistante, mais ces fautes de mauvais goût sont très rapidement oubliées/ pardonnées quand on se retrouve à écouter toutes ces perles perdues de techno. Open your mind and enjoy !
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